A ma fan number one : Tu vois que je suis gentille ! Non mais !
A Abby : Et oui, je suis partout :p Contente de te retrouver ici ^^
Le reste de la journée me semble interminable, surtout qu'on ne se croise pas. Mais, je n'en ai pas besoin. Le seul fait de repenser à notre baiser me procure une sensation agréable, et aussitôt, je ne contrôle pas le petit sourire qui se forme sur mon visage. Je n'en reviens pas ! Nous avons quand même une mise au point à terminer. Alors quand il arrive alors que je suis toujours sur les analyses des relevés bancaires de notre victime, je ne le remarque pas. Tellement concentrée sur ma tâche, c'est Nick qui, comme à son habitude, le salue très discrètement. Je lève la tête, et nos regards se croisent, je détourne instantanément le mien sur Kat qui l'accompagne. Il s'installe à son bureau, et ainsi me fait face. Il raconte donc, aidé de Kat, leur entrevue avec le coupable désigné à l'époque. Et moi, je suis obligée de faire un effort de concentration, lorsqu'il parle. Sa voix me fait chavirer. Kat me pose une question, j'atterris en urgence, et lui réponds du tac-au-tac, sans un regard pour Scotty.
Il est un peu plus de 21 heures et Kat, Scotty et moi sommes toujours présents. Je regarde ma montre, et signale l'horaire à ma collègue.
- Veronica dort chez une copine ce soir, me répond-elle, tu veux que je te raccompagne ?
Je suis prise au dépourvu par cette question. En temps normal, j'aurais accepté sans hésiter, mais, là… Je regarde Scotty, qui lève la tête juste à ce moment.
- Depuis quand as-tu besoin de ma permission ? Me fait-il sur un ton neutre. Allez-y les filles, rentrez, je peux me débrouiller seul.
Je réponds donc positivement à Kat, elle s'excuse, juste le temps de passer un appel, et s'absente. Nous comprenons tous les deux qu'il s'agit de Veronica.
- Scotty…
- On en reparle plus tard, me dit-il en comprenant ce que je voulais dire.
- Ecoute…
- Plus tard, Lilly, fait-il un peu gêné.
Je repense d'un seul coup à la soirée de la veille, et sans que je ne comprenne, je me lève et lui souhaite une bonne soirée, le tout sans un regard.
Une fois de retour chez moi, je commence à tourner en rond, et à me poser pleins de questions. Que s'est-il passé dans cette salle des archives ? Je ne vois qu'un moyen pour trouver la réponse. Je prends juste les clés de ma voiture. Il faut que je sache pourquoi. Vingt minutes plus tard, je suis assise sur les marches qui mènent à son immeuble, il n'est pas encore rentré, je décide donc de l'attendre. Je dois sans doute être absorbée dans mes pensées, vu que je ne le vois pas arriver.
- Lilly ! Il est plus de onze heures et demie.
Le son de sa voix me ramène sur terre, mais pas pour longtemps.
- Ah oui ! Je rentre donc…
- Arrête, c'est ridicule ! Si tu es là, c'est que tu as quelque chose à me dire.
- Laisse-tomber, c'était une erreur, je…
- Non !
- Je propose une soirée à passer ensemble, et on parle de tout ce qu'on a sur le cœur. Ca te va ?
- Ca me va, mais pourquoi reporter, alors que nous sommes tous les deux ?
J'accepte alors, et je le suis chez lui. Un silence gêné s'installe pendant quelques instants. Aucun de nous, ne sait comment aborder notre baiser, qui aurait dévié si nous n'avions pas été interrompus. Il me propose à boire, j'accepte. Lorsqu'il revient, nos regards se croisent et alors que j'essaye de me souvenir du pourquoi de ma présence, mon esprit, lui, pense à autre chose. Mon cœur commence à s'affoler. Il me tend une bière, je la prends et la repose aussitôt sur la table. Le silence est toujours présent, mais il nous arrange. Alors que je m'approche de lui, il recule. Je ne comprends pas, mais continue à avancer. Une fois à sa hauteur, je le dévisage et nos yeux ne se lâchent plus.
- Je crois que toi aussi, tu essaies de chercher une explication à tout ça ! Fais-je doucement. Et figures-toi, que moi, je n'en vois aucune.
- Aucune ? Moi si, j'en ai une. On vient de se rendre compte qu'il y avait quelque chose de particulier entre nous. Et qui plus est, je sais que tu es jalouse, ajoute-t'il avec un air satisfait. J'avais certains doutes depuis Chris, mais là, j'en suis plus que convaincu.
- Je ne suis pas jalouse !
- Alors comme ça, le fait « d'exhiber » mes conquêtes te dérange ?
- Je…
Je ne trouve rien à répondre, donc je fais la seule chose qui me semble le mieux. Je l'attire contre moi et l'embrasse. Et tout s'enchaîne et s'accélère entre nous. Je pense que nous connaissions tous les deux l'issue de cette soirée, même encore au central. Il est évident que nous cherchions loin ce qui se trouvait sous nos yeux. On a toujours eu une relation à part Scotty et moi, mais c'est justement parce que nous essayions de gommer une évidence. Il me soulève de terre, me prend dans ses bras, et moi j'en profite pour passer mes jambes autour de sa taille, et mes bras que j'ai croisés autour de sa nuque, nous continuons à nous embrasser, comme si nous en avions besoin. Il finit par me déposer sur le canapé, mais moi je n'accepte pas cette situation, je me dégage pour finalement atterrir sur ses genoux. On se regarde quelques instants, avant que je ne reprenne l'initiative de la suite des événements.
Le lendemain, je me réveille et une fois les yeux ouverts, essaie de trouver mes repères. Je ne suis pas chez moi. Instinctivement, j'étends mon bras droit en m'étirant, et constate que la place à côté de la mienne est vide. Je me lève donc, enfile à la va-vite ce qui ressemble à un sweat, et me dirige vers la cuisine. Scotty est assis et lis le journal. Je ne peux m'empêcher de sourire, même de rire. Jamais je n'aurais pensé qu'il lisait le journal le matin. Il lève la tête.
- Bonjour, me fait-il, bien dormi ?
- Peu, mais on va dire que oui, bien dormi, dis-je en souriant.
- Bizarre.
- A qui la faute ?
Pendant ce temps, j'étais arrivé à sa hauteur, je lui murmure un bonjour dans l'oreille, avant de l'embrasser dans le cou. Je ne calcule aucun geste, je me sens vivre à cet instant. On ne pense même pas au fait, qu'il nous faille aller travailler.
- Es-tu au courant que nous avons un métier ? Me demande Scotty avec un petit sourire.
- Oui, nous arrêtons les méchants, et résolvons des enquêtes, fais-je sur un ton taquin.
- Inspecteur, auriez-vous une idée en tête ? Poursuit-il en jouant le jeu.
- Moi ! Non ! C'est vous qui interprétez comme bon vous semble, fais-je sur un ton innocent. Je t'explique juste ce que nous faisons comme métier.
- A d'autre, répond-il en m'attrapant par la taille, pour m'asseoir sur la table.
Ne lui laissant pas plus de temps, je l'embrasse passionnément. Après quelques instants, on décide d'un commun accord de se préparer, et de laisser le sérieux l'emporter.
