Alors, comment est-ce que j'ai arrangé cette histoire ? Et bien, il faut lire le 3ème chapitre ^^ et bien sûr, commenter !


Trois mois plus tard.

L'épisode « petit déjeuner dominical » est devenu un souvenir. Nous avons parlé longuement, et avons convenu de mettre de côté ce moment. Nous devons collaborer avec le FBI pour une enquête. Une affaire d'un couple arnaqueur, qui piège leurs victimes en devenant leurs amis. Malheureusement, un homme : Stephen Hartman, a été retrouvé mort, et tout relie le couple Foreman à ce meurtre. Leur mode opératoire : ils repèrent leurs proies dans les soirées mondaines, et s'en font donc des amis. Le problème s'est donc posé de comment piéger ce couple ? L'agent Philips, nous a donc désigné Scotty et moi pour jouer l'appât. Je ne suis pas tellement d'accord, mais Stillman m'a fait comprendre que je n'avais pas mon mot à dire…

Nous sommes donc installés à uns table dans ce gala. J'ai repéré Anna Foreman, elle parle avec un homme. Son mari n'est pas avec elle, je le cherche du regard et ne le trouve pas. Scotty, qui vient de revenir, me dit qu'il est installé au bar. Je souris, mais me sens mal à l'aise… Pour ne pas éveillé les soupçons parmi l'assemblée réunie, nous sommes installés à une table de deux personnes. Je sais bien que nous travaillons, mais ce petit côté intime me dérange un peu. Il a dû le remarquer, vu qu'il me demande de me détendre. Je lui souris timidement.

- Il faut que nous agissions comme si…

- Nous étions un couple, continué-je.

- Voilà ! Ca ne te pose pas de problème particulier ?

- Non, aucun ! Et toi ?

- Passer la soirée avec une jolie fille, ne me pose en général aucun problème !

Je rougis légèrement.

- Enfin… Tu m'as compris… balbutie-t'il.

- Oui, Scotty, merci pour le compliment, Fais-je en souriant.

Je sens mon visage s'empourprer davantage. Le fait qu'il me dévisage ne m'aide pas à faire passer mon léger embarras. Il répond à mon sourire, et moi je fonds littéralement. Son regard, son sourire, son attitude ne m'impressionnent pas d'habitude, mais là… Est-ce le contexte, ou est-ce le baiser que l'on a échangé il y a quelques temps qui me travaillent ? Je ne saurais le dire…

- Alors, commence-t'il, quoi de neuf dans ta vie ?

- Pardon ? Fais-je étonnée.

- Il faut que nous parlions de quelque chose…

- Et de parler de ma vie est une obligation ?

- De quoi veux-tu parler alors ?

- Je ne sais pas, il y a pleins de choses sur lesquelles…

- On ne parle pas boulot ! Si on veut donner le change…

- Je n'ai pas que le mot travail en tête, tu sais, me vexé-je.

- Mais, Lilly…

- On peut parler de toi, pour changer !

- Tu y tiens vraiment ?

- Oui ! M'exclamé-je fièrement.

- Et pourquoi faudrait-il que l'on parle de moi ?

- Parce que cette Julie du FBI n'arrête pas de te dévorer du regard ! Et si tu ne l'as pas remarqué, c'est que tu ne dois pas être LE meilleur flic de Philadelphie, comme tu me l'as dit il y a fort longtemps !

- Je vous signale que nous entendons tout ce que vous dites inspecteurs, nous rappela simultanément la voix de l'agent Philips dans notre oreillette.

J'ignore le regard de reproche de mon co-équipier. Je sais que je vais devoir lui fournir une explication, mais pendant un moment, je me suis crue loin de toute enquête.

- Et je pense que le moment est venu pour rencontrer notre couple d'arnaqueurs, poursuit la voix de Philips.

Scotty et moi nous regardons, et réagissons comme deux enfants pris en faute. Je le vois finir d'une traite son verre, et se lever. Sans un mot : à croire que je l'ai vexé. Je laisse donc de côté ce petit contre temps, et me concentre sur la mission. J'ai remarqué cependant, que ces derniers temps, Scotty se vexait assez facilement.

Cette opération s'est avérée être un fiasco, cependant, nous ne sommes pas responsable de cela. Nous n'avons pas été démasqués, mais le couple a effectivement deviné qu'ils étaient espionnés. J'ai très nettement vu Anna Foreman désigné une autre femme à son mari. Cinq minutes plus tard, les époux arnaqueurs partaient, sans nous donner l'occasion et la possibilité d'intervenir.

Evidemment, Philips ne nous a pas fait de compliments. Mais le divisionnaire nous a défendu. Nous ne sommes pas responsables de cet échec. Les époux Foreman savaient qu'ils étaient recherchés, et un simple comportement suspect, les alertait.