Un ange vouée à l'enfer

Flash-back POV Draco

La journée touchait à sa fin, j'allais enfin pouvoir la voir, la toucher, l'admirer. Elle a hanté mon esprit toute la journée, je n'arrive plus à me concentrer.

Au fond, je sais qu'un jour notre petit jeu devra cesser, j'essaye de ne pas y penser et profiter de l'instant présent.

La seule ombre au tableau : Parkinson.

Elle est peut-être stupide mais quand il s'agit de moi ou des filles auxquelles je m'intéresse, elle peut devenir très intelligente. Depuis quelque jour, elle me suit comme si j'allais m'évaporer, j'ai bien peur qu'elle ne soupçonne quelque chose entre moi et une autre fille, heureusement pour moi, elle ne se doute pas qu'il s'agit d'elle.

Alors, comme un bon nombre de jours, elle me suit partout, absolument partout, à présent je me dirige vers mes appartements et elle continue de me suivre. Et elle parle, encore et encore, je n'y prête guère attention trop focalisé sur la soirée que l'on va passer. Je suis à peu prés certain qu'elle a déjà concocté un plan pour se venger d'hier soir. Je dois dire que j'ai eu beaucoup de mal à rentrer, et surtout à rester, dans ma chambre en la laissant, et moi aussi au passage, aussi frustrée sur le canapé.

Il y a quelque chose chez elle qui me fascine, qui m'oblige à la désirer. Ce n'est pas comme avec toutes ces cruches qui n'attendent qu'un seul mot de ma part pour aller dans mon lit. C'est différent. Elle est différente, elle ne se laisse pas faire, et répond à chacune de mes remarques, j'aime ce genre de fille. Je sais que j'ai provoqué en elle un désir presque aussi grand que le mien mais je sais qu'elle ne s'intéressé pas à moi pour mon compte bancaire. Elle provoque chez moi des sensations que mon père a passé beaucoup de temps à me faire oublier. Avec elle, je me sens… bien, entier.

Oh bien sur, je garde tout sa pour moi. Personne n'a le droit de voir le vrai Draco Malfoy, il est plus facile pour moi de passer pour un homme dur et sans cœur, la réplique parfaite de mon père, ainsi je suis sur que personne ne pourra m'atteindre. Et je dois dire que jusqu'ici personne n'a réussit à transpercer ma carapace, sauf elle. Mais elle ne le sait pas et c'est mieux ainsi.

Complètement perdu dans mes pensées, je ne me rendais compte que maintenant que nous étions arrivés devant mon dortoir.

Deux solutions s'offraient à moi, la première, la remercier et la faire vite décampée d'ici, la seconde la faire rentrer quelques secondes en sachant qu'elle entendrait mon mot de passe et ne me lâcherait plus. La première me paraissait la plus intéressante.

- Bon, et bien merci de m'avoir accompagné jusqu'ici, c'est très gentil de ta part. On se voit demain matin ?

- Enfaite, si je t'ai raccompagné ici Drakounet, Beurk, c'est pour te parler.

- Euh, oui vas-y ?

- J'ai remarqué que tu étais très distant ses derniers temps. Tu es souvent dans tes songes, et surtout tu ne me rejoins plus le soir.

- Où veux-tu en venir Pansy ?

- Tu as raison, je ne vais pas passer par quatre chemins. Y-a-t-il une fille dans ta vie en ce moment ? Parce que si c'est sa, tu sais que ton père ne sera heureux de l'apprendre, tu sais très bien que tous les deux nous sommes destinés à vivre ensemble jusqu'à ce que la mort nous sépare. Et je dois dire, que de savoir que tu penses à une autre fille que moi, me dérange beaucoup et…

- Pansy !, l'interrompis-je, ne te prends pas la tête il n'y a aucune fille.

- Alors pourquoi ne me touches-tu plus ?

A l'instant précis, je n'avais qu'une seule envie, celle de lui crier jusqu'à lui en percer les tympans qu'elle était la fille la plus laide que j'ai pu voir, qu'il n'y en avait qu'une qui méritait toute mon attention. Mais je ne pouvais pas, je ne devais pas. Une seule idée s'imposa à moi, et elle me parut la plus judicieuse. L'embrasser. Rien que l'idée me répugner mais si c'était la seule solution pour qu'elle me fiche la paix…

En à peine une seconde, elle se retrouva collée contre le mur, imperceptiblement je pris ma respiration et à la place de son visage, je m'imaginais Granger. Et je plongeais pour l'embrasser, comparer à elle, Pansy embrassait vraiment très mal, tournant sa langue dans tous les sens et aspirant autant qu'elle le pouvait ma bouche. Pensant que le calvaire était enfin finit, je me reculais légèrement, mais elle revint à la charge et approcha mon visage du sien en passant ses mains dans MES cheveux, jusqu'ici, une seule avait eu le droit de faire cela et ce n'était surement pas elle. Je m'obligeais à penser à Granger, oui c'était la meilleure solution pour ne pas vomir. Granger, Granger, Granger, Granger, Granger. Un bruit me sortit de mes pensées et j'en profitais pour m'échapper des bras de cette ignoble fille. Mais en me retournant, je vis la seule et unique personne qui n'aurait pas dû se tenir à cet endroit à l'instant précis. Hermione Granger. Même si elle essayait de le cacher, je vis la tristesse dans ses traits, et je vis qu'il lui en faudrait peu pour craquer devant nous. Elle n'avait pas l'air de vouloir prendre la parole alors je le fis le premier.

- Gr-Granger, qu'est ce que tu fous là ?

Question idiote bien sûr ! Comme si je ne le savais pas déjà, elle revenait de la bibliothèque où elle avait dû s'enfermer durant des heures et elle rentrait pour recommencer notre petit jeu, comme chaque soir. Je savais que Pansy était juste derrière moi et qu'elle devait écouter très attentivement notre échange.

Mais étrangement, Granger continua de ne rien dire, elle resta là, plantée au beau milieu du couloir à nous regarder, à me regarder, figée, comme une statue de pierre. Contre toute attente, elle bougea enfin, mais pas pour venir vers moi mais elle s'enfuit en courant dans le sens opposé. Si cet infâme bouledogue n'avait pas était là, je serais parti à sa suite, mais je n'en fis rien.

- Qu'est ce qui lui prend à cette sang de bourbe ? C'est de nous avoir vus nous embrasser qui la met dans cet état là, c'est vrai que c'était assez chaud, on pourrait continuer cela dans ta chambre, quand dis-tu Draki ?

Si tu savais Pansy, bien sur que c'est de nous avoir vus nous ensemble qui la met dans cet état là, je devrais me sentir fière d'avoir réussi à conquérir le cœur de la Miss-je-sais-tout la plus connue de Poudlard, mais étrangement au lieu de cela, j'ai plus le ventre qui se noue et une boule se forme dans ma gorge. Et je ne peux m'empêcher de penser que je viens de laisser passer ma chance. Malheureusement, elle ne verra jamais cette facette de ma personnalité, c'est mieux ainsi. Je crois.

Fin du Flash-back

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POV Hermione

- M'éviterais-tu Granger ?

Il était là, au beau milieu de ma chambre, et d'après sa façon de me regarder, il attendait certainement une réponse de ma part.

-Co-comment as-tu…

- Su que tu te cachais ici ?, m'interrompit-il, c'est simple, je t'ai suivi ce midi quand tu es revenue chercher tes livres. Je n'ai eu qu'à entrer et t'attendre gentiment ici. Intelligent, non ?

Il agissait comme si rien ne s'était passé, bientôt il rejetterait la faute sur moi, quoique plus j'y pensais et plus je me disais que j'avais agi comme une petite amie qui vient d'apprendre qu'elle s'était faite tromper. Il est vrai qu'il m'avait eu une fois mais hors de question qu'il y en ait une deuxième, j'essayais de me recomposer un masque le plus neutre qui soit.

- Que veux-tu Malfoy ? Un prix pour m'avoir suivit ? Ne compte pas sur moi pour te le donner, oh mais j'y pense tu devrais aller voir ta chère Parkinson, je suis sûre qu'elle sera contente de te récompenser.

Au lieu de répondre, il resta, là, à me regarder, et je ne pus m'empêcher de me sentir rougir sous l'intensité de son regard, et je me sentis obliger de répéter ma question.

- Que veux-tu ?

- Ce que je veux ? C'est simple, que tu reviennes immédiatement dans nos appartements. De toute façon ici ou là-bas, c'est le même décor tu t'y plairas autant.

- Tu te prends pour qui Malfoy, tu crois tout obtenir en claquant des doigts ? Et tu l'as dit toi-même, ici ou là-bas c'est la même chose, la seule différence, c'est qu'ici, tu n'es pas dans les parages.

- Je le vis serrer les mâchoires, et je ne pus m'empêcher de penser qu'il était vraiment séduisant comme cela.

- Granger, ce que tu as vu hier, ce n'était rien d'accord ? Ne m'oblige pas à utiliser les grands moyens.

Ce n'était rien ? C'est vrai que pour lui, ce n'était pas grand-chose, lui il y avait pris plaisir, ce n'était pas lui qui s'était fait briser le cœur la veille.

- Oh parce que tu crois que tu as une quelconque influence sur moi ? Le grand Drago Malfoy, petit fils de mangemort, pense qu'il a une chance de me faire changer d'avis ? Fais moi rire un peu, et dit moi quel serait tes fabuleux moyens de persuasion ?

- Tu as la mémoire courte Granger, aurais-tu oublié le pacte que l'on a passé il y a quelques semaines ? Tu l'as perdu je te signale, jusqu'ici je n'ai pas utilisé le gage qui allait avec, mais s'il le faut alors je le ferais.

Comment aurais-je pu oublier la cause de ma descente aux enfers, si ce soir là je n'avais pas été aussi bête, je n'aurais jamais accepté son pacte stupide et nous n'en serions surement pas là.

- Je n'ai rien perdu du tout Malfoy, je n'ai pas couché avec toi, il me semble !

- Si tu m'avais un peu écouté ce soir-là Granger, tu aurais entendu qu'il ne s'agissait pas de coucher mais de supplier de coucher et il me semble qu'hier encore tu m'as supplié de te faire l'amour. Faut-il que je te rafraichisse un peu plus la mémoire ?

Oh mon Dieu, bien sur que je me souvenais l'avoir supplié mais à ce moment là, le pacte était déjà bien loin derrière nous.

- De toute façon, je ne vois pas pourquoi, je devrais quand même te suivre. Mise à part un stupide pacte fait un soir alors que j'étais fatiguée sans aucune preuve matérielle qui prouve qu'il a bel et bien existé, tu n'as rien qui puisse me faire changer d'avis.

- C'est là que tu te trompes grandement Granger. J'ai fait en sorte de mettre dans ma Pensine toutes les petites soirées que nous avons passé ensemble, ce serait dommage que certaines de mes pensées tombent entre les mains de, je ne sais pas moi, Potter ou encore Weasley. N'est-ce pas ?

- Espèce de sale petite ordure ! Tu n'oserais pas faire sa ! Personne ne te croira.

- En es-tu sûre ? Veux-tu que l'on teste ton affirmation tout de suite ? Il me semble que Weasley fille t'attend derrière la porte ?

Je n'eus le temps de répondre quoique se soit, qu'il avait déjà ouvert la porte et se dirigeais vers le tableau qui menait au couloir. Je devais faire quelque chose avant qu'il ne révèle tout et que je perde tous mes amis. En moins de deux, je le rattrapais et le tirais de toutes mes forces vers l'arrière.

- Non, je t'en supplie, ne fais pas sa ! Je les perdrais tous.

- Alors reviens vivre avec moi. Et personne ne saura rien. C'est à toi de décider.

- N'as-tu donc aucun cœur ?

L'espace d'un instant, je vis une étrange lueur briller dans son regard, avant qu'il ne redevienne le regard dur et glacial que je connaissais.

- Je m'impatiente Granger, dit moi ta réponse, c'est pourtant simple : Oui ou Non.

- Je… d'accord, je reviens.

- Bien, sage décision, maintenant, tu vas allez voir ta copine et tu vas lui dire que tu préfères passer la soirée ici, et ensuite on retournera tous les deux dans nos appartements.

- Malfoy, nous devions passer la soirée toutes les deux.

- Granger, ne m'obliges pas à utiliser ton gage pour que tu m'obéisses. Alors dépêche-toi !

J'eus une cruelle envie de frapper quelque chose, ma main commençait vraiment à me démanger. Je préférais abandonner tout de suite la partie. Il avait en sa possession des souvenirs qui me feraient perdre la confiance totale de mes amis.

Je me dirigeais vers le tableau, et l'ouvrais doucement. Ginny m'attendait toujours, et je me préparais à lui annoncer la nouvelle.

- Gin écoutes, je préfère être seule ce soir, on se fait sa un autre jour d'accord, j'ai vraiment besoin de réfléchir là.

Elle fronça les sourcils et je sus tout de suite, qu'elle savait que quelque chose clochait, je priais pour avoir la tête la plus triste qui soit possible et qu'ainsi elle pense que j'étais vraiment déprimée.

- Mione, je pense vraiment que sa te changerais les idées de venir dormir dans mon dortoir.

- Ne t'inquiètes pas Ginny, j'ai juste besoin de réfléchir à tout cela.

Après cinq minutes d'intense débat avec elle, je réussis, à mon grand soulagement, à la convaincre de rentrer dans son dortoir.

En fermant le tableau, je vis que Malfoy m'attendait, juste derrière et me scrutait toujours de cette étrange manière qui me fit frissonner.

- Content ?, lui demandais-je de ma manière, je l'espère, la plus acide.

Et sans attendre de réponse, je me dirigeais vers ma chambre, mais avant d'avoir pu l'attendre, il me retint par le bras et me plaqua contre le mur le plus proche.

- N'aurais-tu pas oublié une certaine partie du marché ? Tu dois revenir dans notre dortoir, dès ce soir, précisa-t-il.

- M'éloigner de mes amis ne te suffit pas ? Il faut qu'en plus tu me pourrisses la vie ?

- Oh parce que cela te déplait peut-être ? Tu vas me dire que le fait que je sois aussi prés de toi la tout de suite ne te procure aucune sensation ? Soyons sérieux, se sera plus facile pour nous deux.

Ne voulant pas répondre à ces questions, qui étaient, malheureusement pour moi, pure vérité, je me dégageais de son étreinte et me dirigeais vers le tableau de sortie.

Il me suivit en silence, et notre trajet me rendit nerveuse, je ne comprenais pas pourquoi il voulait tant que je revienne dans nos appartements. Avait-il compris que je tenais à lui ? Comptait-il en profiter ? Je fus sortie de mes tristes pensées par sa voix qui donnait le mot de passe à notre tableau. « Mélancolie ».

- Tu l'as changé, m'exclamais-je surprise

- Oui, certaine personne ne sont pas désirables dans ces lieux.

Je compris, en voyant son mutisme, que je n'obtiendrais pas d'autres information face à ce changement de mot de passe. En même temps, je n'avais pas été dans ces appartements pendant une soirée entière, il en avait peut-être profité pour ramener ces cruches, et comme d'habitude, il les avait jetées quand il avait eu ce qu'il voulait. Et pour être sur de ne pas être embêté par une de ces fille il avait dû changer notre mot de passe.

- Je vais enfin pouvoir aller me coucher ou faut-il que j'attende ta permission pour sa aussi, demandais-je sarcastique.

- Granger, le sarcasme ne te va pas. Mais bon puisque tu y tiens tant, oui tu peux aller te coucher.

Je ne pus empêcher un grognement de mécontentement échappé de ma gorge, cet homme m'horripilait, comment faisait-il pour avoir réponse à chacune de mes remarques ? Mais étrangement, une part de moi-même, ne pouvait s'empêcher d'être heureuse qu'il soit revenu me chercher, au moins cela qu'il s'intéressait à moi, même si ce n'était pas de la même manière que moi.

Cette nuit-là, j'eus du mal à trouver le sommeil tant je me posais des questions, sur toutes ces réactions. C'est donc fatiguée et de mauvaise humeur que je me levais ce matin là. Je me dépêchais de me préparer, et j'espérais être prête avant qu'il ne se lève, j'arriverais ensuite à l'éviter toute la journée, et peut-être que si la chance continuait d'être avec moi, alors le soir j'arriverais à m'enfermer dans ma chambre avant qu'il n'arrive.

Mais Merlin continua d'être contre moi et en sortant c'est un Malfoy prêt de la tête au pied qui m'attendait assis sur le canapé. Je ne pus m'empêcher de l'admirer, il n'avait pas encore mit sa cape et je ne pus qu'admirer son corps.

- Granger, quand tu auras finit de me reluquer, on pourra enfin parler de la lettre que notre cher directeur nous à envoyer.

Trop honteuse de m'être fait prendre, je ne dis rien et me dirigeais directement vers la petite table basse où était déposée une lettre. En la lisant, je sentis mon visage prendre un masque horrifié. La lettre nous rappelait que nous devions préparer un bal Malfoy et moi et que le prochain se serait Susan et Corner qui s'en occuperait, nous devions nous charger de tout, de la nourriture, au thème en passant par la danse, le bal se déroulerait dans une semaine, nous étions Malfoy et moi dispensé de cours jusqu'à ce jour là. Et comme si cela ne suffisait pas, Malfoy devait être mon cavalier.

- Ce n'est pas vrai, je dois y aller avec… avec toi !

- Comme si cela te dérangeais vraiment Granger, profites un peu beaucoup donneraient cher pour avoir rien qu'un regard de ma part.

- Et malheureusement, je faisais désormais partie de ces filles là. Quelle honte pour une fille comme moi. Je sentis encore son regard sur moi et je décidais qu'il était temps de partir avant que je ne craque et que je me jette dans ses bras.

- Je peux savoir où tu comptes aller, me demanda-t-il quand il vit que je comptais sortir.

- Je… je vais prendre mon petit déjeuner, il me faut aussi ton autorisation pour cela peut être ?

- Il vaudrait mieux que nous nous y mettions maintenant, et puis les elfes servent à cela, ils nous apporteront bien quelque chose à manger.

- Non, je descends, je dois dire à mes amis pourquoi on ne se verra pas beaucoup ces prochains jours.

Il parut hésiter pendant un bref instant, mais reprit tout de même la parole.

- Bien alors allons, déjeuner, nous travaillerons ensuite.

Et nous partîmes, je n'eus pas le courage de lui dire qu'il valait mieux que l'un de nous deux arrive avant l'autre, sinon cela déchainerait les rumeurs. C'est donc ensemble que nous arrivâmes dans la Grande Salle. Un silence quasi-religieux s'installa, à mes côtés, je sentis Malfoy se dresser de toute sa hauteur, surement fier d'être le centre de l'attention, quand à moi, je me dépêchais de rejoindre ma table. Bien sur, la table entière avait le regard fixée sur moi, Harry, Ron et Ginny avaient la bouche grande ouverte et comme je m'y attendais, Ron ne mit pas longtemps à exploser.

- C'était quoi sa ! T…t…tu pactise avec l'ennemi !

- Je ne pactise avec rien du tout Ronald Weasley !

- Ah oui ! Alors tu peux me dire comment tu appelles sa ?

- On a reçu une lettre ce matin de Dumbledore nous disant que l'on devait préparer le bal qui a lieu dans une semaine, si je suis venue, c'était pour vous prévenir qu'on ne se verrait pas jusque là puisque toutes les préparatifs nous reviennent à Malfoy et moi. Donc non Ron, je ne pactise pas avec ''l'ennemi''.

- Ah… Oui. Sa explique tout alors…

- Hermione, intervint Ginny, tu vas vraiment passer une semaine entière avec Malfoy.

Je compris immédiatement le sous-entendu de sa question, elle se demandait si jusque là, j'arriverais à tenir avec lui.

- Ne t'inquiètes pas Gin, la rassurais-je, tout ce passera bien.

La fin du déjeuner se passa à merveille, Ron s'excusa à plusieurs reprises pour son comportement, mais je le rassurais en lui disant que je ne lui en tenais pas rigueur, après tout cela montrait qu'il tenait à moi et qu'il s'inquiétait pour mon bien-être. En sortant de la Grande Salle, je m'apprêtais à revenir vers mes appartements quand j'entendis quelqu'un se rapprocher en courant, c'était un sixième année de ma maison, James Duroy.

- Hum, salut Hermione. En faite voilà, je… j'ai appris qu'un bal allait avoir lieu et je me disais, enfin si tu veux bien sur, qu'on pourrait y aller ensemble.

Je m'apprêtais à le reconduire gentiment, en lui expliquant que j'avais déjà un cavalier mais quelqu'un s'en chargea à ma place.

- Elle a déjà un cavalier Duroy, et même si ce n'était pas le cas, elle te dirait non. Alors tu peux repartir !

Malfoy. Premièrement, il se mêlait de MES affaires et deuxièmement il osait m'humilier devant quelqu'un, et je savais que si, je répondais quoique se soit, il serait capable de tout dévoiler sur nous. James quand à lui ne perdit pas son temps et pris ses jambes à son cou. Malfoy me prit le poignet et me força à avancer.

- Je peux savoir à quoi tu joues Malfoy ! Je ne suis pas ta propriété ! En aucun cas je ne te permets de traiter les gens qui m'entourent de cette façon ! Et lâche moi, tu me fais mal !

- De toute façon Granger, tu lui aurais dit non, je t'ai juste facilité la tache ! Maintenant dépêche toi qu'on commence, je n'ai pas envi de m'attarder sur ses préparatifs !

- Je ne répondis rien, et continuais d'avancer en silence jusqu'à notre tableau. En entrant, il se dirigea directement vers notre salon, où nous commençâmes à parler du bal.

- Bien, alors dit moi Miss-je-sais-tout, tu dois surement avoir une idée ?

- Et bien oui, figures toi que j'y ai un peu réfléchi MOI. Que penses tu que pour le thème nous utilisions celui des costumes de film ? Les élèves devront s'habiller comme un des acteurs d'un film de leurs choix. Nous pourrions essayer de refaire venir le groupe des Bizzars Sister's, ils avaient mit une bonne ambiance en quatrième année. Pour ce qui est de la nourriture, un buffet, simple et au moins on peut se servir tout au long de la soirée, pas besoin de tout manger d'un coup. On pourrait mettre un couvre feu pour les trois premières années et le reste peut se coucher à l'heure qui lui plait. Voila c'est tout ce que j'ai trouvé.

- Qu-quand as-tu eu le temps de réfléchir à tout cela ? Cela fait à peine une heure que l'on sait quand va avoir lieu le bal.

- Oh sa ! J'y ai réfléchit pendant le déjeuner bien sur.

- Bien sur, c'est d'une évidence que suis-je bête !

- Bref, tu n'as pas répondu à mes suggestions ?

- Je suis d'accord pour tout sauf pour ton idée de groupe, ils sont trop démodés maintenant, il nous faut une musique dont tout le monde se souviendra pendant très longtemps.

- J'ai peut-être ce qu'il te faut, attends moi là.

Je ne lui laissais pas le temps de répondre, que je me dirigeais déjà vers ma chambre, à la recherche d'une des musiques que j'avais eu l'occasion d'entendre cet été. Ce n'était pas le genre de musique que j'écoutais d'habitude mais j'avais eu un gros coup de cœur en l'entendant, pas seulement pour ces paroles mais aussi pour le son derrière, et je dois dire qu'en ce moment je me sentais vraiment très concernée par ces paroles. En revenant, je faisais apparaître une chaine hifi, Malfoy ne put s'empêcher de poser un tas de question sur l'utilité de cet objet, vivant tout le temps dans le monde moldu, il n'avait donc aucunes connaissance sur ce sujet là, je dus donc être patiente et lui expliquer à plusieurs reprises que ce n'était pas dangereux. Quand je réussissais enfin à le faire hésiter, je me dépêchais d'insérer le CD à son emplacement, et la chanson, Untouched, débuta :

I wanna wanna wanna get get get what I want
Don't stop
Give me give me give me what you got got
Cause I can't wait wait wait any more more more more
Don't even talk about the consequence
Cause right now you're the only thing that's making any sense to me
And I don't give a damn what they say, what they think think
Cause you're the only one who's on my mind
I'll never ever let you leave me
I'll try to stop time for ever, never wanna hear you say goodbye (bye bye bye)

I feel so untouched
And I want you so much
That I just can't resist you
It's not enough to say that I miss you
I feel so untouched right now
Need you so much somehow
I can't forget you
I've gone crazy from the moment I met you

Untouched
And I need you so much

See you, breathe you, I want to be you
You can take take take take take time time
To live live the way you gotta gotta live your life
Give me give me give me all of you you
Don't be scared
I'll see you through the loneliness of one more more more
Don't even think about what's right or wrong, wrong or right
'Cause in the end it's only you and me and no one else is gonna be around
To answer all the questions left behind
And you and I are meant to be so even if the world falls down today
You've still got me to hold you up up
And I will never let you down (down)

I feel so untouched
And I want you so much
That I just can't resist you
It's not enough to say I miss you
I feel so untouched right now
Need you so much somehow
I can't forget you
I've gone crazy from the moment I met you

Untouched, untouched, untouched, untouched, untouched
Untouched

I feel so untouched
And I want you so much
That I just can't resist you
It's not enough to say that I miss you
I feel so untouched right now
Need you so much somehow
I can't forget you
I've gone crazy from the moment I met you

I feel so untouched
And I want you so much
That I just can't resist you
It's not enough to say that I miss you
I feel so untouched right now
Need you so much somehow
I can't forget you
I've gone crazy from the moment I met you

Untouched, untouched, untouched

J'appréhendais le moment où Malfoy me dirait ce qu'il pense de cette chanson, après tout ce n'était qu'une chanson moldue et je savais qu'il détestait tout ce qui touche de prés ou de loin à mon monde. La chanson était finie depuis maintenant quelques secondes et j'attendais le verdict. Voyant qu'il ne venait pas, j'en conclus qu'il n'aimait, je sortais donc le CD et le rangeait dans sa boite.

- Tu sais quoi, c'est vrai, c'était nul comme idée, oubli.

Je me dirigeais déjà vers ma chambre pour le reposer quand il me coupa dans mon élan.

- J'aime bien, murmura-t-il, tu as d'autres chansons comme sa ? On pourrait mélanger nos deux types de chanson moldues et sorcières sa pourrait être bien, quand penses-tu ?

- Ton idée est géniale, répondis-je abasourdie qu'il n'est pas rejeté mon idée.

A l'instant même, où j'avais prononcé ces mots, je le regrettais directement, un sourire étira ses lèvres et je sus, bien avant qu'il ne le dise, ce qui allait être dit.

- Mais Granger, je suis géniale, dans beaucoup de domaines même.

- Et modeste surtout Malfoy.

Et pour la première fois depuis que nous nous connaissions, nous échangeâmes un sourire franc.

Les deux heures qui suivirent, je lui faisais écouter toutes les musiques moldues possibles de convenir pour le bal, quand à lui, il me désigna les noms des chansons sorcières que nous pourrions aussi mettre. Au bout de ces quelques heures, nous avions déjà mis au point tout ce qui touchait à la danse. Puisque nous avions une semaine pour tout décider, nous nous mîmes d'accord pour parler des autres sujets le lendemain.

Le plus étrange dans toute cette histoire, c'est le fait que nous ayons réussi à s'entendre sans s'insulter et sans hausser le ton, ce qui me plut beaucoup, et j'espérais secrètement que cette entente dure encore longtemps.

- Comment vas-tu t'habiller pour le bal, me demanda-t-il au bout d'un moment.

Je savais exactement quel allait être mon costume, mais je voulais à tout prix garder le secret jusqu'au bal.

- Je ne sais pas encore, on vient juste d'apprendre qu'il allait avoir lieu, je n'y ai pas trop réfléchi je t'avoue.

- D'accord. Mais n'oublis quand même pas que tu y vas aux bras d'un Malfoy, essaye au moins d'être présentable.

Même si je ne le montrais pas, je fus blessée de cette remarque.

- De toute façon Malfoy, nous devrons juste partager la première danse et après nous passerons le reste de la soirée chacun de notre côté, alors la façon dont je serais habillée ne te regarde guère, lui dis-je avant d'aller m'enfermer dans ma chambre et sans lui laisser le temps de répondre.

En entrant, je me mis directement au travail. Je faisais apparaître tous le tissu nécessaire pour confectionner ma robe. Cet été, un film passait à la télé, et ma mère avait absolument voulu le voir, je ne m'y étais pas beaucoup intéresser, étant plus absorber par mon bouquin. Mais l'actrice principale fut invitée à une soirée où des gens haut placée seraient invités, et elle s'était revêtue avec une robe magnifique.

(Note de l'auteur : Je n'ai pas trouvé la robe dans un film mais sur Google : .fr/mesimages/3512779/coolyaya666_eaae_1_ , mais au niveau de la poitrine c'est un peu plus fermé, il ne faudrait pas non plus que notre Hermione passe pour une trainée, dites moi si vous la trouvez un peu trop osée !)

Je passais le reste de mon après-midi à la confection en utilisant la magie, le résultat final me parut très satisfaisant. Je pensais aussi, que demain je devrais aller à Pré-au-Lard m'acheter des chaussures qui iraient avec cette robe. Je fus sortie de mon intense travail par des coups frappés à la porte.

- Granger ? Je peux entrer ?

- Euh… Je… Attends deux minutes, j'arrive.

Je me dépêchais de faire disparaître ma robe dans mon placard et je vérifiais si, rien ne trainait. J'eus juste le temps de faire disparaître les bouts de tissus qui trainait avant qu'il n'ouvre la porte.

- Mais je t'en pris, fais comme chez toi, lui dis-je légèrement acide, lequel y répondit par son sourire typiquement Malfoyen.

- Je ne suis pas très patient. Que faisais-tu ?

- Moi ? Rien ! Rien du tout, je lisais un bouquin, répondis-je précipitamment.

- Ah oui ? Alors où est-il ?

- Et bien… Je les rangé avant que tu n'entres.

- Vois-tu Granger, je pense plutôt que tu étais en train de faire ta robe, et que tu ne veux pas que je la voie avant le bal, une sorte de surprise, on va dire.

- Il faudrait que tu commences à comprendre Malfoy, que le monde ne tourne pas qu'autour de toi, sauf le mien, ne crois pas que tu es indispensable à nos vies, on s'en sortirait très bien sans toi !

- En es-tu sûre Granger ?

Pendant tout notre échange, il s'était petit à petit approcher de moi et nous tenions désormais, tous les deux, au beau milieu de ma chambre, à quelques centimètres l'un de l'autre. Il ne me laissa pas le temps de lui répliquer quoique se soit, qu'il se pencha et déposa un doux baiser sur mes lèvres.

Comme ces papillons au creux de mon ventre avaient pu me manquer, un tourbillon de sentiments me prit, et j'oubliais toutes mes questions, tous mes problèmes, tout me semblait insignifiant. J'approfondis rapidement notre baiser, passant sensuellement ma langue sur sa lèvre inférieur, il me laissa rapidement accès, et nous partîmes dans ce qui me semblait le plus beau baiser qu'il ait pu me donner, jusqu'à aujourd'hui. Nous dûmes nous écarter pour reprendre notre respiration, et je vis qu'il était aussi haletant que moi, il finit par poser son front contre le mien. J'étais bien, comme si ma place avait toujours était d'être aux cotés de Malfoy. Je vis dans son regard une étincelle de désir plus intense que les autres fois où nous nous embrassions, et je savais que la même étincelle était dans mon propre regard. Au bout de quelques instants, il reprit enfin la parole.

- Pas indispensable c'est sa Granger ? Pourtant le baiser que tu viens de me donner prouve bel et bien le contraire.

Je rougis et baissais la tête instantanément, honteuse de m'être laissée emporter aussi facilement, quand à lui, il se tenait toujours à quelques centimètres de mes lèvres, et je ne pus m'empêchais de les observer longuement, imaginant mille et une façon de les rendre utile, il dut se rendre compte de ma soudaine attention, car je l'entendis rire, d'abord surprise d'entendre un son aussi beau sortir de sa bouche, je finis par être encore plus gênée qu'il m'ait pris sur le fait. Avec une de ses mains, il releva lentement mon menton, et planta ses deux orbites glacées dans les miennes.

- Ne sois pas gênée, j'aime sa.

Son sourire s'élargit encore plus quand il vit la sensation que ses paroles exerçaient sur moi. Malgré tout cela, les questions refirent surface, et je reculais à regret, lui, de son coté, fronça les sourcils, ne comprenant apparemment pas les changements de mon comportement.

- Malfoy, commençais-je, j'avais besoin d'avoir des réponses, qu'attends-tu de moi ? Tout ce qu'on fait tous les deux, le prends-tu au sérieux ou es-tu juste en train de t'amuser ?

Sous le choc de mes questions, il recula de quelques pas, et me jaugea durant quelques secondes, qui me semblèrent une éternité tellement j'étais anxieuse, il reprit un masque froid et me fit son sourire en coin que je détestais tant.

- Que crois-tu Granger ? Que je fais tout sa par amour, parce que j'ai un quelconque sentiment à ton égard, et bien tu te trompes lourdement Granger, regardes-toi enfin, tu n'es qu'une Sang-de-bourbe sans aucune importance, il n'y a rien entre toi et moi, et il n'y aura jamais rien, mets toi bien cela dans ton petit crâne de moldue. Tout sa n'a été qu'un jeu depuis le début, je pensais que tu étais assez intelligente pour l'avoir compris, apparemment, non.

Et il me planta là, au beau milieu de ma chambre, encore plus anéantie que je ne l'étais la veille. Je l'entendis claquer la porte, et un bruit de verre briser se fit entendre. Sans m'en rendre compte, les larmes se mirent à couler, encore et encore, je lançais un sort sur ma porte pour qu'elle se ferme et je me couchais dans mon lit. Les larmes continuèrent de couler, et lorsqu'elles finirent enfin de sortir, le sommeil m'emporta.

Le lendemain, je me réveillais toute courbaturée, et mon ventre n'arrêtait pas de gronder car je n'avais pas mangé depuis hier midi. Je me préparais lentement, ressassant sans cesse les paroles cinglantes de Malfoy. Lorsque je fus enfin prête, je fis apparaître un énorme petit déjeuner dans notre salon, et je mangeais jusqu'à la dernière miette. A la seconde où je fis tout disparaître, il sortit de sa chambre, lorsqu'il s'adressa à moi, son ton froid était réapparut.

- Grouille-toi Granger, qu'on en finisse enfin avec ce stupide bal. Je n'ai pas envi de passer du temps avec toi plus que nécessaire.

- Tu sais quoi Malfoy ? Démerdes-toi tout seul, tu pourras enfin montrer combien tu es intelligent, moi j'ai autre chose à faire que de passer mon temps avec un arrogant petit fils à papa. Sur ce, bonne journée.

Et je le plantais, au beau milieu du salon, comme il l'avait fait la veille. Fière de moi , je sortis et je partis vers Pré-Au-Lard, où je passai toute ma journée à trainer, je m'achetai une magnifique paire de chaussure, et les bijoux qui iraient avec ma robe, j'achetais plein de bouquins pour pouvoir ma semaine tranquillement installée dans ma chambre, et je ne comptais pas en sortir sauf pour prendre ma douche, le reste, la magie pourrait me le servir sans aucuns problèmes. En rentrant le soir, fière de mes achats, je déposai tout dans ma chambre, allait prendre un bain pour me relaxer et partis m'installer dans ma chambre, la pièce, qui deviendrait jusqu'à la fin de la semaine mon sanctuaire. Quand à Malfoy, je n'eus plus de nouvelles de lui, je l'entendais entrer et sortir comme bon lui semblait toute la journée.

Le jour du bal arriva enfin et je ne pus m'empêcher d'être heureuse, car d'un côté, tous les livres que j'avais acheté avait vite été lus, de l'autre, j'étais pressée de pouvoir reprendre les cours pour pouvoir m'y plonger corps et âme pour pouvoir enfin penser à autre chose qu'à lui. Je fis apparaître tout le nécessaire de maquillage, de lotion, de brosse pour pouvoir me préparer. Je filais prendre une douche avant qu'il ne la monopolise. Je commençais à être vraiment impatiente, au fond de moi, je savais que j'allais danser avec lui, et je ne pouvais m'empêcher de n'attendre que sa. Mais je savais aussi, que se serait surement la dernière fois qu'il poserait les mains sur moi.

Les préparatifs commencèrent, je m'installai devant mon miroir et commençai à me maquiller avec beaucoup de soin, j'allais être habillée en noir, il me fallait donc une couleur qui irait non seulement avec mes yeux mais qui pourrait un peu égayer le tout. Je me mis une légère touche de fond de teint, avec par-dessus une touche de poudre bronzante pour donner à ma peau une belle teinte, je mis du fard à paupière rose pâle, un eyeliner prune et du mascara de la même couleur, et pour finir, je mis un gloss transparent qui permirent à mes lèvres d'être un peu plus pulpeuses. Au niveau de la coiffure, je reproduis un chignon que j'avais vu dans un magasine de mode, qui laissait retomber quelques mèches, et à l'intérieur, j'attachais des pinces avec des perles roses pâles au bout. Pour finir, j'enfilais enfin ma robe, mes chaussures et tous les bijoux assortis. Lorsque je me regardai vraiment dans la glasses, je fus satisfaite de se que j'y vis, pour une fois, je n'allais pas passer pour la miss-je-sais-tout de Poudlard, je savais que j'allais faire sensation.

Il me restait une dizaine de minutes pour descendre et ne pas être en retard. Je respirais un bon coup, et je partis vers la soirée, qui sans que je le sache pour l'instant, aller être mémorable. (Note de l'auteur : J'ai longtemps pensé arrêter le chapitre là, mais je me suis dit que celui qui allait suivre allait être trop court, donc je le continus.)

Je parcourais rapidement l'école, ayant trop peur d'arriver en retard et d'être l'objet des moqueries, j'avais décidé que j'allais profiter de ma soirée, hors de question donc de m'humilier dès le début. Mon cœur battait à tout rompre et je savais que ce n'était pas du à l'effort mais plutôt dû à la nervosité. Arrivée aux escaliers qui me mèneraient vers la Grande Salle, je m'arrêtais quelques secondes pour pouvoir me calmer. Je jetais un regard en bas, et je vis déjà une masse d'élève qui attendait surement mon arrivée et celle de mon cavalier pour pouvoir rentrer dans la salle, c'est à cet instant, que je me rendis compte, que j'avais laissé à Malfoy le soin de tout faire et que je ne savais pas du tout le résultat, et je croisais les doigts pour que ce ne soit pas trop catastrophique.

En parlant, du loup, je le vis, au bas des escaliers, il était en train de me fixer, et je me demandais si cela faisait longtemps qu'il m'observait pendant que j'étais dans mes pensées. Je descendis donc lentement les marches, et au fur et à mesure que j'approchais du sol, les voix des élèves se turent pour faire place à un silence quasi-religieux, ils étaient tous en train de me regarder et je sentis mes joues prendre feu, le regard des autres filles n'étaient que jalousie et je savais qu'il en faudrait peu pour qu'elle se jette sur moi, ceux des garçons étaient remplis d'admiration. Arrivée en bas, je posais enfin mon regard sur Malfoy, celui-ci ne m'avait toujours pas lâché du regard, comme tous les garçons présents, il semblait apprécier ce qu'il voyait. Et je dois dire que j'étais moi-même très éblouis par son costume. Il portait un smoking entièrement noir, sa chemise et le nœud papillon blanc firent encore plus ressortir sa beauté, ce costume me disais quelque chose, mais je n'arrivais plus à mettre le nom sur le film auquel il appartenait, et je comprenais désormais pourquoi j'étais devenue l'ennemie numéro un des filles pour cette soirée, j'avais pour cavalier un magnifique apollon. Ce dernier me tendit son bras, et je ne pus m'empêcher de penser qu'il agissait tel un vrai gentleman. Un sourire étira mes lèvres lorsque, du coin de l'œil, je le vis se redresser de toute sa hauteur avant d'entrer dans notre salle. Lorsque j'y entrai, je fus immédiatement éblouie par la magnificence de la pièce, la lumière était un peu tamisée, sur chaque côté, des énormes buffets étaient disposés, au centre se tenait la piste de danse, elle était presque aussi grande que toute la salle. La décoration était très raffinée, il avait réussi à mélanger les couleurs de nos quatre maisons de façon très harmonieuse. Je n'avais absolument rien à dire. Tout était parfait.

Pendant toute mon inspection, il avait eu le temps de me conduire jusqu'à la piste de danse et j'essayais de me rappeler tous les pas d'une valse. Il me fit face, m'enlaça à la taille, et je ne pus m'empêcher de penser qu'il me rapprochait beaucoup de lui et enfin, la musique démarra. Au début, je me concentrais plus sur notre danse et quand enfin je fus sûre de moi, je me permettais enfin de le regarder, lui, me fixais toujours avec cette étrange expression dans les yeux. Et au bout d'interminable secondes, il prit enfin la parole :

- Sa t'en bouche un coin hein ?

- De quoi parles-tu ?

- De tout sa, de la décoration, tu pensais que je n'arriverais jamais à me débrouiller tout seul.

- Non, je savais que tu y arriverais après tout tu es un Malfoy, lui répondis-je sarcastiquement il me répondit par son sourire en coin, mais je dois avouer que c'est magnifique.

Il ne me répondit rien et nous continuâmes de danser en se fixant dans le blanc des yeux, lorsque vint la fin de la chanson, je me séparai à regret de lui. Il me regarda longuement et fin murmura :

- Bonne soirée, Granger.

- Merci, toi aussi.

Il s'éloigna et s'arrêta au bout de quelques mètres, et me lança :

- Au faite Granger, tu es magnifique.

- Merci, tu n'es pas mal non plus.

Et nous nous séparâmes sur ses derniers mots, une boule se forma dans ma gorge, j'espérais sincèrement que se ne seraient pas les derniers mots que nous nous prononcerions. Il partit de son côté et moi du mien, je rejoins mes amis, je les trouvais tous très élégants dans leur costume, Harry et Ginny s'accordaient parfaitement, ils étaient habillés de la même façon que les personnages du film Pirates des Caraïbes lors du premier film, je me demandais comment Harry avait su convaincre Ginny de porter une telle robe, mais ils étaient très beaux, quand à Ron, il portait un costume de militaire, et lorsque je lui demandais dans quel film il l'avait pioché, il me dit d'aller demander à Harry car c'était lui le génie des films, celui-ci m'informa que le costume sortait du film « Je suis une légende ».

Je ne revis plus Malfoy de la soirée, et j'en déduisis qu'il avait du trouver une autres conquêtes pour passer la nuit, je me forçais à penser à autre chose, mes deux meilleurs amis m'invitèrent à danser, ce que j'acceptais avec joie, je savais qu'ils prenaient énormément sur eux-mêmes car ils n'aimaient pas danser. Lorsqu'enfin nous retournâmes nous asseoir sur des chaises prévues à cet effet plus de deux heures avaient dû passer, je n'avais jamais autant rie de ma vie, avec Harry et Ginny, nous avions essayé d'apprendre à Ron à danser, ce fut un désastre et nous avions tous mal au pied.

Je vis au loin le garçon de sixième année qui m'avait invité à l'accompagner me regarder, je lui fis un sourire auquel il répondit, il regarda rapidement autour de lui et se diriger vers moi, lorsqu'il arriva à ma hauteur, il me demanda :

- Salut Hermione, sa te dit de venir danser avec moi, ton cavalier n'est pas encore dans les parages.

- Oui bien sur, lui dis-je avec un grand sourire.

Au moment où nous arrivions sur la piste de danse, la musique précédente se termina et un slow débuta. D'abord gêné, James me colla à lui et passa ses mains sur mes hanches, je ne pus m'empêcher de penser que je me sentais mieux dans les bras de Malfoy. Deux slows suivirent et nous restâmes danser ensemble, je voyais bien que James me regardait longuement à chaque fois que nos regards se croisaient et lorsque je le vis se pencher pour m'embrasser, il fut tirer en arrière par quelqu'un.

- Duroy, tu danses avec Ma cavalière, alors vas t'occuper de la tienne et fous nous la paix, dit une voix que je reconnus comme celle de Malfoy, celui-ci ne lui laissa pas le temps de répondre et me prit dans ses bras et recommença à danser comme si nous n'avions jamais été interrompu.

- Tu as décidé de me pourrir la vie hein ? Tu ne peux pas t'en empêcher, c'est plus fort que toi ! Ne peux-tu donc pas me laisser vivre ma vie en paix ?

- Non.

Non. En voilà une réponse. Pendant tout mon monologue, il m'avait regardé comme la veille lorsque nous nous étions embrassés.

- Je te demande pardon ?

- Non, je ne peux pas ou plutôt je ne veux pas te laisser vivre en paix.

J'étais trop abasourdie pour dire quoique se soit, il continua donc.

- Granger, que m'as-tu donc fait ? Je pense à toi tout le temps, mes nuits sont peuplées de rêves te concernant tous. Te voir dans les bras d'un autre me rend fou.

- C'est… c'est une blague ? C'est sa Malfoy ? Tu veux encore plus enfoncer le couteau dans la plaie c'est sa ? Trouves toi un autre souffre douleur car moi je ne veux plus l'être !

J'allais me dégageais de son étreinte, pour courir me réfugier dans ma chambre et pleurer toutes les larmes de mon corps lorsqu'il me retint et me ramena encore plus contre lui, et il me murmura à l'oreille :

- Tout ceci n'est pas une blague Hermione, tu as réussi là où beaucoup d'autres ont échoué. Je te veux à mes côtés.

Entendre mon nom dans sa bouche me procura un frisson de pure plaisir, mais je me ressaisissais et essayais de cacher le plus mes émotions.

- Ah oui Malfoy ? Alors si là tout de suite je te demandais de ne pas nous cacher tu me diras qu'il n'y a aucun problème ? Arrêtes Malfoy, parce que ton petit jeu marche peut-être avec toutes tes autres conquêtes mais pas avec moi.

- Tu as raison, il n'y aucun problème à se que nous montrions à tout Poudlard que nous sommes ensembles, je serais sûr au moins que plus aucuns gars ne t'approchera.

Surprise, était un bien petit mot pour décrire l'était dans lequel j'étais à l'instant. Malfoy venait-il vraiment de me dire tout ce qu'il m'a dit ou est-ce moi qui me faisais des films ?

J'étais sûre qu'il pouvait voir les larmes s'accumuler aux bords de mes yeux. Il ne me laissa pas le temps de répondre et se rapprocha lentement de mes lèvres, et je l'entendis me murmurer

- Alors ne nous cachons plus…

Et après m'avoir susurré ses magnifiques mots, il se pencha et déposa ses lèvres sur les miennes.

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Voilà. Alors qu'en pensez vous? Mieux que le chapitre précédent? Laissez moi des review pour me dire votre avis. J'ai vraiment essayer de montrer les sentiments de Draco sans que l'on pense qu'il est trop nunuche, je veux quand même qu'il garde ses grands airs, il a quand même était éduquer avec les principes de son père, je voulais quand même que tout sa reste, dites moi si c'est réussit. Gros bisoux.

Je vous donne aussi la traduction de la chanson: Untouched by The Veronicas (à écouter absolument en même temps)

Je veux veux veux avoir avoir ce que je veux,

Ne t'arrête pas

Donne moi, donne moi, donne moi ce que tu as as

Car je ne peux pas attendre attendre attendre plus plus plus

Ne parle même pas des conséquences

Car maintenant tu es la seule chose qui a un sens pour moi

J'en ai rien à foutre de ce qu'ils disent ou de ce qu'ils pensent, pensent

Car tu es le seul qui es dans mon esprit

Je ne te laisserai jamais partir

J'essayerai d'arrêter le temps pour toujours, je ne veux jamais t'entendre dire "au revoir"

Je me sens tellement intacte

Et je te désire tellement

Que je ne peux même pas te résister

Ce n'est pas suffisant de dire que tu me manques

Je me sens tellement intacte maintenant

J'ai tellement besoin de toi d'une certaine façon

Je ne peux pas t'oublier

Je suis devenue folle depuis que je t'ai rencontré

Intacte

Et j'ai tellement besoin de toi

Je te vois, te respire, je veux être toi

Tu peux prendre prendre prendre prendre prendre ton temps temps

Pour vivre vivre, comme tu dois dois, vivre ta vie

Donne moi, donne moi, donne moi tout de toi toi

N'aies pas peur

De voir à travers la solitude, j'en veux plus plus plus

Ne pense même pas à ce qui est bien ou mal, ou mal ou bien

Car à la fin ce sera seulement toi et moi, et il n'y aura personne autour

Pour répondre aux questions laissées derrière

Et toi et moi sommes faits l'un pour l'autre, alors même si le monde s'écrase aujourd'hui

Tu m'auras toujours pour te relever relever

Et je ne te laisserai jamais tomber tomber

Je me sens tellement intacte

Et je te désire tellement

Que je ne peux même pas te résister

Ce n'est pas suffisant de dire que tu me manques

Je me sens tellement intacte maintenant

J'ai tellement besoin de toi d'une certaine façon

Je ne peux pas t'oublier

Je suis deveue folle depuis que je t'ai rencontré

Intacte, Intacte, Intacte, Intacte

Je me sens tellement intacte

Et je te désire tellement

Que je ne peux même pas te résister

Ce n'est pas suffisant de dire que tu me manques

Je me sens tellement intacte maintenant

J'ai tellement besoin de toi d'une certaine façon

Je ne peux pas t'oublier

Je suis devenue folle depuis que je t'ai rencontré

Je me sens tellement intacte

Et je te désire tellement

Que je ne peux même pas te résister

Ce n'est pas suffisant de dire que tu me manques

Je me sens tellement intacte maintenant

J'ai tellement besoin de toi d'une certaine façon

Je ne peux pas t'oublier

Je suis devenue folle depuis que je t'ai rencontré