Après de longs mois de réflexion intense, j'ai réussi à vous pondre ce Onzième chapitre qui, je l'espère, vous plaira, bonne lecture!


Finalement, après dix minutes de réflexion, Faust choisit une paire de gants noirs striées de quatre bandes blanches qui partaient du poignet au début des phalanges. Aussitôt achetés, il les mit et continua son chemin sur l'allée marchande. Gabriel qui l'accompagnait trouvait étrange que son ami s'achète de pareils accessoires mais avait déduit que puisque ça lui allait bien, ce n'étais que par souci d'esthétisme. Après tout, Maka aussi en portait.

Ce jour-là, Black Star, Tsubaki, Maka et Soul étaient partis en mission et Kid et Chrona étaient introuvables. Les deux partenaires avaient donc décidé que somme toute, s'entraîner n'était pas une si mauvaise idée.

Ils choisirent un coin du parc de Shibusen et Gabriel se changea en bâton. Faust ne voyait pas beaucoup l'intérêt de s'entraîner sur des troncs d'arbres mais ne confia pas sa pensée à son arme. Au bout de quelques heures, Gabriel demanda une pause. La technique de son manieur ne changeait toujours pas, rapide et efficace, il ne laissait même pas un temps entre deux attaques et les enchaînait sans fin. Il avait finalement manipulé Gabriel si rapidement que celui-ci était maintenant légèrement nauséeux.

- Excuse-moi, dit Faust, je ne pensais pas aller si vite, je ne me suis pas redu compte…

- C'est rien, coupa Gabriel, il faut que je m'habitue à ta vitesse. Je dois m'endurcir si je veux devenir une bonne arme.

- Pourquoi tu tiens tant à devenir meilleur, demanda Faust. Tu veux devenir une Death Scythe ?

- Mieux, répondit l'arme, je veux devenir assez bon pour pouvoir battre n'importe quel adversaire, avec toi. Je veux être plus fort, pour ne plus perdre qui que ce soit que j'aime.

- Tu veux te venger ?

- Je ne veux plus que l'on me fasse mal.

Faust sourit, pensif. Il tendit sa main vers Gabriel, mais pas pour lui ébouriffer les cheveux comme il avait pris l'habitude de le faire. Il la tendait pour que Gabriel la lui serre.

- On va faire un marché, si tu deviens plus fort, je ferais en sorte que l'âme de sorcière qui te changera en Death Scythe soit celle de la reine des sorcières. Marché conclu ?

Gabriel regarda son manieur comme pour la première fois, surpris de ses paroles. Puis il sourit et prit sa main, la serra de tout son cœur. C'était un défi inimaginable, car la reine des sorcières était bien plus puissante que toutes les autres sorcières. Ses pouvoirs dépassaient l'entendement et son âme était au moins aussi grande que celle de Shinigami. Mais Gabriel avait une confiance infinie en son manieur et savait qu'il ferait tout pour tenir sa promesse.

Quand il voulut lâcher sa main, son manieur le retint. En voyant son visage, Gabriel comprit qu'il réfléchissait, les yeux rivés sur leur poignée. Il sourit et se leva.

- Tu es prêt à reprendre. Je crois que je viens d'avoir une idée.

En Allemagne, Maka et Soul ne tenaient pas grand-chose de concret. Une rue déserte comme il en existe des dizaines de milliers dans la ville, pas le moindre indice et des informations quelque peu floues.

- Regarde, Soul, Stein nous a mis un extrait de notes : expérience de résistance…

- Peut-être qu'il n'était pas sûr que les sans-âmes survivent à l'air libre.

- Sûrement : Air : ok. Eau : ok. Lumière : ok. Feu : ok ! Il les a brûlés !

- Regarde la suite ! Acide, arme blanche, poison, violence, faim, sommeil, torture psychologique, exsanguination ?

- C'est le fait de vider quelqu'un de son sang. Quelle horreur ! Il leur a réellement fait tous ces tests ?

- Apparemment, et ils ont survécu : Ils sont tous suivis d'un « ok ». Ces types sont incroyablement forts ! Il n'y a pas de lieu donné ?

- Non, malheureusement. C'aurait été trop facile, tiens ! Pourquoi faire simple ?

Après trois heures de recherches, infructueuses, Maka relisait pour la douzième fois le rapport de Stein, adossée face aux affiches sales de la rue.

- Qu'est-ce qu'il veut dire par « ne pas l'avoir pensé plus tôt » à ton avis ?

- Ça ne doit paraître évident que pour les malades. En tout cas, Stein a bien fait de nous prévenir qu'on aurait rien.

- Tu vas rire... mais maintenant que j'y pense, je crois avoir trouvé !

- J'ai toujours dit que tu étais une grande psychopathe refoulée.

- Au lieu de dire des bêtises, regarde l'affiche, là !

Soul regarda la pancarte accrochée au mur qui faisait la promotion d'un cirque de rue.

- Quel rapport ?

- Pas celle-là, andouille ! Celle qui dépasse de derrière !

Soul vit alors un petit papier jaune qui dépassait du côté droit. Il tira un peu sur la grande affiche pour mieux lire ce qu'il y était écrit :

« Venez voir le musée des horreurs humaines, toutes les spécimens humanoïdes de la terre rassemblés pour un mois dans votre ville. Vous pourrez voir toutes les erreurs que la nature ait jamais commises sur des humains. Ames sensibles s'abstenir ! »

- T'es peut-être une psychopathe, avoua Soul, mais t'es franchement géniale !

- Je sais !

Ils se rendirent à l'adresse indiquée et découvrirent avec stupéfaction une coquette maison de banlieue résidentielle à l'allure inhabitée. Ils frappèrent à la porte en vérifiant qu'ils ne s'étaient pas trompé mais dès qu'on leur ouvrit, ils en eurent le cœur net : ils étaient bien à la bonne adresse.

Un petit personnage qui ressemblait à une poupée Barbie (enfin à un Ken) de 50 cm leur ouvrit la porte.

- Bienvenue, chers visiteurs courageux ! Vous avez le cœur bien accroché pour venir ici ! Entrez, je vous en prie. Suivez-moi !

Ils entrèrent dans un corridor étroit et couvert de miroir et suivirent le Ken dans un salon luxueux où les attendaient trois étranges petites filles. Maka avaient cru qu'elles tournaient en rond en se tenant la main avant de se rendre compte… que leurs mains étaient littéralement soudés les unes aux autres, ne laissant que des boules de chairs au bout de leurs bras. Soul ne les regardait pas, balayant la salle comblée de cage et de rideaux.

- Je me présente, je m'appelle M. Klein, directeur de ce charmant endroit, introduisit le petit bonhomme, et voici les Sœurs Trinité, elles n'ont jamais reçu de nom propre. Les pauvres petites n'ont jamais appris à écrire, allez comprendre pourquoi !

Il se mit à rire, seul.

- A quoi servent toutes ces cages ? demanda platement Soul.

- Oh ! Vous savez, pour certains pensionnaires, il faut un petit temps d'adaptation avant de s'habituer à la maison ! Nous avons parmi nous des cas ou seuls des examens poussés nous on permit de vérifier qu'ils étaient humains !

- Ce genre de test, par exemple ? interrogea Maka en tendant la feuille qu'ils avaient lue plus tôt.

- Euh, ah ! Non, absolument pas ! Nous ne sommes pas inhumains à ce point !

- J'en doute, affirma Soul.

- Pardon !? Je vous interdis de faire de telles accusations, infondées qui plus est, Maintenant continuons la…

- On ne vient pas pour la visite, M. Klein, coupa Soul en le regardant droit dans les yeux. Je présume que les « sans-âmes » ne vous sont pas inconnus.

Les petites filles s'enfuirent à toute vitesse en gémissant et disparurent tandis que M. Klein frissonna tellement qu'il en perdit un moment l'équilibre.

- Quoi ? mais comment ? je veux dire, de quoi parlez-vous ?

- Ça va vous êtes grillé, soupira Soul. Qu'a fait Hans Faust de ses « expériences ».

- Je ne vous direz rien ! Maintenant sortez immédiatement de…

Soul attrapa de petit bonhomme par le col et le levant de trois fois sa hauteur. Maka resta un moment en retrait, hébétée par le manque de sang froid de son arme.

- D'accord ! Je vais parler ! Pitié, reposez-moi par terre !

Une fois au sol, il lui fallut un temps avant de cesser ses tremblements convulsifs. Calmé, il tenta de prendre la poudre d'escampette mais fut bien malgré lui retenu par une faux qui s'avérait être le bras de Soul.

- On vous écoute, M. Klein.

- Vous savez, si vous voulez un jour nous rejoindre, vous serez le bienvenu, au vu de votre capacité extraordinaire !

- On… vous écoute, répéta Soul, contenant sa rage.

- D'accord ! D'accord ! Hm ! Voilà, il y a environ six mois, M. Faust, qui était le médecin de notre communauté, m'a demandé un service étrange. Mais comme il n'a jamais posé de problème, j'ai accepté de bonne grâce. Il a fait entrer deux hommes ici, les logeant à la cave, m'avait-il dit. Il en a ramené d'autres et a interdit l'entré de la salle à tout le monde. Mais en Avril, il m'a dit qu'il partait un moment et qu'il emmenait les gens qui étaient avec lui. Mais ils ne ressemblaient plus du tout aux gens qui étaient entrés. Avant c'était des mendiants ou des prostitués, mais là, il n'y avait que des adolescents, d'environ votre âge. Ils étaient totalement dociles et obéissant. Je m'en souviens parce que dès que M. Faust disait quelque chose, ils étaient comme à l'affût et quand il leur demandait quelque chose, ils s'exécutaient immédiatement ! C'était impressionnant !

- Où sont-ils allés ? demanda Soul, rétrécissant davantage l'espace entre l'acier de son bras et la gorge du directeur.

- Je l'ignore ! Je vous le jure ! Je ne sais rien de plus ! Pitié ! Je ne fais que gagner ma vie comme je le peux !

- On y va, dit Soul en se retournant.

- Pourquoi es-tu si énervé ? demanda Maka en le suivant dans le corridor, il n'a rien fait de mal, consciemment tout du moins.

- Ah, ouais ? ironisa Soul en un rictus haineux. Tu es aveugle, ma parole. Tu ne les as pas vus.

- Qui ? les filles.

- Non, eux.

En arrivant près d'un interrupteur, il éteignit la lumière du couloir. Maka put voir alors que les miroirs étaient en réalité des vitres derrière lesquelles s'alignaient nombre de salles qui avaient déjà peine à être qualifié de cellules. Des créatures agonisantes semblaient gémir sans qu'aucun son ne sorte de leurs bouches ouvertes. Les triplettes soudées semblaient peu de choses face aux atrocités qui défiguraient leurs visages et leurs corps.

- Quelle horreur ! murmura Maka.

- Et une chose est sûre, ce n'est pas la nature qui est responsable, n'est-ce pas M. Klein ?

- Pas eux, non… avoua le bonhomme.

- Des points de sutures, ce n'est pas super naturel comme marque. C'est Faust qui a fait ça ?

- Oui.

- En médecin, il était merdique.

Il tendit son bras, toujours changé en faux et le planta dans le mur entre deux glaces. Il trancha tout un pan de mur qui s'écroula, libérant les râles et les cris d'agonie des prisonniers. Mais ceux-ci se turent un instant. Maka ne put s'empêcher de pleurer en distinguant des corps petits, sûrement des enfants. Soul enjamba les gravas et s'accroupit près d'un des prisonniers, un gamin à qui on avait greffé des yeux de poissons énormes. Il soupira en lui tapotant l'épaule. Il s'adressa à Maka.

- On va quand même appeler le professeur Stein, voir s'il ne peut pas leur rendre une apparence humaine. Après, désolé, mais je rentre. Je pense que je ne vais pas supporter davantage.

- Moi non plus, admit Maka en composant le numéro. D'où vient Faust?

- Il viendrait de l'enfer que ça ne m'étonnerait pas...


Oui, je sais! Vous allez me dire, "tant de temps pour ça!" Gomen! Gomen! je ferais mieux au chapitre prochain et je promet de faire au plus vite, Promis! Merci de me lire!