Salut les filles!
Voilà le nouveau chapitre que nous vous avions promis
Nous espérons sincèrement que vous appréciez. :)
Merci à celles qui ont laissé des commentaires !
Bonne lecture!
Chapitre 4
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PDV Edward
La nuit que j'avais passée avec Isabella avait été en tout point magique. Jamais je ne m'étais senti aussi vivant et aussi heureux.
Dans ma vie, aucune des femmes que j'avais pu connaitre n'avaient réussi à faire naitre autant d'émotions et de sensations inédites pour moi dans une nuit.
Je me sentais en parfaite symbiose avec cette femme.
L'acte en lui-même avait été divin mais nos êtres entiers avaient été connectés comme si nous n'avions formé qu'un seul individu, en parfaite osmose.
Isabella avait été la seule femme avec qui je m'étais totalement abandonné.
Nos corps réagissaient comme s'ils étaient faits l'un pour l'autre, mon cœur me hurlait de la garder et tout mon être semblait la connaitre depuis toujours.
Pour la première fois de ma vie, je m'étais endormi avec une femme dans mes bras pourtant ce geste avait été tellement naturel avec elle…
En plus de l'attirance physique que j'éprouvais pour cette déesse, les émotions ne cessaient de m'assaillir et tout mon être savait que j'avais trouvé la personne spéciale, la perle rare et ce n'était pas que sexuel, c'était également cérébral.
Je me demandais depuis toujours si le coup de foudre et les âmes-sœurs existaient mais là je ne pouvais que l'admettre, car il me semble bien que c'est ce que je vivais.
Même endormi, mon subconscient travaillait, mon être tout entier avait tout mémorisé de la divine créature dans mes bras partant de la douce chaleur que dégageait son corps, la texture de sa peau sous mes doigts à son gout sur ma langue.
À ces souvenirs qui revenaient en rafale dans ma tête, ma virilité s'enflamma et se réveilla rapidement.
Mais je commençais à sentir un malaise car subitement un vide immense se créait dans mon cœur, je me sentais déserté alors machinalement je me retournais afin de récupérer mon trésor, ma source de bonheur, mon paradis personnel mais à la place où elle était censée se trouver, le vide avait pris résidence.
Intrigué et soupçonneux je passais ma main, mes yeux toujours clos et mon esprit encore embrumé, à sa place la chaleur de son corps avait déserté laissant place à la fraicheur de la nuit.
À présent j'étais réveillé et je décidais d'ouvrir mes yeux lentement lorsque le bruit de la porte qu'on refermait doucement me sortit brusquement de mon état léthargique et rempli de bonheur laissant place à la réalité…
Je balayais des yeux l'ensemble de ma chambre à la recherche de ma muse mais rien, plus de trace d'elle ou de ses vêtements.
Je me sentais con là ! Isabella avait renversé la vapeur car dans mon ancien mode de vie c'est moi qui serais parti sans bruit.
Paniqué à cette idée, je m'assis rapidement dans mon lit à la recherche de mon boxer, une fois repéré je l'enfilais à la hâte pour me précipiter sur la porte afin de tenter de la retenir.
Lorsque j'ouvris la porte je ne passais que l'encolure regardant de gauche à droite mais cet acte désespéré était inutile, elle devait déjà être loin.
Ne comprenant pas sa fuite inexpliquée, je retournais à l'intérieur et d'un coup je sentais plein de sentiments m'assaillir de part et d'autre dans tout mon être
Les principaux étaient « la colère » et « la déception ».
Le premier car je me sentais insulté par son comportement inapproprié.
Et le second c'était pour le sentiment d'abandon qu'elle laissait derrière elle alors que je souhaitais être un homme différent avec Isabella, de celui que j'avais pu être par le passé.
Sans réfléchir ni même penser à mes voisins, d'un geste vif de la main je claquais violemment la porte faisant trembler les murs par la même occasion.
Essayant de me calmer je me mis à chercher si elle ne m'avait pas laissé au moins une note m'expliquant sa fuite mais rien, rien du tout !
Je me sentais réellement insulté pas son comportement, elle n'avait même pas eu la décence de me laisser une note pour justifier son geste, ni numéro de téléphone, ni son numéro de chambre ni même un indice qui pourrait dire qu'elle voulait que je la recherche.
J'avais l'impression d'avoir été utilisé, de n'avoir été qu'un jouet d'une nuit et ce qui me faisait encore plus mal c'était ce putain de réveil seul et le vide qu'elle avait laissé en partant précipitamment.
Fallait vraiment que ça tombe sur moi ?
La seule fois où je voulais essayer de construire quelque chose avec une femme, il fallait que ce soit elle qui joue le rôle habituel que j'avais dans le passé.
Pourtant j'avais tous fait pour qu'elle ressente à quel point elle était spéciale pour moi. Je me suis montré doux, tendre, attentionné et passionné, je l'avais même prise dans mes bras dans un élan de tendresse pour qu'elle puisse s'y endormir mais merde à la fin qu'est-ce que j'avais pu faire de travers pour en arriver là ? Pourquoi était-elle partie ? Regrettait-elle notre nuit ? L'avais-je blessé sans le vouloir ?
Arrgghh ! Tant de questions mais aucune réponse. Pourquoi m'avait-elle refusé une chance de la courtiser ?
Je regardais l'heure, pff ! 5h du matin ! Il était donc trop tôt pour partir à sa recherche.
Je passais rageusement ma main dans mes cheveux puis fis quelques allées et venues dans la pièce pour tenter de me calmer afin de réfléchir posément mais rien n'y fit.
Finalement, je m'effondrais sur mon lit perdu, blessé et en colère.
Avec toute la volonté du monde, je ne pus me rendormir, mon cœur, mon esprit et tout mon être étaient encore avec elle.
Je regardais le plafond de ma chambre en inspirant et expirant longuement et bruyamment pour me calmer mais là encore cette tentative fut vaine.
Je voyais chaque seconde de chaque minute de chaque heure passait à une extrême lenteur. L'attente me rendait complètement dingue !
J'avais réellement besoin de ce face à face avec Isabella pour comprendre ce qui s'était passé et pour la convaincre de me laisser ma chance. Après 3 longues heures de torture mentale, je tournais ma tête vers la fenêtre et vis le soleil.
C'était l'heure des explications, une seule ombre au tableau je n'avais pas le numéro de sa chambre et je ne me souvenais plus de son nom tellement la colère m'empêchait de réfléchir intelligemment.
M'habillant rapidement après avoir pris une bonne douche, je sortais précipitamment de ma chambre.
Je regardais de droite à gauche me demandant par où commencer !
Je me décidais pour la gauche en priant mentalement que la chance soit de mon côté et que je tombe sur elle.
Je marchais au hasard comme un con ne sachant même pas où chercher avec la colère qui s'insinuait de plus en plus en moi, embrouillant ma capacité de penser correctement et ma logique. C'était très déstabilisant, jamais je n'avais été dans un tel état.
Au bout d'une dizaine de minutes, je me retrouvais face à face avec mon ami Jazz.
Il s'arrêtait devant moi, me fixant, machinalement mon pied battait la même mesure que mon impatience.
Me regardant toujours avec un sourire débile, je me décidais à prendre la parole :
— Hey tu ne sais pas où se trouve Isabella, sa sœur ou la tienne par hasard ?
J'avais quasiment aboyé après lui et je suis sûr qu'en y regardant de plus prés, on aurait pu voir sortir de la fumée par mes narines dilatées par la colère mais au lieu de répondre à ma question, ce con fit l'erreur de rire face à la tête que je tirais.
— Hey ben mec ta nuit a dû être très mouvementée mais le réveil n'a pas du être facile si je me fis à ta tête !
En continuant de me fixer, j'étais sûr qu'il avait décrypté, à ma tête, toutes mes pensées. Ma réponse fut brève, tranchante et directe:
— Va te faire foutre Jazz !
D'un pas vif et rapide je m'étais éloigné, Jasper était resté là, les yeux ronds et la bouche grande ouverte surement choqué par ma réaction.
Je continuais de marcher dans l'espoir de la trouver mais sans résultat, à bout de nerfs je préférais laisser tomber pour le moment dans le but de décolérer.
Pour ça, je connaissais le remède. Alors je décidais de regagner la plage pour décompresser et réfléchir à toute cette histoire.
À cette heure-ci, la plage était encore déserte, rien ne jonchait le sable blanc qui s'étendait sur des kilomètres.
Je ne savais plus depuis combien de temps je marchais sans but et sans savoir où j'allais mais la sensation du sable chaud entre mes orteils et le soleil sur mon visage commençaient doucement à m'apaiser.
Je me trouvais près des côtes rocheuses de la plage, totalement absorbé par le paysage et le bruit du ressac.
Un bruit sourd couvrait le son ambiant m'entourant, on aurait dit de l'eau qui tombait en grande quantité ?
Intriqué et curieux de nature je me dirigeais vers la source d'où provenait le bruit en m'avançant. Je tendais l'oreille cela venait des côtes rocheuses alors j'entrepris de grimper et chercher sa provenance.
Au bout d'un petit moment, je tombais sur une petite crique souterraine entre les rochers, je descendais et WOW !
Le diaporama était tout simplement digne d'un rêve, c'était indescriptible et j'avais même cru mettre endormi sur la plage mais en fait non je crois que même un rêve n'aurait pas pu lui rendre justice !
Jamais dans ma vie je n'avais vu pareille merveille, je n'avais rien vu de comparable à ce paysage féerique.
En hauteur, les rochers laissaient dégueuler un geyser d'eau salée limpide, celui-ci venait se jeter dans une étendue d'eau turquoise de taille moyenne donnant ainsi pour mon plus grand bonheur, un bassin improvisé.
Le soleil s'infiltrait entre les rochers venant directement taper sur le sable blanc d'une finesse et d'une douceur à en couper le souffle qui entourait ce bassin et étonnamment la végétation avait su trouver sa place dans le paysage.
Je venais de trouver mon petit coin de paradis privé, super ici je pourrais aisément et tranquillement réfléchir !
Je retirais mon chandail et seulement vêtu de mon short je m'avançais dans l'eau turquoise.
Elle était tiède et une odeur marine s'en dégageait, le calme de l'endroit était relaxant et apaisant.
Le bruit de la chute et la brise tapant sur la roche m'enveloppa et me calma, j'avançais toujours, l'eau n'était pas très profonde vers le bord mais plus que je marchais et plus l'eau montait.
Bientôt l'eau m'arrivait aux épaules alors avec l'aide de mes pieds je me propulsais vers l'avant et fit quelques brasses.
C'était simplement magique, la colère s'était atténuée, assez pour parler posément avec Isabella. Je me mettais sur le dos pour faire la planche et me laisser doucement bercer par le faible courant.
Me laissant flotter, je me remémorais le soir qui avait chamboulée ma vie à tout jamais, ne me laissant que des remords et de la culpabilité face à mes actes dépourvus d'humanité.
Le soir qui avait ébranlé ma vision des choses et mon mode de vie tout entier. Ce fameux soir également qui m'avait fait changer d'attitude vis-à-vis de la gente féminine, celui qui m'avait remis sur les rails et sur le chemin de la droiture.
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Flashback :
À l'époque, en fait il y a de ça 1 an plus exactement, j'étais un adepte des soirées branchées, de l'alcool et du sexe.
Avec les potes, on sortait souvent pour danser, boire et surtout pour chasser les belles femmes. On avait créé un code de conduite : On devait coucher avec une belle femme, qu'une seule fois, juste une nuit et ne pas laisser place aux sentiments.
Un soir comme à l'accoutumée, j'avais trop bu et j'avais repéré une très jolie jeune femme vraiment à mon goût. Elle aussi était éméchée alors après avoir dansé une partie de la nuit, ce qui devait se passer, se passa…
Je n'avais pas pu m'en empêcher et j'avais rajouté cette jeune femme à mon tableau de chasse, une de plus !
Après avoir couché sauvagement avec elle, une fois mon affaire finie, comme un gros dégueulasse je m'étais rhabillé et je prenais congé de la demoiselle à mes côtés qui dormait paisiblement, ne comptant pas donner suite à nos ébats de la nuit, ni même laisser une trace de mon passage avec une note.
Je partais donc comme un voleur en la laissant seule dans son lit mais la demoiselle s'était réveillée pour s'élancer à ma poursuite, vraiment furieuse par ce que je m'apprêtais à faire !
Elle s'était enroulée dans une robe de chambre à la va-vite.
Je n'avais pas les idées tout à fait claires à cause de l'alcool encore présent dans mon organisme.
Comme à mon habitude, j'avais simplement décidé d'ignorer les supplications de mes maitresses d'une nuit.
Je traversais la rue en titubant de temps en temps et me rendais aussi rapidement que je le pouvais à ma voiture afin d'esquiver ma poursuivante.
Je prenais place derrière le volant et tentais tant bien que mal de mettre le contact.
Elle était toujours sur mes talons, elle frappait à ma fenêtre mais je faisais comme si je ne la voyais pas.
Furibonde, elle contournait la voiture et quand je réussissais à démarrer elle ouvrait la portière à la volée prenant place sur le siège passager afin de pouvoir me raisonner et d'arriver à me parler.
Désespérée, elle me balançait des "je t'aime" pour ensuite me crier que j'étais dégueulasse et cruel d'agir de la sorte avec elle et qu'elle n'était pas une salope que je ne pouvais pas la traiter comme telle !
Que je ne pouvais décemment pas lui faire l'amour pour l'abandonner comme une malpropre ensuite !
Malheureusement pour elle c'était mon mode de vie et pour moi elle n'était qu'un coup d'un soir, un trophée supplémentaire pour mon palmarès !
Alors ses supplications et ses états d'âmes, je m'en contrecarrais hachis menu.
Furieux et las, je n'avais qu'une hâte, me débarrasser de ce pot de colle afin de regagner mes pénates alors à mon tour, je lui avais crié dessus.
Lui ordonnant méchamment de quitter ma voiture sur-le-champ et lui crachant au visage que cette nuit n'avait rien d'exceptionnel pour moi, qu'elle s'était tout simplement trouvée sur mon chemin à ce moment-là, qu'à part un coup d'un soir, elle ne représentait rien d'autre à mes yeux, qu'à travers mes gestes ou mes paroles il ne fallait pas chercher la trace d'amour car il n'y en avait absolument pas, que maintenant que j'avais eu ce que je voulais, je n'avais qu'une hâte, c'était de partir et de ne jamais la revoir.
Je m'étais montré d'une extrême cruauté à son égard en me comportant comme un goujat dépourvu de sentiments et de conscience.
Sur ces mots blessants, je l'avais fait descendre de ma voiture, elle était en pleurs, sa poitrine secouée par de lourds et gros sanglots mais je m'en fichais.
De là, j'avais détalé sans même un dernier regard pour sa personne.
Le lendemain matin, lorsque j'avais mis les informations télévisées, ceux-ci avaient parlé d'une femme qui s'était suicidée en se jetant du 15e étage, tôt ce matin et que personne n'en connaissait la raison.
En montrant les images du bâtiment de la personne concernée, je comprenais instantanément que cette femme n'était nulle autre que celle avec qui j'avais couché et jetée cruellement après, la veille.
Ce fut pour moi un énorme choc qui m'a remis totalement en question et m'a fait longuement réfléchir à ma part de responsabilité de par mon comportement à son encontre qui aurait pu justifier son geste malheureux.
Cette fille, cette soirée n'arrêtait pas de revenir me hanter car avec la façon dont je l'avais traité, j'avais ma part de responsabilité dans sa mort et c'est à ce moment que je me suis juré de ne plus jouer avec les sentiments d'autrui. De là, ma décision de stopper les « ONE SHOT » est venue.
Je me promettais ce jour-là que le jour où je recoucherais avec une femme ça serait pour être sérieux et tenter de m'investir sur du long terme dans une relation de couple même si pour ça je devais attendre de trouver la personne spéciale m'étant destinée : « mon âme sœur ».
Depuis ce jour, je m'y étais tenu en me jetant à corps perdu dans le travail et évitant les soirées alcoolisées.
Fin du flash
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Flottant toujours dans l'eau, je sentais une unique larme quitter mes yeux pour venir mourir au milieu de l'étendue d'eau qui m'entourait alors pour me ressaisir, je décidais de faire un plongeon.
Je sortais de l'eau pour me rhabiller ensuite j'entrepris de regagner ma plage privée et m'y allongeais afin de réfléchir aux mots justes que j'aurais face Isabella pour tenter de la convaincre de nous laisser une chance de construire quelque chose car au plus profond de moi, je sentais que cette Déesse m'était destinée.
Depuis l'incident avec cette fille, les « ONE SHOT » étaient devenus inexistants et les relations stables ne m'avaient jamais intéressés, n'ayant pas trouvé « la personne spéciale ».
Du moins jusqu'à l'arrivée d'Isabella dans ma vie, coucher une seule fois avec elle ne me suffisait pas, j'avais envie de recommencer encore et encore.
Je voulais avoir l'exclusivité de son corps et de son cœur.
Je voulais pouvoir l'aimer de toutes les façons qui existent.
Je voulais pouvoir reprendre possession de tout son être, de ses lèvres, de ses seins, de sa peau, je voulais la goûter à nouveau, la caresser, la serrer dans mes bras avant de m'endormir, je voulais l'avoir toute entière et sans limite de temps.
Je ne connaissais peut-être pas l'endroit, la ville ou même le pays où elle vivait mais peu importe il y a toujours des solutions. Mon corps, mon cœur, ma tête et tout mon être la réclament et l'appellent.
Je ne connaissais toujours pas les raisons qui l'ont poussé à me fuir, mais je voulais la revoir, lui parler, l'écouter et tout partager avec elle.
Je voulais seulement une nouvelle chance de faire les choses correctement avec elle, essayais de lui prouver que nous étions destinés à nous rencontrer et à être ensemble.
Après avoir pris conscience de ce que je voulais, je me relevais, il était temps de rentrer et qui sait peut-être aurait-elle tenté de me joindre...
Quittant mon coin de paradis, je fus surpris de voir la teinte qu'avait pris le ciel, d'un rose orangé, ce qui signifiait que la journée était bien avancée, moi qui pensais n'être parti que quelques heures et bien je m'apercevais que cela avait prit toute la journée.
La fin d'après-midi s'annonçait déjà et m'étant absenté toute la journée, je ne voulais pas que les garçons s'inquiètent donc je rebroussais chemin empruntant la route inverse à ce matin.
En rejoignant ma chambre, je ne croisais personne, ni les garçons, ni les filles et comme il me restait des petites particules de sable sur le corps, je décidais de prendre une douche afin de les éliminer.
Je retirais mon chandail et mon short et après avoir ouvert les robinets, je mis la main pour voir si la température de l'eau me sciait. Je me glissais enfin sous les jets de la douche. Je pris le gel douche, remplissais ma main avec pour ensuite savonner mon torse, mon ventre, mon entre-jambe pour finir par mes jambes et mes pieds.
Après mettre briqué comme un sous neuf, je me rinçais et sortais de la douche. Je prenais la serviette et m'enroulais celle-ci autour des reins. Ensuite, je me dirigeais vers ma commode pour me choisir une camisole et un short, après m'être séché j'enfilais mes vêtements.
Lorsque j'eus fini et que je voyais l'heure, c'était déjà l'heure de souper, mon estomac commençait à crier famine.
Je pris mon porte feuille et mes clés et sortais vite de ma chambre après avoir verrouillé ma porte.
Je me rendais seul au petit restaurant qui n'était pas trop loin de l'hôtel car j'avais vraiment faim, j'aurais facilement pu manger un éléphant tellement j'étais affamé !
Arrivé au restaurant, je consultais la carte des yeux me demandant ce que je pouvais bien prendre. Mon choix s'étais arrêté sur deux plats mais n'arrivant pas à me décider lequel prendre, j'avais donc commandé les deux : une portion de Bandera Dominicana et une portion de sancocho.
Une fois terminé, je quittais les lieux remerciant le chef personnellement pour le festin.
Je me dépêchais de regagner l'hôtel, dans mes pensées je ne faisais même plus attention où je mettais les pieds et c'est comme ça que je rentrais de plein fouet dans mon meilleur ami qui accompagnait Alice.
— Putain Eddy tu ne peux pas faire attention où tu vas ? Rouspéta Jazz.
— Ah wow ! Ça fait mal ! Oh excuses-moi, j'étais perdu dans mes pensées et je ne t'ai pas vu arriver ! M'excusais-je en frottant ma tête. Hey salut Alice ! M'exclamais-je.
— Salut, Edward ! Me saluait simplement Alice avec un sourire.
— Laisse ! Ce n'est pas grave va ! Et toi alors ça va mieux ? Car franchement tu étais vachement agréable avec moi ce matin quand même ! Me dit jazz sérieux jaugeant ma réaction.
— Désolé mec ! Vraiment ! Mais j'étais sur les nerfs, mon amour propre venait de prendre une sacrée claque dans la gueule et j'ai été blessé par un ange démoniaque qui m'a subitement abandonné après m'avoir montré le paradis, tu vois le topo ? En disant ma dernière phrase, c'est Alice que j'avais regardé pour voir sa réaction.
Cette dernière souriait à ma réflexion !
— Euh… par rapport à l'envol de ton ange…, j'ai un message de sa provenance ! Ça t'intéresse ou pas ? Me demanda Jazz avec un sourire Colgate fier de la façon dont il avait tourné sa phrase.
— Jazz ! Regarde-moi bien veux-tu ! À ton avis hein ? Non sérieux tu en as d'autres des questions à la con ? Riais-je sarcastique. Alice venait de se joindre à mon rire.
— Eddynouchet si tu souhaites vraiment que je te délivre le message de ta belle, je te serais reconnaissant de bien vouloir rester poli, OK ? Me provoqua jazz.
— Jazz vas-y dis-lui s'il te plait ! Tu vas vraiment finir par le rendre cinglé si tu continues ! Lui dit Alice totalement hilare.
— OK, Lice ! Bon d'après les filles, Bella n'a pas quitté sa chambre de la journée pour réfléchir, elle nous fait te dire qu'elle regrette la façon dont elle t'a laissé ce matin et qu'elle souhaite te parler ! Me dévoila Jazz. Alice sautillait à ses côtés.
— Je confirme, c'est exact ! S'écria Alice joyeuse.
— OK, super ! Elle vous a dit quand et où la retrouver ? Dis-je soulagé quelque peu.
Ah ! Et comment cela se fait-il que tu l'appelles Bella ? Demandais-je intrigué à Jazz, mais ce fut Alice qui répondait à sa place.
— Euh… bah non ! Je pense qu'elle ne va pas tarder à te faire signe ! Me dit Alice pas vraiment sûre d'elle pour le coup. Quant au surnom, c'est elle-même qui souhaite qu'on l'appelle ainsi depuis toujours ! Termina sa sœur.
— Bon mec, ce n'est pas qu'on s'ennuie mais là on a des choses à faire avec Alice alors on se voit plus tard, OK ? Me dis Jazz apparemment pressé.
— OK pas de soucis, à plus tard tous les deux ! Leur lançais-je en avançant vers ma porte de chambre.
— Ouais ! À plus ! S'écriaient-ils en cœur puis ils s'en allèrent ensemble.
Lorsque je pénétrais dans ma chambre en allumant la lumière, je trouvais un morceau de papier qui gisait au sol, on avait certainement dû le glisser par dessous la porte pendant mon absence.
Je me baissais pour l'attraper, le dépliais et lisais le mot :
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Désolée d'être partie.
J'ai à te parler.
Je suis sur la plage.
Isabella.
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Vu que la nuit était tombée et qu'il commençait à faire frisquet, j'attrapais une veste légère et ressortait en trombe de ma chambre, une fois la porte verrouillée, je me ruais dehors.
La lune éclairait les dunes de sable et j'avançais pour la retrouver impatient de la voir de nouveau, une joie m'envahit tout entier effaçant d'un coup le reste de colère et de rancune de ce matin.
La nuit noire était éclairée par la lune. C'était magnifique la façon qu'elle avait de se refléter sur la mer créant un effet miroir somptueux pour les yeux, c'était un cadre idyllique pour une soirée romantique entre amoureux.
Au bout d'un moment, je pouvais apercevoir un peu plus loin une ombre, c'était elle, j'en étais sûre ça ne pouvait être qu'elle…
Je décidais de continuer d'avancer vers elle et enfin j'arrivais à sa hauteur, elle me fixait droit dans les yeux, j'en devenais muet et j'attendais qu'elle daigne prendre la parole…
— Je... je suis désolée d'être partie comme cela, murmura-t-elle.
— Écoute je ne vais pas te mentir en me réveillant ce matin seul dans mon lit, je suis passé par plusieurs phases en découvrant que tu avais pris la fuite ! Tout d'abord, c'était la colère puis la déception et pour finir l'incompréhension totale ! Dis-je avec des trémolos dans la voix. La nuit dernière avec toi, je n'ai jamais ressenti autant de choses qu'avec aucune une autre femme de toute ma vie ! Dis-je sincère. La seule chose que je désirais était que tu nous laisses une chance, je ne souhaitais pas te faire de mal et je ne sais pas ce que j'ai pu faire pour t'effrayer à ce point ? Je ne comprends pas, je suis perdu face à ta réaction et face à tout ce que tu fais naître en moi ! Dis-je avec conviction la vrillant de mes yeux. S'il te plait, il faut vraiment que je comprenne, explique-toi ? Quémandais-je.
— J'ai... j'ai eu peur, hésita-t-elle à me répondre. J'ai ressenti beaucoup de choses moi aussi cette nuit et la peur m'a prise au ventre. Je m'étais promise de... de ne jamais coucher avec un homme le premier soir, lâcha-t-elle. Comment t'expliquer ? J'ai trop souffert et j'ai fait trop de mal depuis 1 an, je ne veux pas faire revivre cela à une autre personne. Dit-elle en se tournant dos à moi.
Je m'approchais doucement d'elle en passant mes mains sur ses épaules, elle frissonnait puis je la pris dans mes bras, elle ne me repoussait pas... je reprenais donc la parole.
— Je ne demande qu'à comprendre et pour ça, il va falloir que tu m'expliques plus en détails ! Dis-je un peu perdu face à ce qu'elle venait de me révéler. Tu sais mon désir envers toi a été incontrôlable et j'aurais peut-être préféré que tout ce passe différemment... Loin de moi, l'idée que tu sois une fille facile simplement parce que tu as cédé à l'appel de nos corps fiévreux ! Avouais-je à mi-voix.
— Edward, sache que je ne regrette pas la nuit que nous avons eue, ce sont mes sentiments qui me font peur. Pour ce qui est de mes raisons..., je dois te dire qu'elles sont quelque peu complexes. Mais je vais essayer de t'expliquer du mieux que je le peux, me dit-elle en mettant sa tête dans le creux de mon épaule. Il y a un peu plus d'un an, j'ai rencontré mon meilleur ami, étant fraichement débarquée à Seattle, il m'a fait connaitre les environs, les sorties et tout ce qui tournait autour de l'université. Je connaissais quelques filles et chacune parlait de leurs ébats amoureux enfin bref... tu vois le genre ? Moi..., je n'avais que 17 ½ ans, je n'avais jamais eu d'homme dans ma vie, j'ai alors supplié mon meilleur ami de prendre ma virginité. Elle s'arrêta, souffla nerveusement et repris. Après quelques mois de baise torride, j'ai découvert que j'étais enceinte de lui. Je ne voulais pas de cet enfant, pas à mon âge, lui, il aurait bien voulu le garder. Je n'aimais pas mon meilleur ami comme lui avait appris à m'aimer, voilà pourquoi il était prêt à garder cet enfant. Il est venu avec moi, lors de mon avortement et depuis ce temps j'ai remarqué que je le faisais souffrir à chaque fois qu'il posait les yeux sur moi à cause de mon rejet. Depuis ce temps... j'ai décidé de ne plus m'abandonner dans les bras de personne sans réfléchir au préalable, en faisant cela je ne ferais plus souffrir aucun autre homme. Finit-elle d'une voix étranglée.
— Écoute-moi Bella enfin si je peux me permettre de te nommer ainsi ? Demandais-je. Chacun de nous à son passé et sa croix à porter, moi le premier sois en certaine ! Un jour je t'expliquerais ! Dis-je. La seule chose que je désire, par-dessus tout, même si je ne sais rien de toi jusqu'à l'endroit où tu résides, c'est une chance de pouvoir construire quelque chose avec toi du moins, essayer ! Dis-je en baissant les yeux. Car tout mon être te désire, mon cœur ne cesse de me hurler de t'aimer de toutes les façons qui existent et mes yeux ne voient plus que toi, mon esprit ne jure que par toi, tu hantes mes jours et mes nuits Bella... lui avouais-je dans un murmure. Même si nous nous connaissons depuis peu, mon être tout entier, lui semble te connaitre depuis toujours ! J'ai les mêmes peurs que toi, je partage également tes craintes mais si je suis certain d'une chose, c'est que nous étions destinés à nous rencontrer et mon cœur lui est quasiment sûr d'avoir trouvé son âme sœur, Bella... crois-tu au coup de foudre, car moi depuis que je t'ai rencontré, j'y crois sincèrement. Lui demandais-je en ressoudant mes yeux aux siens.
— Com... Comment sais-tu pour mon surnom ? Mais, oui tu peux ça ne me dérange pas, je préfère à Isabella ! dit-elle en faisant la grimace, comme si elle avait mordu dans un citron. Je dois t'avouer que... que tous les efforts que je déploie pour essayer de m'éloigner de toi sont vains. Plus j'essaie de me conditionner pour et plus mon corps, mon âme et tout mon être te réclament ! me dit-elle en rougissant quelque peu sous les rayons de la lune. Quant à ta question au sujet du coup de foudre, disons que je n'ai jamais eu l'opportunité de le vivre dans le passé, mais je crois que, depuis cette nuit avec toi, mes sentiments sont si soudains, si intenses et si enivrants pour ta personne... je ne peux nier son existence et le fait qu'il m'ait frappé alors, oui, j'y crois ! D'ailleurs, il me semble que c'est pour cela que j'ai pris peur. Je n'y connais rien en amour et j'ai peur de ne pas savoir m'y prendre correctement avec toi mais je me sens si bien dans tes bras et lorsque tu es près de moi en fait je me sens vivante. Me dit-elle le sourire aux lèvres.
J'étais heureux d'apprendre que mes sentiments pour elle étaient réciproques.
À l'instar des miens, soudains, intenses et inédits.
— J'ai croisé ta sœur et Jazz et ils t'ont appelé comme ça ! Riais-je doucement. Je tiens à ce que tu saches également que pour moi cette nuit n'a pas été que sexuelle, elle a été aussi mentale. Lui avouais-je. Lorsque nous ne formions qu'un, j'ai senti comme une connexion se créer entre nos cœurs et nos esprits, est-ce que tu l'as ressenti aussi ? Lui demandais-je avec mon célèbre sourire en coin.
— Oui, je l'ai ressenti. C'est la plus merveilleuse des sensations que j'ai pu avoir de toute ma vie. Enfin, je me sentais entière, complète et libre ! me répondit-elle doucement. Cette nuit, j'ai été vraiment comblée et heureuse pour la première fois de mon existence ! Me dit-elle timidement.
Comprenant que je devais me montrer patient et doux avec elle afin de ne pas la brusquer, je lui proposais la solution suivante:
— Bah... écoute... que penserais-tu de nous laisser une seconde chance, de tout recommencer depuis le début et de le faire dans les règles de l'art sans brûler les étapes et à notre rythme ? Proposais-je avec un grand sourire et plein d'espoir.
— Oui, j'en serais très heureuse ! Mais... je dois t'avouer que lorsque tu es près de moi, j'ai tendance à perdre tous mes moyens... me dit-elle en regardant vers le ciel, comme si elle ne voulait pas voir ma réaction face à son aveu.
Cela me fit grandement sourire car mes pulsions étaient les mêmes que les siennes lorsque je me trouvais en sa présence, j'attrapais son menton d'une main pour y plonger mes yeux brillants d'émotions puis parlais:
— Ne sois pas gênée, je t'en pris car il en va de même pour moi en ta présence ! Lui dis-je d'une voix douce et rassurante.
Je me séparais d'elle à contrecœur, récoltant une grimace de sa part au passage, et lui tendait ma main, elle ne comprenait pas ma réaction et me regardait avec des yeux ronds tristounets.
— Je me présente, Edward Cullen, 21 ans étudiant en droit, j'habite à Seattle avec mon frère Emmett ! Récitais-je. Vous êtes vraiment très charmante mademoiselle et vous me plaisez énormément ! Enchanté ! Rajoutais-je avec une voie séductrice et avec un sourire en coin suivi d'un clin d'œil.
Elle se saisit de ma main et la serrais, rentrant dans mon jeu et elle reprit.
— Je me présente à mon tour, je suis Bella Swan, presque 19 ans, étudiante en comptabilité à l'université de Seattle. Normalement, j'habite seule, mais j'héberge ma sœur Alice pour quelque temps. Je vous trouve vraiment adorable, et votre petit air de Casanova me fait littéralement craquer ! me dit-elle en secouant la tête réalisant ce qu'elle venait de dire puis elle se mit à rire.
Je la rejoignais vite dans son rire avant de réaliser une partie de sa phrase... elle venait bien de dire Seattle ?
— Seattle ? Mais c'est super ! M'exclamais-je heureux par la nouvelle. Que pensez-vous si nous continuions cette conversation en nous asseyant ? Dis-je en joignant mes gestes à mes paroles.
Bella hochait la tête en faisant de même et c'est ainsi que durant toute une partie de la nuit nous discutions de nos passés et vies respectives.
Je m'étais également confié à Bella au sujet de l'incident qui m'avait changé, celle-ci ne m'en tenait pas rigueur, me disant que c'était une erreur de jeunesse et que tout le monde avait droit à une seconde chance.
Durant la nuit, nous nous rapprochions et Bella avait finit par se retrouvée dos à moi, adossée à mon torse, mes bras passaient autour de sa taille et mes mains sur son ventre.
J'étais sur un nuage, aux anges et heureux.
Quand les premiers rayons du soleil pointèrent le bout de leur nez après avoir regardé le lever de soleil magnifique, d'un commun accord, nous décidions de regagner nos chambres respectives.
Je proposais à Bella de la raccompagner à sa chambre et elle accepta. Timidement sur le chemin, je m'emparais de sa main délicate et fine afin d'entrelacer nos doigts, souriante elle ne pipait mot.
Une fois arrivés, nous nous disions bonne nuit et nous nous promettions de nous retrouver pour le repas de midi.
Au moment de refermer sa porte, je fis demi-tour et arrêtais son geste.
Bella me regardait avec les yeux ronds, ne comprenant pas ce qui se passait, alors sans attendre, je m'emparais de ses lèvres avec une infinie douceur pour échanger un baiser langoureux, calme et chaste.
Seules nos lèvres bougeaient à l'unisson puis quittant ses lèvres exquises, je me penchais à son oreille afin de chuchoter au creux de celle-ci :
— Ceci aurait dû être notre premier baiser, ma princesse. Ma voix dans un murmure s'était voulue sexy et aguicheuse.
Ne lui laissant pas le temps de réagir à mon attaque ou même me répondre, je tournais les talons puis m'en allais après lui avoir lancé un dernier clin d'œil et un sourire en coin.
Voilà les filles un autre chapitre.
Nous espérons que vous ayez apprécié.
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Jess et Lililoo
Bisous!
