Bonjour à toutes
Voici notre premier chapitre, souhaitons que vous l'aimerez.
Nous ne savons pas ce que vous en penserez, mais bon...
moi (jess) c'est ma 3e fiction et Nancy (sa 1ere)
Chapitre 1
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POV Alice
Cela faisait déjà presque 3 semaines que je ne voyais plus la lumière du jour. Malgré la colère que je ressentais vis-à-vis de Mike, ma vie sans lui me semblait insipide, froide et superficielle en bref, vide. Bella tentait en vain de me remonter le moral, mis à part un sourire ici et là, je restais dans ma bulle de souffrance, je me sentais si fatiguée et à fleur de peau, prête à exploser à tout moment en larmes ou me mettre à pousser des cris. Je n'arrivais plus à contrôler mes émotions !
— Flashback —
J'appelais, Bella en pleurs, désespérée, blessée et peinée. Mike venait de me larguer et c'était lui, le fautif, pas moi.
— Bella… c'est moi… p… pourrais-tu venir… j'ai besoin de toi. J… je ne sais plus quoi faire… Mi… Mike m'a laissée ! Lui dis-je en éclatant en sanglots.
— Ah, le salaud ! Où es-tu ? J'arrive, me dit-elle hors d'elle.
— Je suis dehors juste devant l'appartement. Il m'a mise à la porte, je ne sais plus, où aller ! Répondis-je en hoquetant.
— Ne bouge pas. Dans 10 minutes, je suis là. Me dit-elle.
— Merci, petite sœur, je t'attends dehors devant le hall... je ne peux plus rester là et le savoir derrière la porte...
— Chutt... arrêtes de t'en faire, j'arrive. Je suis dans l'auto, me coupa-t-elle.
— D'accord, je t'attends. Lui répondis-je en reniflant.
Je sortis comme je lui avais dit et me mis à faire les cent pas.
— Allez montes, me dit-elle en m'ouvrant la porte de l'extérieur lorsqu'elle arriva à mes côtés.
J'étais dévastée et la savoir là près de moi me rassurait, je me jetais dans ses bras. J'avais besoin de pleurer et de toute façon je n'aurais pas pu m'en empêcher même si je l'avais voulu. C'était plus fort que moi tout me dépassait cette semaine et j'en avais plus que marre...
— Merci d'être venue... d'être là. Dis-je en essayant de reprendre mes émotions en main, mais ce n'était pas une mince affaire.
— Voyons, c'est normal. Ma sœur ne va pas bien, je suis là pour elle, me dit-elle en me souriant, avec le même sourire que maman nous fait lorsqu'elle veut nous réconforter.
— C'est toujours moi qui a besoin de toi, jamais le contraire. Comment fais-tu pour me supporter ? Lui demandais-je tristement.
— Je t'aime et une sœur c'est fait pour ça. Me répondit-elle tout simplement.
— Je t'aime aussi et je te promets de te rendre la pareille un jour. Lui promis-je avec un sourire hésitant.
— Ne fais pas de promesse inutile que tu ne saurais tenir, petit lutin, me dit-elle en riant légèrement.
— Tu es comme toutes les femmes et tu es humaine, un jour, tu en auras besoin, j'en suis sûre ! Lui dis-je en riant aussi légèrement.
Bella fit un léger sourire suite à cela.
Je me sentais plus légère tout d'un coup, comme si j'avais un poids en moins sur mes épaules. Ma sœur était pour moi une source d'énergie vitale où je pouvais y puiser tout ce qui me manquait afin de me ressourcer. Je pris place sur le siège passager. Ma sœur ferma la portière et prit place au volant. Depuis je vivais avec elle dans son bel appartement.
— Fin flashback —
Depuis, je vivais avec des hauts et des bas, ma sœur ne comprenait pas ce qui se passait, et mes brusques changements d'humeur constants. Que pouvais-je lui dire ? Absolument rien, car je ne savais pas moi-même ce qui se passait enfin si, je le savais, mais je ne savais pas quoi ou comment le dire alors, mais je ne faisais que nier l'évidence.
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POV Bella
Alice avait toujours été une personne spéciale à mes yeux. Elle se mettait souvent dans le pétrin autant dans sa vie sentimentale qu'avec ses amitiés. J'étais souvent là pour la réconforter. Depuis que j'avais été la chercher devant chez Mike, elle me semblait différente, elle était silencieuse et avait l'air totalement dévastée. Tout l'inverse de ce qu'elle était d'ordinaire. Cette jeune femme ne semblait plus être ma sœur, ma petite pile électrique sur deux pattes.
3 semaines que je marchais sur des œufs avec elle. 3 semaines qu'elle n'ouvrait plus la bouche. 3 semaines que je la réconfortais du mieux que je pouvais sans jamais comprendre ce qui avait bien pu se passer puisqu'Alice refusait de m'en parler. Ce Mike l'avait détruite.
— Alice, vas-tu enfin te décider à m'en parler ? Lui demandais-je gentiment. Car ton silence est pesant, tu sais ?
— Excuses-moi, je ne sais pas quoi te dire exactement, ni comment et moi-même je suis perdue dans tout ça ! Me répondit-elle.
— Pourquoi Mike t'a-t-il laissé tomber ?
— Parce qu'il est un ignorant, qui n'est même pas capable de voir quand sa compagne lui dit la vérité. Me répondit-elle un peu sèchement.
— Oh Bella, je suis désolée, je ne voulais pas aussi sèche. Me dit-elle en baissant la tête.
— Ce n'est rien. À quel propos ne te croit-il pas ? Lui demandais-je avec curiosité.
— Il croit simplement que je l'ai trompé. Me répondit-elle, gardant les yeux baissés.
— Je lui ai dit que je ne l'avais pas trompé, mais il ne me croit pas et pense que ce n'est pas... ah pis merde, il ne me croit pas point ! Me dit-elle en colère cette fois-ci.
— Hein ? Comment aurais-tu pu le tromper ? Tu es toujours avec lui. Pourquoi croit-il que tu l'as trompé ? Lui demandais-je interloquée.
— Je ne sais pas où il a été cherché cette idée de fous ! Comme tu dis, j'étais toujours avec lui comment et quand aurais-je pu faire ce qu'il me reproche ? Me demanda-t-elle tout en évitant ma dernière question.
— Je ne sais pas, Alice. C'est bien ce que je me demande... au fait... pourquoi pense-t-il cela ? Lui posais-je en réitérant ma question, d'une manière différente cette fois, car elle contournait la question.
— J'aimerais te répondre, mais je ne sais pas comment te l'expliquer, je n'arrive même pas à comprendre moi-même comment ! Je te promets de tout te dire, mais laisses-moi y voir clair et faire le point avant, s'il te plaît. Me dit-elle suppliante.
— D'accord, je peux bien faire ça pour toi, lui dis-je en la serrant dans mes bras.
— Merci. Me répondit-elle en versant quelques larmes sur mon épaule.
Je ne savais plus comment je devais gérer les changements chez ma sœur. Un moment, elle était dans un état second, un autre, elle pleurait toutes les larmes de son corps. Parfois, elle pouvait me crier dessus et la minute d'après, me serrer dans ses bras, comme si j'étais sa bouée de sauvetage. C'était à n'y rien comprendre avec elle. Les seuls moments où je pouvais être libre et bien dans ma peau, c'était lorsque je me rendais à mes cours à l'université. Je remerciais intérieurement ces moments, que je passais, seule avec moi-même.
Aussitôt de retour à l'appart, je retrouvais mon petit lutin sans vie. Recroquevillée sur elle-même, assise sur le divan. Je fis le repas et, lorsqu'elle s'approcha de la table pour manger, elle fit le chemin inverse en courant vers la salle de bains. Tout ce que j'entendis, ce fut Alice en train de vomir et de s'étouffer de temps à autre.
— Ça va ? Lui demandais-je en allant la rejoindre, tout en restant de l'autre côté de la porte.
— Heu, oui, je crois. Je n'ai rien mangé, aujourd'hui, je ne me sens pas en forme. Me dit-elle essoufflée d'avoir vomi.
— Mais... si tu n'as rien mangé comment peux-tu être malade ? En tout cas pour le moment tu ferais mieux d'aller t'étendre, s'il y a quelque chose je suis là. Lui dis-je en me dirigeant vers la cuisine.
— Je ne sais pas, c'est peut-être une gastro ou la fatigue. Je dors si mal ces derniers temps. Me dit-elle. Je crois que t'as raison. Je vais aller m'étendre, ça va me faire du bien. Gardes-moi en une part, je vais manger plus tard, ça m'a l'air excellent !
— D'accord, repose-toi bien, dis-je en commençant à déguster ma lasagne bolognaise que j'avais faite pour le repas du soir.
Lorsque j'eus terminé mon repas, je ramassais le tout et fis la vaisselle. Alors que j'étais en train de parler avec mon amie Rose sur msn, je vis Alice se diriger vers moi suite à sa sieste. Elle me semblait encore tout endormie. Je me levais donc et allais lui servir son repas. Elle ne réussit à manger que quelques bouchées.
— Tu ne vas toujours pas mieux ? Lui demandais-je.
Je m'aperçus que son visage se crispait en disant cela.
— Qu'est-ce qui ne va pas ? Dis-je inquiète.
— Je ne sais pas trop, j'ai des crampes horribles au bas-ventre. Me dit-elle anxieuse.
— Je vais aller te faire couler un bain, ça va sûrement t'aider, lui dis-je en me dirigeant vers la salle de bains.
Pendant qu'elle était dans le bain, j'entendis la sonnette de la porte, je me dis que cela devait être Rosalie, elle devait passer pour venir me porter des trucs avant notre départ. J'allais donc ouvrir et j'y vis, effectivement une Rosalie, mais j'y vis également d'autres filles de ma classe ainsi que Jacob, mon meilleur ami.
— Hey ! Que faites-vous tous ici ? Demandais-je surprise de voir ces gens devant chez moi.
— Bella, ils veulent fêter notre départ avant nos vacances. Je suis désolée, me dit-elle en faisant une grimace.
Je les vis tous là, et, moi, je ne les faisais pas entrer, quelle hôtesse étais-je donc ? Je pouvais voir derrière Rose, les trois filles de ma classe qui semblaient gênées, mais excitées et Jake, qui se dandinait, d'un pied à l'autre, d'impatience.
— Alors, quand penses-tu nous laisser entrer ? Me demanda sans gêne Jacob.
— Euh… entrez ! Répondis-je avec un sourire hébété sur le visage tout en me mettant sur le côté pour les laisser entrer au salon.
— Enfin, il t'en a fallu du temps ! Me dit-il en éclatant de rire en voyant mon visage.
Je lui envoyais un coup de poing sur l'épaule en rigolant, mais je me fis mal alors que lui n'avait sûrement pas ressenti la douleur aussi durement que moi.
Rosalie se dirigeait déjà à la cuisine pour je ne sais quelle raison. Lorsqu'elle revint avec 2 cocktails à la main, elle m'en offrit un.
— Tiens, Bell's. À notre voyage ! Dit-elle en faisant chin-chin avec nos verres.
— Euh… je ne sais pas si c'est une bonne idée, répondis-je mal à l'aise.
— Bell's un verre te tueras pas, à moins qu'elle y ait rajouté de l'arsenic. Me répondit bêtement Jacob.
— Ah ah ah, répondis-je sarcastiquement à ce dernier. Ce n'est pas ça, le problème.
Je vis Jacob me regarder, soucieux, alors qu'il était installé confortablement bien au fond de mon canapé.
— Tu es enceinte ? Me demanda Jacob, perplexe.
— Non ! M'exclamais-je mal à l'aise et rougissante. Donnes, dis-je à Rosalie en lui prenant le verre des mains et descendant cul sec de moitié.
— Mais alors pourquoi refusais-tu un verre ? Me demanda-t-il les sourcils froncés.
— C'est par rapport à ma sœur, Alice, elle est chez moi et elle ne se sent pas bien en ce moment elle va plutôt mal, donc je ne voudrais pas la déranger avec trop de festivités.
— Oh ! Euh… si tu veux, on va te laisser alors ? On ne voudrait pas déranger. Me dit Jacob sincère cette fois-ci.
— Jacob Black, qui se sent de trop ! Ce n'est pas ton genre, lui dis-je étonnée.
— Bien, quoi ? Je ne veux pas empirer l'état de ta sœur, c'est tout. Me répondit-il.
Mes trois camarades de classe, ne connaissant pas ma sœur, elles ne parlaient pas et nous laissaient traiter le sujet entre nous.
Au moment où je voulus répondre à Jake, je vis la porte s'ouvrir.
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POV Alice
Je m'étais à nouveau assoupie lorsque j'entendis la sonnette retentir. Une voix féminine parlait à ma sœur suivie d'une voix masculine qui, lui, n'avait pas l'air gêné pour deux sous ! Qui ça pouvait être ?
L'eau devint froide, je décidai de sortir. Je pris appui sur les côtés de la baignoire et commençai à me lever. La douleur que j'avais tantôt semblait être partie, j'en étais soulagée, car cela faisait vraiment mal. Je pris la serviette que Bella avait mise près du bain et m'enveloppa dedans et me sécha.
Je cherchais mon linge, mais ne le vis pas, je l'avais sûrement mis au lavage, mais, bizarrement, je ne m'en souvenais pas. Donc, je pris la robe de chambre qui était derrière la porte et l'enfilais.
J'ouvris doucement la porte, je ne voulais pas me faire entendre et encore moins me faire surprendre habillée comme ça. Je me glissais à l'extérieur de la salle de bains quand je croisais le regard de ma sœur. Je mis mon doigt sur mes lèvres pour lui dire de se taire. Elle sembla comprendre, car elle essaya de distraire ses invités afin de me laisser le champ libre.
Je l'entendis parler d'un voyage, mais quel voyage ? Elle ne m'en avait pas parlé ! J'entrais dans ma chambre, mais restais attentive à la conversation qui se déroulait à côté.
— Rose, à quelle heure doit-on être à l'aéroport ? Demanda ma sœur.
— À cinq heures du mat, répondit une fille qui devait être Rose.
— Arff..., c'est de bonne heure. Disait ma sœur en se plaignant.
— Ouep et j'espère que tu vas te dérider et te décoincer avec ce voyage miss Swan, lui dit Rose en retour.
— Ah ah ah, répondit Bella.
Elle partait ? Mais quand ? Et où ? Ça m'en faisait beaucoup de questions sans réponse ! Je devais avoir une discussion avec ma sœur, lui tirer les vers du nez. Elle me cachait des choses et je voulais savoir.
Je m'habillais et me séchais les cheveux et je sortis. J'allais rejoindre ma sœur au salon, ce n'était pas le temps de jouer les sauvages, je devais me montrer civilisée ! L'amie de Bella était sur le sofa, ainsi que 3 de ses amies et sur l'autre était placé celui qui devait être Jacob.
C'était la première fois que je le voyais. Des cheveux noirs comme la nuit, des yeux d'un brun noir, la peau cuivrée et il était bien musclé. Il semblait vraiment très sexy. J'avoue qu'il avait un petit quelque chose d'attirant, de mystérieux qui d'un coup me faisait oublier Mike et mon chagrin.
Je pris place à côté de lui et ma sœur fit les présentations.
— Alice, voici Jacob, Rosalie, Jenny, Emy et Rachel. Tout le monde, voici ma soeur Alice. Dit-elle avec le sourire.
— Content de faire la connaissance d'une aussi belle femme. Me dit Jacob avec un clin d'œil.
— Salut, me dirent les autres filles.
— Je suis ravie de faire aussi votre connaissance. Répondis-je à tous.
Elles se mirent à parler entre elles, mais je ne suivais déjà plus la conversation. Sans savoir pourquoi, mes pensées étaient à mille lieues de ce salon, mais se retrouvaient en compagnie du sexy Jacob.
Je le dévorais des yeux, il avait un torse de rêve et des bras où toutes femmes aimeraient s'y trouver afin de se faire caresser. Je le vis s'approcher de moi et mon cœur s'emballa, lentement il approcha sa main de ma joue et mon cœur manqua un battement.
Je fermais les yeux et je tournais mon visage pour rencontrer sa main. Je respirais l'odeur salée de sa peau, je sentis la callosité de son pouce qui caressait ma joue. Sans plus réfléchir j'embrassais sa paume et y passais ma langue, je le sentis frémir sous ma caresse. J'ouvris légèrement les yeux et je le vis approcher son visage près du mien, son nez n'était plus qu'à quelques centimètres du mien et ses lèvres touchant quasiment les miennes.
Je sentis son souffle contre ma bouche, sa langue traçait le contour de mes lèvres et s'apprêtait à forcer l'entrée de mes dents. Enfin, sa langue toucha la mienne, il prit la mienne entre ses dents et la suçota doucement. Une douce sensation de chaleur parcourait mon corps entier.
Je posais mes mains sur son torse et le caressa du bout de mes ongles. Je le sentais se raidir par moment. Je pris à mon tour sa langue entre mes dents et suçota doucement la sienne. Un gémissement sortit de sa gorge, ses yeux devinrent d'un noir brut et ils étaient remplis de désir. Il me prit par la taille et me mis à califourchon sur lui.
Enfin, il m'embrassait, à pleine bouche, avec ardeur. Je m'émerveillais de son goût, de sa texture si ferme, si avide, si douce, si différente. Derrière ce baiser, il y avait tant d'impatience et d'excitation et, moi-même, je la ressentais.
Contrairement à moi, il arrivait à garder le contrôle de ses émotions et de la situation. Lentement, il se mit à me caresser les seins à travers mon T-shirt jusqu'à ce que les pointes en soient durcies contre ses paumes.
Au travers de mon chandail, je sentis sa langue s'enrouler autour de la pointe érigée de mon sein, de son autre main il pinça le bout entre ses doigts. Un doux gémissement sortit de mes lèvres et le miel de mon désir commença à couler le long de mes cuisses.
Il glissa ses doigts vers mon antre où il commençait à me caresser. Mon bassin se souleva à son toucher, à chaque va-et-vient, mon souffle s'accéléra, j'allais bientôt basculer dans l'extase…
Je reçus un coup sur ma jambe qui me fit, revenir sur terre. Ma sœur me regardait bizarrement et tous semblaient attendre après une réponse.
— Qu'en penses-tu, Alice ? Me demanda Rose.
— Heu… peux-tu répéter ? Lui demandais-je, rouge de confusion par la tournure qu'avait pris mes pensées.
— Nous disions que Jacob et Bella auraient pu faire un beau couple si Bella n'était pas autant à cheval sur ses principes. Dit-elle en me regardant, alors que Bella fusillait du regard son amie et que Jacob avait un sourire niais sur le visage.
J'essayais d'enlever les images qui m'étaient passées par la tête quelques minutes plus tôt. Même si j'étais gênée par les pensées que j'avais eues, je décidais simplement de tout ignorer et de me concentrer sur la conversation qui avait lieu.
— Bella, je ne savais pas que tu avais eu la possibilité d'avoir une histoire avec Jacob ! Et puis, c'est quoi, ces principes au juste ?
Je demandais curieuse cette fois-ci de savoir pourquoi ma sœur avait laissé passer sa chance.
— Ah, Alice ! C'est juste que je ne coucherais jamais avec mon meilleur ami. Voilà tout. Dit-elle pour se défendre.
Le regard de Jacob s'était rempli de tristesse et de douleur après la remarque de ma sœur. Il semblait qu'il ressentait un peu plus que de l'amitié pour elle et savoir qu'il n'avait pas de chance avec elle le rendait malheureux.
— Ah ! Je comprends Bell's. Tu ne voulais pas le perdre si ça n'avait pas fonctionné entre vous deux ! Répondis-je. L'amitié vaut quelquefois plus que l'amour. Ajoutais-je à l'intention de Jacob.
— Alice, Alice, arrêtes. Dit-elle en levant les bras dans les airs. Jacob est mon meilleur ami. J'ai besoin de lui dans ma vie comme j'ai besoin d'air pour vivre. Mais seulement comme ami, ajouta-t-elle timidement à l'égard de Jacob.
Je ne répondis rien, étant mal à l'aise tout à coup.
Le rouge me monta aux joues et une vague d'émotions me prit. Des larmes apparurent à mes yeux et ma sœur le remarqua.
— Voyons, mon p'tit lutin, dit-elle en se levant et prenant place entre moi et Jacob sur le sofa. Elle me prit dans ses bras et me fit un câlin en me murmurant que ce n'était rien.
— Excuse-moi Bell's, excusez-moi tous, je... je ne sais pas ce qui m'arrive. Répondis-je à Bella et à ses amis. Je crois que je vais aller marcher un peu et passer par la pharmacie. Je n'ai plus de comprimés pour les maux de tête et je vais regarder pour des vitamines. Lui répondis-je. Restes avec tes amis, à mon retour, j'irai m'étendre si ça ne va pas mieux.
Bella me serra une nouvelle fois dans ses bras, puis elle déposa un baiser sur mon front.
— À tout à l'heure, lui dis-je en lui rendant son câlin.
Je me levais et pris mon sac, j'ouvris la porte et je sortis. Dehors le soleil était au rendez-vous et le ciel était dégagé, ce qui était loin d'être le cas pour ma vie, pensais-je. Je me dirigeais vers la pharmacie qui n'était qu'à quelques coins de rue de l'appartement de Bella. Encore une fois, je sentis cette douleur, mais elle repartit aussi vite qu'elle était apparue.
Après quelques minutes de marche, j'arrivais enfin à la pharmacie et je me dirigeais vers l'allée 5 quand on me demanda si j'avais besoin d'aide. Avec un sourire, je répondis poliment que je savais où se trouvait ce que je venais chercher, la fille me fit un signe de la tête et s'éloigna. Je me mis à regarder ces boîtes, laquelle choisir ? Quelle marque était la meilleure ? Est-ce que la plus chère valait la peine ? Arg… pourquoi en faisait-ils autant ?
Je décidais de le demander au pharmacien, mais celui-ci était occupé avec une cliente au téléphone et ne put me répondre. Donc, je retournais devant les boîtes et après avoir hésité, entre deux, je pris celle qui me semblait la plus efficace.
Ensuite, je me dirigeais vers l'allée 2 et je pris une boîte de comprimés de vitamines. Cela ne me fera pas de mal avec le peu que je réussissais à manger. Lorsque j'allais payer mes achats, je vis les barres chocolatées et une fringale me prit. Je pris ma marque préférée et la mise avec mes achats puis je payais le tout. Je pris le sac que la caissière me donna et je sortis pour retourner à la maison. J'avais assez perdu de temps devant ces boîtes que mes crampes aient le temps de revenir à la charge.
Comme ma fringale était toujours là, j'en profitai pour manger la barre Mars que j'avais achetée. Habituellement, elle était bonne, mais aujourd'hui je la trouvais particulièrement excellente.
Je me dirigeais vers l'appartement d'un pas lent, car marcher vite ne faisait qu'empirer les douleurs, mais elles restaient tolérables à cette allure, mais ça commençait à vraiment m'inquiéter. On entendait tellement de choses aujourd'hui que je ne savais plus à quoi m'attendre : un kyste, un trouble au niveau de l'utérus ou un problème d'intestin ?
J'arrivais enfin à la maison, j'ouvris mon sac de pharmacie et sortis une boîte que je mis dans mon sac à main. Ensuite, je me dirigeais vers la porte où ma sœur devait m'attendre anxieuse sachant pour mes faiblesses et mes douleurs.
J'ouvris la porte et à ma surprise tous étaient partis sauf Rose.
— Bella, où sont passés les autres ? Lui demandais-je, surprise de la retrouver presque seule.
— Les autres ont décidé de rentrer. Les filles, n'étant pas vraiment, mes amies sont parties et Jake..., c'est Jake, quoi ! Me répondit-elle.
— Ah, OK, je pensais que c'était à cause de moi. Lui dis-je.
— Non, t'en fais pas. De toute façon, j'étais particulièrement fatiguée ce soir, donc j'ai besoin de repos moi aussi, me dit-elle avec un sourire bienveillant.
J'avais une mauvaise intuition et j'aimais mieux avoir quelqu'un de plus à la maison et j'appréciais Rose. Sur une impulsion, je demandais :
— Rose dort ici ? Demandais-je. Tu sais, ça ne me dérange pas et ça me permettrait de vous poser certaines questions !
— Euh... ce n'était pas prévu, mais si Rose décide de dormir ici, c'est OK pour moi, répondit Bella, perplexe.
— OK, je veux bien. Mais quel genre de questions as-tu à nous poser ? Demanda l'amie de Bella.
— Bella ne m'a pas parlé du voyage. Vous partez où ? Et quand aura-t-il lieu ?
— Je ne t'en ai pas parlé parce que je ne trouvais pas l'opportunité de le faire, tu étais si mal… Pardonnes-moi, me supplia-t-elle. Nous allons à Punta Cana dans les Caraïbes. Et nous partons la semaine prochaine, dans 5 jours exactement. Me dit-elle semi-excitée, semi-honteuse.
— Oh, je suis si contente pour toi ! Lui dis-je en la serrant dans mes bras. Tu le mérites tant après avoir enduré ta sœur pleurnicheuse. Ajoutais-je en riant, le premier vrai rire depuis des semaines.
— Nous partons deux semaines alors tu pourras avoir l'appartement à toi seule tout ce temps, me dit-elle en souriant.
— Ça va me faire du bien de réfléchir, je crois. Lui répondis-je en serrant les dents et en blêmissant.
J'avais encore une douleur qui me traversait le ventre. Elle était plus forte que les autres, mais s'estompa également aussi vite. Avec précaution je me levais et m'en allais à la cuisine, je pris un verre et le remplis d'eau et en pris quelques gorgées avant de retourner m'asseoir avec ma sœur et Rose.
— Alors qu'allez-vous faire à Punta Cana ? Leur demandais-je. Des garçons partent avec vous, pour le voyage ou gardez-vous le côté séduction pour là-bas ?
— Aucun garçon avec nous, m'annonça Rose. On garde la séduction pour là-bas.
— Parles pour toi Rose. Moi, j'y vais pour me reposer; la plage et la mer. Me dit à son tour Bella d'un ton convaincu.
— Oh, je n'en suis pas si sûre, sœurette, lui dis-je en pouffant de rire. Mon intuition me dit que ton voyage t'offrira la possibilité d'écrire un roman. Lui dis-je sérieusement tout en riant.
— C'est ça, c'est ça. Je ne suis pas comme vous, moi. Je ne me donne pas au premier venu, nous dit-elle.
— Ne sois pas fâchée. Il n'y a rien de mal à se laisser aller une fois de temps en temps, lâches-toi un peu ! Lui répondis-je en lui tapotant la main.
Bella me regarda d'un regard noir. Elle semblait ne pas avoir aimé ma remarque ! Cela faisait un bon moment que je ne l'avais pas vu avec un homme. Après ces semaines à essayer de me consoler et à me supporter, elle avait bien le droit de s'éclater, et ça même, si ça ne devait être que du sexe.
Dans plusieurs documentaires et revues scientifiques sérieux, on parlait de la nécessité d'avoir des relations sexuelles. Ça nous garde en bonne santé, ça aide au fonctionnement la circulation sanguine, la respiration s'améliore aussi, et ça joue également beaucoup sur le système nerveux et j'en passe sûrement. Pour une fois, j'espérais que Bella fasse abstraction de ses principes et se lâche tout simplement comme toutes les femmes de notre âge et profite des bienfaits du sexe sur la santé !
— Alice, je ne vais pas là-bas pour rencontrer des gars et m'abandonner à la luxure, de plus ce n'est jamais rien de sérieux avec ce genre de mec et je préfère, personnellement quand je sais avec qui je couche ou du moins quand je le connais un minimum, c'est-à-dire plus d'une nuit ! Répondit-elle en rougissant.
— Qu'est-ce qui te dit que tu n'y trouveras pas l'amour ? Lui demandais-je. Tu sais des fois la vie offre des surprises et des opportunités. Si l'on ne tente rien, on ne gagne rien, tu sais, ajoutais-je en espérant la convaincre.
Bella leva les yeux au ciel en signe de découragement.
— Ta sœur n'a pas tort, dit Rosalie. En tout cas, moi, je vais en profiter. La vie est trop courte.
— Tant qu'à être à votre place, j'aurais fait pareil que toi Rose, lui dis-je avec un sourire rêveur.
— Oui, ça, je n'en doute pas une seconde Alice. Mais je ne suis pas comme vous, s'entêtait à dire Bella.
— On sait que tu n'es pas comme nous, mais une bonne partie de jambes en l'air enlèverait cette tension que tu as, depuis que je suis ici. M'entêtais-je à mon tour.
— OK, OK, on peut arrêter de parler de ma non-sexualité là ? Demanda-t-elle en nous regardant d'un œil, mauvais.
Je sentais quelque chose de chaud et d'humide couler sur mes cuisses. Je me levais doucement et me dirigeais vers la salle de bains. Je m'assois sur les toilettes et vis ma petite culotte pleine de sang et il avait de petits caillots de sang dedans. La panique me prit NON, je ne pouvais pas saigner !
— Bella ! Criais-je en panique.
— Alice ? Dit-elle en arrivant de l'autre côté de la porte avec inquiétude.
— On doit aller à l'hôpital, je saigne ! Lui dis-je affolée.
— Ça doit être tes règles, pas besoin de s'affoler et d'aller à l'hôpital. Me dit-elle.
— Non, nous devons y aller. Il y a des caillots et je ne suis pas supposer avoir mes règles. Ça ne se peut pas... c'est impossible ! Lui dis-je en sanglotant.
— Que veux-tu que je fasse ? Je ne comprends plus rien là ! Demanda-t-elle perplexe.
— Va me chercher une jupe et une autre culotte. Je me change et on part ! Répondis-je.
Ma sœur ne comprenait rien à ce que je disais. Mais elle alla me chercher une autre culotte et une jupe et me donna également une serviette sanitaire. J'enfilais le tout et Bella m'aida à me lever. Rose m'attendait de l'autre côté de la porte avec mon sac à main et on se dirigeait vers la porte d'entrée, direction l'hôpital.
Après d'interminables minutes d'auto, on arriva enfin à destination ! Bella sortit et vient me rejoindre ainsi que Rose de l'autre côté. Nous allions vers l'entrée Bella et Rose allaient s'asseoir et, moi, j'allais voir la femme de l'accueil.
La femme me demanda ma carte d'assuré social et le pourquoi de ma visite. Complètement paniquée, je lui tendais ma carte vitale et répondais à sa question en même temps. Elle se leva ensuite rapidement comprenant l'urgence de ma visite et alla voir une infirmière ou un médecin, quand elle revint, elle me fit savoir que je serais reçue le plus vite possible et m'orienta vers la salle d'attente.
J'allai donc rejoindre ma sœur et son amie. Bella me regardait, elle semblait anxieuse et se mordillait la lèvre.
— Bella tu pourras venir avec moi dans le bureau du médecin, tu as le droit de comprendre ce qui m'arrive. Lui dis-je la tête baissée en lui prenant ses mains dans les miennes.
— Oui, OK... dit-elle incrédule, en me jetant un regard, puis à Rose.
— Rose, je te promets de tout t'expliquer quand je sortirai, lui dis-je.
Elle aussi avait le droit de savoir, car elle était aussi inquiète de mon état.
Une infirmière arriva et elle me fit signe de la suivre, lançant un regard à ma sœur, je l'embarquais à ma suite. L'infirmière regarda Bella bizarrement, mais elle se retourna et nous fit entrer dans une salle. Elle prit ma température, ma tension pour ensuite me poser des questions.
— Avez-vous eu un gros stress ou des contrariétés ces derniers temps ? Demanda-t-elle.
— Son mec vient de la larguer, répondit simplement ma sœur.
— OK, je vois et à part les saignements, a-t-elle eu d'autres symptômes ?
— Oui, j'ai eu des crampes au bas-ventre, par moment extrêmement douloureuses et le reste du temps elles étaient tolérables, lui répondis-je.
— Elles ont commencé quand ces crampes ?
— Depuis que je me suis levée ce matin, mais je pensais que c'était normal.
Le médecin arriva enfin et mis fin au questionnaire de l'infirmière, il regarda les notes que l'infirmière venait de lui transmettre et me regarda ensuite.
— Bonjour, je suis le Dr. Cullen, alors est-ce que les douleurs en bas de l'abdomen ont cessé et est-ce que vos saignements ont arrêté ? Me demanda gentiment le médecin.
— Je dirais que les douleurs sont relativement modérées pour le moment, mais pour ce qui est des saignements, ils ont diminué, mais ils sont toujours là. Lui répondis-je.
— Levez votre haut s'il vous plaît, on va regarder tout ça. Me demanda-t-il.
Bella me regarda faire sans comprendre, elle semblait perdue dans ses réflexions suite à la demande du médecin. Rien qu'à son air, je savais qu'elle tentait de faire le rapprochement de tout ce qui avait pu se passer ces dernières semaines. Je lui fis savoir que bientôt elle allait enfin comprendre. Le médecin tira un appareil qui ressemblait à une télé sur roulette et s'approcha de moi. Ma sœur affichait un air choqué, elle s'était figée et avait les yeux ronds. Je crois qu'elle venait de comprendre ce qui se passait et le pourquoi de ma détresse !
Un peu de bla bla oblige pour placer l'histoire.
Dites nous ce que vous en pensez, qu'est-ce qu'elle a notre Alice ?
Merci tout spécial à lililoo pour sa traduction francais-france et sa petite touche perso.
Au plaisir de lire vos reviews.
Jess et Nancy
