Alors... vos impresions ? J'attends les commentaires (non, je ne joue pas à celle qui réclame lol) Une suite, où j'espère que vous ne m'en voudrez pas trop après...


Le lendemain, je me réveille de bonne heure, impossible de rester en place, je me rends donc au central, dans la ferme intention de me concentrer uniquement sur le travail. Plus j'y vais tôt, plus j'y arriverais. J'arrive donc en même temps que Stillman, qui me regarde interloqué. Je lui réponds que de la paperasserie en retard s'amoncelle sur le rebord du bureau, au risque de tomber. Et c'est là que je m'aperçois que SON bureau est collé au mien. Nous sommes face à face. Si je demande à changer, on va tout de suite croire des choses. Donc, il faut que je prenne sur moi. Après tout, nous sommes adultes, et ça arrive à tout le monde d'avoir un petit béguin pour une personne et se rendre compte que cette attirance est une erreur. Il faut juste le temps que tout rentre dans l'ordre.

La journée se passe assez rapidement, malgré nos multiples tentatives pour s'éviter le plus possible. Tout le monde le remarque, mais rien n'est dit, jusqu'à ce que Nick prenne son courage à deux mains.

- Bon, soit on a réussi à remonter le temps, soit il y a du froid entre vous ! Fait-il en nous désignant Scotty et moi.

- Il n'y a rien du tout, répondis-je le plus naturellement possible, sauf que le savon d'hier des Féd' m'a un peu marqué.

- Mouais… Mais ça ne me dit pas pourquoi t'es aussi ronchon Scotty !

- Lilly vient de dire pourquoi, il me semble, réplique t'il en ne levant pas le nez de son dossier qu'il potassait.

- Ok… Dans cinq minutes, on voit donc un professeur assez fou et Mickael J. Fox ! On a réussi à remonter le temps ! Fait Nick en référence à « l'affaire Christina ».

A dix-neuf heures, je plie bagage, sans un regard pour mon collègue. Une fois chez moi, je me dis que je ne vais pas tenir longtemps avant de craquer pas dans le sens, lui sauter dessus, mais plutôt dans celui où toutes les méchancetés que je pourrais trouver ressurgiront sans prévenir. Je décide donc de sortir, il me faut penser à autre chose qu'à ce qu'il s'est passé entre nous.

Deux mois plus tard, nous sommes toujours aussi fâchés, mais avons décidé de laisser notre différend de côté. Stillman ne nous a rien dit, mais m'a avoué récemment, qu'il allait nous alerter sur notre comportement inquiétant. Ce soir, nous nous retrouvons tous chez Jones pour le traditionnel 1er jeudi. Tout le monde, hormis Scotty, est présent. Nous parlons donc de choses et d'autres, jusqu'à ce qu'il arrive. Le silence se fait d'un seul coup, je ne comprends pourquoi que lorsque je le vois s'installer à notre table. Il n'est pas seul. Notre échange de regard est si dur, que là encore, tout le monde l'a ressenti. Je n'en reviens pas qu'il ose s'afficher ainsi avec sa dernière conquête. Cependant, je ne laisse rien transparaître, mais je n'en pense pas moins. Au lieu de me parler comme un adulte, il agit comme un gamin. Il fait exprès de lui glisser de mots à l'oreille. Un vent de malaise souffle donc à notre table, maintenant.

Je tiens pourtant pendant un peu plus de deux heures, puis quand Kat, se lève, je la suis et lui demande de me ramener. Elle acquiesce et nous sortons donc. Elle ne me demande rien du tout, et je ne lui dis rien. Une fois chez moi, je laisse ma colère s'exprimer et décroche le téléphone. Une fois le numéro de Scotty composé, je lui laisse un message sec et très froid :

« C'est donc tout ce que tu as trouvé pour me rendre folle de rage ! Dans un sens, je te plains ! Sache que parfois, l'ignorance est la pire des vengeances Scotty ! Et d'ailleurs, je ne comprends même pas pourquoi, je te laisse ce message. »

Aucune réaction. Je me demande à quoi je pouvais bien penser en l'appelant hier soir. Je suis assise à même le sol de la salle des archives, une nouvelle affaire nous est tombée dessus, et en attendant que quelqu'un vienne m'aider, je commence donc à lire les différents éléments de ce dossier. Je suis donc en pleine lecture du procès verbal, où j'ai appris qu'Erin Dangton, avait été vue en compagnie de son agresseur la veille de son meurtre. Celui-ci avait cependant nié le meurtre lorsque je sens une présence derrière moi.