Aquarium et bleu marine

Auteur : et vous vous demandez encore ?

Sujet : la passion d'Heero et la transparence de Duo

Résumé : Heero Yuy a deux passions dans la vie… et depuis je suis transparent…

Couple : DMHY

Genre : OOC

Note : et un grand merci a ma béta qui est toujours prête a me donner des conseils qui font que mes fics attirent du monde =)

Chapitre Cinq : blanc et rouge

Hier, Heero et moi on ne s'est pas adressé la parole de toute la soirée et aujourd'hui on ne se calcule pas.

Je me pose des questions sur le fait qu'on soit fâché. Est-ce moi qui devrais m'excuser ? Devrais-je lui dire pourquoi je voudrais qu'il me voie ?

En faite, à bien y réfléchir, c'est à lui de venir, c'est lui qui m'ignore pour de vulgaires poissons et qui ne veux pas comprendre.

Donc finalement, je vais attendre qu'il vienne…

J'ai fait le premier pas, c'est à lui de faire le second.

Ce matin, il fait beau, il est tôt, le brouillard semble n'avoir jamais existé et on va pouvoir aller sur les pistes. J'ai hâte d'être en haut avec les autres.

Sans Wufei malheureusement mais il dit que ce n'est pas grave, qu'ainsi il pourra méditer en paix, dans un grand silence… Au calme quoi. Faut dire qu'il a gardé beaucoup de coutumes de son grand pays qu'est la Chine et que méditer lui fait beaucoup de bien. C'est devenu un besoin plus qu'une habitude mais il aime ça.

En dehors de notre vie au chalet, Wufei vit avec Réléna et Zechs qui ne sont, en effet, pas des modèles de discrétions.

Mais non, ils ne sortent pas ensemble, vous avez fumé ou quoi ? C'est juste qu'ils se prennent beaucoup la tête sur les nouvelles activités de Réléna. Depuis que cette dernière a décidé de s'engager dans le maintien de la paix, Zechs ne la voit plus autant qu'il le souhaiterait et il en est très frustré surtout qu'il s'est beaucoup attaché à elle, c'est un peu sa meilleure amie. Et il en est triste. Un peu comme moi avec les poissons d'Heero. Et Wufei il subit.

Tout ça pour dire qu'on va sur les pistes sans lui et que je suis heureux d'enfin pouvoir aller faire du snow. Bah ouais. Hier à cause du brouillard, j'ai pas pu.

Il y a du soleil, de la neige à perte de vue qui scintille tel un milliard de paillettes et je suis sur un télésiège avec Quatre ce qui nous permet de discuter.

Et comme ça, j'apprends que lui et Trowa prévoient de déménager dans une grande maison en campagne pour pouvoir adopter des enfants.

Parce que Quatre a beau être riche, lui et Trowa vivent dans un petit appartement au centre-ville. Faut pas chercher moi je dis. Quatre il a des idées bizarres parfois.

On arrive en haut des pistes. Euh… de la piste. La bleue, parce que c'est mieux pour la survie d'Heero et la nôtre par la même occasion. Je n'ai pas envie qu'il me tombe dessus. C'est douloureux de se prendre quelqu'un qui gère rien du tout à pleine vitesse. Mais elle est bien quand même cette piste, bien qu'elle ne soit pas très longue.

- Le dernier en bas fait à manger ! Lance Quatre.

On le regarde puis on regarde Heero qui nous foudroie carrément d'un regard noir.

- Heero n'est pas dans la course. Ajoute-t-il.

Je plains celui qui va arriver en dernier. C'est ou Quatre ou Réléna.

Pourquoi ? Parce que Trowa et moi on est des fusées donc on sera vite en bas et moi un peu avant lui. Nan je me la pète pas, je suis réaliste c'est tout. Quatre donne le départ.

C'est marrant, c'est toujours quand on est dans la descente qu'on remarque qu'il y a du monde. Je slalome entre les gosses de l'école de ski et les vieux qui prennent toute la place.

Je suis au paradis. Simplement.

Et faire du snow me fait oublier que je suis fâché contre Heero. Je suis dans mon monde, mon élément. Les cris, les rires semblent s'estomper, je n'entends plus que le bruit de ma board qui glisse sur la neige. L'extase.

Vous savez comment redescendre du 7ème ciel rapidement ? En entendant un bruit de chute et une voix que vous pourriez reconnaître entre mille même si ce n'est qu'un cri étouffé.

En une fraction de seconde, je fais un 180° en freinant pour fixer le haut de la piste. Mes yeux passent sur un Trowa arrêté qui blêmi, un Quatre qui semble avoir reçu des électrochocs, une Réléna avec les mains plaquées sur la bouche et un Heero qui semble au bord de l'agonie.

Je suis le seul à réagir en enlevant mon snowboard pour courir vers Heero. Il se redresse, à quatre pattes dans la neige. Il se crispe de douleur, je le vois mettre convulsivement une main devant sa bouche et vomir du rouge qui tâche la neige.

Là c'est tout le monde qui réagit. Quatre appelle les urgences après avec tapé le numéro à vitesse éclair. C'est le Speedy Gonzales du téléphone portable, alors que Réléna soutient un Trowa au bord de l'évanouissement. Oui il est très sensible quand c'est un proche qui est blessé.

En vingt minutes top chrono on se retrouve à faire les cent pas dans les couloirs de l'hôpital à attendre des nouvelles. On ? Non, moi seul fait les cent pas, les autres sont assis sur un banc.

J'ai l'impression d'être là depuis des heures… c'est insupportable.

Et je m'en veux de m'être fâché avec lui. Pourquoi est-ce que la peur fait culpabiliser ?

Et on attend, encore et encore et je suis au bord de la crise de nerfs.

Un médecin arrive enfin et nous regarde à tour de rôle avant de demander qui est de sa famille. On se regarde hésitant à dire qu'on est sa seule famille.

-il n'a que nous mais je vis avec lui…

La phrase est partie toute seule, sans que je puisse la retenir.

-vous voulez qu'on…

-non, ils peuvent savoir. Je le coupe.

Je sens venir une mauvaise nouvelle alors je préfère que les autres soient présents.

- Dans sa chute, il s'est cassé une cote qui a ébréché un poumon. On a pu opérer rapidement et limiter les dégâts. On va le garder deux jours sous surveillance et après il pourra rentrer mais il aura besoin de beaucoup de repos.

Je me sens pas bien du tout. Réléna m'oblige à m'asseoir et me passe une main fraîche sur le front.

-je… je peux le voir ?

-il n'est pas encore réveillé… on vous appellera quand il le sera.

Quatre le remercie après m'avoir vu ouvrir et fermer la bouche trois fois. Je suis incapable de sortir un son. Je suis à moitié dans les vapes et je dois être blanc comme un cachet.

Les minutes semblent être des heures…

Le médecin vient me chercher et me conduit dans une chambre à l'autre bout de l'hôpital.

Heero est pâle, ses yeux s'ancrent aux miens, il semble soulagé de me voir.

Je peux pas détacher mon regard des ses iris bleu marine.

-Duo…

Sa voix est roque et je m'approche du lit.

- Ouais, je suis là…

- Je rentre dans deux jours hein ? C'est ce qu'a dit le médecin alors, en attendant, s'il te plait, occupe-toi des poissons et dis-leur où je suis.

-'ro je…

- Pour moi ! S'il te plait.

Je peux pas lui résister il le sait. J'hoche la tête et lui conseille de se reposer. Puis je pose mes lèvres sur les siennes, une fraction de seconde, avant de quitter la pièce.

A suivre…