Salut les filles!

Voilà le nouveau chapitre que nous vous avions promis

Nous espérons sincèrement que vous appréciez. :)

Merci à celles qui ont laissé des reviews !

Bonne lecture!


Chapitre 4

PDV Bella

En me réveillant, un bras fort entourait ma taille. Je regardais ses longs doigts fins, qui étaient déposés sur mon ventre. Je ne pouvais pas croire que j'avais fait cela. Je m'étais toujours jurée de ne pas le faire, surtout pas le premier soir. Comment avais-je pu me laisser aller à ce point ? Ce n'était pas moi, ça ! Ce n'était pas dans ma nature et dans mes habitudes. Comment avais-je bien pu en arriver là ? Oh non, mon dieu, mais qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'est-ce qui m'a prise d'agir de la sorte ? Je ne me comprends plus… Ce n'était pas ce côté de ma personnalité que je souhaitais dévoiler aux yeux des autres. Je m'étais promis de ne jamais devenir ce genre de femme, de ne jamais plus m'abandonner aux plaisirs charnels seulement sur un coup de tête ou par pur laisser-aller suite aux conséquences désastreuses qu'avaient causé nos actes avec Jacob, j'en avais trop souffert et j'en souffrais encore d'ailleurs.

Je tournais la tête dans la direction de mon amant, seul un drap passait sur ses hanches et son sexe qui même endormi, avait une taille impressionnante. Ce bout de tissu couvrait à peine le corps de cet homme non, que dis-je ? Cet Apollon devrais-je plutôt dire. Ah non, mais Bella reviens sur terre oui ! C'est n'importe quoi, ce que tu dis là ! Il dormait tel un ange. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres. J'enlevais lentement son bras de ma taille. Il se mit à grogner et se tourna vers moi. J'attendis un instant avant de me lever je ne voulais pas le réveiller. Il s'apercevrait bien assez tôt de mon départ. Lorsque sa respiration se fit à nouveau régulière j'en profitais pour me lever doucement et sur la pointe des pieds, je me dirigeais vers mes vêtements. J'enfilais mes sous-vêtements, ma robe et mes souliers à talons. Au moment de franchir le seuil de la porte de sa chambre, je jetais un dernier regard en direction de ce fabuleux amant au corps sublime, c'est sûr qu'il allait me hanter longtemps et c'est là que j'eus des remords de le laisser seul, sans même un mot ou une quelconque explication sur mon départ et mes agissements. J'avais l'impression de m'enfuir comme une voleuse ! Mais que pouvais-je faire d'autre ? Je ne pouvais pas agir autrement. Je ne voulais plus souffrir. Je ne devais plus le revoir et risquer de me retrouver à nouveau dans cette situation. Allais-je réussir à m'y tenir ? Telle était la question.

J'ouvris la porte. Il se retourna et passa sa main sur le matelas à l'endroit où j'étais couchée quelques minutes plus tôt, comme s'il avait ressenti mon départ. Avant qu'il ne se rende totalement compte de mon absence à ses côtés, je sortis en vitesse grand « V » de sa chambre et me hâtais de regagner la mienne, à l'étage supérieur. Les couloirs étaient silencieux. Au moindre bruit de ma part, n'importe qui aurait pu m'entendre et savoir que j'étais là à vagabonder dans les couloirs de cet hôtel.

Le long du couloir, toutes les portes étaient accotées les unes aux autres. L'endroit me semblait plein durant la période estivale. Plusieurs affiches « Ne pas déranger » étaient accrochées aux poignées de portes. Je continuais mon chemin pendant quelques mètres et vis qu'aucune affiche ne fût accrochée sur une des poignées, je levais le regard, c'était ma chambre. Au moment où j'insérais la clé dans la fente, j'entendis des pas provenir de derrière moi. Je me retournais et y vis une Alice, tout échevelée. Que faisait-elle debout à cette heure ?

— Seigneur Alice ! Tu reviens d'où comme ça ? Lui demandais-je d'une voix modérée pour ne pas alerter tous nos voisins.

— Heu... hésitante, elle avait viré au rouge pivoine. J'ai été me promener sur la plage, je me suis emmêlée les pieds et au moment où j'allais m'étaler de tout mon long on m'a rattrapé. Jasper se promenait aussi et m'a sauvé en évitant ma chute. Me débita Alice mal à l'aise d'une seule traite.

— Jasper, hein ? Tu n'as pas fait juste que parler à voir ta tête ! Lui dis-je, lui indiquant ses cheveux, et je souriais d'un air coquin en pensant à ce que ma sœur avait dû faire.

— Heu... ben… en fait c'est qu'il me croyait inconsciente et du coup il m'a fait du bouche-à-bouche. Me dit-elle en ne riant pas trop fort pour les voisins.

— Je ne savais pas que sans se cogner on pouvait se retrouver inconsciente ? Puisqu'il t'a bien rattrapé dans ce que tu m'as dit si je ne m'abuse, n'est-ce pas ? Et toi, je suppose, te connaissant, que tu ne t'es pas fait prier et tu t'es laissé sauver d'un quelconque danger ? Dis-je en riant franchement en oubliant les voisins dormant autour de nous.

— OK, OK, c'est bon, j'avoue, grillée ! me dit-elle les mains en l'air. Mais il était trop sexy pour ne pas en profiter et je dois reconnaitre que j'ai adoré sa façon de faire du bouche-à-bouche ! Dit-elle en me lançant un clin d'œil et totalement hilare. Et, toi, tu viens d'où à cette heure-là ? Avec ta robe de soirée sur le dos ?

— Euh... dis-je en me mordant la lèvre inférieure mal à l'aise à mon tour.

J'étais certaine que le pli entre mes yeux dût être apparu, car lorsque j'étais soucieuse ou nerveuse c'était un automatisme, il me trahissait toujours, m'empêchant ainsi de pouvoir mentir à ma guise à ma sœur bien-aimée.

— Hein, hein, toi, tu me caches quelque chose ! Tu as passé la nuit avec ce bel Apollon ? Demanda-t-elle avec sa curiosité habituelle.

Je baissai la tête rouge de honte pour toute réponse.

— Tu... tu veux entrer ? Demandais-je en pointant la porte de ma chambre, avant qu'elle ne dise quoi que ce soit et réveille tout l'étage.

— Oui, allez viens, on doit discuter, me dit-elle en me prenant par les épaules.

Je déverrouillais la porte puis entrais avec Alice dans ma suite. J'allais m'assoir sur mon lit, les jambes repliées sous moi-même. Alice vint s'assoir à mes côtés, impatiente d'entendre ce que j'avais à dire.

— Alors, que veux-tu savoir, Alice ? Lui demandais-je vaincue, puis je soufflais. Je me doutais bien que j'allais devoir répondre à un questionnaire venant de la part de ma sœur. Je m'attendais au pire avec elle.

— Je veux savoir ce que tu acceptes de me dire de toi-même. Je ne veux pas à avoir à te tirer les vers du nez, je suis ta sœur, je suis là pour t'écouter. Je vois que tu ne te sens pas bien, je le ressens, parles-moi...

— Je ne comprends pas ce qui m'est arrivé, je ne sais pas ce qui s'est produit. Ce n'était qu'une danse... finis-je par dire en murmurant la fin de ma phrase.

— Tu ne sais pas ce qui t'a poussé à agir ainsi ? S'avança Alice, sûrement pour ne pas me brusquer.

— Cela doit être à cause de l'alcool que j'ai consommé, je ne vois pas d'autres explications, lâchais-je, perdue et dépassée par les évènements qui venaient de se produire.

— Tu es sûre ? Il n'y aurait pas une autre raison à cause de laquelle tu te voilerais la face et que tu refuses de voir ?

— Vas-y, poses-moi les questions franchement Alice, va droit au but ! Arrêtes de tourner autour du pot ! Car avec le peu de sommeil que j'ai eu je n'ai pas vraiment envie de jouer. Je sais qu'un tas de questions te brûlent les lèvres.

— Oui, c'est vrai que ça me brule les lèvres, mais je ne veux pas connaitre les détails de ce qui s'est passé au lit ! Moi, ce que je veux, c'est que tu me parles de toi, de ce que tu ressens, de tes émotions de la soirée à maintenant. Je veux que tu puisses à ton tour te confier à moi, car il me semble t'avoir fait une promesse quand tu es venue me chercher après ma rupture avec Mike et elle est toujours d'actualité tu sais ? Je ne suis pas stupide pour voir que ma sœur n'a pas envie de raconter sa baise et qu'elle a envie de se cacher dans un de trou de souris !

— Oui, je me souviens de ta promesse ! Cette nuit, c'était magique, sensuel, électrisant, mais je n'aurais pas dû me laisser aller à ce point. On... on l'a fait. Je ne me suis jamais sentie comme cette nuit-là. Vivante. Je me sentais belle, attirante et désirable. Mais ce n'est pas moi, d'agir à la hâte comme ça, sans réfléchir et de coucher avec un homme que je ne connais pas. Je ne connais que son nom sinon je ne sais strictement rien de lui... Et si ce n'était que cela qu'il voulait, un coup d'un soir ? Et s'il voulait plus ? Nous devons rester à des milliers de kilomètres l'un de l'autre pour ne pas que ça se reproduise ! Mais ce qui m'inquiète le plus là tout de suite..., c'est que nous ne nous sommes pas protégés cette nuit... murmurais-je, honteuse.

— Tu ne prends plus la pilule ? S'inquiéta-t-elle.

— Si, je la prends pour régulariser mon cycle. Tu le sais, ça. Mais j'ai tellement entendu de gens : dire qu'ils avaient attrapé des maladies en voyageant, car ils ne s'étaient pas protégés.

— Pourquoi te torturer autant à ce sujet ? Il n'est pas d'ici et c'est l'ami du frère de Rose alors s'il avait eu quoi que ce soit, Jasper n'aurait pas laissé les choses, allez aussi loin.

— Oui, tu as sûrement raison. Mais il ne faudrait pas que ça se reproduise, tu comprends ? Je n'étais pas venue ici pour cela. J'ai peur de me faire du mal et de souffrir encore une fois.

— Pourquoi voir tout en noir ? Profites au lieu de fuir sans cesse l'amour et le plaisir Bella ! Tu n'as pas pensé que cela pourrait te faire du bien et non te nuire ou te faire souffrir ? Tu prends ce qu'il te donne et tu fais la même chose en laissant les choses se faire d'elle-même, car si elles doivent se faire elles se feront...

— Je sais que tu vis constamment avec tes peurs, mais il faut apprendre à vivre avec et les gérer de temps en temps. Arrêtes de les laisser guider tes actes ! Tu es en vacances, sur une ile paradisiaque, pourquoi ne pas simplement faire sortir celle qui sommeille en toi, la vraie Bella qui ne demande que ça comme hier soir? Ajouta-t-elle.

— Je le sais bien Alice, mais... normalement, pour moi du moins, coucher avec un homme c'est une sorte d'engagement, c'est sérieux et c'est lorsqu'il y a des sentiments. Ça ne doit pas être qu'une simple question d'attraction, d'attirance ou de désir, car ça ne mène qu'à de la baise sans espoir d'un lendemain et je ne veux pas d'histoire d'une nuit tu comprends et je ne sais même pas si je suis prête à m'engager davantage en fait je suis totalement perdue et j'ai peur !

— Tu sais l'attraction, l'attirance et le désir sont des sentiments aussi, qui à la suite d'une baise comme tu dis... peuvent devenir plus intenses. Edward et toi aviez surement dû ressentir certaines choses pour que ça puisse être magique, ce n'était certainement pas que de la baise si votre rapport était si intense. La vie réserve des surprises, il faut savoir ce laisser-aller, mais si tu n'essaies pas à cause de tes peurs tu peux passer à côté de quelque chose d'extraordinaire.

— Hum... répondis-je tout simplement en regardant par la fenêtre. Repensant à Edward seul dans son lit.

— Je vois et je sens que tu le désires et que tout ton être semble être attiré vers lui, une partie de toi lutte encore contre ce fait, mais tu en as besoin pourquoi t'en priver ? Tu dis te sentir réellement vivante dans ses bras, d'être belle, désirable, pourquoi nier et tout balayer de la main par crainte de souffrir ? Dis-moi ce qui t'a rendu aussi méfiante et craintive et pourquoi tu as mal comme ça?

— Ca m'est encore douloureux d'en parler, tu sais.

Ma sœur se leva, vint se placer derrière moi sur le lit et me prit par les épaules. J'étais dos à elle, elle me fit accoter ma tête au creux de son cou, comme maman faisait avec nous étant jeune pour nous consoler.

— Je sais, mais si tu veux passer un cap dans ta vie et avancer de l'avant il faudra bien un jour faire face à ton passé aussi douloureux soit-il ! M'expliqua ma sœur avec sérieux et compassion.

C'est ma sœur après tout ! Qui de mieux qu'elle pourrait me comprendre et en plus elle-même vivait cela actuellement.

— Comment t'expliquer... depuis que je suis arrivée à Seattle je n'ai pas rencontré beaucoup de monde. Un jour, j'ai rencontré Jacob, dans la petite librairie où je travaillais, tu te souviens de cet endroit ?

Elle me fit un signe de tête dans l'affirmative se rappelant parfaitement.

— Il était venu chercher un livre pour ses études. Nous avons parlé et nous sommes devenus amis. Il m'a fait découvrir bien des choses... les sorties, les beuveries, comment s'amuser et profiter entièrement de la vie. Il a tentait de me présenter des potes, mais je n'étais pas intéressée par eux. Nous étions souvent ensemble. Avec sa beauté, il était constamment demandé par le sexe opposé. Sachant qu'il avait de l'expérience dans ce domaine, j'ai réussi à le convaincre de me déflorer. Au début il était contre, mais avec toutes mes caresses et ma détermination il a fini par céder.

Je pris une profonde respiration... le pire s'en venait.

— Nous avons tellement aimé ça que nous avons réitéré l'expérience à plusieurs reprises. Nous nous faisions du bien l'un et l'autre même si l'amour n'était pas présent dans nos ébats seul l'amitié demeurait. Lui, s'étant toujours protégé avec ces partenaires et moi prenant la pilule et étant vierge, les risques de maladie étaient quasi nuls. Mais... un jour, je me suis retrouvée à ta place dans cette salle d'examen, il y a un an.

— Tu veux dire que tu es tombée enceinte ? Me demanda ma sœur avec une lueur dans l'œil de mi-compréhension, mi-désolation.

— Oui... soufflais-je douloureusement.

— Il ne mettait pas de protection avec toi ? S'étonna-t-elle.

— Non, je prenais la pilule. Dis-je simplement.

— Mais la pilule n'est pas sûre à 100% malheureusement ... c'est d'ailleurs pour ça que Mike prenait le condom, malgré tout. Donc à ce que je peux constater toi tu as pris la décision inverse. Ça ne dû pas avoir été facile au contraire... l'acceptation et l'expérience d'un I.V.G, je comprends mieux d'où provient la source de ta souffrance ! Murmura ma sœur la voix brisée à la fin de sa phrase.

J'émis un profond soupir, toujours accotée contre l'épaule de ma sœur.

— Comment être sûre quand on n'a que 17½ ans, presque 18 qu'on prend la bonne décision ? Jacob aurait bien aimé que je le garde. Moi, non. J'étais et je suis encore trop jeune pour vivre cette expérience. J'ai mes études et je n'ai pas fini de découvrir et profiter des possibilités que m'offre ma jeunesse avant de fonder une famille. Et puis... Jacob a beau être super gentil, charmant, intelligent, il est comme un frère pour moi, je ne l'aime pas enfin pas d'amour. Surtout que Jake a pour ambition d'être avocat, je ne pouvais pas lui faire ça et lui faire arrêter ses études pour cet enfant à venir même si c'est lui qui l'avait voulu. Pour l'élever, ça prend de l'argent, on n'aurait pas pu y arriver.

Je sentis Alice faire un signe de tête sans piper mot alors je tournais légèrement mon visage pour voir le sien, ma sœur avait les larmes aux yeux et semblait touchée par mon histoire.

— Je sais pertinemment que Jake a développé de l'amour à mon égard, que je lui fais du mal à chaque fois que je dis que c'est mon meilleur ami et qu'il ne se passera jamais rien entre nous vis-à-vis des autres quand on vient à parler sur notre amitié a Jake et moi. Mais tu comprends, je ne peux pas lui dire ce qu'il voudrait entendre... et je me sens coupable de le faire souffrir comme ça. Donc pour moi souffrir ou faire souffrir, je ne veux plus et je n'en ai pas envie.

— Je comprends d'où proviennent tes peurs et tes craintes sœurette je le conçois, c'est légitime mais si tu ne passes pas au-dessus, que tu ne reprends pas confiance en toi, dis-moi quand sera-tu heureuse ? Car je le vois chaque jour depuis que je suis chez toi, que tu ne l'es pas.

— Tu t'empêches de vivre avec toutes ces barrières que tu t'ais mise autour de toi et tu es comme un fauve en cage qui attend désespérément la personne qui voudra avoir la bonté d'âme pour le libérer et lui faire goûter les joies de la vie ! Ce que tu as fait cette nuit n'est pas une erreur, l'erreur c'est la vitesse à laquelle tu t'es abandonné tu aurais dû simplement procéder par étape et c'est pour ça que toutes tes peurs se sont réveillées, mais si tu décides de te prendre en main et d'y aller à ton rythme en imposant des limites si tu expliques à Edward que par rapport à ton passé cela est nécessaire, il sera à quoi s'en tenir et toi aussi donc pas de complication...

— Des limites que veux-tu dire ? Demandais-je intéressée.

— Ce que tu es prête à faire ou non, et ce que tu veux ou ne veux pas ! Procèdes par étape et laisses faire les choses ! Si tu ne veux pas d'une relation d'un soir avec lui très bien alors arranges-toi pour qu'il y ait un autre soir... si tu ne veux pas d'une relation a long terme, ok tant pis profites du temps qu'il y a sans penser au lendemain. Si tu veux dicter les règles de cette histoire vas-y... tu fais selon ce que toi tu veux et selon tes besoins et s'il veut vraiment vivre quelque chose avec toi il acceptera... si tu veux qu'il te soit fidèle le temps de votre histoire exiges-le...

— Mais je ne sais pas encore ce que je veux réellement, je n'ai même pas eu le temps d'y réfléchir et puis y a tellement de choses et de questions qui rentrent en jeu pour me décider, Alice... mon corps s'enflamme lorsqu'il est près de moi, il le désire ardemment. Je n'ai plus ma tête et mes sens s'affolent dès que nous sommes dans la même pièce. Toi qui me connais plus que quiconque et en qui j'ai totalement confiance tu veux bien m'aider? Osais-je lui demander ?

— Mais bien sûr ! Il te suffit seulement de te laisser un peu aller, mais pas au dessus de tes limites et par étapes. Je vais être là pour te guider, me dit-elle en me regardant puis me fis un clin d'œil. Commences par bien réfléchir à ce que tu souhaites vraiment, penses à ce que tu as ressenti avec lui. Es-tu prête à laisser passer ça ?

— Attends, STOP ! Trop de choses, trop de questions, trop d'émotions... m'exclamais-je perdue dans ce sac de nœuds.

— De questions ? Dis-moi quel genre de questions te vienne ? Me poussa Alice.

— Je ne sais pas trop en fait, je ne sais plus. Cela fait beaucoup à penser... je trouve. Lorsque je suis à ses côtés, il me semble si facile de m'abandonner, de devenir celle que je suis, sans limites, au-delà de moi-même et c'est cela qui me fait peur ! Je ne regrette pas cette nuit mais le fait d'avoir été trop vite et il va peut-être penser que je suis une fille facile... murmurais-je. Mais... mais il m'est impossible de regretter tout ce qu'il s'est passé entre nous c'était tellement fort et intense. Ajoutais-je en regardant le soleil se lever par la fenêtre de ma chambre.

Certains événements me revinrent en tête et un sourire pointa sur mes lèvres.

— Déjà le fait de ne pas tout regretter c'est déjà un bon départ. Réfléchis aujourd'hui, essaies de ne pas le croiser et tu y verras sûrement plus clair. Va dormir ça aussi ça t'aidera à mieux réfléchir, me dit-elle en se levant pour se diriger vers la porte. Je serai là tout à l'heure si t'as besoin. Je vais me reposer et tu devrais faire de même, me dit-elle avec un clin d'œil et avec un sourire réconfortant.

— Merci pour tout Alice ! Contente que tu sois venue avec nous, lui dis-je avec un demi-sourire aux lèvres. Pendant que j'y pense... Rose, va se demander où nous sommes passées ?

— On aura qu'à juste dire qu'on était ensemble et qu'on est parties se promener, me répondit-elle en riant. Elle n'a pas besoin de tout savoir tout de suite ! Dit-elle.

— Non... effectivement, tu as raison, à ce que je peux voir elle n'a pas eu Emmet hier soir ? Dis-je avec un faux air désolé.

— Vrai, mais ça ne serait tarder, me dit-elle avec un sourire en coin et un clin d'œil.

— Oh ! Dis-je en éclatant de rire. Tu reviens me voir à ton réveil ? Je vais avoir besoin de ma sœur pour m'attacher, je crois.

— Oui je serai là promis, me répondit-elle en s'esclaffant.

— Merci Lice, je t'aime, dis-je me le levant du lit et m'approchais d'elle pour lui faire un câlin. Et toi, promets-moi de garder au chaud mon neveu ou ma nièce. Pas trop de folies et de bêtises, tu as déjà failli le perdre.

Je l'embrassais sur le front et nous dirigeais vers la porte pour qu'elle aille dormir à son tour.

— Moi aussi je t'aime Bell's, me dit-elle en me rendant mon câlin. Je te promets de faire attention ! D'ailleurs, tu pourras assister à l'accouchement si tu le désires et je risque d'avoir besoin de toi. Me dit-elle stressée, mais souriante.

— Oh ! Oui, Merci Lice ! Lui dis-je heureuse et fière d'entendre cela. En attendant, la maman doit aller se coucher, dis-je en ouvrant la porte pour la laisser sortir.

— Ça sera un énorme soulagement de t'avoir à mes côtés ce jour-là et je suis heureuse que tu acceptes.

Je lui fis un sourire radieux, puis elle quitta la chambre en refermant la porte derrière elle. Je pris soin de la verrouiller cette fois-ci. Je me dirigeais vers mon lit en me déshabillant tout en faisant tomber mon linge par terre sur le chemin menant à mon lit, ne me restait plus que mon shorty de dentelle rouge.

Je m'engouffrais dans les draps de coton égyptien, déposais ma tête sur l'oreiller tout en pensant à ce « Casanova » comme Jasper l'avait si bien nommé. Ce fut avec des sentiments contradictoires de joie et de peur que je m'endormis alors que le soleil pointait déjà au-dessus de la mer.

Mon réveil fut brutal. On aurait juré que je venais tout juste de fermer les yeux, alors que j'entendais tambouriner à ma porte ainsi que mon téléphone portable sonner. La chanson Tik Tok de Keisha résonnait dans toute la chambre. Merci les filles, pensais-je sarcastique et irritée.

Je trouvais rapidement un t-shirt simple et un short que j'enfilais rapidement avant d'ouvrir la porte. Ne m'étant pas démaquillée, ni coiffée je ne devais pas être très jolie à voir. Ne prenant pas le temps de me regarder dans la glace, j'allais ouvrir, je souhaitais sincèrement que cela soit ma sœur et/ou Rosalie.

— Enfin, ce n'était pas trop tôt. Je commençais à m'inquiéter, me dit Alice.

— Merde, mais c'est quoi ce réveil ? Je ne t'ai pas jamais demandé de me réveiller de la sorte ! M'énervais-je après Alice.

— Désolée, Jazz te cherchait et je pensais que tu préférerais être réveillée par mes soins plutôt qu'être prise à la dépourvu au réveil par lui. Me dit-elle avec un sourire moqueur.

Lorsque je me rendis compte effectivement que ma sœur n'était pas seule, mais bien avec le frère de Rosalie, je perdis mon sourire. Je venais de me faire prendre à râler après ma sœur et laide au point de faire peur au réveil. Je me dirigeais rapidement vers la glace de la chambre et passais mon index sous mes yeux pour faire disparaître le mascara qui avait coulé durant mon sommeil. Puis j'essayais d'aplanir mes cheveux alors qu'Alice et Jasper entraient dans la pièce.

— Hey, as-tu vu Edward ? Il te cherchait ce matin. Quand j'ai voulu lui parler il m'a carrément envoyé chier, tu sais, pourquoi ? Me demanda Jasper anxieux.

— Euh... la dernière fois que je l'ai vu, il dormait, et le soleil se levait, dis-je rouge de honte.

Mon cœur battait à tout rompre. Savoir qu'il me cherchait et avait envoyé balader son meilleur ami, n'annonçait rien bon. Je n'aimais pas ça, en fait, oui et non. Oui parce qu'il tenait à moi, enfin je crois et non, car que je n'ai pas eu le temps de réfléchir à ce que je pourrais lui dire, moi ! Je me levais.

— Il cherchait ta chambre, je ne sais pas s'il a eu le numéro, mais je suis tombé sur Alice qui m'a emmenée à toi... il n'avait pas l'air de bonne humeur et semblait très énervé...

— Je crois savoir pourquoi, dis-je d'une petite voix en évitant son regard, tout en cherchant désespérément le soutien de ma sœur.

— Jazz, je sais que c'est ton meilleur pote, mais là ça ne nous regarde pas... on va le laisser se calmer un peu et Bella ira lui parler un peu plus tard. Dit Alice à Jasper se portant à mon secours.

— Merci Alice, mais il a le droit de savoir pourquoi Edward est en colère ou déçu, me ravisais-je finalement.

— C'est comme tu veux, mais si t'n'as pas envie d'en parler tu as le droit. Me dit-elle malgré tout, me soutenant.

Je lui fis un léger sourire en guise de remerciement.

— Edward doit me chercher puisqu'après ... et bien, après avoir fait... enfin, tu vois, quoi... Je me suis endormie sur son torse et lorsque je me suis réveillée à l'aurore, je venais de réaliser ce que j'avais fait. Ce n'est pas dans mes habitudes de coucher avec un inconnu à la 1re rencontre. Donc, j'ai pris peur et suis partie comme une voleuse. Sans aucun mot, rien. Dis-je en me regardant dans la glace.

M'entendre dire cela devant mon reflet me dégoûtait. Lorsque l'on y repense, cela ne se faisait pas, surtout que nous étions dans le même hôtel.

— Je comprends, ce n'est d'ailleurs plus dans les habitudes d'Edward ce genre de chose, avant oui, mais depuis notre arrivée il nous a dit qu'il n'avait plus besoin de ce genre de divertissement, me dit Jasper.

— Oh, il doit penser que je ne voulais que du sexe pour être partie ensuite. Merde !

— Je ne dirais pas ça, mais je crois que ça l'a bouleversé de ne plus t'avoir près de lui à son réveil. Me dit-il compatissant

— Je me sens perdue par rapport à la situation. Vous n'êtes ici qu'en vacances et à la fin c'est terminé, il y a de fortes chances pour que l'on ne se revoit plus jamais malgré le fait que tu sois le frère de Rose.

— Nous sommes de la même ville Bella ! Bon en fait dans la même ville, mais à l'opposé de vous. Déclara Jasper avec un clin d'œil et un énorme sourire.

— Quoi ? M'écriais-je. Vous êtes de Seattle ?

— Eh oui ! Me répondit Jasper en éclatant de rire devant ma réaction et surement mon expression.

— Hein...? Et je t'ai jamais vu pfft je ne sortais pas assez, moi ! ajouta Alice.

— Alice, tu ne sortais jamais, seuls les défilés et le shopping te font sortir.

— Oh, ce n'est pas tout à fait exact, mais bon c'est vrai que je sortais plus pour un défilé ou pour faire du shopping qu'autre chose. Lui dit ma sœur en me tirant la langue.

— Jasper... tu es un gars, peut-être ne comprendras-tu pas, mais j'ose espérer que si. Les relations d'un soir ou une amourette de vacances ne m'intéresse pas. Je ne savais pas pour votre lieu de résidence. Ça change bien des choses, mais je ne sais pas ce que Edward veut réellement, dis-je en soufflant, tout en m'asseyant sur le pied de mon lit défait.

— Il disait hier matin qu'il cherchait plus qu'un plan cul, qu'il était temps pour lui de construire une relation stable et à long terme, mais avec quelqu'un de spécial et qu'il ne voulait plus coucher juste pour l'histoire d'une nuit... me dit-il mal à l'aise.

— Oh... mais ne sachant pas d'où je venais, c'était un peu difficile pour parler de stabilité ou de long terme. J'aurais pu venir du Canada ou de Phoenix.

— Excuses-moi de la façon dont je vais te le dire... mais si tu n'étais pas partie aussi vite peut-être qu'il t'en aurait dit un peu plus sur lui... ses intensions, ses attentes et ce qu'il pouvait ressentir, mais tu ne lui en as pas laissé l'occasion...

Suite à ce que Jasper venait de me dire, je me sentais mal j'étais fautive. Je n'avais pensé qu'à moi, cherchant à fuir pour me préserver de la potentielle souffrance que j'aurais pu ressentir sans même avoir pensé à lui.

Je me laissais tomber à la renverse sur le lit. Qu'avais-je encore fait? J'allais devoir lui parler... mais la peur m'envahit.

— Et s'il ne voulait plus entendre parler de moi ? Demandais-je tout haut, faisant étalage de mes pensées.

— La seule manière de le savoir, c'est de lui parler, de t'expliquer, me dit-il.

— Il a raison Bella, me dit Alice en venant me rejoindre sur mon lit.

— Oui je sais, mais mon soucis c'est de trouver le courage nécessaire pour le faire ce qui dans mon cas est difficile, leur dis-je telle une enfant qui n'avait pas confiance en elle.

— Tu en es capable tu l'as fait avec moi hier, ce n'est pas facile certes, mais une fois que ça sera fait tu ne regretteras d'être débarrassé de cette corvée, car tu ne resteras pas avec ce sentiment d'inachevé. Me dit Alice compatissante.

— Mais toi, tu es ma sœur ce n'est pas la même chose, c'est facile de tout te dire, lui je le connais à peine. Je vais devoir réfléchir à tout cela, dis-je en fermant mes yeux. Si vous ne me voyez pas beaucoup aujourd'hui, ne vous en faites pas pour moi.

— Je sais que c'est plus facile avec moi, mais je veux que tu fasses preuve de courage, que tu te prouves à toi-même que tu en ais capable si tu le veux réellement et dans toutes les situations. Tu as la journée pour réfléchir profites-en. Me dit ma sœur en me prenant dans ses bras.

— Ouais, merci, lui dis-je en lui rendant son câlin.

— Jasper, si tu vois Edward, fais-lui savoir que je suis sincèrement désolée, mais que je dois réfléchir à tout ça. Ne cours pas après lui ! Lui demandais-je d'une voix timide.

— D'accord, je lui dirai. Me dit Jasper d'un air compatissant.

— Merci, maintenant je crois que je vais devoir sérieusement réfléchir, je n'ai plus tellement le choix ! M'exclamais-je.

Je me relevais du lit et invitais gentiment ma sœur et Jasper à me laisser seule.

Après le départ de ma sœur et de Jasper, je passais le plus clair de la journée, enfermée dans ma chambre. Les deux seules fois où j'avais mis le nez hors de cette pièce, ce fût pour aller me faire masser et aller faire quelques brasses à la piscine de l'hôtel. Plusieurs hommes me dévisageaient avec envie, mais moi ils me répugnaient tous. J'avais déjà un problème à régler, je n'étais pas obligée d'en rajouter un supplémentaire.

Vers 19h, je descendis à la salle à manger pour aller dîner avec les filles. Rose était contente de me voir, elle s'inquiétait pour moi. Durant tout le repas, j'entendis des Emmett par-ci et des Jasper par-là… Quand ce n'était pas l'une, c'était l'autre. Par contre, Rose grimaçait lorsqu'Alice gratifiait d'éloges son frère. Ce fût le seul moment qui me fit rigoler de tout le repas.

Lorsque je quittais la table leur disant ne pas me sentir bien, Alice me sourit comme si elle savait déjà ce que je m'apprêtais à faire. Rose pour sa part chercha des comprimés pour mon mal imaginaire. Je refusais poliment et me dirigeais à ma chambre.

La nuit était tombée, j'avais pas mal réfléchi. Je devais le faire. Du moins, pour mon bien-être personnel, pour lui et pour la suite des événements. J'avais écrit un mémo sur lequel j'avais gribouillé :

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Désolée d'être partie.

J'ai à te parler.

Je suis sur la plage.

Isabella.

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Je me rendis à sa chambre discrètement, sans faire de bruit. Je glissais le mémo sous la porte puis partis rapidement sur la plage, il ne me restait qu'à savoir s'il allait venir ou non. En arrivant sur la plage, je me dirigeais vers le bord de la mer. J'enlevais mes sandales puis marchais pieds nus, sur le sable mouillé par l'eau qui venait s'échouer sur la grève. Le sable encore chaud me réchauffait les pieds. Je voyais très bien autour de moi en cette nuit de pleine lune, cela m'aida à apaiser ma peur d'être seule dans le noir.

Le ciel étant dégagé, il n'y avait que la lune et les étoiles qui veillaient sur moi. Je fis le vœu qu'Edward vienne et me pardonne. Malgré qu'il n'y ait pas d'étoile filante ce soir-là, je souhaitais fortement que mon vœu se réalise.

Quelques instants après avoir formulé mon désir à travers mon vœu, je ne pourrais dire combien de temps exactement puisque je n'avais pas de montre sur moi, en me retournant pour regarder en direction de l'hôtel, je vis une silhouette qui me semblait familière s'amenant sur la plage.

J'aurais pu le reconnaître entre mille hommes.

C'était lui.


Voilà les filles un autre chapitre.

Nous espérons que vous ayez apprécié.

SVP Laissez nous votre avis.

Jess et Lililoo

Bisous!