Le regard des autres
Flash-back POV Draco
- Comment vas-tu t'habiller pour le bal ? demandais-je poussé par la curiosité.
Je savais d'hors et déjà qu'elle allait être magnifique, comme à son habitude, même la tenue qu'elle portait aurait pu convenir, j'essayais juste de retarder le moment où elle rejoindrait sa chambre et par conséquent me laisserait seul, loin d'elle. Je la vis hésiter quelques secondes, et quand elle se décida à parler, ses joues prirent instantanément une couleur pivoine, et je savais, avant même qu'elle parle, qu'elle me mentait.
- Je ne sais pas encore, on vient juste d'apprendre qu'il allait avoir lieu, je n'y ai pas trop réfléchi je t'avoue.
- D'accord. Mais n'oublis quand même pas que tu y vas aux bras d'un Malfoy, essaye au moins d'être présentable.
A l'instant où je finissais ma remarque, je sus que je l'avais blessé, un voile de tristesse passa dans son regard, elle essaya, en vain, de se recomposer un masque. Je devais continuer de jouer le jeu avec elle, même si pour cela je devais la vexer, mais il était hors de question qu'elle puisse voir un jour le vrai Drago. Pour sa sécurité et pour la mienne, c'était mieux ainsi.
- De toute façon Malfoy, nous devrons juste partager la première danse et après nous passerons le reste de la soirée chacun de notre côté, alors la façon dont je serais habillée ne te regarde guère.
Comment sa cela ne me regardait pas ? Tout ce qui la concernait de prés ou de loin, me regardait. Il était inimaginable que je passe la soirée loin d'elle, et qu'elle aille s'enrouler dans les bras d'autres hommes, et qui sait faire des choses avec eux. Elle était à moi. J'étais le seul à être en mesure de lui offrir tout ce qu'elle voulait. Alors, tant qu'à choisir, je préférais qu'elle reste seule jusqu'à la fin de sa vie plutôt que de savoir qu'un autre homme la touchait et lui faisait du bien.
Je me laissais quelques minutes pour me détendre et lorsque enfin je sentis que j'étais près à l'affronter je partais vers la direction de sa chambre. Devant celle-ci, je tendis l'oreille, je l'entendis s'affairer dans sa chambre, la connaissant, elle devait déjà être en train de confectionner sa robe. Je frappais de légers coups contre la porte.
- Granger ? Je peux entrer ?
- Euh… Je… Attends deux minutes !
Après ces brefs mots, j'entendis un énorme boucan venant de sa chambre, des tiroirs qui se fermaient, des portes de placard qui claquaient, impatient de la voir, je rentrais dans sa chambre sans attendre son feu vert, ce que je vis me fit sourire, elle était là, au beau milieu de sa chambre, les joues rougies par l'effort, le souffle un peu plus saccadé que la normale. Elle me regarda quelques instants et ne pus s'empêcher de me faire une des remarques que j'aimais tant chez elle, et qui me fit largement sourire
- Mais je t'en pris, fais comme chez toi.
- Je ne suis pas très patient. Que faisais-tu ?
- Moi ? Rien ! Rien du tout, je lisais un bouquin.
Erreur ! Réponse beaucoup trop brutale pour elle si calme lorsqu'elle énonce la vérité, je décidais de la pousser dans ses retranchements.
- Ah oui ? Alors où est-il ?
- Et bien… Je l'ai rangé avant que tu n'entres.
Deuxième mensonge, est-ce ainsi à chaque fois que l'on parle tous les deux ? Me ment-elle à chaque fois ? Je ne pus empêcher une légère pointe d'agacement montée en moi. Je profitais de sa concentration sur notre échange pour m'approcher lentement d'elle, plus j'étais prés d'elle, plus je ressentais le besoin de la prendre dans mes bras, et de l'embrasser jusqu'à ce que le souffle nous manque.
- Vois-tu Granger, je pense plutôt que tu étais en train de faire ta robe, et que tu ne veux pas que je la voie avant le bal, une sorte de surprise, on va dire.
- Il faudrait que tu commences à comprendre Malfoy, que le monde ne tourne pas qu'autour de toi, ne crois pas que tu es indispensable à nos vies, on s'en sortirait très bien sans toi !
J'aimerais tellement que ton monde ne tourne qu'autour de moi Hermione, si tu savais comme j'en rêve ! Je décidais de jouer ma dernière carte.
- En es-tu sûre Granger ?
J'étais maintenant à quelques centimètres d'elle, et je ne voulais pas lui laisser le temps de rajouter quoique se soit, je voulais juste que nous ne formions qu'une seule et unique entité. Je voulais la sentir frissonner contre moi, la sentir complètement abandonné sous mes mains.
Je lui attrapais les lèvres et nous partîmes dans un long et sensuel baiser. D'abord timide, elle devint beaucoup plus passionnée en quelques secondes, je sentis sa langue demander accès sur ma lèvres, je lui en laissais instantanément l'accès. Dans ce baiser, j'essayais de lui communiquer tout ce que je ressentais pour elle à défaut de pouvoir lui dire de vive voix. Malgré les nombreuses expériences que j'avais eu jusqu'ici, je pouvais affirmer qu'Hermione était la fille qui embrassait le mieux, je sentais qu'elle y mettait toute la passion et peut-être même l'amour qu'elle avait, car oui, je savais que je l'avais captivé, je l'avais attrapé dans les filets comme beaucoup d'autres, mais cette fois, je ne comptais pas la laisser s'échapper. Lorsque je sentis que l'air commençait à nous manquer, je reculais légèrement, et je la vis dans toute sa splendeur, les joues rosies, le regard voilé de désir, les lèvres légèrement gonflées. Je ne pus m'empêcher de poser mon front contre le sien, et d'essayer d'éterniser ce moment dans ma mémoire, je ne pouvais me permettre de faire autant de marque de tendresse à son égard. Je décidais de prendre la parole en premier.
- Pas indispensable c'est sa Granger ? Pourtant le baiser que tu viens de me donner prouve bel et bien le contraire.
De honte, elle baissa la tête et je vis ses joues prendre une magnifique teinte rosée. Elle ne le vit pas, et ne le verra surement jamais venant de moi, mais un énorme sourire étira mes lèvres pendant quelques secondes, et lorsqu'elle releva la tête, j'avais repris mon masque. Savait-elle le pouvoir qu'elle exerçait sur moi ? Sa façon de regarder mes lèvres tout en se mordillant ses propres lèvres. Et je pouvais déjà imaginer les nombreuses pensées qui la traversaient, je le savais car j'avais les mêmes et si sa ne tenait qu'à moi, elle serait déjà allongée à même le sol avec l'ensemble de ses vêtements déchirés, moi à l'intérieur de sa personne lui faisait crier mon nom à de nombreuses reprises. Avant de réaliser mes fantasmes sur sa frêle personne, je m'obligeais à me reconnecter à la réalité. Elle était toujours en train de fixer mes lèvres et je ne pus m'empêcher de rire, ce qui ne la gêna encore plus qu'elle ne l'était. Je lui relevais son visage lentement et me contentais de la fixer.
- Ne sois pas gênée, j'aime sa.
Je la sentis trembler sous mes doigts, ses joues se réchauffèrent. Elle avait envie de moi. Cette constation me fit sourire, elle n'imaginait pas combien sa propre attirance était minime comparée à la mienne. Alors que j'allais me pencher pour déposer un baiser sur ses lèvres, elle se recula soudainement, en proie à de multiples questions, je fronçais les sourcils pour lui faire savoir que je ne comprenais pas son changement d'attitude.
- Malfoy, qu'attends-tu de moi ? Tout ce qu'on fait tous les deux, le prends tu au sérieux ou es-tu juste en train de t'amuser ?
Le petit monde qui s'était crée pendant quelques minutes autour de nous se cassa aussitôt à la fin de sa question. C'était LA question à ne pas poser. Mais dans un sens, je me posais moi-même la question. Où tout cela allait-il nous mener ? Nous ne faisions pas partir du même monde, j'avais été éduqué selon des bases clair, j'étais destiné à me marier avec une femme de sang pur, riche, belle, capable de me donner un héritier, il n'était mentionné nulle part qu'une fille de moldue était acceptée dans mon monde. Il fallait que je lui enlève tout espoir, nous n'étions pas faits pour être ensemble, même si à l'heure qu'il est, je pensais tout le contraire. A regret, je me décalais d'elle, et je réfléchissais à la réponse qui lui ferait le plus mal possible, qui me ferait le plus mal possible.
- Que crois-tu Granger ? Que je fais tout sa par amour, parce que j'ai un quelconque sentiment à ton égard, et bien tu te trompes lourdement Granger, regardes-toi enfin, tu n'es qu'une Sang-de-bourbe sans aucune importance, il n'y a rien entre toi et moi, et il n'y aura jamais rien, mets toi bien cela dans ton petit crâne de moldue. Tout sa n'a été qu'un jeu depuis le début, je pensais que tu étais assez intelligente pour l'avoir compris, apparemment, non.
Pendant tout mon monologue, je vis son visage se décomposer, j'aurais voulu la prendre dans mes bras et lui dire que je ne pensais pas à seul mot de tout cela. Au lieu de sa, je la laissais digérer tout cela et partais moi-même me défouler dans ma chambre. Je fis apparaître un vase et le lançais de toutes mes forces contre le mur en face de moi. J'avais l'intention de recommencer jusqu'à épuisement lorsque quelque chose sur mon lit attira mon attention. Je n'eus pas besoin de m'avancer d'avantage pour savoir que c'était une lettre de mon père. Je restais planté, là, au beau milieu de ma chambre pendant ce qui me parut une éternité. Et lorsqu'enfin je me décidais à l'ouvrir, une boule au ventre m'étreignit.
Fils,
La date du combat final approche, le maître désir te voir dans ses rangs, dès la fin du mois prochain. Je lui ai fait part de ta décision comme étant positive, il est bien sur évident que tu n'as pas le choix. Tu feras, pour une fois dans ta vie quelque chose d'intelligent en venant à la prochaine réunion de Mangemort qui aura lieu le 29 Novembre. Tu recevras ce jour-là ta Marque. En attendant ce jour, le maître me fait part de sa décision de te donner ta première mission, pour qu'il ait une idée de ton potentiel. Tu dois éloigner la Sang-de-Bourbe de Potter, faits ce qui te plaît avec elle, mais fait en sorte qu'elle soit détruite. Si tu y parviens mon fils, tu peux être sûr que tu feras la fierté de notre humble famille.
Lucius Abrahax Malfoy.
Un rire sans joie m'échappa, la détruire, c'était quelque chose dont j'étais capable, je venais de le prouver il y a à peine quelques minutes, mais avais-je vraiment envie de faire cela ? Avais-je vraiment envi de devenir comme mon père ? Avais-je vraiment envi d'être sous les ordres d'un homme qui c'est faire détruire par un gamin de un an à peine ? Avais-je envi d'être à jamais lié à lui par une marque qui me brulerait jusqu'à la fin de mes jours ? Mais avais-je seulement le choix ? Non, je ne l'ai jamais eu, ma vie entière est tracée, elle l'était avant même que je naisse.
Aurais-je seulement la force de la manipuler une seconde fois ?
J'eus du mal à m'endormir ce soir là, la conversation que nous venions d'avoir tournait en boucle dans ma tête. Je m'imaginais de nombreux scénarios où au lieu de la laisser seule dans sa chambre, je la prenais dans mes bras et lui avouais tout ce que je ressentais pour elle, je lui racontais un avenir où nous pourrions être heureux loin de cette guerre. Et après lui avoir dit tout cela, je l'aurais installé sur le lit et là, je lui aurais fait l'amour comme je ne l'avais jamais fait auparavant, je l'aurais préparé lentement de manière à ce qu'elle s'abandonne totalement, et lentement, très lentement je serais rentré en elle, et un moment inoubliable aurait commencé.
Mais tout cela n'arrivera jamais, à cause de mon rang, à cause de mon père et à cause de Voldemort. C'était la première fois que je prononçais son nom, et ce n'était pas aussi difficile que je le pensais. Aucune malédiction ne venait de s'abattre sur moi, aucun monstre ne venait d'apparaître dans ma chambre. Et je compris enfin, ce n'était qu'un nom. Celui que mon père vénérait comme un Dieu n'était qu'un homme, puissant certes, mais constitué comme nous tous d'os. Un bruit venant de l'autre chambre me tira de mes pensées, j'allais ouvrir tout doucement la porte, et tendait l'oreille pour entendre un quelconque bruit venant de sa chambre. Mais ce que j'entendis me brisa le cœur, l'objet de mes pensées était en train de sangloter dans sa chambre, et vu les nombreux bruits étouffés que j'entendais, elle essayait surement de les cacher le plus possible. Je retournais sans faire de bruit dans ma chambre, et pour m'obliger à oublier tous mes soucis pour ce soir, je bus une potion de sommeil sans rêves.
Lorsque j'émergeais de mon sommeil le lendemain matin, j'avais toujours les idées complètement désordonnées. J'allais devoir reprendre le masque que je possédais avec Hermione pendant toutes ces années. Devoir vivre en sa présence et faire comme si elle n'existait pas allait vraiment être difficile.
J'entendis du bruit dans notre salon, et comme la veille, j'ouvris silencieusement la porte. Elle se trouvait là, sur la table et était en train de prendre son petit déjeuner. Elle paraissait épuisée, de larges cernes étaient dessinés sur son visage, et je m'en voulais d'en être la cause. Je restais appuyé contre le cadran de ma porte pendant de longues minutes à ne rien faire sauf à la regarder, et lorsqu'enfin elle commença à débarrasser, je fis mine de sortir de ma chambre en fermant la porte. Elle me contempla pendant de longues secondes, et si rien ne s'était passé entre nous, je lui aurais lancé une de mes remarques acides. Mais au lieu de cela, je rassemblais tout le mince courage qui me restait pour pouvoir prendre ma voix la plus glaciale.
- Grouille-toi Granger, qu'on en finisse enfin avec ce stupide bal. Je n'ai pas envi de passer du temps avec toi plus que nécessaire.
Chose complètement stupide puisque de savoir que j'allais passer plus de temps avec elle, me remplissait d'allégresse. Mais au moins j'étais sûre qu'elle éviterait de poser des questions.
- Tu sais quoi Malfoy ? Démerdes-toi tout seul, tu pourras enfin montrer combien tu es intelligent, moi j'ai autre chose à faire que de passer mon temps avec un arrogant petit fils à papa. Sur ce, bonne journée.
Voilà une réaction à laquelle je ne m'attendais pas, elle d'habitude si calme, venait de perdre son sang froid, alors qu'elle quittait la pièce sans un regard de plus pour ma personne, je restais stupéfait au milieu du salon. Malgré la situation, un mince sourire étira mes lèvres, voilà ce que j'aimais chez cette fille, la veille, je l'avais quasiment détruite, mais elle gardait tout de même la tête haute. A part elle, je ne connaissais aucune fille capable de me tenir tête.
Mais mon sourire se figea quand je compris que je n'allais pas passer le reste de la semaine avec elle, j'allais devoir m'occuper de tout ce qui restait à faire pour le bal, seul. Cette semaine allait être longue. Vraiment très longue.
[…]
La semaine avait vraiment était éprouvante, j'avais finit tous nos préparatifs dès le premier jour, alors le reste du temps je m'ennuyais ferme. J'allais et venais dans nos appartements, et savoir qu'elle se trouvait à quelques pas de moi m'était insupportable, alors j'essayais de passer la majeure partie de mon temps à l'extérieur, au bord du lac.
Le seul point positif que je trouvais à cette semaine était qu'elle m'avait permit de réfléchir sur ma vie, sur les bases qu'ont m'avait inculqué et beaucoup d'autres choses, et ce qui en ressortait n'était pas très positif. Il était clair que je n'avais pas envie d'être un mangemorts, la seule chose dont j'étais totalement sûr, était que j'avais envi de passer ma vie aux côtés de LA fille la plus inaccessible dans ce monde.
Pendant que je ruminais mes sombres pensées, je me préparais soigneusement, j'enfilais mon costume qui j'espérais plairait à l'élue de mon cœur, j'avais mit pas mal de temps avant de trouver enfin la perle rare, il y a peu de temps, le monde sorcier avait entendu parler d'un film qui retracer l'histoire du Titanic, romancer certes, mais il parait que c'était un film magnifique, je ne l'avais pas vu bien évidemment, un homme de mon rang ne regarde pas ce genre de « navet » comme dirait si bien mon père, mais j'avais vu des images de l'acteur principal dans son costume, et je portais aujourd'hui ce fameux costume.
Après avoir vérifié à maintes reprises si aucuns pans de ma chemise ne dépassaient ou si aucuns plis n'étaient présents, je décidais de descendre, un Malfoy n'est jamais en retard, et je dois avouer que j'étais impatient de pouvoir enfin la voir. Une semaine loin d'elle avait été un enfer. Et même si nous ne partagerions que la première danse, je pourrais au moins la surveiller de loin.
J'arrivais enfin devant la Grande Salle, bons nombres d'élèves étaient déjà en train de patienter dans celle-ci, il nous fallait attendre LA préfète en chef pour pouvoir commencer cette soirée, qui, je l'espérais serait meilleure que les précédentes. A cet instant, je ne m'imaginais à quel point elle le serait.
Alors que je parcourais les élèves du regard pour voir leur costume, une tornade brune me sauta au cou.
- Oh Draki comme tu es beau, c'est tellement gentil de t'être habillé ainsi pour moi ! Mais, regardes-moi ! Devines en quoi je suis déguisée ?
Pansy. La seule que je ne voulais pas croiser ce soir. Je posais un bref regard sur son déguisement, et un hoquet d'horreur m'échappa, elle portait une sorte de paréo marron qui cachait à peine son intimité et une sorte de bandeau entourait sa poitrine. Le reste de son corps était découvert et laissait voir ses formes peu avantageuses. Moi qui pensait qu'elle ne pouvait se maquiller plus qu'elle ne l'était en cours, et bien je me trompais lourdement, elle avait mit tellement de fond de teint qu'elle était presque orange, un énorme contraste se faisait entre son visage et son cou, elle n'avait même pas eu l'idée d'en mettre sur celui-ci, alors la tonne de fond de teint s'arrêtait net au niveau de la ligne du menton. Elle s'était surpassée au niveau du crayon, ses yeux en était remplis, la seule chose qui laissait voir encore ses yeux était le blanc de ses yeux. En résumé, elle était absolument laide. Malheureusement, elle prit mon hoquet comme un soupir appréciateur, et en profita pour se coller d'avantage à moi, si elle continuait, elle allait complètement ruiner ce déguisement que j'avais mit tant de temps à trouver. Je la repoussais rapidement et mettait une certaine distance entre nous.
- Non Pansy, je ne sais pas en quoi tu t'es déguisée et en faite je n'ai pas envi de savoir, je ne sais même pas si on peut appeler sa un déguisement, tu serais venue à poil, sa aurait donné la même chose.
- Oh petit coquin, tu as tellement envi de moi que tu m'imagines déjà nue, mais ne t'inquiètes pas, ce soir, je te laisserais jouer avec mon corps.
Je retenais un soupir d'agacement, elle ne comprenait vraiment rien, aux grands mots, les grands moyens.
- Bon tu vas m'écouter très attentivement Parkinson, je ne te désire pas, tu serais la seule femme sur Terre que je ne te désirerais toujours pas. Alors maintenant, tu vas voir ailleurs si j'y suis, et surtout tu oublis jusqu'à mon existence.
Je ne lui laissais pas le temps de répondre et je lui tournais le dos pour bien lui faire comprendre que la conversation était finie, j'entendis juste un hoquet de fureur et elle s'éloigna à grands pas. Il est vrai que j'avais été un peu dur avec elle, mais c'était la seule solution pour qu'elle me laisse enfin tranquille, sinon, nous en serions encore demain.
Alors que je levais la tête, tout signe de culpabilité disparut pour laisser place à une admiration sans limites. Je restais bouche-bée devant le spectacle qui s'étendait devant mes yeux. En haut des escaliers se tenait une Muse.
Elle était magnifique dans sa longue robe noire fendue à mi-cuisse et laissait voir une magnifique paire de jambes. Ses cheveux étaient remontés en un chignon qui laissait passer quelques mèches. Elle était maquillé légèrement mais de manière à être quand même remarqué.
Je fis un pas vers les escaliers, mais elle restait planter en haut des marches, elle paraissait ailleurs et lorsqu'elle revint à elle et qu'elle me jeta un regard, elle rougit instantanément et je ne sus si c'était de me voir, d'être regardée ainsi par l'école entière, car oui je savais que derrière moi, les regards étaient braqués sur elle, ou si c'était de savoir que j'avais remarqué sa petite absence. Elle descendit lentement les escaliers, et à cet instant, si je n'étais pas un Malfoy et que je n'avais aucune retenue, elle serait déjà débarrassée de ces vêtements, qui me paraissaient inutiles à cet instant. Et lorsqu'elle atteint les dernières marches, le silence qui s'était installé derrière moi me confirma que tout le monde avait remarqué son arrivée.
Deux sentiments assez étranges me submergèrent d'une part la fierté et une folle jalousie, la fierté d'avoir comme cavalière une créature aussi belle qu'elle, c'était peut-être la plus belle jeune femme qui m'avait été donné de voir, et Dieu sait que j'en avais beaucoup. D'autre part, la jalousie, savoir que pendant toute une soirée, de nombreux hommes allaient poser des regards remplient de désir sur son corps me rendais fou de colère, savoir que pendant la soirée, une bonne partie essaierait de la toucher, me mettait hors de moi.
Je lui tendis mon bras, et un sourire vint étirer ses lèvres, et je savais que c'était à cause de mon geste, pour elle ce n'était qu'un geste de galanterie, pour moi, cela me permettait en plus de pouvoir la toucher un peu plus longtemps. C'est à cet instant que les portes de la Grande Salle s'ouvrirent et nous parcoururent les derniers mètres qui nous séparaient pour la rejoindre, je croisais de nombreux regards envieux venant des hommes, et je me redressais de toute ma hauteur, pour bien montrer que la merveilleuse créature qui se trouvait à mon bras était mienne. Lorsque nous parcoururent la salle, je vis du coin de l'œil Hermione inspecter dans les moindres recoins la décoration, bien sur, je n'étais pas un Malfoy pour rien, il était évident que tout était parfait. Je fis mine de rien et continuais d'avancer vers la piste de danse, le moment que j'attendais depuis maintenant une semaine, pouvoir enfin la tenir dans mes bras.
Lorsque nous arrivâmes au centre de la piste de danse, je la rapprochais plus que nécessaire contre moi, sentir sa chaleur contre moi me procura des frissons, mais je fis comme si rien n'était. Et nous partîmes dans une valse, au début, elle paraissait tendue, et je remarquais qu'elle regardait beaucoup ses pieds, et au fur et à mesure que la musique se déroulait, elle se détendit et remonta enfin son regard vers moi, quand à moi, je n'avais pas réussit à la lâcher du regard, elle était tellement… tellement belle. J'avais envi d'entendre le son de sa voix, une douce musique dont je n'arrivais désormais plus à me passer.
- Sa t'en bouche un coin hein ?
- De quoi parles-tu ?, me répondit-elle sans comprendre
- De tout sa, de la décoration, tu pensais que je n'arriverais jamais à me débrouiller tout seul.
- Non, je savais que tu y arriverais après tout tu es un Malfoy, mais je dois avouer que c'est magnifique.
Elle venait de répliquer avec une voix sarcastique, et je ne pus m'empêcher de sourire. Quoiqu'elle fasse, elle me fascinait de plus en plus, et j'arrivais de moins en moins à penser à autre chose qu'à elle. Je décidais de ne rien répondre, ayant trop peur que cela se termine en dispute, chose dont je n'avais vraiment pas envie à ce moment précis. Le reste de la musique, nous continuâmes à nous regarder et je me faisais violence pour ne pas capturer ses douces lèvres. Mais la musique prit fin trop rapidement à mon goût, et je la sentis s'éloigner de moi. Ainsi la soirée se terminait ici pour ma part.
- Bonne soirée, Granger, murmurais-je alors qu'une petite voix dans ma tête me criait de la retenir.
- Merci toi aussi.
Je m'éloignais d'elle et pensais à quel point j'avais eu de la chance de pouvoir danser avec une si magnifique jeune femme. Et pour… Mais quel imbécile ! Je ne lui avais pas dit le principal, j'étais tellement dans mes pensées que j'avais oublié de lui dire ses quelques mots. Je me retournais rapidement espérant qu'elle soit encore là, et heureusement, elle était toujours au centre de la piste en train de me regarder.
- Au faite Granger, tu es magnifique.
- Merci, tu n'es pas mal non plus, me répondit-elle avec un énorme sourire qui me réchauffa le cœur.
Cette fois-ci, je partais pour de bon m'installer à l'autre bout de la salle, où je trouvais un coin tranquille et qui surtout me permettrait de la voir à chaque recoin de la salle. Elle était déjà aux côtés de ses amis et paraissait m'avoir déjà oublié. Je chassais vite cette idée de la tête, et me concentrais sur l'objet de mes pensées, pendant une bonne partie de la soirée, elle et ses amis restèrent au milieu de la piste de danse, ils semblaient essayer d'apprendre à Weasley mâle à danser et on peut dire que ce n'était pas très beau à voir, et je me permis de faire un mince sourire.
- Pourquoi souris-tu Drago chéri ?
Je l'avais presque oublié elle, apparemment ma remarque de toute à l'heure ne lui avait rien fait, il allait donc falloir que je lui fasse une piqure de rappel.
- Tu ne veux pas me foutre la paix Parkinson ? J'en ai marre de t'avoir toujours collé à mes basques, trouves toi quelqu'un d'autre à coller parce que je commence vraiment à en avoir assez !
Mes paroles parurent la toucher puisque, le masque de débilité qu'elle possédait tout de suite se déchira pour faire place à une fureur sans nom que je n'avais jamais vu jusqu'ici. Ses yeux se rétrécirent et elle se pencha légèrement vers moi.
- Tu oublis juste une chose Malfoy, toi et moi sommes liés par un contrat magique qui stipule que à la fin de nos études nous nous marierons, tu devrais déjà commencer à t'y habituer parce que comme tu dis tu vas m'avoir collé à tes basques pendant encore très longtemps.
Et elle me planta là, assis sur ma chaise la bouche ouverte, c'était la première fois que je l'entendais parler avec une telle haine dans la voix, cette petite garce cachait vraiment bien son jeu, j'allais devoir être plus prudent à l'avenir, si elle venait à découvrir pour Hermione, je n'ose imaginer les conséquences désastreuses qui se produiraient. J'essayais de reprendre à un masque de froideur, même si je continuais de méditer aux paroles de cette cruche. Alors que je tournais la tête pour voir Hermione, ce que je vis me figea, elle se trouvait toujours sur la piste de danse, mais cette fois elle n'était plus seule, elle était solidement accrochée aux bras de ce Duroy, la petite leçon que je lui avais servit juste après qu'il ait demandé à MA copine de l'accompagner pour le bal ne lui avait apparemment servit à rien. Je me levais d'un bond, ce qui fit sursauter les tables alentours.
Elle n'avait pas le droit de se coller autant à lui, elle n'avait pas le droit de lui sourire comme sa, tout ses gestes m'étaient réservés ! Mais en même temps, ne l'avais-je pas repoussé hier soir ? Ne lui avais-je pas fait comprendre que nous ne pouvions pas être ensemble ? Je détestais l'emprise qu'elle avait sur moi, jusqu'ici, personne n'avait réussit à me mettre autant hors de moi. J'entendis la musique se finir et je fus soulager de savoir qu'ils allaient enfin se séparer pour retourner chacun de leur côté, je n'étais pas sûr que j'aurais pu continuer à les regarder sans rien faire, mais au lieu de cela, ils restèrent coller comme si la chanson ne s'était jamais terminée. Là, je commençais vraiment à perdre mon sang froid, et sa ne devait pas être beau à voir, moi au milieu de la salle, rouge de colère, faisant les cent pas tout en regardant ce misérable couple. Plus ils évoluaient dans leur danse, plus toutes mes certitudes et toutes mes promesses commençaient à flancher, plus les secondes passaient plus je sentais toute ma détermination à rester loin d'elle s'échapper de tout mon être. Je n'avais pas le droit de rester dans sa vie, c'était trop dangereux pour elle, j'allais devenir un mangemort, j'allais être dans le camp opposé au sien et rien ne pourrait changer cela. A moins que... Je ne prenais plus le temps de réfléchir lorsque je vis cet imbécile se pencher vers elle, pour déposer ses lèvres sur celle que j'aimais, tans pis, j'iraisvoir la seule personne capable de me sortir de là. Je parcourais les derniers mètres qui nous séparaient à grands pas et je le tirais violemment vers l'arrière. Je profitais de sa stupeur pour prendre sa place prés d'Hermione.
- Duroy, tu danses avec MA cavalière, j'appuyais bien sur ces deux derniers mots pour qu'il comprenne bien à qui elle m'appartenait, alors vas t'occuper de la tienne et fous nous la paix.
Je ne voulais pas discuter plus avec lui, alors j'en profitais pour prendre ma cavalière et me remettre à danser, je savais que j'allais passer un sale quart d'heure, mais mes dernières révélations et décisions avait crée une certaine euphorie chez moi. Et la tempête se déchaina plus vite que je le pensais.
- Tu as décidé de me pourrir la vie hein ? Tu ne peux pas t'empêcher, c'est plus fort que toi ! Ne peux-tu donc pas me laisser vivre ma vie en paix ?
- Non.
Je n'avais trouvé que cela à répondre, non je ne pouvais pas m'empêcher de me mêler de sa vie, non je ne pouvais pas la laisser vivre sa vie, tant que je n'en faisais pas parti. Elle m'était devenue essentielle, et je voulais avoir la même place pour elle. Je continuais de la regarder, je ne pouvais m'en empêcher, elle était tellement désirable, d'innombrables images indécentes m'apparaissaient et je me faisais violence pour rester calme. Ses yeux se rétrécirent et je sus, qu'elle aussi se retenait de me sauter dessus, mais pas pour les mêmes raisons.
- Je te demande pardon ?
Je décidais d'être franc avec elle, après tout si je voulais la récupérer, et surtout si je voulais qu'elle oublie le mauvais moment que nous avions passé tous les deux hier soir.
- Non, je ne peux pas ou plutôt je ne veux pas te laisser vivre en paix, je repris en voyant qu'elle ne dirait rien, et surtout, je ne savais pas si je posséder assez de courage pour aller jusqu'à la fin de ma révélation, je soufflais un bon coup et reprenais, Granger, que m'as-tu donc fait ? Je pense à toi tout le temps, mes nuits sont peuplées de rêves te concernant tous. Te voir dans les bras d'un autre me rend fou.
J'avais énoncé cette dernière phrase avec un peu plus de colère, les souvenirs d'elle dans les bras d'un autre encore trop présents dans ma tête. Quand à elle, un voile de tristesse passa sur son visage, les souvenirs de des derniers jours refaisant surement surface.
- C'est… c'est une blague ? C'est sa Malfoy ? Tu veux encore plus enfoncer le couteau dans la plaie c'est sa ? Trouves toi un autre souffre douleur car moi je ne veux plus l'être !
Mon souffre douleur ? Aujourd'hui, elle était tout sauf souffre douleur, elle était mon cœur, mon âme, mon esprit, ma vie, mais pas mon souffre douleur, j'aurais voulu lui dire tout cela, mais le courage commençait à me déserter, et lorsque je la sentis vouloir s'écarter de moi, pour partir, je la rapprochais encore plus de moi, nous nous étions arrêtés de danser et nous nous regardions désormais, les yeux dans les yeux, revenus dans notre monde, celui que j'aimais tant, je savais que c'était ma dernière chance pour la faire changer d'avis, alors, je tentais le tout pour le tout. Je me penchais vers elle, et avant de lui murmurais ces quelques mots, j'en profitais pour m'emplir de son odeur.
- Tout ceci n'est pas une blague Hermione, tu as réussi là où beaucoup d'autres ont échoué. Je te veux à mes côtés. Et je rajoutais pour moi-même, pour la vie, mais je n'étais pas sûr qu'elle soit prête à l'entendre, un léger tremblement la prit, et j'espérais que ce soit mes révélations qui les lui procuraient.
- Ah oui Malfoy ? Alors si là tout de suite je te demandais de ne pas nous cacher tu me diras qu'il n'y a aucun problème ? Arrêtes Malfoy, parce que ton petit jeu marche peut-être avec toutes tes autres conquêtes mais pas avec moi.
M'avait-elle écouté ? Je venais de lui avouer que je l'aimais et elle me parlait de nous cacher ! C'est justement pour sa que je venais de tout lui dire, je voulais que le monde entier sache qu'elle était à moi, et que plus aucuns hommes ne l'approche.
- Tu as raison, il n'y aucun problème à se que nous montrions à tout Poudlard que nous sommes ensembles, je serais sûr au moins que plus aucuns gars ne t'approchera.
Au lieu de la joie à laquelle je m'attendais de sa part, je vis ses yeux s'inondaient de larmes, elle ne me croyait pas. Je ne voulais plus être le responsable de ces larmes, je ne voulais être responsable que de sa joie. Je ne lui laissais pas le temps de protester, et avant de faire ce que je rêvais de faire depuis le début de la soirée, je lui murmurais :
- Alors ne nous cachons plus…
Et je déposais enfin mes lèvres sur les siennes. Oui, cette soirée était vraiment meilleure que les précédentes.
Fin du Flash-back.
POV Hermione.
Et après m'avoir susurré ses magnifiques mots, il se pencha et déposa ses lèvres sur les miennes.
Je ne pensais pas que ces lèvres m'avaient autant manqué, je me fichais du monde qui nous entourait, et je fis passer dans ce baiser toute la passion, toute la frustration de ces derniers jours et surtout de tout mon amour pour lui. Sentir ces lèvres contre les miennes était enivrant, heureusement qu'il me soutenait contre son torse, sinon je me serais effondrée. Lorsque l'air nous manqua, nous nous séparâmes mais il posa son front contre le mien, un étrange sourire avait élu domicile sur ses lèvres.
- Ne t'attends pas à avoir une vie facile avec moi, je suis un con arrogant et possessif et tous ceux qui désormais possèdent des bijoux de famille et qui s'approchent à moins d'un mètre de moi risqueraient fort bien de finir à l'infirmerie.
Un bruit de verre brisé m'empêcha de lui répondre quoique se soit, et ce n'est qu'à cet instant que je me rendis compte que nous étions devant toute l'école. Mes joues prirent feu, et je ne pus m'empêcher de jeter un coup d'œil vers mes meilleurs amis. Ron était rouge de colère, la bouche ouverte, il semblait utiliser tout son self contrôle pour ne pas traverser la piste de danse et rouer de cou celui, qui désormais était mon petit ami. Harry quand à lui, me fixait avec un étrange sourire en coin, il ne semblait pas surpris de cela, et je me demandais si ces derniers temps j'avais été aussi transparente que cela. Ginny, elle, me fit un grand sourire, elle savait que désormais je serais heureuse, avec l'homme que j'aimais, même si, pour la forme, elle me disputerait de lui avoir pardonné aussi vite tout le mal qu'il m'avait fait, mais je ne pouvais m'empêcher de croire à toutes ses paroles. Je savais que j'allais avoir une longue discussion avec chacun de mes meilleurs amis, et je le comprenais, après tout, même si Harry semblait avoir comprit depuis longtemps, je lui devais quand même des explications.
Un mouvement du coin de l'œil attira mon attention, et je compris d'où venais le bruit du verre brisé, Pansy nous regardait les yeux exorbités, la bouche grande ouverte, et des larmes s'accumulaient aux coins de ses yeux, même si je n'aimais pas cette fille, je ne pus m'empêcher de me sentir mal pour elle, je savais exactement ce qu'elle ressentait, je venais de passer par là.
- TOI, s'exclama-t-elle en me montrant du doigt, que lui as-tu fait, il … il ne peut pas aimer quelqu'un comme toi, tu es une… une Sang…
Dit encore une seule fois ce mot Parkinson et je te jure que je t'arrache la langue, Drago, il venait de l'interrompre, pour prendre ma défense, et je sentis me ventre se contracter tellement ce geste me plaisait, il reprit mais cette fois ce tourna vers l'assemblée qui continuait de nous regarder, désormais, le premier qui s'en prend à elle aura affaire à moi, nous n'avons aucun compte à vous rendre. Maintenant reprenez ce que vous faisiez et mêlez-vous de vos affaires.
Ces quelques mots suffirent à ce que toute l'école retourne à ses occupations, même si je voyais bien qu'ils nous regardaient tous du coin de l'œil et qu'ils chuchotaient entre eux. D'un bel ensemble, Ron et Parkinson quittèrent la salle, furieux, je savais que j'allais avoir du mal à approcher Ron ses prochaines semaines, mais pour l'instant, mon euphorie n'était pas passée et je ne mesurais pas encore les conséquences qu'auraient notre couple sur l'école. Harry et Ginny quand à eux se rapprochèrent de nous, et je comprenais que l'heure des explications arrivait. Drago quand à lui, me serrait toujours contre lui, et effectua une légère pression sur ma taille pour que je reprenne mon attention sur lui.
- Veux-tu que je vous laisse ?
- Non Malfoy, reste, il va falloir que l'on parle, alors que j'allais accepter qu'il s'éloigne le temps que je parle avec mes amis, Harry venait de nous interrompre, je ne savais pas encore s'il acceptait notre couple et je me demandais si tout allait bien se passer.
- Peut-être pourrions-nous aller autre part que dans cette salle bondée d'yeux curieux ?
J'acquiesçais et leurs faisais signe de me suivre, nous parcourûmes les couloirs dans un silence tendu, et un sentiment de soulagement me prit quand nous arrivâmes devant le tableau de la salle commune, j'allais vite m'installer sur les canapés, suivis de Drago, Harry et Ginny, Drago s'assis à mes côtés le plus collé à moi, et Harry et Ginny avaient pris le canapé opposé au notre, je prenais une grande inspiration et me lançais.
- Je crois que je vous dois quelques explications
- Que l'ON vous doit quelques explications, me reprit Drago, cette rectification m'arracha un mince sourire.
Et là, nous nous mîmes à raconter le début de cette étrange relation, en '' oubliant '' les petits moments intimes que nous avions partagé, pendant mon long récit, je fus seulement coupée par Drago qui parfois, rajoutais quelques détails, sinon, Harry et Ginny se contentait de nous écouter très attentivement, Ginny connaissait déjà toute l'histoire, mais l'écouter comme si c'était la première fois qu'elle l'entendait, elle se permettait de lâcher des petits soupirs d'admiration. Il est vrai que nous ne formions pas un couple banale, c'était peut-être même la première fois dans toute l'histoire des sorciers, qu'un Sang-Pur et qu'une fille de moldu était animé par un autre sentiment que la haine. A la fin de mon récit, je soufflais un bon coup, maintenant qu'ils savaient tout, je me sentais plus légère, comme si un poids s'était enlevé de mes épaules. Un silence de quelques secondes suivit nos explications et Harry prit enfin la parole.
- Je savais bien que tu nous cachais quelque chose, tu étais tout le temps ailleurs, je devais souvent reprendre mes phrases pour que tu m'écoutes, je me doutais qu'un homme était derrière tout sa, sa fait peu de temps que je soupçonne Malfoy, il était tout le temps en train de te fixer avec ce truc bizarre dans les yeux. Pourquoi ne m'en as-tu pas parlé Hermione ? As-tu si peu confiance en ton meilleur ami pour lui cacher un truc de ce genre ?
- Non ! non bien sur que j'ai confiance en toi, mais j'avais peur de ta réaction et celle de Ron à ce sujet, j'avais une chance sur deux que vous compreniez. Et d'après ce que j'ai vu, Ron m'en veut.
- Il t'en veut oui, il est comme moi, il ne comprend pas que tu nous ais caché cela, mais le coup fatal a été que l'heureux élu soit Malfoy, mais ne t'inquiètes pas, laisse lui du temps il se fera à l'idée que toi et Malfoy vous soyez… ensemble. Pour ma part, tant que tu es heureuse, c'est le principale, quand à toi, il porta son regard sur Drago, si elle lâche une seule larme à cause de toi, je te jure que je te tue, foi de Potter.
Etrangement, Drago ne répliqua par une remarque cinglante mais se contenta d'hocher la tête, et de mettre son bras autour de ma taille pour me rapprocher encore plus de lui. A cette vision Harry et Ginny esquissèrent un sourire et se levèrent dans un même mouvement.
- Bon, on va vous laisser, vous avez surement beaucoup de choses à vous dire.
- Hermione on se verra plus tard, on doit parler nous aussi, reprit Ginny, et je compris qu'elle comptait bel et bien me passer un savon. Ils m'envoyèrent un baiser, et un hochement de tête à l'encontre de mon petit ami, un rapprochement était-il possible entre les deux plus vieux ennemis de Poudlard, désormais que nous étions ensemble, je l'espérais fortement.
Mais, au lieu de discuter comme nous l'avez conseillé nos amis, nous nous étions de nous regarder dans les yeux et parfois, il posait ses lèvres sur les miennes, et à chaque fois, des millions de papillons prenaient possession de mon corps. Pour chaque baiser, une promesse d'être toujours là l'un pour l'autre, de toujours aimer l'autre et surtout de combattre ensemble les ennuis qui, pour ma part, viendraient plus tôt que je ne le pensais. Cette nuit là, nous nous endormirent dans les bras l'un de l'autre, sur ce canapé qui, ses derniers mois, avait été témoins de scènes les plus insolites dans toutes l'histoire de Poudlard. Nous n'imaginions pas encore ce qui se préparait en secret dans les sous sols de Poudlard.
2 mois plus tard.
Voilà désormais deux longs mois que Drago et moi formons un couple, je vis dans un conte de fée, le sourire qui s'était installé sur mes lèvres le jour du bal ne m'as toujours pas quitté. Les élèves ont finit par s'habituer à notre couple, désormais, ce n'est plus ces incessables chuchotements qui nous accompagnent mais plutôt des regards admiratifs. Pour certains, admiratifs de voir que j'ai réussit là où beaucoup de filles ont échoué, c'est-à-dire, conquérir le cœur du Dom Juan de l'école, pour d'autre, admiratifs de voir notre si merveilleuse entente. En effet, Drago et moi vivions dans une bulle où aucune dispute ou malentendu n'était accepté, nous vivions au jour le jour, et il faisait de moi, la femme la plus comblée du monde.
Ron et moi avions finit par avoir une longue conversation, je ne supportais plus de l'avoir loin de moi, et au final, même si, lorsque j'étais avec Drago, il ne m'approchait pas, nous avions finit par retrouver notre ancienne relation de complicité et de dispute infantile. J'étais vraiment heureuse. Parkinson n'avait plus osé dire quoique se soit sur notre couple et même si ce silence me convenait, je ne pouvais m'empêcher de trouver bizarre qu'elle est abdiquée aussi vite. Et ce trouble se confirma plus vite que je ne le pensais.
Je la croisais au détour d'un couloir, alors que je venais de laisser Drago, apparemment il avait quelque chose d'important à faire et n'avait pas voulu m'en dire un mot, elle semblait m'attendre. Je passais devant elle, mine de rien, mais à l'intérieur, mon cœur battait la chamade, pas de peur de ce qui pourrait arriver mais ayant un mauvais pressentiment face à la poursuite des choses. Alors que j'allais atteindre ma salle commune elle m'intercepta.
- Granger ! Arrêtes-toi, il faut que l'on parle.
- Je n'ai rien à te dire Parkinson, alors passe ton chemin.
- Moi, j'ai des choses à te dire, s'il te plait laisse moi quelques minutes pour au moins m'expliquer.
Je m'arrêtais au beau milieu de couloir, je croisais mes bras et levais les sourcils pour lui faire comprendre que j'attendais qu'elle parle.
- Voilà, je tenais à m'excuser pour toutes ces années, j'ai été exécrable avec toi, je comprends maintenant pourquoi Drago t'as choisi toi, tu es gentille, intelligente. Je sais que ces paroles ne changeront rien à la confiance que tu as en moi, mais je tenais quand même à le faire. Tu ne m'aimes pas et je le comprends après tout ce que je t'ai fait. Mais je tenais à ce que tu saches tout ce que je pensais. Voilà, je ne t'embêterais plus à présent.
Voilà une conversation à laquelle je ne m'attendais pas, plus je la voyais s'éloigner de moi et plus je ressentais le besoin de la rattraper et de lui pardonner, après tout, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Et alors qu'elle allait tourner au bout du couloir, je la rattrapais.
- Pansy, attend ! Je suis désolée moi aussi, après tout on était deux à se lancer des remarques peu sympathique, je te propose qu'on fasse la paix et qu'on reparte à zéro. Qu'en dis-tu ?
- Oh merci beaucoup Hermione, tu ne te rends pas compte à quel point sa me fait plaisir que tu veuilles oublier toutes nos disputes.
Nous continuâmes encore à discuter et j'en appris un peu plus sur sa vie, elle n'avait pas été aussi jolie que je l'imaginais. Et lorsque nous nous quittâmes, elle me prit dans ses bras et me remercia encore une fois de lui avoir pardonné. Et je partis rejoindre ma salle commune et surtout mon petit ami qui devait désormais m'attendre. Mais de tout sa, ce que je ne vis pas fus le sourire victorieux qui prit place sur les lèvres de celle avec qui je venais de faire la paix.
J'eus à peine le temps de faire un pas dans le salon que je me retrouvais contre un torse dur.
- Où étais-tu nom de Dieu ! Je me faisais un sang d'encre !
- Calme-toi Dray, j'étais avec Pansy !
- Ah d'accord, je… QUOI ! Qu'est ce que tu foutais avec elle ! Si elle a osé te toucher cette garce je te jure que…
- Tu veux bien te calmer, je posais un doigt sur sa lèvre pour le faire taire, elle ne m'a rien fait ne t'inquiètes pas, bien au contraire, on a beaucoup parlé, et j'ai trouvé en sa personne quelqu'un de formidable.
- Es-tu tombée sur la tête mon ange, te rends-tu compte qu'on parle de Pansy Parkinson, la fille qui me voue un culte incroyable et qui surtout serait prête à tuer père et mère pour m'avoir dans ses filets, me demanda-t-il, et pour vérifier il commença à me tâter la tête pour voir si aucune bosse n'était apparu, agacée, je reculais de quelques pas.
- Merci de me le rappeler, pourquoi ne peux-tu pas seulement comprendre qu'elle m'accepte ?
- Parce que c'est une Serpentarde, ouvres un peu les yeux, le monde n'est pas tout beau tout rose comme tu aimerais si souvent le croire, tu es en train de te faire avoir Hermione.
- Il me semble que toi aussi tu es un Serpentard et pourtant vois où tu en es aujourd'hui, à moins que toi aussi tu te serves de moi !
A mes mots, il s'arrêta pour me dévisager et j'eus peur pendant quelques secondes d'avoir vu juste. Mais à mon grand étonnement, il se mit à rire, ce qui ne fit qu'attiser ma colère.
- Heureuse de t'amuser, maintenant, si tu permets, je préfère passer l'après-midi seule qu'en mauvaise compagnie.
Au moment où j'allais partir, il me retint et me recolla contre son torse.
- Ne sois pas stupide, je ne me moquais pas de toi voyons, je pensais juste que c'était notre première dispute depuis que nous étions ensemble.
- Oh...
Maintenant que j'y pensais, c'est vrai que c'était la première fois que nous nous disputions, et je me permis de lui faire un sourire auquel il répondit, mais bien vite, il reprit son sérieux.
- Fais quand même attention à elle.
C'est sur ses dernières paroles que la conversation prit fin. A l'avenir, je savais que je ne devrais plus lui parler de Pansy. Je ne comprenais vraiment pas pourquoi il n'acceptait pas le fait que je puisse être amie avec elle.
Les jours qui suivirent, je me rapprochais beaucoup de Pansy, c'était une fille attachante, rien à voir avec celle des dernières années, ma confiance en elle montait en flèche et je lui confiais beaucoup de choses.
Un soir, après ma ronde, je finissais les derniers couloirs à grands pas, j'étais impatiente d'enfin le voir, aujourd'hui, nous nous étions très peu vu, car il s'était entrainé avec son équipe pendant une bonne partie de la journée, et j'en avais profité pour terminer tous les devoirs qui nous avaient été donné. Alors que j'étais dans mes pensées, j'entendis un bruit derrière moi, lorsque je me retournais il n'y avait personne. Pas que je sois peureuse, après tout je suis quand même une Griffondor, mais j'étais seule, au beau milieu du couloir, je restais quelques secondes à observer n'importe quels mouvements suspects, mais rien ne vins. Quelle froussarde je faisais, je ris de moi-même et reprenais mon chemin en accélérant tout de même le pas. Je ne vis donc pas une ombre se détacher du mur, ni le sort de stupéfiction se diriger à toute vitesse vers moi, je le sentis et avant de sombrer, j'eus juste le temps de voir un homme s'accroupir à mes côtés.
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Lorsque je revins à moi, je n'étais plus dans le couloir, mais dans une sombre pièce, les pieds et les mains liés seulement retenus par un crochet au dessus de sa tête. J'essayais de tirer sur mes liens pour m'en défaire mais un sort devait les maintenir collées au crochet. Un mouvement de panique me prit. J'étais seule, sans baguette et à la merci d'une personne dont je ne connaissais pas l'identité. Une voix retentit dans les airs et j'étouffais un hurlement de peur.
- Reste donc tranquille, elle ne devrait pas tarder à arriver.
- J'utilisais tout le courage griffon dorien qui m'habitait pour pouvoir lui répondre.
- Qui êtes-vous et qu'est ce que vous me voulez ?
- Qui je suis, oh Hermione tu me déçois, tu ne reconnais donc pas ?
Non je ne le reconnaissais pas, mais sa voix grave et mielleuse me disait bien quelque chose, j'étais pour l'instant trop étourdit pour réfléchir correctement. Pour répondre à mes questions, l'homme se déplaça légèrement vers l'unique pan de lumière qui éclairait faiblement la pièce, je fronçais les sourcils pour mieux le voir et ce que je vis me figea d'horreur.
- T-toi ! Mais merde qu'est ce que tu me veux encore !
- Moi ? Rien, juste une petite revanche sur la dernière fois, nous n'avons pas eu le temps de terminer ce que nous avions commencé.
- AU SECOURS ! A L'AIDE, je ne l'écoutais déjà plus et je suppliais Dieu pour que quelqu'un passe par là
La porte en face de moi s'ouvrit et alla s'exploser contre le mur ! J'étais sauvée, en face de moi se tenait Pansy et elle paraissait passablement énervée.
- Qu'est ce qui se passe ici ?
- Oh mon Dieu Pansy, ce malade vient de m'enfermer ici, viens m'aider vite !
Elle me jeta un coup d'œil et se dirigea à grands pas vers mon bourreau, et ce que je vis me glaça le sang, au lieu de lui jeter une multitude de sort comme je m'y attendais, elle l'embrassa à pleine bouche pendant de longues secondes. L'enfoiré ! Il avait dû lui lancer un sort pour qu'elle soit à sa merci !
- Pansy attend ! Regardes moi ! Il t'utilise grâce à un sort, je t'en supplie essaye de le combattre !
Elle me fit face et un sourire typiquement Serpentard vint s'installer sur ses lèvres, et d'un coup, toutes mes certitudes semblèrent s'évaporer. Elle n'était pas possédée.
- Granger, comment as-tu pu être assez débile pour croire que moi, Sang pur, voulais t'avoir toi comme amie, et surtout, comment as-tu pu croire à toutes mes paroles. Il n'y a que les Griffondors pour être assez naïf pour croire en la bonté des gens, il suffit que tu verses une petite larme et hop on est redevenu gentil. Tu es vraiment pathétique Granger, tu aurais dû écouter Drago qui te mettait en garde contre moi.
- Que me veux-tu, arrivais-je à demander malgré les sanglots qui m'assaillaient, maintenant que j'y réfléchissais j'avais agi comme une parfaite sotte, j'aurais dû écouter Drago. Malgré que je lui pose la question, je me doutais de ce qu'elle voulait
- Ce que je veux ? C'est simple Granger, je veux que tu quittes Drago, avant ton arrivée dans sa vie tout allait très bien entre nous. Savais-tu que s'il sortait avec toi, c'était tout simplement pour se venger de moi ? Il m'aimait tellement, mais moi j'avais trop peur de cette relation trop intense qui c'était mise à exister entre nous, alors j'ai fuit. Mais maintenant, je sais ce que je veux. Il ne t'aime pas Granger.
- Tu mens.
- Ah oui ? Alors t'a-t-il dit qu'il m'avait aimé moi aussi, t'a-t-il raconté sa manière de me faire l'amour chaque soir, de pénétrer lentement dans mon intimité, d'en ressortir et d'y entrer encore plus doucement, de me murmurer une multitude de mots doux lorsque nous le faisions et d'attendre ma propre jouissance pour assouvir la sienne, sa façon de me murmurer des tas de je t'aime après l'acte. A-t-il eu tous ces gestes à ton égard, Granger ? Réponds !
- N-non, murmurais-je, non il ne m'avait jamais fait l'amour, nous avions décidé d'aller à notre rythme, il ne m'avait jamais dit je t'aime malgré le nombre de fois où moi, je lui avais dit.
- Non ? Peut importe, je veux que tu le quittes. Fais le souffrir comme il m'a fait souffrir moi.
- Tu n'as pas le droit de me demander sa ! Tu n'as aucun droit sur ma vie Parkinson !
- C'est vrai, mais j'ai une chose qui risque de te faire vite changer d'avis. L'adresse : 12 Rue Marguerite Yourcenar te dit-elle quelque chose ?
- Je… C'est mon adresse, avouais-je les larmes refaisant surface, un affreux pressentiment me prit.
- C'est ton adresse ? C'est donc là que tes moldu de parents vivent n'est ce pas, je trouvais la force de faire un hochement de tête et elle reprit, il serait bête qu'il vienne à leur arriver quelque chose non ?
- Espèce de sale petite garce, touche un seul de leur cheveux et je te jure que…
- Que quoi Granger ? Je n'en ai rien à faire de tes parents, quittes Drago et rien ne leur arrivera. Tu seras triste sur le coup, et puis tu l'oublieras vite. Je vais être sympa avec toi, je te laisse une semaine pour le quitter, passé se délai, tu pourras dire au revoir à tes parents.
Et sur ses dernières paroles, elle s'avança rapidement vers moi et me donna une baffe magistrale qui me fendit la lèvre, puis elle tourna les talons et repartit, il ne restait plus que mon kidnappeur et moi, je tentais le tout pour le tout.
- Michael, je t'en supplie aide moi.
- Même si je le pouvais Granger, je ne le ferais pas pas, voyant mon air interrogatif il continua, regardes cette fille, elle est superbe, je dois en quelques sorte te remercier, sans toi, nous ne nous serions jamais trouvé. Après le bal, juste après avoir appris que vous étiez ensemble, elle est venue me voir, et nous avons décidé de s'entraider pour vous séparer, toi et Malfoy.
- Tu ne vois donc pas qu'elle te manipule, elle n'en a rien à faire de toi !
- Pendant que nous argumentions, il commença à me détacher.
- Laisses tomber Granger, tu ne peux pas comprendre ce genre de chose, maintenant va voir ton Malfoy et quittes le, ce n'est pas si compliqué.
Pas si compliqué ? C'est vrai que quitter l'homme que j'aimais pour pouvoir sauver mes parents, n'avait rien de compliqué. Je ne savais pas comment faire, ma dernière envie était de le quitter, mais si pour sauver mes parents je devais faire ce sacrifice, alors, je trouverais la force de le faire. Même si, par la suite, je serais détruite.
Corner m'aida à sortir des cachots, que je reconnus comme ceux de Poudlard, et me laissa à partir de la salle commune des Serpentards. J'avais réussi, par je ne sais quels moyens, à contenir mes larmes et lorsqu'il ne fut plus à porter de vue, je laissais exploser ma tristesse. Je courais dans les couloirs, je savais désormais que je ne devais plus le voir, je me savais incapable de rompre de vive voix. Au bout d'interminable minutes, je finis par arriver devant le tableau des Griffondors. Après avoir énoncé le mot de passe, je pénétrais dans l'antre des lions. Je cherchais du regard ma meilleure amie, la seule qui, pour l'instant, serait capable de me consoler et me conseiller. Plusieurs premières années se retournèrent à mon apparition, et sursautèrent quand ils virent mon état.
- Allez me chercher Ginny, leur murmurais-je.
- Est-ce que sa va, me demanda courageusement l'un des premières années.
- ALLEZ ME CHERCHER GINNY, hurlais-je en perdant mon sang froid.
Ils ne se le firent pas dire deux fois, et coururent la chercher. Je n'eus pas à attendre plus de deux minutes lorsque je la vis apparaître dans les escaliers. Elle mit quelques secondes à m'apercevoir et retint un cri hoquet lorsqu'elle vit, elle aussi, mon état. Elle me prit dans ses bras et me fit monter les escaliers jusqu'à son dortoir. Là, elle vira le peu de personne qui était encore présente et ensuite mit un sort d'insonorisation.
Les heures qui suivirent, le silence ne fut coupé que par mes multiples sanglots, Ginny, quand à elle, n'ouvrit pas une seule fois la bouche pour savoir ce qui m'arrivait, c'est ce que j'aimais chez elle, elle savait quand elle ne devait rien dire, elle savait quand me réconforter, elle savait que tôt ou tard je lui dirais ce que j'ai sur le cœur. Mais pour l'instant, j'avais juste besoin de réconfort. Nous fûmes coupés par l'entrée fracassante de mes deux autres meilleurs amis, qui paraissaient vraiment anxieux.
- Mon dieu Hermione, des élèves nous ont dit qu'ils t'avaient vu dans un sale état. C'est cette fouine, elle a osé te faire du mal, je vais lui refaire son portrait à ce co…
- Non Ron, ce… ce n'est pas lui, il n'est même… même pas concerné, enfin presque pas, hoquetais-je et là, mes pleures reprirent de plus belle, j'étais vidée, et pourtant, j'arrivais encore à pleurer.
Mes deux amis comprirent qu'ils n'en apprendraient pas plus aujourd'hui, et se contentèrent de rester à mes côtés et chacun leur tour me prirent dans leur bras. Je finis par m'endormir dans les bras d'Harry, vite suivit par le reste de mes amis. Ma nuit fut poursuivit de cauchemars tournant en boucle la scène qui venaient de se dérouler quelques heures auparavant.
Je me réveillais le lendemain avec un mal de tête horrible. Harry, Ron et Ginny étaient déjà réveillés et vu la manière dont ils me regardaient, attendaient surement une autre crise de larme. Je les rassurais d'un geste négatif de la tête. Je savais que l'heure des explications avaient sonnés, j'avais besoin d'en parler, même s'ils ne pouvaient rien faire de plus. Avant de commencer mon récit, je respirais un bon coup, essayant d'évacuer ma peine.
- Je… Voilà, hier soir, j'étais en train de faire ma ronde, j'ai entendu un bruit mais je n'y ai pas trop fait attention. Quelqu'un derrière moi, ma jeté un sort et je me suis évanouie. Je me suis réveillée dans les cachots, complètement attachée.
- Mais…
- Ne m'interromps pas Harry, je n'y arriverais jamais sinon, il me répondit par un hochement de tête et je repris, Corner se tenait devant moi, à leur regard étonné je racontais rapidement l'altercation du début d'année, où Drago m'avait sauvé, on a commencé à parler et … et Pansy et arriver, elle semblait énerver, moi j'étais soulagée, je pensais qu'elle… enfin qu'elle allait m'aider, mais c'était bien tout le contraire, c'était elle le cerveau de mon « enlèvement », je me suis fait avoir comme une débutante, j'aurais dû écouter Drago, j'aurais dû vous écouter, vous m'aviez tous mis en garde contre elle, mais je n'en ai fait qu'à ma tête encore une fois. Elle a commencé à me raconter son ancienne relation avec Drago, et elle m'a dit que… que, les sanglots revenaient et je fermais quelques instants les yeux afin de me calmer, qu'il ne sortait avec moi, que pour la rendre jalouse, je venais de me taire et me remémorais cette scène et je finis dans un murmure, je dois quitter Drago.
- Quoi, s'exclamèrent-ils tous en même temps.
- Mais enfin Hermione, reprit Harry, ce n'est pas parce qu'elle t'a fait peur qu'il faut que tu laisses tomber Malfoy.
- Elle n'a pas fait que me faire peur, elle a l'adresse de mes parents Harry, si dans une semaine je ne l'ai pas quitté, ils… ils…
Je ne pus finir, et je repris mes pleurs. A travers mes larmes, je vis les visages décomposés de mes amis, Ginny avait les larmes aux yeux, Ron était aussi blanc qu'un linge, et Harry avait le visage fermé, il fermait et ouvrait à intervalles réguliers ses poings.
- Que vas-tu faire, me demanda enfin Ron.
- Que voulez- vous que je fasse, je vais le quitter, un point c'est tout.
- Mais Hermione, tu l'aimes…
- Oui je l'aime, mais j'aime aussi mes parents, et il est hors de question qu'ils leur arrivent quelque chose par ma faute, ils sont déjà bien trop en danger à cause de cette fichue guerre.
- Quand vas-tu aller le voir pour lui dire ?
- Je n'irais pas le voir, je vais lui envoyer une lettre.
- Une lettre ? Et tu penses qu'une lettre suffira pour qu'il ne t'approche plus, voyons Hermione, c'est vrai que je ne le porte pas dans mon cœur, mais il mérite peut être mieux qu'une lettre.
- MIEUX QU'UNE LETTRE ! Ron il sort avec moi pour la rendre jalouse ! Je n'arriverais jamais à lui dire en face que tout est finit. Je n'y arriverais pas, murmurais-je encore.
- Tu as une semaine Hermione pour le faire, prends ton temps.
- Non, m'exclamais-je, je savais que si je ne le faisais pas tout de suite, le peu de courage qui me restait s'échapperait, je vais le faire maintenant, j'ai juste besoin d'être seule.
Seule. Je ne savais pas encore qu'à l'avenir ce serait l'un des seuls mots de m'ont vocabulaire. Après quelques minutes où nous continuâmes à parler de cette histoire, après des dizaines de baisers et de câlins réconfortants, ils me laissèrent enfin seule afin que je puisse ma lettre.
Je fis apparaître un parchemin, ma plume et mon encrier. Je restais, ce qui me sembla être une éternité, devant ma feuille vierge, je ne savais pas par quoi commencer, Drago ? Malfoy ? Rien ?, j'optais pour Malfoy, comme au bon vieux temps. […] L'horloge sonna les douze coups de midi et j'apposais ma signature sur la lettre voilà presque quatre heures que j'étais penchée dessus, à essayer de mettre des phrases cohérentes, et qui l'éloignerait de moi. Je relisais une fois à voix haute.
Malfoy,
Toi et moi, c'est finit. Les élèves avaient raison, sa ne pouvait pas marcher, nous sommes trop différents, tu es un Sang-Pur, et moi, comme tu me l'as tant de fois répétées, je suis une Sang-de-Bourbe. Sa a dû être hilarant pour toi de voir une fille de moldu s'accrocher à toi. Mais au final, tu t'es fait prendre dans ton propre piège, je ne t'aime pas, je ne t'ai jamais aimé, chaque fois que tes lèvres se posaient sur moi, j'avais envie de vomir, je me suis mis à ta hauteur, pour voir ce que sa fait d'utiliser les gens. Pour moi, tu n'es rien qu'un vulgaire Serpentard à mes yeux, une petite fouine arrogante. Lorsque tu auras lu cette lettre, tu me détesteras surement encore plus que pendant toutes ces années. Bien, car moi je ne te déteste pas, je te hais, je te hais à un point que tu n'oses imaginer.
Amuses toi bien avec Parkinson.
Granger, ta pire ennemie.
Une larme coula sur mes joues et vint se déposer sur la feuille, je la séchais vite. Cette lettre était blessante, je le savais, c'était le but, faire en sorte qu'il me haïsse, que ma vie redevienne un enfer. Au moins, je ne pourrais plus le prendre dans mes bras et l'embrassais, mais il s'occupera de mon cas, ce qui me prouverais que j'existais encore à tes yeux. (NOTE DE L'AUTEUR : elle est un peu masochiste notre Hermione non ? ) Je pris le hibou de Harry et lui mettait la lettre entre ses pattes, lorsqu'il s'envola, je le suivis des yeux jusqu'à ne plus voir qu'un point noir dans le ciel. Je savais que, dès l'instant où il verrait la lettre, ma vie deviendrait un enfer.
Vu que j'étais encore seule, j'en profitais pour aller faire un tour dans la salle de bain, pour me faire un brin de toilette, ce que je vis dans la glace m'horrifia. Une jeune fille se tenait devant moi, les yeux écarquillés, la bouche grande ouverte, sa longue chevelure était complètement emmêlée, de larges cernes se dessinaient autour de ces yeux, ceux-ci étaient rougis à force d'avoir pleuré, le coin de sa lèvre commencé à violacer sous la force du coup. Et je compris, celle qui se tenait en face de moi, c'était moi. Ce qui expliquait les nombreux regards que l'on m'avait jeté. Je jetais un sort de dissimulation à ma lèvre, pour ne pas éveiller les soupçons et après quelques autres secondes à me regarder dans la glace, j'entrais enfin dans la douche, le jet d'eau me fit un bien fou, il me permit, pendant quelques minutes de ne penser à rien d'autre qu'à l'eau qui me couler sur mon corps. Ce n'est que lorsque j'éteignais le jet d'eau que mes sombres m'assaillirent une fois de plus. Je fis apparaître des vêtements. Lorsque je fus enfin prête, je soufflais un bon coup avant d'ouvrir la porte de notre dortoir. Mes amis m'attendaient toujours en bas, ils paraissaient soucieux, et je savais que j'étais le centre de leurs pensées, je leur fis un petit sourire, et chacun leur tour vinrent me prendre dans leur bras.
- Je suis désolée Mione, je sais que ce n'est vraiment pas le moment de parler de sa, mais j'ai faim, m'avoua honteusement Ron
Sa confession m'arracha un bref sourire, seul lui arrivait à dire ce genre de chose dans des moments comme ceux-là. Après s'être quelque peu moqué de lui, nous nous dirigeâmes tous les quatre vers la Grande Salle. Une boule d'appréhension me prit, je savais qu'il devait s'y trouver, et vu l'heure, les hiboux n'étaient pas encore arrivés. Avant d'entrer, Harry me prit la main et me la serra brièvement, je savais que c'était sa manière de me réconforter. Je leur fis un hochement de tête et nous entrâmes. Le réfectoire était toujours aussi bruyant, les élèves se racontaient des blagues, riaient, insouciant de ma profonde tristesse et du combat qui se jouait, en ce moment même dans mon être. Nous allâmes rapidement nous installer à notre table, Harry me posa de multiples légumes dans mon assiette et son regard m'interdisait toute rébellion. Mon erreur fut de lever, par réflexe, la tête vers la table des Serpentards, et je croisais son regard gris acier, il me fit un bref sourire, et je baissais vite la tête, je ne vis donc pas son regard stupéfait, ni le hochement de tête négatif d'Harry. Je ne relevais la tête qu'au moment où j'entendis des bruts de vols au dessus de nos têtes. Je priais intérieurement pour qu'Hedwige se soit perdue en chemin, où que par un heureux hasard, elle se trompe de destinataire. Mais malheureusement, je la vis voler, beaucoup trop vite à mon gout, vers Drago, celui-ci parut surpris de voir la chouette d'Harry lui apporter une lettre. Je ne pouvais détacher mon regard de ces gestes, dans quelques secondes, notre couple se définitivement brisé, et je serais seule. Il décacheta trop lentement à mon gout la lettre, et se mit à la lire. Au début, je le vis seulement froncer les sourcils, et au fur et à mesure qu'il lisait la lettre, il devint blanc de rage. Harry dû voir mon malaise car il me prit la main sous la table, je détournais le regard de ce spectacle, qui me brisait encore plus le cœur. Et à la fin du repas, lorsque nous nous levâmes pour repartir vers nos dortoirs, il n'était plus assis à sa table. Où pouvait-il bien être ? Comme pour répondre à ma question, Ginny se pencha vers moi et me murmura.
- Il a quitté la salle juste après avoir lu la lettre.
Je ne réussis qu'à lui répondre par un ''Oh…''. Nous poursuivîmes notre chemin en silence. Je savais désormais, que je ne remettrais plus les pieds dans la salle commune que je partageais avec lui. J'espérais qu'il reste un peu de place dans les dortoirs des Lions. Après ce qui me parut être une éternité, nous arrivâmes enfin dans le couloir nous menant vers la salle commune des Griffondors, mais la personne que je vis, fis vite redescendre mon soulagement. Drago Malfoy, était en train de faire les cents pas devant notre tableau, je n'avais donc aucuns moyens de pouvoir lui échapper. Il dut entendre nos pas, car il se retourna d'un bond, son regard se posa rapidement sur moi, et il se dirigea à toute vitesse vers moi, sans jamais poser son regard autre part que sur moi, j'aurais voulu courir vers lui et me jetais dans ses bras, j'aurais voulu l'embrasser à en perdre la raison, mais je n'en fis rien, à la place, je restais figée aux côtés de mes amis. Plus il avançait, plus je sentais mes épaules se vouter, je cherchais le courage pour pouvoir rester forte devant lui, mais à cette heure-ci, il paraissait m'avoir désertais.
- C'est quoi sa, me cracha-t-il
- C'est une lettre, réussis-je à répliquer et j'ajoutais pour paraître plus crédible, Malfoy.
- Tu… tu n'as pas le droit, de me laisser comme sa, sans aucunes explication sauf un charabia incompréhensible ! Tu dis ne pas m'aimer, mais tous ces moments que l'on a passé ensemble, ne me fait pas croire que ce n'était rien, tes yeux ne me mentaient pas, alors explique moi !
- C'est simple, mon cœur battait à tout rompre et je me demandais encore comment il faisait pour ne pas exploser à l'intérieur de ma cage thoracique, je te quitte, j'ai eu ma revanche sur ses longues années que tu as passé à me rabaisser plus bas que terre.
- Tu sais dans quoi tu viens de t'engager là, Granger, me demanda-t-il après quelques instants à m'observer.
Granger, ce n'était pas une insulte certes, mais c'était pire, à l'instant, il me haïssait, et son regard me lançant des éclairs ne faisait que me le confirmer, je ne rêvais que d'une chose, c'était de pouvoir m'éloigner de lui autant que possible. L'un de mes amis me tira par la manche.
- Rentrons Hermione, me murmura à l'oreille Harry.
J'acquiesçais et je passais devant Malfoy, en espérant que, pour aujourd'hui en tout cas, nous en avions finit, mais apparemment, lui n'en avait pas finit avec moi, il posa sa main brutalement sur mon avant bras, et me colla contre son torse, je me demandais comment il faisait pour ne pas entendre les martèlements de mon cœur, tellement celui-ci battait vite, il se rapprocha lentement de mon visage, colla sa joue contre la mienne, et souffla à mon oreille.
- Je vais faire de ta vie un enfer Granger, et là tu auras une raison de me haïr.
Et il me lâcha, et s'en alla à grands pas dans la direction inverse que nous avions prise quelques instants plus tôt. Je restais quelques secondes à l'observer, et lorsqu'il ne fut plus à porter de vue, je m'effondrais en pleurs au sol. Deux bras m'encerclèrent, et me portèrent jusqu'à ce qui serait désormais mon dortoir. Harry me m'allongea contre un des lits, et je ne mis pas longtemps avant d'être happée par l'inconscience.
Comme me l'avait promis Malfoy, l'enfer ne mit pas longtemps à venir, dès le lendemain, dès que j'allais à un endroit, de nombreux Serpentards se retournaient à mon passage, me montraient du doigt et ricanaient. Pour l'instant, je pouvais supporter ce genre de moqueries. Je gardais la tête haute, entourée de mes amis, qui essayaient, tant bien que mal, de faire comme si rien n'était. Je me surprenais parfois à le chercher du regard, et lorsque je me rendais compte de ce que je faisais, je rebaissais la tête vers le sol. Ce ne fut que le midi, que l'enfer ne commença que pleinement. En arrivant dans la cantine, je posai un bref regard vers sa table, mais j'eus quand même le temps de le voir faire du bouche à bouche avec celle qui venait de ruiner ma vie. Je restais figée de longues secondes à repasser ce spectacle dans ma tête, des ricanements se firent à la table des Serpentards.
- Je suis désolée, je… c'est trop dur, je ne peux pas, dis-je à l'attention de mes amis.
Sans leur laisser le temps de répondre quoique se soit, je fis demi-tour et courais le plus vite possible vers le parc. Arrivée là, je m'effondrais pour la deuxième en moins de deux jours au sol. Il avait vraiment décidé de me faire mal, et je dois dire, que pour l'instant, il y arrivait parfaitement. Je dus rester une bonne heure, assise par terre à pleurer, et à réfléchir. Lorsque je me relevais, une nouvelle détermination naquit dans mon être, j'allais passer à autre chose, j'allais me plonger dans mes études, tous les coups qu'il me ferait ne m'atteindraient plus désormais, j'allais redevenir la Hermione Granger que j'avais été avant de tomber amoureuse de lui. Cette décision prise, je revenais, plus sereine vers mes amis. Ils parurent surpris de ce soudain changement d'attitude mais n'en firent aucuns commentaires, trop heureux que je passe à autre chose.
Les jours qui suivirent, furent pire que ce à quoi je m'attendais, il passait tout son temps avec Parkinson, toujours dans les bras l'un de l'autre, je la voyais, elle, me lancer des regards victorieux, et j'avais du mal, à ces moments à m'en tenir à mes décisions. Les blagues contre les Griffondors augmentaient de jours en jours, surtout envers une personne. Moi. Au début, je luttais pour ne pas éclater en sanglots, mais à force, je passais à autre chose et ne faisais plus attention à ce qui pouvait être écrit dans mon dos, en quoi on m'avait teint les cheveux ou en quoi on m'avait déguisé. Je me contentais de baisser la tête et de reprendre mon chemin. Les semaines commencèrent à passer, les Serpentards continuaient de se défouler sur moi et cette semaine, je mettais retrouver deux fois à l'infirmerie, afin de trouver une potion contre le sort de vomissements. Je m'éloignais de plus en plus de mes amis, je passais tout mon temps libre à la bibliothèque plongée dans un livre, ou encore couchée dans la salle sur demande. Mes notes ne faisaient qu'augmentaient tellement je travaillais, je mangeais de moins en moins, mes vêtements commençaient à devenir beaucoup trop grand pour moi. Mais je n'avais pas le temps de manger, je devais réviser, je devais l'oublier. Et pour l'instant, ce n'était pas une chose facile vu que ses groupies prenaient souvent la peine de me faire rappeler que je venais de rompre avec, je cite, « le mec le plus beau et le plus intelligent de toute l'histoire du monde sorcier », j'en ressortais toujours avec des égratignures, mais je continuais de me taire. Mes nuits n'étaient peuplées que de rêves concernant tous Drago, malgré tout ce que lui et ses amis me faisaient subir, je continuais de l'aimer démesurément. Je n'avais pas reposé les yeux sur lui depuis la scène à la Grande Salle.
Un soir, alors que j'étais encore une fois à la bibliothèque à relire pour la troisième un livre sur les créatures magiques qui hantaient la Forêt Interdite, un bruit de livres qui tombent me fit sursauter, la dernière fois ce genre de bruit m'avait valu un aller retour dans les sombres cachots de Poudlard. Je sortais rapidement ma baguette.
- Qui est là ?
Seul le silence me répondit, et je décidais que, pour aujourd'hui, la bibliothèque était terminée. Je me dépêchais de ranger mes affaires dans mon sac. En sortant de la bibliothèque, je vérifiais de nombreuses fois si personne ne me suivait. Et lorsqu'une énième fois je me retournais pour voir un quelconque mouvement derrière moi, je percutais quelque chose ou plutôt quelqu'un.
- Granger, quelle bonne surprise de te voir. Encore fourré dans tes précieux livres.
Cette voix, je la reconnaissais entre toutes, celle qui était la cause de mon malheur. Parkinson se tenait fièrement devant moi. Et un petit sourire étendait ses lèvres, ce qui n'augurait rien de bon pour moi. (NOTE DE L'AUTEUR : désolée si vous avez pensé que c'était Drago qu'elle venait de percuter, mais vous verrez, il revient dans l'histoire dans peu de temps). Je reculais légèrement, me trouvais beaucoup trop proche d'elle, et ce n'est que là, que je vis qu'elle n'était pas seule, une dizaine de filles se tenaient derrière elle, et toutes me regardaient avec un regard de pure haine.
- Vas-t-en Parkinson, tu as eu ce que tu voulais, fichez moi la paix maintenant.
- Oh mais ne t'inquiètes pas Granger, tu vas l'avoir la paix, juste après sa.
Et là, le premier coup partit, un bruit d'os cassé retentit dans le couloir sombre, et un cri s'échappa de mes lèvres lorsque je sentis son poing rencontrer mon nez. Ce coup fut le signal pour les autres filles qui nous entouraient, d'abord le visage, elles s'attaquèrent ensuite à tous les endroits possibles de mon corps, en moins de dix secondes, je me retrouvais couchée au sol, rouée de coup. L'inconscience ne mit pas longtemps à venir, le fait que je n'ai pas mangé depuis un certain temps déjà aidant beaucoup. Et alors qu'un trou noir se formait dans mon esprit, j'entendis quelqu'un hurler.
- HERMIONE !
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Je me baladais dans un magnifique jardin, la pelouse coupé à ras, d'immenses roses m'entouraient, le vent sur ma peau me fit légèrement sourire, je me sentais bien. Et cela faisait un bout de temps que je ne m'étais pas senti aussi légère. Je ne voulais pas réfléchir, je voulais rester ici, à sentir le vent caresser ma peau, sentir l'herbe fraiche sous mes pieds. Je ne voulais plus retourner là-bas et revivre sa. Un miroir apparut devant moi, et ce que je vis me foudroya sur place. J'avais le visage couvert d'hématome, pourtant je ne sentais rien, mon reflet me montrait mes vêtements déchirés, alors qu'en me regardant directement, je voyais juste une fine robe de satin. A travers le reflet, je vis quelqu'un apparaître, c'était mes trois meilleurs amis, ils me faisaient tous de grands signes de la main. Harry me sourit plus franchement que les autres.
- Reviens Hermione.
Et je me sentis partir, c'était une sensation étrange, comme si j'étais aspirée mais que je restais quand même là où j'étais. Je fermais les yeux pour faire cesser cette sensation, et quand je les ouvris, ce n'est plus le jardin qui m'entourait mais les murs blancs que je reconnus comme étant ceux de l'infirmerie. Je plissais vite les yeux sous l'assaut de la lumière trop intense. Une voix familière retentit tout prés de moi.
- Elle se réveille ! MADAME POMFRESH !
Un bruit de course me parvint, et le bruit de rideau tiré vint juste après, des doigts fins vinrent prendre mon pouls.
- Miss Granger, si vous m'entendez, serrez-moi la main.
Je bougeais à peine les doigts, et cela dû suffire, puisque j'entendis des soupirs de soulagement. J'avais l'impression, qu'une meute d'hippogriffe venait de me passer sur le crâne et sur le corps. Je bougeais, mal à l'aise et surtout, terrifiée de ce qui m'arrivait.
- Ne vous inquiétez pas Miss, toutes vos capacités reviendront avant la fin de la journée, buvez ses potions pour accélérer le processus, me rassura l'infirmière tout en me tendant une fiole.
Après avoir avalé l'infecte mixture, je sentis une douce chaleur se répandre en moi, elle commençait déjà à avoir ses effets. L'infirmière me laissa seule en compagnie de Ron et Harry.
- Comment vas-tu, me demanda le premier
- Sa va, répondis-je d'une voix rocailleuse.
- Hermione, je suis désolé, on aurait dû être là pour toi, lorsque l'on t'a vu t'éloigner de nous, on a pensé que tu en avais besoin, on ne pensait pas que toute cette histoire irait aussi bien, lorsque je t'ai vu entouré de ces filles, seule, dans le couloir, j'ai cru que s'en était finit de toi, pardonne-moi je t'en supplie, me dit Harry sur un ton plus que suppliant, j'étais étonné, je ne voyais pas pourquoi il s'en voulait, c'était moi la seule responsable de mon isolement.
- Harry, arrêtes de t'en vouloir, ce n'est pas vous qui vous êtes éloignés, c'est moi, j'avais besoin d'oublier toute cette histoire, et elle ne faisait que revenir au grand galop. C'est moi qui suis désolée de m'être éloignée, j'ai vraiment besoin de vous.
- Et nous on a besoin de toi, termina Ron.
Sur ces dernières paroles, nous nous prîmes tous les trois dans les bras, comme au bon vieux temps, et j'eus un sourire, même si tout cela aller être difficile, je savais désormais qu'ils seraient là pour moi et que m'éloigner ne servirait à rien. Pour être sûr des derniers examens, je dû rester deux jours de plus à l'infirmerie, et je commençais vraiment à m'ennuyer des cours, je recevais souvent la journée, entre les cours, la visite de mes amis qui s'assuraient que j'allais toujours bien. J'eus même le droit à la visite de Dumbledore qui me demanda si je voulais porter plainte contre mes agresseurs. Je répondais par le négatif, je voulais passer à autre chose que ses gamineries, je voulais oublier Malfoy, ce qui s'était passé hier m'avait ouvert les yeux, j'avais cru pouvoir le changer mais j'avais tout faux. C'est avec cette nouvelle résolution que je quittais l'infirmerie aux côtés de mes amis.
- J'ai faim, annonçais-je soudainement. Pour toute réponse, j'eus le droit aux regards étonnés de mes amis.
- D'habitude, c'est ma réplique, s'indigna Ron
Je souris à sa remarque, c'est vrai que d'habitude c'était toujours moi qui râlait contre lui, mais là, je n'avais pas mangé correctement depuis un bout de temps et je voulais rattraper sa. Nous nous dirigeâmes en discutant vers la Grande Salle, une boule se forma dans le creux de mon ventre, j'avais peur de la réaction des élèves face à mon physique, d'une, je n'étais pas au meilleure de ma force, et de deux, une multitude d'hématomes recouvraient mon visage. Je me rapprochais de Ginny, espérant ainsi me fondre dans la masse. A mon plus grand malheur, notre arrivée fut plus que remarqué car un silence s'installa dans la salle, tous avaient le regard figé sur moi, et je commençais vraiment à me sentir mal à l'aise.
- Vous n'avez pas autre chose à regarder, s'exclama Harry, retournez à vos affaires.
Je le remerciais d'un regard, et nous nous faufilâmes rapidement jusqu'à notre table. Arrivés là, j'eus le droit à de nombreuses phrases de soutiens, et beaucoup me demandaient si j'allais mieux, et je répondais toujours par un hochement de tête ou un sourire. Je vis Ginny se pencher vers moi.
- Malfoy ne t'a pas lâché du regard depuis que tu es entrée.
Et effectivement, lorsque je remontais les yeux jusqu'à sa table, je le vis me fixer, avec son regard pénétrant, il dût voir quelque chose qui lui déplaisait puisqu'il fronça les sourcils, je détournais vite le regard. Le repas se finit tranquillement, toujours entrecoupés par des élèves venant me voir, apparemment soucieux de ma santé. Au chemin du retour, mes amis vinrent plusieurs fois à mon secours lorsque de trop nombreux élèves essayaient de me parler. Ce fut un vrai parcours du combattant pour arriver à notre salle commune. Une envie de lire un livre me prit, et je m'excusais au près de mes amis.
- Je reviens dans cinq minutes les gars, je vais juste chercher un livre à la bibliothèque.
- Je viens avec toi, s'empressa de me dire Ron
- Non reste, il n'y aura plus personne dans les couloirs à cette heure-ci, j'ai ma baguette ne vous inquiétez pas, rajoutais-je pour les convaincre.
Ils n'insistèrent pas, comprenant surement que j'avais besoin de réfléchir. Je ne vis pas, le petit sourire conspirateur qu'ils affichèrent dès ma sortie.
Je ne trainais quand même pas dans les couloirs, la dernière balada m'avait valu, un petit tour à l'infirmerie. Je trouvais vite mon bonheur à la bibliothèque, je piochais deux livres à propos de l'histoire des potions. Je savais que j'allais encore passer une mauvaise nuit, alors autant prendre tout le nécessaire pour qu'elle soit le plus agréable possible. Je commençais à les lire dès ma sortie de la bibliothèque, les potions étaient vraiment l'un de mes cours préférés, il est vrai que nous n'avions pas un professeur géniale, mais elles pouvaient guérir tellement de chose, faire des miracles, et c'est ce que j'aimais chez la magie. Le miracle. Tellement absorbée par ma lecture, je ne vis pas l'ombre me suivre sur une centaine de mètre. Je ne la sentis que lorsque deux grands musclés m'attrapèrent par la taille, surprise, je lâchais mes livres, et poussais un cri, vite coupé par une main qui se colle sur ma bouche. Le propriétaire des bras m'emmena dans la salle de classe la plus proche et j'entendis le loquet de la porte se fermer à double tour. Je sortais ma baguette les mains tremblantes, je ne supporterais pas une troisième confrontation avec Parkinson.
- Que me veux-tu encore Parkinson ! Voir si ton travail est terminé !
- Ce n'est pas Parkinson, me répondit une douce voix.
Cette voix. Je la connaissais, j'avais passé tellement de temps à en rêver, serais-je encore un mirage ? Ai-je encore était touchée par un sort sans m'en rendre compte. Mais tout cela me paraissait beaucoup trop réel pour être un rêve.
- Mal-Malfoy ? Qu'est ce que tu me veux ?
- Comment vas-tu, me demanda-t-il à la place, et j'en restais bouche-bée.
Je laissais échapper un rire sarcastique, il était maintenant trop tard pour savoir comment j'allais, il avait réussit ce qu'il m'avait promis, je le haïssais. Mais malgré moi, une petite voix dans ma tête me disait que je me sentais bien à ses côtés. Pour ne rien laisser transparaître, je reculais de quelques pas afin d'être à une distance raisonnable de lui, il parut blesser de mon geste. Tant mieux, ce n'était même pas le quart de ce que j'avais vécu.
- Je te demande pardon, demandais-je au bout de quelques secondes, il est peut être trop tard pour te préoccuper de ma santé, tu ne trouves pas ! C'est bon Malfoy, ne te prend pas la tête, soulage ta conscience, je ne ferais rien pour me venger pour ce que tu m'as fait.
- Ma conscience n'a rien à voir dans tout sa, s'exclama-t-il outré de mes propos.
- Alors, tu veux juste être sur que je ne nuirais pas à ta petite réputation au sein de l'école, répliquais-je sarcastiquement.
- Je ne savais pas que tu faisais dans le sarcasme maintenant.
- Je ne savais pas que tu oserais lever la main sur moi !
Il recula, comme frappé par mes propos. Une rage sans nom vint prendre place sur son visage qui, pour l'instant, me paraissait encore plus beau que d'habitude.
- Je n'ai jamais levé la main sur toi, s'exclama-t-il en détachant bien ses mots, l'idée ne m'a même jamais effleuré !
- Non c'est vrai, tes petites copines s'en sont chargées pour toi. C'est du pareil au même.
- Hermione…
Entendre mon prénom dans sa bouche me procura d'intense frisson, cela faisait des semaines que je n'avais pas ressentis sa.
- Non Malfoy, pour toi c'est Granger ou Sang de Bourbe, il n'y a plus d'Hermione.
- A qui la faute hein ? Il me semble quand même que c'est toi qui m'a quitté, tout sa à cause de ta vengeance ! Merde Hermione, j'étais bien avec toi ! Et je sais que toi aussi, pourquoi as-tu décidé du jour au lendemain à tout lâcher. On avait réussit à se faire accepter par les élèves. Même Pansy ne comprend pas ton soudain changement de comportement, elle était tellement triste lorsqu'elle a vu que tu t'éloignais de nous. Moi qui n'avais pas confiance en elle, je peux te dire, que sa a été ma seule alliée ses dernières semaines. Donc maintenant, je veux des explications claires sur ton comportement, je ne me contenterais pas d'une simple lettre.
Oh la garce, elle avait osé jouer le coup de la femme apeurée. Le sort de mes parents était entre mes mains, alors si je ne pouvais pas lui dire, je pouvais au moins le mettre sur la voix.
- Puisque tu as autant confiance en Pansy, tu n'as qu'à lui demander, je suis sûre qu'elle saura te répondre, et te réconforter !
- Que vient-elle faire dans cette histoire ? Elle n'a rien à voir avec tout cela !
- ELLE A TOUT AVOIR AVEC SA, ne pus-je m'empêcher d'hurler, savoir qu'il lui pleinement confiance alors qu'elle était la cause de notre séparation et surtout la cause de ma pitoyable vie ses dernières semaines me mettait dans une rage folle, je repris, et cette fois plus doucement, maintenant, si tu veux bien, j'aimerais retourner auprès de mes amis.
Alors que je le contournais pour atteindre la porte, il me retint par le bras, et me poussa contre le mur le plus proche, il se colla, autant que nous le permettait nos corps, contre moi. Doucement, il passa ses doigts sur chaque hématome de mon visage, et le même froncement de sourcil, que pendant le souper, vint prendre place sur son visage.
- Tu ne sortiras pas de cette salle tant que je ne serais pas de quoi tu parles Hermione. Tant que je ne serais pas TOUTE l'histoire, dont apparemment je suis le principal concerné mais dont personne ne tient à me mettre au courant.
- La-lâches-moi Malfoy, suppliais-je las de tout cela, je sentais la crise de larmes venir et je priais de tout mon cœur pour qu'il ne soit plus là lorsque qu'elle se déclencherait, Harry et Ron vont s'inquiéter si je n'y retourne pas maintenant.
- Ils ne s'inquièteront pas, assura-t-il, se sont eux qui m'ont dit où te trouver, et à ce propos, ils me disent de te dire, je cite : « Ne nous en veux pas, tu nous remercieras plus tard ».
C'était le portrait craché de mes amis, faire passer le message par une autre personne afin d'être sur que je ne les massacrerais pas juste après.
- Je t'en supplie Hermione, reprit-il, raconte moi, fais-moi confiance.
- Je… je ne peux pas.
Il sentait la victoire proche, inconsciemment, il se frotta à moi, et mes pensées partir loin de tous mes problèmes mais restèrent sur une seule et unique pensée, lui et moi, nus comme des vers en train de faire des choses pas très catholiques. Je secouais la tête pour revenir au sujet actuel, mais c'était déjà trop tard, Drago avait remarqué ma courte absence et un sourire narquois vint étirer ses lèvres.
- Après on va dire que c'est moi qui ne pense qu'au sexe, blagua-t-il pour détendre un peu l'atmosphère, mais au contraire, elle ne fit que la charger encore plus de gêne. Mais ce n'est pas le sujet, pour l'instant.
- Je n'ai rien à te dire Malfoy.
- Drago, reprit-il machinalement. Arrêtons de tourner autour du pot veux-tu ? Les jeux de gamins, ce n'est pas moi c'est lui, ne sont plus de notre âge.
J'étais en position de faiblesse, collé contre un mur, entouré de deux bras puissants, aucune échappatoire possible. Lui, attendait tranquillement d'avoir sa réponse, insouciant des conséquences que cela engendrerait. Je l'aimais, sa c'était sur et certains, je le haïssais aussi et c'était encore plus sûr. Mais la vie de deux êtres innocents étaient en jeu, et j'étais prête à sacrifier notre couple pour leur survit.
- Ne m'obliges pas à utiliser la force Hermione, je sentais dans sa voix qu'il devait utiliser toute sa patience pour ne pas se mettre en colère.
- Je ne peux pas te le dire, elle… elle les tuerait. Je… ne m'oblige pas à faire sa. Je ne peux pas te le dire, répétais-je en murmurant ces paroles qui me déchiraient le cœur.
- Bien. Tu ne peux pas me le dire mais, je peux le voir.
Avant même d'avoir pu demander quoique se soit, il avait sorti sa baguette.
- Legilimens, s'écria-t-il en pointant son bout de bois vers moi.
Tout c'était passé tellement vite, que je n'eus le temps de fermer mon esprit, et il y pénétra sans aucunes résistances. Et il y vit tout, du baiser que nous avions échangé lors de notre bal, à la relation que nous entretenions, je savais qu'il pouvait sentir tout l'amour que j'avais pour lui à cette époque. Tous les moments de tendresse que nous avions échangé défila devant nos yeux, je n'avais pas envie de fermer mon esprit, au fond de moi, une voix me criait de le laisser voir, ce qui m'était arrivée. Mon penchant égoïste prit le dessus, et je le laissais voir tout, absolument tout. Les images continuèrent de défiler. Nous arrivâmes enfin aux moments critiques, d'abord la scène des cachots, la soirée que j'avais passée dans les bras de mes meilleurs amis. Même en étant dans ma mémoire, je sentais les larmes couler sur mes joues, revoir en direct tous ces mauvais moments me mettait dans tous mes états. Une longue partie des images fut pour les semaines de souffrance qu'ils m'avaient fait endurer, et le soir où je m'étais retrouvée à l'infirmerie à cause de ses groupies arriva, celui-là, nous le vîmes comme si nous le vivions. Décidant qu'il en avait assez vu, je fermais mon esprit, et nous revînmes à la réalité.
Honteuse de tout cela, je baissais la tête, les larmes obstruaient ma vue, je ne vis pas la main apparaître dans mon champ de vision, et je ne la sentis que lorsqu'il la mit sous mon menton dans l'intention de me relever le visage. Nous nous fixâmes pendant quelques secondes, et j'eus l'impression de revenir des semaines auparavant lorsque tout allait bien. Subitement, il me rapprocha de lui, et me serra dans ses bras comme si sa vie en dépendait.
- Je le savais… Je savais que tu ne pouvais pas avoir fait sa par vengeance. Je le savais, répéta-t-il, il paraissait heureux de son illumination.
Sans crier gare, il se pencha brutalement vers moi et déposa ses lèvres sur les miennes, je ne me faisais pas prier pour lui répondre, il y mit toute sa passion, toute sa rancœur, tout son désir pour moi, et j'essayais de lui en rendre autant. Nous dûmes, au bout de quelques secondes, nous séparer car nous étions à bout de souffle. Il posa son front contre le mien et je fermais les yeux sous cette ancienne sensation, qui m'avait déserté depuis pas mal de temps.
J'allais continuer de profiter de ce magnifique moment, lorsque les menaces de Parkinson me revinrent en mémoire. J'étais tranquillement en train de m'amuser avec mon ancien petit copain, et je ne pensais même pas au sort de mes parents. Je reculais sous le choc de mes paroles, je n'avais pas pris en compte les conséquences de mes actes. Les larmes revinrent inonder le bord de mes yeux. Drago essaya de me reprendre dans ses bras mais je le repoussais brutalement.
- Ne me touche ! Ne m'approche plus ! Je te déteste.
Et je le plantais là, je courus aussi vite me réfugier dans la Salle sur demande. Et j'espérais sincèrement qu'il comprendrait que entre lui et moi, tout était bel et bien finit.
Ce que je ne savais pas, c'est que dans la même salle où j'avais laissé seul, l'unique objet de mes pensées, le regard de celui-ci commençait à prendre une teinte de détermination, une détermination toute nouvelle. Et dans le silence de la nuit, ses paroles firent échos.
- Je t'aurais un jour Hermione Granger, à moi et à moi seul. J'en fais le serment.
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Voilà, c'est finit pour aujourd'hui, vraiment désolée pour tout ce retard, mais avec les cours, j'ai eu beaucoup de DST donc je préférais faire une pause pendant un moment et ne pas bacler cette fic. Que pensez-vous de ce chapitre? 25 pages Word sa mérite bien des reviews non? Je compte sur vous pour me dire ce que vous en pensez. Je sais que dans ce chapitre il y a beaucoup de chose qui se passe en même temps mais j'avais envie de me faire pardonner de tout mon retard. Je voudrais remercier Sandra, qui m'a rappelé quelques unes de mes erreurs à propos de la fic, si tu en vois d'autre, n'hésites surtout pas à me le dire, et puis, c'est toujours avec grand plaisir que je lis tes reviews.
Voilà, prochain chapitre bientôt, je mis met tout de suite.
Bisoux.
