Coucou tout le monde ! Je suis un peu en retard par à rapport à ma publication, mais j'ai beaucoup de travaux chez moi et donc j'aide mes parents à tout faire. J'ai été déçue de voir le nombre de review que j'avais reçu pour le chapitre précédent. C'était quand même mon plus long chapitre de cette fic, ( maintenant, c'est celui-ci) et j'aurais aimé avoir vos avis. Même si c'est pour me dire que c'est de la m****. Voir que seul deux personnes pensent à l'auteur, ne me donne pas très envie de continuer d'écrire. Au faite, ce chapitre contient un lémon, donc vous êtes prévenus. Dites moi ce que vous en pensez, c'est la première fois que j'en écris un...

Réponse aux reviews:

Bellatrix Lestranges : Merci beaucoup ma belle, je vois que tu suis depuis un bout de temps ma fic, et sa me fait très plaisir, que toi au moins tu penses à me laisser ton avis, sa fait toujours très plaisir de lire ce genre de commentaire. Dans ce chapitre, il y a beaucoup de réponse à ce que tu me demandais, le pourquoi des agissements de Drago etc... Je te remercies encore beaucoup, et laisse moi ton impression sur ce chapitre. Gros bisoux ma belle.

Marie-Jacinthe : Alors, pour répondre à ta question, il faut que tu lises ce chapitre, j'ai laissé pas mal d'indice à ce sujet, mais je ne veux pas en dire trop, pour que le suspense dur bien jusqu'à la fin. J'attends ton avis avec impatience. Gros bisoux.

Un amour à toute épreuve.

Flash-back POV Drago

Cela fait prés de deux mois que nous formions le couple le plus glamour de tout Poudlard, c'est une relation toute nouvelle pour elle comme pour moi, pour elle, je suis l'un de ses premiers petits amis, et je sais que je serais le premier au niveau de faire l'amour, car oui MOI Drago Malfoy ne « baise » plus mais veux faire l'amour à la première femme à qui il tient réellement, et tout nouveau pour moi car c'est la première fois que j'autorise quelqu'un à entrer dans le jardin secret qu'est mon âme. Cette fille possède un don, je me sens vivant. Mon père m'a toujours répété que l'amour était un sentiment pour les faibles, mais depuis que je côtois ce tout nouveau sentiment, je me sens plus fort, comme si le monde pouvait tomber dès demain mais que j'arriverais quand même à me relever. Potter et le vieux fou auraient-ils raison ? L'amour pourrait-il sauver le monde sorcier ?

Je venais de quitter Potter, lui et moi avions eu une longue conversation, et je peux dès à présent dire que je l'avais mal jugé, ce n'est pas le héros sûr de lui, ne cherchant qu'à être reconnu, même si à chaque bataille il fonçait tête baissée sans prendre le temps de réfléchir aux conséquences de ses actes. Mais pour lui rien n'est plus important que ses amis et sa famille, ou en tout cas ce qui en restait, je pense même qu'il serait prêt à se sacrifier pour savoir ses proches en sécurité. Pendant une longue heure, nous avons parlé de toutes les possibilités à ma disposition, me battre ou être un lâche. Alors ma décision à vite était prise, je me battrais, mais pas pour le camp que tous le monde pense.

Désormais, je retournais vers mes appartements, et j'étais impatient de retrouver celle qui, je l'espérais serait l'unique femme de ma vie. J'accélérais le pas en pensant à la soirée que nous allions passé dans les bras l'un de l'autre, comme à notre habitude, nous ne ferions rien d'autre que nous toucher, et cela bizarrement ne me dérangeait guère, pas que je ne sois pas attirée par elle, au contraire, mais j'étais prêt à attendre qu'elle soit prête pour que l'on franchisse le pas, et je savais que quand ce jour arriverait, je serais l'homme le plus comblé du monde.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je franchis le tableau de nos appartements, de voir ceux-ci vide, sans aucune âme qui vivent. Où pouvait-elle bien être ? J'allais tout de même jeter un coup dans sa chambre, et dans la salle de bain, mais elle n'y était pas. Elle m'avait pourtant assuré qu'elle reviendrait directement dans nos appartements après m'avoir accompagné. Avait-elle eu un problème ? Quelqu'un l'avait-il attaqué ? Se serait-elle…

Je n'eus le temps de finir mes sombres pensées que notre tableau s'ouvrit sur une Hermione toute joyeuse et insouciante du mal-être qui m'avait étreint pendant quelques secondes. Je ne lui laissais pas le temps de faire un pas de plus, que je l'enveloppais de mes bras puissants. Sentir son odeur, me relaxa, mais je ne pus m'empêcher de lui avouer la peur que j'avais eue.

- Où étais-tu nom de Dieu ! Je me faisais un sang d'encre, je n'avais pu m'empêcher d'hausser légèrement le ton, pour au moins lui faire comprendre que je n'étais pas content.

Calme-toi Dray, j'étais avec Pansy, me répondit-elle d'une voix douce tout en effectuant de léger cercle dans mon dos, cette fille avait le pouvoir de me faire perdre tous mes moyens.

- Ah d'accord, je…, j'étais tellement hypnotisé par ses lentes caresses que je n'avais pas écouté un traitre mot de ce qu'elle venait de me dire, ce n'est que quelques secondes plus tard que mon cerveau sembla se reconnecter, avait-elle bien dit Pansy ? Pansy Parkinson ?, QUOI ! Qu'est ce que tu foutais avec elle ! Si elle a osé te toucher cette garce je te jure que…, j'étais déjà en train de m'imaginer les pires tortures que je pourrais faire endurer à cette fille, mais une lente caresse sur mes lèvres me sortit de mes pensées.

- Tu veux bien te calmer,elle ne m'a rien fait ne t'inquiètes pas, bien au contraire, on a beaucoup parlé, et j'ai trouvé en sa personne quelqu'un de formidable.

Oui, je confirme Parkinson avait osé toucher à ma petite amie. Je recherchais une quelconque trace sur sa tête qui prouverait qu'elle s'était fait frapper.

- Es-tu tombée sur la tête mon ange, te rends-tu compte qu'on parle de Pansy Parkinson, la fille qui me voue un culte incroyable, la fille qui serait prête à tuer père et mère pour m'avoir dans ses filets.

Son visage se ferma, et elle se détacha de moi, elle paraissait énerver que je me sois inquiété pour sa personne.

- Merci de me le rappeler, pourquoi ne peux-tu pas seulement comprendre qu'elle m'accepte ?

La réponse à cette question me paraissait évidente, mais Hermione parut surprise de cette réponse.

- Parce que c'est une Serpentarde, ouvres un peu les yeux, le monde n'est pas tout beau tout rose comme tu aimerais si souvent le croire, tu es en train de te faire avoir Hermione.

- Il me semble que toi aussi tu es un Serpentard et pourtant vois où tu en es aujourd'hui, à moins que toi aussi tu te serves de moi, répliqua-t-elle, et vu le timbre de sa voix, elle commençait sérieusement à s'énerver.

C'était le genre de question auquel je ne m'attendais pas. Avait-elle lu la lettre de mon père ? Savait-elle désormais que malgré moi, elle était ma mission ? Au fil des secondes que je passais à la dévisageais afin d'obtenir des réponses, son visage commençait à blanchir, apparemment mon silence devait lui faire croire beaucoup de chose. En y pensant, c'était la première fois que nous nous disputions, et je mettais plus imaginer, à la place de l'Hermione sage en face de moi, une Hermione rouge de colère, les cheveux en bataille et explosant tout ce qui lui passait par la main. Je ne pus retenir mon fou rire plus longtemps. Mauvaise idée, puisque je la vis plisser les yeux.

- Heureuse de t'amuser, maintenant, si tu permets, je préfère passer l'après-midi seule qu'en mauvaise compagnie.

Elle commença à faire demi-tour, et je remerciais intérieurement la famille Malfoy de m'avoir appris à contrôler mes émotions car lorsque je la retournais vers moi, j'avais repris un visage normal.

- Ne sois pas stupide, je ne me moquais pas de toi voyons, je pensais juste que c'était notre première dispute depuis que nous étions ensemble.

Bon c'est vrai que ce n'était pas l'entière vérité, mais je préférais passer sous silence l'image que je venais d'avoir d'elle, à cette pensée, je réprimais difficilement un autre fou rire.

- Oh…

Elle parut réfléchir à ma réponse, et heureusement pour moi, elle parut lui convenir puisqu'un sourire lui barra le visage, et je m'empressais de lui répondre. Se rendait-elle compte, de sa beauté lorsqu'elle m'adressait ce sourire, se rendait-elle compte des innombrables images d'elle et moi dans des moments intimes qui me traversaient à cet instant ? Avant d'avoir un autre problème avec mon entrejambe, je chassais ses idées de ma tête en me concentrant sur notre précédente conversation.

- Fais quand même attention à elle.

Je savais que nous ne reviendrons pas sur cette conversation, mais de mon côté, je me permettrais d'aller voir Parkinson et de l'avertir aux conséquences d'un quelconque problème avec Hermione. Par contre, ce que je ne savais pas, c'est que les jours suivants, elle passerait beaucoup de temps avec cette garce, à croire que je n'existais plus. Et j'espérais sincèrement qu'il arrive quelque chose pour qu'Hermione voie enfin la vérité en face.

Cette soirée là, je me trouvais près du feu, j'attendais avec impatience qu'Hermione revienne de sa ronde, le soir, c'était le seul moment où j'étais sur que Parkinson ne vienne pas nous déranger, et ne s'approprie pas MA copine. Un léger coup contre la porte me sortit de mes pensées. Qui pouvait bien venir à cette heure-ci de la soirée ? Et lorsque j'ouvris, se fut la dernière personne que je m'attendais à voir ici.

- Elle n'est pas ici, lâchais-je durement, sa ne te suffit pas de l'avoir la journée, il faut aussi que tu me pompes l'air le soir ?

- Pas du tout, répondit-elle avec une voix plus douce que la mienne mais qui résonnait à mes oreilles comme un violon joué par un débutant, je venais juste te prévenir qu'Hermione ne rentrera pas ce soir, on a décidé de se faire une petite soirée entre fille.

- Comment sa une soirée entre fille ? En début de soirée on avait décidé de passer la soirée ensemble tous les DEUX, j'insistais sur ce dernier mot pour qu'elle comprenne qu'elle n'était pas prise en compte dans l'équation.

- Oui je sais, mais on vient de se croiser dans le couloir et c'est elle qui m'a proposé que l'on passe la soirée ensemble.

Même si j'étais indigné qu'Hermione me laisse en plan, je n'en montrais rien.

- Bien. Bonne soirée alors.

J'allais refermer la porte, mais elle l'a retint avec son pied.

- Je sais que tu n'as pas confiance en moi, et je sais que tout ceci est de ma faute, mais j'espère sincèrement qu'un jour nous pourrons être ami.

C'était bien la première fois que je l'entendais dire quelque chose d'aussi intelligent, serait-elle vraiment devenue sympa ? Après tout, Hermione lui avait accordé sa confiance, pourquoi pas moi ? Je me contentais d'hocher la tête et cette fois-ci, ce fut elle qui tourna les talons pour rejoindre ma petite amie. Je ne vis donc pas son petit sourire hypocrite, ni son air satisfait s'installer sur son visage. Ce soir là, sans le savoir, je venais de signer l'arrêt de notre couple.

J'étais en colère qu'Hermione ait préféré la compagnie de Pansy qu'à la mienne, nous ne nous voyions déjà pas beaucoup, alors si en plus elle voulait passer encore plus de temps avec elle… Bientôt, j'allais devoir prendre rendez-vous pour pouvoir passer un peu de temps avec ma copine. Pendant que Madame s'éclatait à faire la fête avec ses amis, moi je restais seul. C'était bien la première fois qu'une femme osait me faire sa. Après tout, Hermione n'est pas une femme comme toutes les autres. C'était LA femme.

Alors que j'allais me coucher, n'ayant donc plus rien à faire qu'à attendre le lendemain de pouvoir la voir, je m'imaginais mille et une façon de lui faire comprendre que j'étais vexé, avant de sombrer dans le pays des rêves, j'optais pour la solution l'ignorer pendant une journée, ou au moins pendant la matinée, parce que je savais que je ne tiendrais pas une journée sans la prendre dans mes bras.

Ma nuit fut plus qu'agitée, je fis beaucoup de cauchemars concernant tous Hermione. Elle était enfermée dans des cachots et en face d'elle se tenait Pansy, celle-ci avait le même visage que lors du bal lorsqu'elle avait apprit que nous étions ensemble. Et à chaque fois que je me réveillais, je me traitais d'imbécile d'autant m'inquiéter pour Hermione. Il était clair que Pansy avait changé, mon intuition me jouait parfois des tours. Si seulement j'avais su…

Le lendemain matin, lorsque je me réveillais, je me dépêchais de me laver, et de m'habiller. Je savais qu'Hermione était toujours en avance au petit déjeuner afin d'être au calme avant de commencer les cours, et même si je devais lui en vouloir de m'avoir laissé seul la veille, je pourrais au moins la regarder autant que je le voulais. En dehors, de notre appartement, je gardais mon ancien masque, il ne faudrait pas non plus que n'importe qui viennent faire ami-ami avec moi, j'avais quand même une réputation à tenir.

Etonnamment, Hermione ne se trouvait pas encore à sa table lorsque j'apparaissais dans la Grande Salle. Tant pis, je l'attendrais jusqu'à ce qu'elle apparaisse. Je vis Pansy apparaître et se diriger vers moi.

- Salut, murmura-t-elle apparemment gênée ou anxieuse de ma réponse, je décidais de faire ma bonne action de la journée.

- Bonjour. Alors cette soirée, demandais-je en essayant d'être détaché.

- Oh, elle a été très enrichissante, dit-elle avec un demi-sourire que je pris comme de la joie…, je viens de laisser Hermione à l'instant, elle paraissait chercher quelqu'un, peut-être ses amis.

- Peut-être, acquiesçais-je, un mauvais pressentiment me prenait concernant cette journée.

J'attendis encore une vingtaine de minutes avant de décider d'aller voir dans nos appartements, il était clair qu'Hermione avait décidé de ne pas venir au petit déjeuner. En arrivant dans nos appartements, ce fut comme la veille, personne n'avait l'air d'y être, je ne m'embarrassais pas d'aller voir dans toutes les pièces, car je savais d'hors et déjà qu'elle n'y était pas.

Ce fut comme cela toute la matinée, j'eus beau parcourir tous le château à sa recherche, elle ne se trouvait nulle part, peut-être était-elle avec ses amis, comme me l'avait assuré Pansy. Alors je n'avais plus à m'inquiéter, même si je ne les portais pas dans mon cœur, je savais qu'avec eux, elle ne risquait rien. Il me semblait que le déjeuner arrivait lentement, et même si je n'avais pas faim, j'étais pressé de voir si, elle, elle s'y trouvait.

Lorsque les portes de la Grande Salle s'ouvrirent pour nous laisser aller manger, je m'y engouffrais, impatient.

Avait-elle décidé de me faire languir de rage ? Heureusement pour moi, je n'eus pas à attendre longtemps avant de voir apparaître les Weasley, derrière eux se tenait Mon Mirage, étrangement, elle ne paraissait pas aussi enjouée que d'habitude, comme si quelque chose la tracassait. Instantanément, toute colère contre elle s'évapora pour laisser place à une profonde tendresse. Mais ce sentiment fut encore plus vite remplacer par la jalousie lorsque je vis que Potter lui tenait la main. Il est vrai, que tous les deux, nous avions longuement parlé, mais quand même, il n'avait pas le droit de se permettre ce genre de familiarité, seul moi avait ce droit. Je pris une grande respiration pour m'empêcher de faire le tour des tables et de le balancer à l'autre bout de la table.

Lorsqu'elle traversa la Salle pour rejoindre sa place, elle ne posa pas une seule fois le regard sur moi. Avait-elle honte de m'avoir laissé hier soir ? Je vis Potter s'installer à ses côtés, et lui mettre dans son assiette de multiples aliments. Etait-elle malade, ce qui expliquerait son teint blanc, son manque d'enjouement et le fait qu'elle ne veuille pas manger ? Après quelques secondes à faire un dialogue avec son « ami », elle leva enfin le regard vers moi. Ce que j'y vis me surpris, il n'y avait plus cette petite étincelle lorsqu'elle me regardait, trop rapidement à mon gout, elle détourna le regard. Je fronçais les sourcils ne comprenant pas ce soudain changement d'humeur et jetais un regard à Potter, qui avait suivit notre regard. Il me fit un signe négatif de la tête, et je vis à son visage qu'il était désolé. Désolé de quoi ? Je ne me rendis compte de l'arrivée des hiboux que lorsqu'une chose blanche se dirigea vers moi. La chouette de Potter. Pourquoi Potter utilisait-il sa chouette pour me parler, il savait très bien que désormais nous pouvions nous parler « librement ».

Je décachetais rapidement la lettre lorsque je reconnus l'écriture comme étant celle d'Hermione. Peut-être allais-je enfin savoir pourquoi elle était aussi distante depuis ce matin. Le premier mot me choqua pourquoi m'appelait-elle Malfoy ? Désormais tout le monde savait qu'elle et moi nous sortions ensemble, donc plus besoin de faux semblant. Au fil de ma lecture, les mots qui défilèrent devant mes yeux commençaient à prendre forme. « Sang pur », « jamais aimé », « je te hais », ces mots semblaient résonner dans mon crâne. Je restais figé quelques secondes devant cette lettre, et lentement, vicieusement, je sentis la rage ramper en moi, prenant possession de tout mon corps, contrôlant mon corps. Certains élèves à ma table semblaient avoir remarqué mon soudain changement d'humeur, car beaucoup s'étaient tût et me regardait désormais, je fermais les yeux quelques secondes pour être sûr de rester maître de moi. Et d'un bond, je me levais de ma table, je parcourais à grandes enjambées, les quelques mètres qui me séparaient de la porte. Comment… Comment pouvait-elle faire sa ? Tout ce que nous avions fait ensemble, tous ces regards qu'elle me lançait, je ne les imaginais quand même pas ! Tout en continuant de ruminer mes pensées, je me dirigeais vers la tour des Griffondors, j'espérais qu'elle reviendrait avec ses amis, et là au moins, j'aurais une explication. Je relus de nombreuses fois la lettre, pour voir si je l'avais bien comprise, mais à chaque fois, ses durs mots revenaient, et à chaque fois, je sentais mon ventre se nouer.

Elle arriva enfin, entouré comme à son habitude de ses amis. Elle avait le regard fixé sur moi, et j'avais le mien fixé sur elle. A cet instant, elle paraissait tellement fragile, comme si qu'une simple secousse du vent pourrait l'emporter, comment un être comme elle pouvait m'envoyer sans une once de pitié ce genre de lettre. Je l'avais presque oublié, tellement obnubilé par la femme qui se tenait à quelques mètres de moi. Je voulais être plus prés d'elle, je voulais qu'elle soit plus prés de moi, alors je fis quelques pas pour réduire la distance nous séparant.

- C'est quoi sa, j'essayai de mettre toute ma colère dans cette phrase, afin qu'elle comprenne bien que je ne supportais pas ce genre de chose.

- C'est une lettre,Malfoy, répondit-elle ironiquement.

Malfoy. Entendre mon nom sortir de sa bouche fut comme un coup de poignard en plein cœur, et un long frisson me parcourut, et je redoutais que tout ceci ne soit hélas pas une blague de mauvais goût, c'est à cet instant que je n'avais jamais autant haï mon nom de famille. Pendant quelques secondes, j'eus l'impression de revenir quelques mois auparavant, avant que nous nous rapprochions, elle entourée de ses amis, me crachant hargneusement mon nom et tout un tas d'insulte. Et pendant quelques secondes, j'eus peur que sa n'arrive réellement.

- Tu… tu n'as pas le droit, de me laisser comme sa, sans aucunes explication sauf un charabia incompréhensible ! Tu dis ne pas m'aimer, mais tous ces moments que l'on a passé ensemble, ne me fait pas croire que ce n'était rien, tes yeux ne me mentaient pas, alors expliques moi !

J'avais essayé de mettre à ma voix toute ma colère, mais je la sentais flancher. Il fallait que je me reprenne, que je la fasse changer d'avis. Elle et moi étions fait l'un pour l'autre c'était évident. Mes certitudes tombèrent à l'eau lorsque j'eus sa réponse.

- C'est simple, je te quitte, j'ai eu ma revanche sur ses longues années que tu as passé à me rabaisser plus bas que terre.

Ce fut la phrase de trop, la rage qui s'était emparée de moi tout à l'heure revint à la charge. Je l'observais, et elle semblait plus que sérieuse. Je devais faire quelque chose, quelque chose qui la ferait au moins réagir.

- Tu sais dans quoi tu viens de t'engager là, Granger.

J'espérais que d'utiliser son nom lui ferait la même chose qu'à moi, il y a quelques instants. Je la vis défaillir, allait-elle craquer ? Me dire que tout ceci n'était qu'une blague stupide, ou un pari. Mais avant qu'elle n'ait pu répondre, Potter se pencha vers elle et lui murmura quelques mots auxquels elle acquiesça vigoureusement. Alors que je pensais qu'elle se dirigeait vers moi, elle me contourna aux derniers moments pour retourner dans la tour des Lions. Je ne pouvais pas la laisser partir comme sa, je devais lui laisser une trace de moi, elle ne pouvait pas m'oublier comme sa, pas tant que moi je ne l'aurais pas oublié en tout cas. Je lui rattrapais rapidement le bras, et tout aussi brutalement, la ramenais contre moi. Dans une autre situation, ce contact m'aurait fait un bien fou, mais là seule la détresse et la haine faisait partie de mes pensées. Tout en me penchant vers elle, je profitais de ces quelques instants que je savais les derniers pour toucher son corps, humer son odeur, pour ainsi me souvenir d'elle.

- Je vais faire de ta vie un enfer Granger, et là tu auras une raison de me haïr.

Elle trembla légèrement entre mes bras, je ne me laissais pas le temps de me demander le pourquoi cette réaction, que je partis rapidement vers mes anciens dortoirs. Elle ne vit donc jamais une unique larme couler sur ma joue, avant d'être essuyée rageusement. L'ancien Drago Malfoy était de retour, et sa, elle allait s'en souvenir toute sa vie. J'arrivais rapidement aux cachots des Serpentards, j'ouvris leur tableau avec fracas, pour être bien sûr d'avoir l'attention de tout le monde. Chose réussite, puisque l'ensemble des Serpentards se retournèrent pour me regarder.

- Votre Prince est de retour, lâchais-je glacialement, et vous allez tous m'aider à ce que l'ensemble de l'école le sache.

D'abord surpris, les élèves commencèrent tous à applaudir et à siffler. Apparemment, ils attendaient tous impatiemment mon retour. Alerté par le bruit, je vis Pansy descendre rapidement les marches menant jusqu'à son dortoir. Et là, un autre plan encore plus cruel se mit rapidement en place dans ma tête, j'allais lui faire mal comme elle m'avait fait mal, et Pansy pourrait largement m'y aider. Je parcourais les quelques centimètres qui nous séparaient, et je posais durement mes lèvres sur les siennes. Elle ne se fit pas prier pour répondre à mon baiser. Elle passa, ses bras autour de mon cou et s'accrocha à moi comme si j'étais une bouée de sauvetage. Et je ne pus m'empêcher de penser qu'Hermione embrassait bien mieux, je savais que ce que je faisais là était mal, mais j'avais moi aussi besoin de me venger. A bout de souffle, elle se sépara de moi, et fit mine d'être désolée, alors que son visage montrait tout le contraire.

- Oh, nous n'aurions pas dû faire sa. Hermione…

- Granger et moi s'est terminé, la coupais-je froidement, je ne voulais plus entendre son nom, par contre, toi et moi, sa ne fait que commencer.

- Oh comme je suis contente, je t'ai toujours aimé, je ne comprends vraiment pas comment Hermione peut t'avoir laissé tomber comme sa, tu mérites beaucoup mieux que cette sang de bourbe.

- Comment sais-tu que c'est elle qui m'a laissé tombé, demandais-je soupçonneux qu'elle sache cela.

- Et bien, enfaite je… je t'ai vu énervé à table et là tu arrives…

- Bref, on s'en contrefiche. Je veux que Granger souffre, je veux qu'elle nous voie le plus possible ensemble, fais ce que tu veux mais qu'elle souffre, répétais-je.

Le besoin de vengeance était à ce moment précis, plus fort que tout, je savais que tous les Serpentards étaient prés à faire n'importe quoi pour moi. Les semaines à venir allaient vraiment être intéressantes et amusantes pour eux, pas pour moi. Malgré tout ce que mon père m'avait enseigné, malgré le nombre d'année qu'il avait mit à essayer de me rentrer dans le crâne que l'Amour n'était qu'un sentiment pour les faibles, j'avais laissé une femme me prendre le cœur, et désormais, je le regrettais, elle me l'avait piétiné sans aucuns remords.

Les élèves de ma maison avaient pour ordre de s'acharner contre les Griffondors, les autres maisons n'ont plus ne seraient pas épargné, mais le plus important était les Griffondors, et elle en faisait parti.

J'attendais le lendemain avec impatience, premièrement, le plan allait se mettre en place, et deuxièmement j'allais au moins la voir de loin. Le seul problème, auquel je n'avais pas pensé, Pansy, depuis que je l'avais embrassé, elle avait élu domicile dans mes bras. Ne me lâchant plus, voulant toujours m'embrasser, elle commençait déjà à me taper sur le système. Pensait-elle vraiment que je pouvais être attaché à elle, alors qu'hier encore seule Hermione avait une place dans mon cœur, et ce n'est surement pas sa tête de bouledogue qui allait changer quelque chose. Et puis, n'avait-elle pas honte ? Hier encore, Hermione était sa meilleure amie, et là elle me saute dessus sans aucuns remords. Tant pis, comme sa, elle souffrira encore plus. Le lendemain matin, c'est avec impatience, que je me dirigeais vers la Grande Salle, la phase un de mon plan allait pouvoir commencer, je voulais la rendre verte de jalousie. Je n'eus pas besoin de demander à Pansy de s'asseoir à côté de moi et de se coller à moi. A croire qu'elle cherchait vraiment à ce que tout le monde nous voie ensemble. Alors que j'allais amener ma fourchette à la bouche, Pansy me prit brusquement le visage et m'embrassa comme si sa vie en dépendait, trop surpris pour faire quoique se soit, je me contentais d'attendre qu'elle ait finit. Je me décollais enfin lorsque j'entendis les élèves qui m'entouraient ricaner.

Je tournais rapidement la tête vers où tous leurs regards semblaient dirigé, et ce que je vis m'apporta un sentiment de tristesse et celui de satisfaction. La femme qui hantait la plupart de mes pensées se tenait devant l'entrée du réfectoire, la tête baissée, elle semblait en pleine réflexion, et me concentrant plus sur son visage, je vis qu'elle se retenait de fondre en larmes. Etait-ce à cause de moi ? Je ne voyais pas pourquoi, après tout c'était elle qui avait décidé de me quitter. Je la vis dire quelque chose à ses amis puis sortir précipitamment de la salle. Je vis Potter me jeter un rapide coup d'œil, puis détourner la tête, en faisait comme s'il s'intéressait à autre chose. Sans même le connaître je savais qu'il essayait de me cacher quelque chose, et sa, je ne le supportais pas.

- Ne bouges pas, dis-je à l'intention de Pansy, je reviens tout de suite.

Il fallait que je la suive, même après tout ce qu'elle m'avait fait, j'avais besoin de savoir ce qui pouvait la rendre aussi triste, je ne supporterais pas qu'un autre que moi lui fasse du mal. Je marchais tranquillement vers l'endroit où je savais qu'elle allait lorsqu'elle voulait réfléchir. Elle était bien là, assise par terre, et seules ses épaules qui se secouaient à un rythme régulier me permirent de savoir qu'elle pleurait. Je m'adossais à un arbre non loin d'elle et la regardais pendant de longues minutes.

- Ne joue pas au petit con arrogant avec elle, m'interrompit une voix grave.

- Potter, qu'elle déplaisir de te revoir.

- Ne fais pas sa Drago, ne lui fais pas sa.

- Ah parce que, elle par contre elle ne s'est pas gênée pour le faire peut-être. Tu ne sais pas à quel point j'ai pu me sentir humilié hier soir.

La colère recommençait à faire surface et je respirais un bon coup. Alors que je n'avais que le silence comme réponse, je me retournais finalement pour voir s'il se trouvait toujours là.

- Un jour tu comprendras, me répliqua-t-il mystérieusement, mais pour l'instant, aucun de vous n'est prêt pour vous en parler.

- Sais-tu Potter que tu deviens aussi bizarre que Dumbledore, demandais-je alors qu'il eut un petit rire, ce qui ne fit confirmer ma question.

- Le jour où j'attendrais le niveau de Dumbledore, je serais l'homme le plus heureux du monde. Mais, nous ne sommes pas ici aujourd'hui pour parler de moi.

- Il n'y a rien d'autre à dire Potter, sache-le.

- Aujourd'hui en tout cas. Mais je t'ai prévenu Malfoy, si tu lui fais la moindre chose, je te jure que je te massacre.

- Comme si j'étais capable de lui faire du mal.

Il ne répondit rien, et se contenta de regarder longuement la femme, qui pour le moment, était au centre de toutes nos pensées. Je me reconcentrais sur elle, ce n'est qu'après quelques minutes où j'allais demander à Potter de me laisser seul, que je me rendis compte qu'il était déjà partit. Vraiment aussi bizarre que le vieux fou. Je restais là, tranquillement adossé contre un arbre, jusqu'à ce qu'elle se lève, je me décalais légèrement pour ne pas qu'elle me voie, et lorsqu'elle passa à mes côtés, une sorte de détermination semblait avoir pris possession d'elle. J'aurais aimé rentrer dans sa tête, savoir chacune de ses pensées, savoir tout ce qui l'avait motivé à me faire sa, car malgré ma colère, je savais au fond de moi que sa vengeance n'était qu'une excuse, et que quelque chose se cachait sous tout cela. Etais-je maintenant prés à le savoir ?

Ce n'est pas pour autant que les élèves de ma maison suspendirent leurs farces, et Hermione semblait être leur cible parfaite. Malheureusement pour moi, je me trouvais toujours dans les parages lorsqu'elle se prenait l'un de leurs sorts. Au début, je la connaissais assez pour savoir, qu'elle semblait exploser, et laisser couler toutes ses larmes qu'elle semblait contenir à longueur de journée.

Et puis, au fil des jours, je la vis de moins en moins, sauf bien sur en cours, puisque le vieux fou avait décidé depuis le début de l'année de faire en sorte que nos deux maisons aient tous les cours en communs, et pendant ces longs moments, lorsque j'étais sûr que personne ne me regardais, je la surveillais elle, les professeurs étaient plus qu'heureux de la hausse de ses notes, moi qui croyais qu'elles ne pouvaient être meilleure qu'elles ne l'étaient déjà. Et le peu de fois où je la croisais, elle avait la tête baissé, ses amis ne l'accompagnaient plus, et vu le peu que je connaissais de Potter, je sus que c'était elle, qui s'éloignait d'eux.

Pansy se plaisait à croire que je tenais à elle, mais sa présence commençait sérieusement à me pomper. Ce n'était pas elle que j'avais envi de prendre dans mes bras, ce n'était pas à elle que je pensais lorsqu'elle m'obligeait à l'embrasser, ce n'était pas elle qui hantait mes nuits. Un pressentiment ne me quittait pas depuis qu'Hermione m'avait quitté, comme si quelque chose m'échappait, quelque chose d'important qui pourrait changer beaucoup de chose. Je chassais souvent ses pensées de ma tête mettant tout cela sur le fait que je veuille être au prés d'Hermione. Pourtant, elle faisait en sorte de toujours hanter mon esprit, aujourd'hui, mes chers camarades, avaient eu l'idée de lui lancer le sort de vomissement, qui s'arrêtait seulement lorsque le lanceur l'avait décidé, ou avec une potion. Je me doutais que les Serpentards n'allaient jamais lui lancer le contre sort, elle irait donc à l'infirmerie. Ce qui me faisait le plus mal était de la voir ne pas réagir, comme si le monde extérieur ne l'atteignait plus. Je voulais la secouer et retrouver l'ancienne Griffondor qui ne se laissait jamais faire, et qui avant se serait vengée de toutes ses farces.

J'avais envie crier à ces imbéciles d'arrêter, de tous leur faire mille fois pire ce qu'ils lui faisaient endurer, mais ma fierté retenait toujours ma voix lorsque celle-ci décidait d'hausser le ton. A ce niveau, je jouais le lâche, car même si elle m'avait quitté comme un malpropre, je faisais passer ma vengeance par d'autres personnes, je n'avais même pas le courage de l'affronter seul à seul.

Ce soir là, je me promenais encore dans les couloirs, mon lit ne m'ayant pas apporté le repos que j'attendais tant. Pour seules compagnies, mes sombres pensées, qui depuis maintenant quelques semaines ne me quittaient plus, et ne faisaient que prendre plus de place chaque jour. Alors que je me demandais si la seule solution à ce qu'elles disparaissent définitivement de ma tête serait de me jeter un sort, j'entendis un bruit de course derrière moi. Alors que je me retournais, pour sanctionner ses imbéciles qui se croyaient permis d'arpenter les couloirs de Poudlard après le couvre feu, je fus violement plaqué contre le mur le plus proche. Ma vue d'abord floue à cause du choc, se réajusta, pour tomber sur une masse de cheveux rouge flamboyant. En face de moi se tenait, Ron Weasley, traitre à son sang, quoique je ne fusse pas mieux, et apparemment fou de rage contre moi. Qu'avais-je encore bien pu faire ? Je n'eus pas à attendre longtemps avant d'avoir ma réponse.

- ESPECE DE PETIT ENFOIRE, sa t'amuse tant de la voir souffrir ! En plus de la ridiculiser chaque jour, il faut qu'elle crève pour que tu sois enfin vengé !

- Mais de quoi tu parles Weasley !

Je ne comprenais rien à se qu'il me racontait, et malgré, un sinistre pressentiment naquit en moi. J'avais peur d'entendre la réponse à ma question. Car je savais très bien de qui il parlait. Ce que je ne savais pas c'est de quoi.

- A cause de ta connerie, Hermione est à l'infirmerie ! Si Harry n'avait pas été là, elle serait morte à l'heure qu'il est. Qu'est ce qu'il te faut de plus pour que tu sois enfin tranquille NOM DE DIEU.

Je ne répondis rien, paralysé par ce que je venais d'entendre, Hermione, MA Hermione se trouvait à l'infirmerie entre la vie et la mort. Je repoussais brutalement, l'homme qui se tenait face à moi, et me mis à courir le plus vite qui m'étais possible. Je devais la voir. Je devais savoir, si demain je serais encore en vie ou non. Elle ne pouvait pas me laisser, elle n'avait pas le droit de m'abandonner, pas maintenant que je savais que je l'aimais !

Je savais que Weasley me suivait de près derrière, et je priais silencieusement pour qu'il ne m'arrête pas. Au bout de cinq minutes, où je me sentais m'essouffler par ma course folle, je vis enfin apparaitre au détour d'un couloir la haute porte caractérisant l'infirmerie. Je l'ouvris avec fracas, et tous les occupants tournèrent la tête vers moi, étonné de mon entrée plus que remarquée. Je ne fis point attention et me dirigeais vers Potter et Weasley fille, que j'avais tout de suite aperçue au fond de l'infirmerie. La fille avait les larmes aux yeux, celles-ci menaçaient de couler à chaque instant. Potter quand à lui, se contenta de me lancer un regard noir, et je sus que la dispute qui avait éclaté tout à l'heure avec Weasley, ne serait pas la seule dans les prochains jours.

- Comment… comment va-t-elle, demandais-je, peu certain de vouloir savoir la réponse.

- Elle irait beaucoup mieux si tu n'existais pas, ne pus s'empêcher d'hurler Weasley, qui se tenait toujours derrière moi.

- Ron ! Pas ici, dit Potter, et tout de suite après, il se retourna vers moi, elle est inconsciente, et d'après ce qu'on a entendu, il se pourrait qu'elle soit dans le coma.

- Dans… dans le coma. Que s'est-il passé ?

Je sus que c'était la question à ne pas poser, les yeux de Potter devinrent plus sombres, et s'il avait des baguettes à la place des yeux, je serais déjà mort, foudroyé par des millions de sortilèges de mort.

- Tu n'en à aucune idée peut-être, répliqua-t-il, et moi-même je pus entendre toute la haine qu'il me déversait dans cette phrase, tes petites amies ont cru bon de lui rappeler à qui tu appartenais. Vois le résultat.

Tout en disant cela, il poussa le rideau devant lequel il se tenait, et ce que je vis me souleva l'estomac. La femme que j'aimais se tenait allongée au milieu du lit aux draps blancs, son teint pouvant presque concurrencer avec eux. Je remontais lentement mon regard vers son visage, il ne ressemblait plus au visage si harmonieux qu'elle possédait encore ce matin, il était gonflé, remplit d'hématomes tous plus horribles les uns que les autres. On avait osé la toucher, quelqu'un avait osé lui faire du mal. La phrase de Potter me revint en mémoire « Tes petites amies ont cru bon de lui rappeler à qui tu appartenais », ainsi, il savait qui avait fait cela.

- Tu sais qui lui as fait sa ?

- Je viens de te le dire Malfoy, me répondit-il et ses yeux rencontrèrent un point imaginaire, et je me doutais qu'il repensait à la scène qui avait du se dérouler devant lui, quelques minutes plus tôt, après d'interminables secondes où seul le silence nous accompagna, il se reconcentra sur moi, si… si je n'avais pas été là, se serait plus que des hématomes qu'elle aurait.

Je baissais la tête sous cette déclaration, ne voulant pas montrer que tout ceci me touchait, je n'osais imaginer la douleur que j'éprouverais si elle me quittait, définitivement, ayant déjà eu un aperçu lorsqu'elle avait décidé de mettre un terme à notre histoire.

A cet instant, j'aurais aimé, réduire la distance qui la séparait de moi, la prendre dans mes bras et la veiller jusqu'à ce qu'elle se réveille, et comme avant, elle m'aurait lancé l'un de ses regards qui me chamboulait tant, au lieu de sa, je me contentais de la fixer à m'en bruler les yeux. Elle semblait en paix, son visage ne reflétait aucune émotion et, égoïstement, j'aurais préféré qu'elle affiche un visage crispé par la douleur, signe qu'elle se battait pour vivre.

Potter, ce rapprocha d'elle, et une bouffée de jalousie m'envahit lorsque je le vis lui prendre la main et caresser son front, il dût percevoir la soudaine tension dans la pièce car il releva vivement la tête vers moi, et me fis un sourire typiquement Malfoyen.

- Ce n'est peut-être pas le moment le plus approprié pour nous faire une petite crise, tu ne penses pas Malfoy, me demanda-t-il ironiquement, il n'attendu pas ma réponse et focalisa son attention sur Hermione.

Tendrement, il passa sa main dans ses cheveux, et revint vers son visage, il se pencha vers elle, et si je ne connaissais pas les sentiments qu'il avait pour Weasley fille, je penserais qu'il allait l'embrasser. Mais au lieu de sa, il lui murmura quelques mots qui résumaient tous ce que je voulais à cette instant.

- Reviens Hermione.

Je vis à son visage, qu'il essayait vainement de cacher toutes les émotions qui le traversaient en voyant sa meilleure amie allongée dans ce lit, et je me demandais si moi aussi mon visage reflétait autant mes émotions, mais étrangement, à ce moment précis, je n'en avais rien à faire que le monde entier me voit vulnérable, car oui je l'étais, j'étais vulnérable sans Hermione, sans l'amour qu'elle m'apportait chaque jours. Elle m'avait changé, elle avait changé ma façon de voir le monde, il y a encore peu de temps, j'étais plus que prés à suivre les traces de mon père sans poser aucune question, et aujourd'hui…

Je me demandais si tout serait plus simple si elle n'était pas rentrée dans ma vie. Je chassais vite cette pensée de ma tête, j'avais envi qu'elle fasse partie de ma vie, j'avais envi de la sentir contre moi. Un cri me sortit subitement de mes pensées.

- Elle se réveille ! MADAME POMFRESH !

Mon cerveau mit du temps avant de comprendre l'information, elle se réveillait enfin, mon cœur se mit à battre plus fort, des centaines de scénarios se déroulaient dans ma tête, et une seule image revint souvent, elle et moi à nouveau réunit. Alors que j'entendais les pas rapide de Pomfresh, je vis le visage de mon ange se tordre de douleur. Plus jeune, lorsque mon père s'acharnait à faire mon éducation, il m'avait à de nombreuses reprises battu, et je pouvais imaginer un minimum, la souffrance qu'elle ressentait. Je me poussais légèrement pour laisser passer l'infirmière. Lentement, elle prit son pouls, et je vis à son visage qu'elle paraissait satisfaite de ce qu'elle sentait, j'en fus soulagé.

- Miss Granger, si vous m'entendez, serrez-moi la main.

Serre-lui la main ! Serre-lui la main ! Je priais intérieurement, ne pouvant m'empêcher d'être anxieux. Et si son réveil n'était que provisoire et qu'elle replongeait et me quittait cette fois pour ne plus revenir ? A mon grand soulagement, je la vis lentement bouger les doigts, une bouffée de joie m'envahie, et si l'infirmière n'était pas présente, elle serait déjà écrasée contre mon torse, au lieu de sa, je me contentais de lâcher un soupir de soulagement, vite accompagné par ses amis. Potter se rapprocha silencieusement, et me murmura.

- Je ne suis pas sur que ta présence soit ce qu'elle est envie pour le moment.

Il avait raison, je n'avais rien à faire ici, elle ne m'aimait pas, ou en tout cas ne m'aimait plus assez pour m'accepter dans sa vie, mis à part moi, personne ne désirait ma présence dans cette salle. Je me demandais juste si j'allais avoir l'occasion de lui reparler, je n'eus pas à attendre longtemps avant d'avoir ma réponse.

- Je ferais en sorte que vous ayez une explication tous les deux, m'assura-t-il, et étrangement, je le crus, ou plutôt, j'avais envi de le croire.

J'hochais rapidement la tête, et tournais les talons. L'infirmerie n'était pas l'endroit approprié pour récupérer celle qu'on aime. Car oui, j'étais plus que décidé à la reconquérir, j'étais prêt à lui prouver qu'elle pouvait m'aimer.

Le reste de la soirée, je ne réussis pas à dormir, d'une en sachant qu'Hermione était à l'infirmerie et de deux j'étais trop occupé à imaginer dix milles façons de la récupérer. Lui envoyer des fleurs ? Non, elle vaut bien mieux que sa. Lui faire une déclaration devant toute l'école ? J'ai quand même une réputation à garder, et puis connaissant Hermione, elle n'était pas le genre de fille à succomber à un homme avec une simple déclaration. Non, il fallait que je fasse quelque chose qui la chamboulerait, qui lui montrerait combien je tiens à elle. J'avais trouvé le concept, maintenant, il suffisait que je trouve quoi faire, mince affaire, surtout lorsque l'on sait qui on a en face de nous. Et je peux dire qu'Hermione est tout sauf une fille normale. C'était LA fille.

Le lendemain, c'est dans un état d'excitation extrême que je me rendis dans la Grande Salle, je prenais évidemment le soin de garder mon masque d'impassibilité, mais intérieurement, je bondissais. C'était bien la première fois que je m'engageais dans un projet comme celui là, en faite c'était la première fois que je devais draguer une femme. Quand je dis draguer, c'est vraiment draguer, ce n'est pas claquer des doigts et qu'une horde de chienne en chaleur vous tombe au pied. Non cette fois-ci, c'était différent, je la voulais, ce n'était pas une histoire de sexe, bien sur je la désirais ardemment, mais je voulais beaucoup plus, je la voulais dans ma vie.

J'essayais de garder mon calme, et surtout d'éviter de sauter sur tous les élèves que je rencontrais. Lorsqu'enfin j'arrivai devant la Grande Salle, je respirais un bon coup, et priais pour qu'un minimum de courage m'envahisse. Je passais rapidement entre les tables, pour aller jusqu'à la mienne, j'allais m'asseoir lorsque je fus tiré en arrière, et qu'une bouche gluante se colla à la mienne, je savais à qui elle appartenait, et déjà qu'avant elle me dégoutait, maintenant, tout en sachant ce qu'elle avait osé faire, elle me donnait envi de vomir. Je repoussais brutalement Pansy et prenais place à ma table, celle-ci ouvrit de grands yeux, choquée que j'ose la repousser devant des centaines d'élèves, elle ne se démonta pas pour autant, et s'installa juste à côté de moi.

- Ca n'a pas l'air d'aller Drakychou, me demanda-t-elle de cette voix insupportable.

- J'irais mieux si tu arrêtais de m'appeler comme sa, et surtout si tu ne polluais pas mon air.

- Mais… mais enfin, je suis ta fiancée, tu n'as pas le droit de me parler comme sa.

Je ne pus m'empêcher de rire, MA fiancée ? Quelle bonne blague, la seule personne qui avait le droit de se nommer comme telle, se trouvait pour l'instant à l'infirmerie. Nom de Dieu, j'avais oublié qu'elle y était, et qu'il y avait peu de chance que Pomfresh la laisse sortir aujourd'hui, quelle poisse. Cette illumination augmenta encore plus ma colère, alors je préférai couper cette conversation stérile.

- Ecoutes moi bien Parkinson, toi et moi, sa n'existe pas, en faite, sa n'a jamais existé à mes yeux, j'avais juste envie de m'amuser, je ne veux plus rien avoir à faire avec toi, et au faite, fais en sorte qu'après le diner, l'ensemble des Serpentards soit réuni dans les cachots. S'il en manque un seul, je te préviens que je fais de ta vie un enfer.

Je me relevais rapidement, délaissant mon déjeuner, je ne voulais plus l'entendre, ni la voir, savoir qu'elle avait osé poser ses mains sur Hermione, me donner des envies de meurtres. Je fus, le reste de la journée, d'une humeur exécrable avec l'ensemble de l'école, envoyant paitre la moindre personne qui osait s'approcher de moi, les Serpentards sentaient que leur soirée n'allait pas être des plus amusantes, la dernière fois que je les avais tous réunis, c'était en troisième année lorsque Buck m'avait agressé, à l'époque, je n'étais encore qu'un petit con arrogant, je leur avais tous demander de me trouver la moindre chose susceptible de faire renvoyer le garde chasse, un élève avait eu l'audace de me demander pourquoi il ferait sa pour moi. Il dut passer la semaine suivante allonger à l'infirmerie. Pour ma part, j'attendais avec impatience le soir même afin de pouvoir m'occuper de certaines choses. Il était désormais impensable que les blagues, envers elle, continuent, et encore moins que quelqu'un ose reposer la main sur elle, je me fis le serment de la protéger coute que coûte.

Le soir arriva enfin, et je ne pris pas le temps d'aller dîner, j'étais trop impatient et énerver pour ingérer quoique se soit. Je m'assis donc dans le fauteuil qui donnait juste en face de l'entrée des cachots, là, j'avais une vue de l'ensemble de notre salle commune, depuis ma première année, ce siège m'avait été assigné, et personne à part moi ne s'y asseyait.

Je n'eus pas à attendre longtemps avant de voir apparaître les premiers Serpentards, pour l'instant, que des septièmes années, les plus lâches en faite. Ils savaient tous qu'il ne valait mieux pas être en retard lorsque j'ordonnais quelque chose, les premières années, eux, ne savaient pas encore ce que pouvait donner une de mes crises de colère, ce soir, ils allaient en avoir l'aperçu. Malgré que bons nombres d'entre vinrent me saluer, pas une seule fois, je n'ouvris la bouche, me contentant de leur faire mon regard le plus glacial, ce qui les dissuadaient rapidement de m'approcher. Parkinson arriva en dernière et vint prés de moi pour m'informer qu'ils étaient tous là, et que par conséquent, je pouvais commencer. Je n'en fis rien, profitant de cette peur qui s'installait chez tous, car oui, ils avaient peur de moi, peur de ma colère et surtout peur de ce qui suivrait. J'attendis cinq minutes avant de commencer.

- Bien, dis-je d'une voix neutre, et je vis plusieurs personnes sursauter, ne s'attendant visiblement pas à ce que je parle, on va mettre les choses au clair les mioches. Le ou la prochaine qui touche Granger aura affaire à moi, ne l'approchait plus, oublier la, continuait à vous amuser avec les autres, mais pas elle, désormais, je m'occuperais personnellement de son cas, c'est mon affaire, pas la votre, ai-je été clair ?

Bien évidemment, personne ne répondit, sachant tous qu'ils n'avaient pas à répondre à ma question. Content de mon effet, je repris :

- Si l'un de vous en vois un s'en prendre à elle, qu'il vienne tout de suite me voir, et je m'occuperais personnellement de cette personne. Retournez à vos affaires maintenant.

Alors qu'ils allaient tous se lever d'un même mouvement, ils furent interrompus.

- Je peux savoir pourquoi d'un coup ont doit arrêter de s'occuper de cette Sang de Bourbe ?

Parkinson, il n'y avait qu'elle qui avait l'audace de me poser ce genre de question, les élèves qui m'entouraient paraissaient interdit qu'elle ose me poser cette question.

- Pourquoi ? Parce que tu n'es qu'une sombre idiote, as-tu pensé à ce qui se passerait si Granger décidait de porter plainte contre toi ? As-tu pensé à ce que tu dirais à tes parents lorsque tu seras renvoyée pour avoir poser tes mains sur elle ?

A mesure que je parlais, je la vis blanchir, elle semblait comprendre les risques qu'elle avait prit, pour ma part, je m'en fichais de ce qui pourrait lui arriver, j'avais juste trouvé cette excuse bidon, pour éviter qu'on retouche à Hermione. Pour une fois qu'elle aurait du se taire, et ne pas en rajouter, Parkinson reprit d'une voix forte, et j'étais presque sûr qu'elle faisait sa pour que tout le monde nous entende.

- Je n'ai fait que ce que tu m'as dit de faire.

- Je te demande pardon ? Je ne t'ai jamais demandé il me semble de la rouer de coups jusqu'à ce qu'elle finisse à l'infirmerie.

Je commençais sérieusement à perdre mon sang froid, et je savais que si je continuais, toute ma rancœur pour cette fille sortirait, et là, je risquais gros.

- Le soir où elle t'a laissé tomber, la garce en profita pour bien appuyer sur ses derniers mots pour faire comprendre à tout le monde que je m'étais fait plaquer, c'est toi qui m'a dit de faire tout ce que je voulais pour qu'elle souffre, maintenant, tu n'as qu'à t'en prendre qu'à toi-même.

- Bien, maintenant tu vas m'écouter Parkinson, tu vas m'écouter très attentivement parce que je ne te le dirais pas deux fois, tout en disant cela, je lui avais agrippé les poignets et je les serrais fort, je vis dans ses yeux une lueur de peur, se demandait-elle jusqu'où je serais prêt à aller pour qu'il n'y ait plus d'incident de ce genre, tu ne la toucheras plus, tu ne l'approcheras plus, et si j'ai vent que tu n'a pas écouté les consignes, je te tue de mes propres mains, est ce que c'est clair ?

- Ou…oui, me répondit-elle d'une voix hésitante, et je savais que j'avais réussit à lui faire peur, tant mieux, ce n'était même pas le quart de ce que j'avais envi de lui faire.

Pendant notre dialogue, les Serpentards étaient tous restés autour de nous pour voir comment tout ceci aller se terminer, mais quand ils virent que l'échange prenait fin, ils se dépêchèrent d'évacuer les lieux et de faire en sorte d'être occuper. Quand à moi, je quittais cette salle, où je trouvais que je n'avais plus ma place, et partais rejoindre mes anciens appartements de préfets en chef, que je n'avais pas utilisé depuis notre rupture. Rentrer dedans me procura une sensation bizarre. Cette nuit là, je ne dormis que très peu, pensant encore et toujours à Hermione, je me demandais si elle allait bien, connaissant Potter, il ne devait pas trop la laisser seul, tant mieux, sa me rassurait. Elle ne vint pas en cours le lendemain non plus, les élèves de ma maison firent en sorte de me croiser le moins possible, les souvenirs de la veille étant encore trop présents. Ma journée fut monotone, je n'écoutais plus les professeurs, sachant déjà qu'ils allaient nous rabâcher que les ASPIC s'approchaient à toute vitesse, mais mes pensées étaient à dix milles lieux de là, concentrées sur quelque chose de plus important. La reconquérir.

Le lendemain, au diner, je me rendis avec peu d'entrain dans la Grande Salle, je savais que je n'allais pas la voir, encore. Et cela me minait le moral. Je manger paresseusement mon morceau de bacon lorsque le volume dans la salle baissa considérablement pour s'arrêter complètement, je relevais la tête, surpris de ce soudain silence, et ce que je vis me fis avaler de travers. Elle était là, à l'entrée de la salle, se tenant derrière l'un des Weasley, elle était mal à l'aise et sa se voyait, elle n'avait jamais aimé être le centre de l'attention, alors maintenant qu'elle était marquée, je n'osais imaginer ce qu'elle ressentait. Je me faisais violence pour ne pas hurler à tous ces imbéciles de détourner le regard. Ne voyaient-ils pas qu'ils la gêner ? Bon il est vrai que je la regardais aussi, mais j'avais mes raisons. La voix de Potter rompit le silence.

- Vous n'avez pas autre chose à regarder, retournez à vos affaires.

Pour une fois, je pouvais l'appeler Saint Potter sans ironie, se remarque eut le don de faire détourner les regards de la plupart des élèves, mais j'étais certains que l'ensemble de l'école ne parlait désormais plus que d'elle. Quand à moi, je ne l'avais pas lâché un instant des yeux, malgré toutes ces marques, elle restait la plus belle chose qui m'ait été donnée de voir sur Terre, j'arrêtais de manger pour me concentrer entièrement sur ses faits et gestes. Elle s'assit avec une grâce inimaginable à sa table, et je vis bons nombres d'élèves lui parler. Surement voulait-il savoir comment elle allait, et à chaque fois, elle répondait par un sourire poli. Et je la connaissais assez pour savoir que tout ceci la mettait mal à l'aise. J'aurais tué père et mère pour pouvoir être à la place de tous ces chanceux.

Le reste du repas se déroula dans ses conditions, je vis Ginny se pencher légèrement vers elle, et lui dire quelque chose qui devait surement me concerner puisque tout de suite après Hermione fit glisser son regard à notre table. Et pour la première depuis si longtemps, je croisais son magnifique regard, une douce chaleur m'étreignit, mais fut vite brisée, quelque chose n'allait pas, ce regard… C'était un regard indifférent, sans aucunes émotions, cette constation me noua le ventre. Je préférerais encore qu'elle m'envoie un regard de haine, ou la moindre chose qui montrerait que j'ai encore une place dans sa vie, même celle d'ennemi. Mais là, rien. Avais-je vraiment réussit à me venger ? A la briser ? J'espérais que non, c'était la dernière chose que je voulais. Je délaissais la nourriture, et je préférai remonter dans mon appartement, voulant réfléchir à tout cela. L'avais-je perdu pour de bon ? Alors que j'allais continuer à ruminer mes pensées, de grands coups à la porte me firent sursauter. Je me dépêchais d'aller ouvrir, peu d'élève, voir aucuns ne savaient que j'avais repris ma place dans mon dortoir. Qu'elle ne fut pas ma surpris de voir Potter et Weasley se tenir devant moi avec un parchemin dans les mains. Que faisait-il là ? Ils savaient très bien qu'Hermione, à mon grand désespoir, ne logeait plus ici.

- On doit parler Malfoy, me dit Potter, ces derniers temps, j'avais vraiment l'impression qu'il lisait dans mes pensées, à chaque fois, il répondait à mes question informulées, et pour continuer, lorsqu'il passa à côtés de moi, il me fit un petit sourire amusé, comprenant encore mes pensées.

- Je vous écoute.

- Sache d'abord que j'étais contre le fait de venir te voir. Mais c'est la meilleure chose pour Hermione, me dit Ron, ainsi, nous allions parler d'elle, allait-on encore s'engueuler ?

- On a décidé de t'aider, m'informa Potter

- Oh comme c'est gentil, répondis-je sarcastiquement, vous allez m'aider, mais à quoi allez-vous m'aider.

- A la reconquérir.

Alors là comme dirait certains, j'étais, excusais moi pour la vulgarité, sur le cul. Potter et Weasley se tenaient devant moi, et paraissaient plus que sérieux dans leurs propos.

- Je vous demande pardon, demandais-je peu sûr d'avoir compris ce qu'ils me disaient.

- Tu as très bien comprit Malfoy, on n'a pas le temps pour l'instant de discuter, elle est partie chercher un livre à la bibliothèque, va la voir. Parle-lui, expliquez-vous.

- Elle… elle ne voudra jamais m'adresser la parole, pas après tout ce qui s'est passé.

- Même s'il est vrai que tu ne l'as mérite pas, tu n'en sais rien, tentes ta chance. Elle a besoin de toi, même si elle s'évertue à penser le contraire.

J'étais estomaqué, ils étaient en train de me dire que malgré tout, il y avait une chance qu'elle soit à moi. J'étais en train de peser le pour et le contre lorsque Potter lâcha un soupir exaspéré.

- Mais qu'est ce que tu fous encore là ? Va la rejoindre !

Il ne m'en fallut pas plus pour prendre ma décision, j'allais aller la voir, j'allais lui parler, m'excuser s'il le fallait, alors que je franchissais le tableau dans l'intention de la rejoindre, ils m'interrompirent.

- Oh dernière chose, si elle venait à savoir que l'on est venu te voir, dit lui de ne pas nous en vouloir, et qu'elle nous remerciera plus tard.

Pour seule réponse, j'hochais la tête, et je repartis en courant vers l'endroit que ses amis m'avaient dit qu'elle serait. Je cherchais un moyen de débuter la conversation. Je n'allais pas commencer par « Salut, comment vas-tu ! Sa fait longtemps qu'on s'est pas vu dit moi ! ». Je préférais ne plus penser à cela, j'aviserais en temps voulu. Plus j'approchais de la bibliothèque, plus je sentais mon cœur s'emballait, et je savais que ma course n'y était pour rien. Je tournais enfin dans le couloir qui menait à la porte de la bibliothèque, j'étais à mi-chemin lorsque je la vis en sortir, elle était plongée dans son livre et ne m'avait pas vu arriver, j'en profitais pour me cacher derrière une statue en attendant qu'elle passe. Alors qu'une distance commençait à se faire entre nous, je commençais à la suivre, de dos, je pouvais admirer ses courbes, elle avait maigri, je pouvais le voir à son pantalon trop large au niveau des cuisses, mais cela ne l'empêchait pas d'être toujours aussi belle. Après un long moment à la suivre, je décidais de passer enfin à l'action, je voyais la porte d'une salle se profilait et je saisissait l'occasion. Au moins, j'étais sur de pouvoir lui parler librement. J'accélérais le pas, et lorsque je me retrouvais à son niveau, je pus enfin la toucher, je la pris rapidement par la taille, je sentis son ventre se contracter, et elle poussa un cri, la prendre par derrière n'était peut-être pas une bonne solution, mais tant pis, cela en valait la peine. Pour ne pas nous faire repérer, je posais délicatement une main sur sa bouche pour la faire taire. La sentir dans mes bras me fit un bien fou. Je sentais qu'elle était terrifié, les derniers événements surement encore trop présents dans sa tête. Pour ne pas faire durer son moment de frayeur, je me dépêchais de la conduire dans la salle de classe que j'avais vu un peu plus tôt, et par mesure de sécurité je fermais la porte à double tour. Lorsque je me retournais pour lui faire face, elle tenait sa baguette droite devant elle, prête à combattre, mais je pouvais voir les tremblements qui la parcouraient.

- Que me veux-tu encore Parkinson ! Voir si ton travail est terminé !

Ainsi, elle croyait que c'était l'autre garce qui l'avait « enlevé », voilà pourquoi elle tremblait. J'avais envi de la prendre dans mes bras, et de la serrer contre moi tout en lui disant plein de mots rassurant. Mais je savais que le moment câlin n'était pas pour l'instant. Lorsqu'enfin je me décidai à lui répondre, j'essayai d'utilisais ma voix la plus calme que j'avais, pour ne pas lui montrer que moi aussi j'étais terrifié quand à la suite des événements.

- Ce n'est pas Parkinson.

Je la vis sursauter et ouvrir grands les yeux, j'étais peut-être la dernière personne à qui elle s'attendait de voir. Ce que je pouvais comprendre. Pendant quelques secondes, elle resta figée à regarder l'endroit où je me tenais, lorsqu'elle reprit la parole, j'entendis une sorte de sanglot qui me déchira les entrailles.

- Mal-Malfoy ? Qu'est ce que tu me veux ?

Ce que je veux ? C'est simple, je la voulais, je voulais qu'elle revive à mes côtés, je ne voulais plus la quitter, je décidais de commencer doucement et d'éviter la question.

- Comment vas-tu ?

Mais quel imbécile ? Comment vas-tu ? Je n'avais autre chose de plus intelligent à dire, ce n'était vraiment pas le moment de lui poser ce genre de question, et vu son visage, elle devait penser comme moi. Comme pour illustrer ce que nous pensions tous les deux à ce moment là, elle lâcha un rire sarcastique. Mais ce qui me blessa le plus, c'est le fait qu'elle recule, comme pour s'éloigner de ma présence. La dégoutais-je à ce point là ? J'évitais de trop y penser.

- Je te demande pardon, me demanda-t-elle, il est peut être trop tard pour te préoccuper de ma santé, tu ne trouves pas ! C'est bon Malfoy, ne te prend pas la tête, soulage ta conscience, je ne ferais rien pour me venger pour ce que tu m'as fait.

Ainsi, elle croyait vraiment que je faisais tout cela par soucis de conscience, avait-elle vraiment cette piètre opinion de moi ? Elle ne m'épargnerait surement pas aujourd'hui. Tans pis, je l'avais mérité, dans un sens.

- Ma conscience n'a rien à voir dans tout sa, m'exclamais-je et j'espérais qu'elle comprendrait enfin ce que je faisais ici, mais apparemment, elle avait décidé d'être têtu.

- Alors, tu veux juste être sur que je ne nuirais pas à ta petite réputation au sein de l'école.

Dans d'autres lieux, j'aurais souri de sa manière à être si têtu, et surtout à sa manière de me tenir tête alors que je voyais très bien qu'elle était terrifiée de cette situation, mais, je commençais un peu à perdre patience, je savais très bien avant d'arriver ici qu'elle serait dur à convaincre, mais là, elle ne faisait visiblement par d'effort.

- Je ne savais pas que tu faisais dans le sarcasme maintenant.

- Je ne savais pas que tu oserais lever la main sur moi !

Cette dernière réplique me coupa le souffle, et je reculais de quelques pas comme frappé par cette remarque, venait-elle vraiment d'insinuer que je l'avais frappé. Jamais ! A aucuns moments je l'avais touché autrement que pour la caresser. Une sourde colère s'insinua en moi, cette lourde accusation me soulevait les entrailles.

- Je n'ai jamais levé la main sur toi, m'exclamais-je en parlant lentement pour que ses mots rentrent bien dans son crâne, l'idée ne m'a même jamais effleuré !

- Non c'est vrai, tes petites copines s'en sont chargées pour toi. C'est du pareil au même.

Je fermais les yeux sous cette affirmation. Elle avait dit tout ceci d'une voix calme, et cela me rendait furieux. Dans un sens, elle avait raison, tout ceci ne serait jamais arrivé si je n'avais pas à Parkinson de faire ce qu'elle voulait, à ce moment là, je ne pensais pas qu'elle allait me prendre au pied de la lettre. Quelle conne !

- Hermione…

- Non Malfoy, pour toi c'est Granger ou Sang de Bourbe, il n'y a plus d'Hermione, me coupa-t-elle, cette réflexion me fit mal. Tout ces surnoms c'étaient du passé pour moi, apparemment, pas pour elle.

- A qui la faute hein ? Il me semble quand même que c'est toi qui m'a quitté, tout sa à cause de ta vengeance ! Merde Hermione, j'étais bien avec toi ! Et je sais que toi aussi, pourquoi as-tu décidé du jour au lendemain à tout lâcher. On avait réussit à se faire accepter par les élèves. Même Pansy ne comprend pas ton soudain changement de comportement, elle était tellement triste lorsqu'elle a vu que tu t'éloignais de nous. Moi qui n'avais pas confiance en elle, je peux te dire, que sa a été ma seule alliée ses dernières semaines. Donc maintenant, je veux des explications claires sur ton comportement, je ne me contenterais pas d'une simple lettre.

J'avais lâché tout cela sans respirer, un poids s'enleva de mes épaules, j'étais soulagé de lui avoir dit tout ce que j'avais sur le cœur, maintenant, la balle était dans son camps, il est vrai que j'avais un peu menti à propos de Parkinson, elle avait plus était un poids qu'autre chose, mais si ce petit mensonge me permettait de la récupérer, c'était un mal pour un bien. Mais paroles n'eurent pas l'effet escompté, elle paraissait encore plus énervée.

- Puisque tu as autant confiance en Pansy, tu n'as qu'à lui demander, je suis sûre qu'elle saura te répondre, et te réconforter !

- Pourquoi me parlait-elle de Parkinson ? Ce n'était pas le sujet principal pour le moment. Si je ne la connaissais pas, je penserais qu'elle me faisait une crise de jalousie, mais cela me paraissait plus profond qu'une simple jalousie.

- Que vient-elle faire dans cette histoire ? Elle n'a rien à voir avec tout cela !

- ELLE A TOUT AVOIR AVEC SA, m'hurla-t-elle, m'empêchant par la même occasion d'ajouter quoique se soit, je me demandais pourquoi elle réagissait si violemment lorsque je parlais de Parkinson, elle reprit un peu plus calme, maintenant, si tu veux bien, j'aimerais retourner auprès de mes amis.

Sans me laisser le temps de répondre, elle commença à me contourner pour atteindre la porte. Il fallait que je fasse quelque chose, je savais que si elle franchissait maintenant la porte, je n'aurais plus d'occasion pour parler avec elle. C'était maintenant ou jamais ! Je lui attrapais vivement le bras, et l'une de mes anciennes habitudes reprit le dessus, je la collais contre le mur, et moi-même, je me rapprochais d'elle le plus possible. J'avais besoin de sentir sa chaleur contre moi, j'avais besoin de savoir que je n'étais plus seul, j'avais besoin d'avoir des réponses car il était clair que Parkinson avait un rapport avec toute cette histoire. Je profitais d'être proche d'elle pour pouvoir regarder de plus prés toutes les marques que portait son visage, en y passant le doigt, certains hématomes étaient plus gonflés que d'autres, je fronçais les sourcils, je n'osais imaginer la douleur que tout ceci devait lui infliger.

- Tu ne sortiras pas de cette salle tant que je ne serais pas de quoi tu parles Hermione. Tant que je ne serais pas TOUTE l'histoire, dont apparemment je suis le principal concerné mais dont personne ne tient à me mettre au courant.

- A voir son visage, je savais que sa ténacité commençait à fondre comme de la glace, je pouvais enfin voir ce visage sans le masque qu'elle s'obligeait à prendre depuis tout à l'heure, je voyais bien qu'elle menait un combat intérieur pour ne pas laisser couler ses larmes, et bien que la voir dans cette état me faisait du mal, je savais, ou plutôt je sentais, qu'elle gardait pour elle quelque chose de capital, et je voulais savoir de quoi il était question.

- La-lâches-moi Malfoy,Harry et Ron vont s'inquiéter si je n'y retourne pas maintenant.

J'avais bien sur une réponse toute prête à cela, et je remerciais infiniment Potter et Weasley d'être venus me voir.

- Ils ne s'inquièteront pas, se sont eux qui m'ont dit où te trouver, et à ce propos, ils me disent de te dire, je cite : « Ne nous en veux pas, tu nous remercieras plus tard ».

Pour la première fois depuis que nous étions dans cette salle, je la vis esquisser un premier sourire, et cela me fit chaud au cœur, était-ce bon signe ? Je décidais de pousser un peu plus loin ma chance.

- Je t'en supplie Hermione, raconte moi, fais-moi confiance.

J'avais besoin à cet instant de savoir qu'elle pouvait compter sur moi, j'avais besoin de savoir que tout n'était pas perdu.

- Je… je ne peux pas, me répondit-elle enfin.

Elle hésitait et c'était bon signe, il fallait que je trouve quelque chose qui la mettrait en confiance. Alors que j'étais dans mes pensées, je me repositionnais pour être dans une meilleure position entre ses jambes, sa réaction ne se fit pas attendre, je la sentis se tendre et son regard se perdit au loin. Etait-elle vraiment en train de penser ce à que je crois qu'elle pensait, pour confirmer ma question, je la vis secouer doucement la tête, comme pour chasser ses pensées. Elle me regarda, et une magnifique teinte rosée vint prendre place sur ses joues, je ne pus qu'y répondre par un de mes fameux sourires.

- Après on va dire que c'est moi qui ne pense qu'au sexe, j'espérais que cette simple phrase la détendrait, mais au contraire, elle parut encore plus gênée, je me dépêchais de réparer mon erreur, et surtout revenir au sujet initial, mais ce n'est pas le sujet, pour l'instant.

- Je n'ai rien à te dire Malfoy.

- Drago, quand arrêtera-t-elle enfin de m'appeler par ce satané nom, arrêtons de tourner autour du pot veux-tu ? Les jeux de gamins, ce n'est pas moi c'est lui, ne sont plus de notre âge.

Je commençais sérieusement à m'énerver, ma patience avait des limites, et elles commençaient à être dépassées. Que lui fallait-il de plus pour qu'elle me dise ce qui se passait ! Avant de prendre la parole, je respirais un bon coup, voulant être sur de ne pas laisser percer ma colère.

- Ne m'oblige pas à utiliser la force Hermione.

- Je ne peux pas te le dire, elle… elle les tuerait. Je… ne m'oblige pas à faire sa. Je ne peux pas te le dire.

C'était quoi cette histoire ? Qui allait tuer qui ? Et pourquoi ne pouvait-elle pas me le dire ? Une brillante idée me vint à l'esprit, tant pis si ce n'était pas très galant, mais c'était la dernière solution pour avoir des réponses.

- Bien. Tu ne peux pas me le dire mais, je peux le voir.

D'un geste souple, je sortais ma baguette et la pointait vers elle tout en criant le sort Legilimens. L'effet de surprise me permit d'accéder facilement à son esprit. Je savais que l'élève brillante qu'elle était, était capable de fermer son esprit à tout instant, et je priais pour que ce moment arrive dans longtemps. Les images défilèrent, notre premier baiser, et pleins d'autres scènes qui me confirmaient que tout ceci n'avait pas été un jeu pour elle. Je me demandais brièvement pourquoi elle ne fermait pas son esprit, avait-elle envie que je vois tout ce qu'elle me montrait à cet instant ? Je l'espérais. Tout d'un coup, la scène devint beaucoup plus sombre, et je regardais, horrifié, le cauchemar que j'avais fait la nuit de notre rupture, ce soir là, j'avais cru bêtement que je me faisais des idées, alors que pendant que j'étais tranquillement installé dans mon lit, elle, vivait d'horribles instants. Les scènes continuèrent de défiler rapidement, je sentis une boule se former dans ma gorge lorsque je vis sa détresse lorsqu'elle était dans les bras de ces amis, moi qui croyait que j'avais été le seul à souffrir dans cette histoire, elle aussi avait souffert, peut-être même plus. Les images suivantes ne servirent à rien sauf à raviver ma douleur, revoir les moments qu'elle avait passé à recevoir les sorts de mes compagnons me faisais mal. Le soir où tout bascula dans ma tête arriva enfin, et les images ralentirent, je pus voir, tout ce qui c'était passé, la lâcheté dont avait fait preuve ses garces, dix contre une, n'avaient-elles donc aucunes fierté ? Je vis Hermione tombait au sol et recevoir les coups, son corps en sang.

- Tout devint noir.

Je mis quelques secondes avant de comprendre, qu'Hermione venait de fermer son esprit, et que nous étions revenus à la réalité. Hermione avait la tête baissé, mais je pouvais voir ses joues trempées de larmes. Elle pleurait, je me doutais que revivre ses durs moments ne devaient pas être des plus faciles. J'avais besoin de voir son visage, ses yeux, voir si ce que je pensais était réel. Le plus tendrement possible, je passais ma main sous son menton et le lui relevais doucement, ce que je vis dans son regard me percuta de plein fouet, un mélange de profonde tristesse mais surtout de l'amour. Cette révélation me soulagea, et pour la première fois de ma vie, je me sentis planer. Sans plus de cérémonie, je la plaquais contre mon torse, et nous partîmes dans une forte étreinte. J'étais enfin heureux de la sentir contre moi.

- Je le savais… Je savais que tu ne pouvais pas avoir fait sa par vengeance. Je le savais.

Là, tout de suite, j'avais besoin de plus qu'une étreinte, j'avais besoin de la sentir elle. Je la reculais légèrement, et posais mes lèvres contre les siennes. Elles étaient toujours aussi douces, je fis passer dans ce baiser tout ce que j'avais ressentit ces dernières semaines, et à mon grand soulagement, elle y répondit avec la même ardeur. Après de longs instants, nous nous séparâmes à bout de souffle, comme cette sensation m'avait manqué, j'étais enfin complet. Je posais mon front contre le sien, ne voulant pour rien au monde troublé cet instant.

Sans que je m'y attende, elle me repoussa brutalement, je vis à son visage qu'elle paraissait effrayée. Mais désormais, elle n'était plus seule, alors que j'allais la reprendre dans mes bras pour l'apaiser, elle me repoussa encore plus et s'éloigna de moi.

- Ne me touche ! Ne m'approche plus ! Je te déteste.

J'eus le temps de voir, avant qu'elle ne s'en aille, les larmes couler sur ses joues. J'étais estomaqué, comment ce merveilleux moment avait pu déraper à ce point là. Tout c'était passé si vite, je n'avais eu le temps de réagir et de la rattraper. Je décidais de laisser tomber pour ce soir, j'avais eu mes réponses, et le plus important, je savais désormais qu'elle m'aimait toujours, et j'allais tout faire pour qu'elle soit à nouveau à moi. Fière de ma décision, je la scellais à voix haute.

- Je t'aurais un jour Hermione Granger, à moi et à moi seul. J'en fais le serment.

Mais d'abord, j'avais certaines choses à faire. J'avais une douce vengeance à préparer contre deux personnes. Deux personnes qui, à cet instant, ne se doutaient pas que leurs petites vies paisibles ne le seraient plus d'ici quelques jours. Et je savais déjà que dans cette affaire, je ne serais pas seul, je connaissais deux hommes qui seront ravis de m'aider dans ma sublime vengeance.

Fin du flash-back

POV Hermione.

J'avais passé la plus mauvaise nuit de toute ma vie. Le sommeil n'avait pas fait son apparition, j'avais donc ressassé sans cesse le doux moment que j'avais passé avec Drago, je n'avais pas tenu la promesse que je m'étais faite, celle de rester loin de lui, j'avais beau aller n'importe où, il me retrouvait toujours, alors en plus si maintenant mes amis l'aidait à me retrouver.

Je n'arrivais pas à leur en vouloir, il faisait sa pour mon bien, je le savais, à leur place, je ferais pareille. Mais je connaissais assez Drago pour savoir qu'il ne laisserait pas tomber comme sa, maintenant qu'il savait l'entière vérité, il chercherait surement à m'approcher et que l'on recommence tout ensemble. C'était ce que je désirais le plus, mais la vie de mes parents était en jeu, et pour l'instant, c'était le plus important. Il fallait que je trouve un moyen de l'éviter le plus possible.

C'est sur ses pensées, que je franchissais la Grande Salle, à l'heure qu'il est, j'étais sur de ne trouver personne, j'allais au moins pouvoir passer ma matinée sans me soucier de me cacher. Je m'asseyais à ma place habituelle, me servait un jus de citrouille pour me tenir éveiller. Je pris un grand bol de lait au chocolat, sentir le liquide couler dans ma gorge me vivifia, j'espérais que mes amis ne remarqueraient pas trop les larges cernes sous mes yeux.

Pour occuper un peu mon esprit, qui était trop encombré par le visage d'un certain jeune homme, je sortis un livre sur la Métamorphose, j'aurais préféré Potion mais… NOM DE DIEU ! J'ai oublié les livres de Potions que j'avais emprunté hier soir à la bibliothèque, j'étais parti sans les ramasser, et maintenant, quiconque pouvaient les avoir volé. Qu'allais-je dire à Madame Pince ? Elle ne voudra surement plus m'accepter dans sa bibliothèque, j'en serais bannie à tout jamais, peut-être même jettera-t-elle un sort à la porte pour me refuser l'accès. Et…

Pendant que je m'imaginais mille et une tortures que me ferait la bibliothécaire lorsqu'elle apprendrait que j'avais perdu ses précieux livres, je n'avais pas vu une personne s'installait en face de moi et me regarder avec un sourire amusé, ce ne fut que sa voix qui me sortit de mes pensées.

- C'est cela que tu cherches peut-être ?

Cette voix. Je ne la connaissais que trop bien, elle hantait mes nuits depuis un bout de temps déjà. Je relevais au ralentis la tête, priant pour avoir juste eut une hallucination auditive. Comme à l'accoutumé, ma prière ne fut pas exaucée, l'homme qu'il m'était impossible d'aimer se tenait bel et bien devant moi. Plus beau que jamais, les deux premiers boutons de sa chemise laissé découvrir un torse imberbe, il avait prit soin de ne pas se coiffer, laissant certaines mèches de cheveux retombées sur son visage. Cela lui donnait un air de méchant garçon qui me plaisait beaucoup trop. Faisait-il exprès de se vêtir ainsi ? Voulait-il vraiment me rendre folle !

- Bonjour mon ange, me dit-il avec un grand sourire.

- Malfoy, répondis-je en essayant d'être la plus froide possible, que me veux-tu encore ?

- Oh, tu as par mégarde laissé échapper tes bouquins hier soir, je te les rapportais tout simplement.

Il gardait cet agaçant sourire, qui me procurer d'inlassable chaleur dans le bas de mon ventre.

- Merci, tu peux partir désormais.

Pars ! Pars ! Qu'il parte je vous en supplie, je n'étais pas sur de pouvoir rester neutre encore très longtemps. J'avais envie de passer au dessus de cette maudite table qui nous séparait, et l'embrasser jusqu'à en mourir. Il passa outre ma proposition et continua comme si rien n'était.

- Sais-tu que ce chemisier te va à ravir. Il moule parfaitement tes courbes, surtout ta superbe poitrine. Sais-tu ce que j'ai surtout envie de faire, là tout de suite ? J'ai envie de passer mes doigts dans cette poitrine qui ne fait que m'appeler, j'ai envi d'y passer ma langue et surtout te sentir vibrer sous moi. Rien que d'y penser, mon pantalon commence à être beaucoup serré, me susurra-t-il d'une voix qui elle-même appelait à la jouissance.

- A… A quoi tu joues, m'exclamais-je, j'avais le souffle saccadé, l'entendre parler de cette façon me procurait de longs frissons dans le dos, mon bas ventre était en feu, et une certaine humidité commençait à prendre place dans ma culotte.

- Moi, s'exclama-t-il comme s'il ne comprenait pas de quoi je parlais, rien du tout, je veux juste que tu comprennes les émotions qui me traversent lorsque je te vois chaque jour loin de moi.

Quoi répondre à sa ? Il était impossible qu'il n'ait pas remarqué mon état, et son petit sourire satisfait ne faisait que le confirmer.

- Que veux-tu que sa me fasse, lâchais-je froidement, je détestais ce pouvoir qu'il avait sur moi, il ne parut pas décontenancé par ma remarque au contraire, son sourire s'élargit encore plus.

- Apparemment, bien plus que tu ne le dis. Es-tu mouillée Amour lorsque je te parle de sa, arrives-tu à comprendre l'extase qui me prend lorsque je suis à tes côtés ?

C'était incroyable, il était en train de me parler, le plus naturellement du monde de sexe, au beau milieu de notre réfectoire. Je me levais d'un bond, il fallait que je m'éloigne de lui avant de faire une erreur. Je ramassais en quatrième vitesse mes affaires et me dépêchais de sortir. J'entendais ses pas qui claquaient derrière moi. Pourquoi ne comprenait-il pas que nous ne devions plus nous voir ? Il me suivit jusqu'à ma salle de cours, le son de ses pas résonnaient dans le couloir, mes nerfs étaient à blocs, et ce qui devait arriver arriva. Je me retournais d'un bond, furieuse.

- T'as pas finit de me suivre ! T'as rien de mieux à faire, vas donc en cours au lieu de me faire chier.

Mon hurlement n'eut pas l'effet escompté puisqu'il se mit à sourire de plus belle, et un petit rire franchit ses lèvres.

- Mais mon ange, je suis en train d'attendre mon cours, tout comme toi.

Honteuse, je baissais la tête, j'avais oublié, que nous avions cours ensemble. Je grommelais un « je ne suis pas ton ange », et m'installais contre le mur pour pouvoir lire tranquillement. Sa présence me gênait, et me rassurait en même temps, je sentais son regard me bruler intéressement m'empêchant de lire convenablement. Après la cinquième fois où je relisais la même ligne, je soupirais et refermais mon livre.

- Ok, t'as gagné. Que veux-tu, demandais-je le plus calmement possible, peut-être qu'après il me laisserait tranquille, il me fit un sourire victorieux.

- Tout d'abord, je veux savoir comment tu vas, ensuite, si tu as passé une bonne nuit, et pour finir, je veux que tu viennes dans nos appartements ce soir.

- Je vais bien, j'ai passé une très bonne nuit, et non je ne viendrais pas. Voilà, tu as tes réponses maintenant laisses moi tranquille.

- Les cernes que tu as sous tes yeux me disent que tu me mens, moi aussi j'ai passé une horrible loin de toi, je ne voulais qu'une seule chose, c'est que tu sois dans mes bras, et tu viendras ce soir.

- Ah oui ? Et je peux savoir ce qui m'oblige à le faire ?

Savoir que lui aussi avait passé une mauvaise nuit, me fit plaisir, il me voulait à ses côtés, et que je n'étais pas la seule que toute cette histoire travaillait. Je savais qu'il n'avait pas de réponse à ma dernière question, car rien ne m'obligeait à le faire.

- Parce que j'ai toujours tes bouquins, répondit-il amusé.

J'étais en colère de m'être fait avoir, si seulement je n'étais pas aussi tête en l'air, je n'en serais certainement pas là, et je savais qu'il ne me les rendrait jamais si je ne venais pas.

- Espèce de sale petit… petit

- On se dit à ce soir alors, mon cœur, me coupa-t-il.

Et sans plus de cérémonie, il me laissa pour rentrer dans la salle de classe que je n'avais pas vu s'ouvrir. Je le vis se diriger vers les première rangées, là où moi, je m'installais d'habitude, il avait vraiment décidé de me pourrir la vie. Une petite voix dans ma tête que la raison de son étrange comportement était pour une toute autre raison.

Bien, il voulait jouer, on allait jouer, je m'installais à la dernière rangée, j'étais une Griffondor, et en tant que telle, je ne devais pas me laisser marcher dessus. Je le vis se retourner, surement surpris que je ne sois toujours pas installée à ma place habituelle, et me chercher du regard, lorsque celui-ci rencontra le mien, il me fit un petit sourire moqueur et secoua la tête auquel je répondis par un rapide hochement de tête voulant dire « bien fait ». Il ne se retourna plus jusqu'à la sonnerie du début de cours. Tous les élèves étaient présents, et certains m'avaient jetés des regards étonnés lorsqu'ils avaient vu où je me trouvais. Ils ne s'attardèrent pas trop sur moi, car ils savaient que s'ils se faisaient prendre par Rogue, l'heure de retenue suivrait. Aujourd'hui, nous devions faire une potion de rapetissement, je l'avais déjà étudié à la bibliothèque. Facile.

J'allais rapidement chercher tous les ingrédients nécessaires pour la confection, et retournais tranquillement à ma table. En relevant la tête, je croisais son regard amusé, il me fit un bref clin d'œil et se retourna, je fronçais les sourcils, je sentais qu'il allait se passer quelque chose.

Je secouais la tête et me dépêchais de reprendre ma potion avant de prendre trop de retard.

- Professeur Rogue.

Entendre cette voix me fit relever la tête, Drago avait la main levée et attendait patiemment que le professeur daigne l'interroger.

- Qu'y a-t-il Monsieur Malfoy ?

- Je suis beaucoup trop près du tableau et je ne vois pas clairement les indications, accepteriez-vous que je change de place.

Question idiote, Rogue n'accepterait jamais qu'un élève se balade dans son cours.

- Mais faite, Monsieur Malfoy, si cela permet que vous ayez une bonne note comme d'habitude, étant le seul dans cette classe à être capable de réfléchir seul.

Oh l'enfoiré ! J'avais envie de le crier haut et fort. C'était du favoritisme à l'état pur. Voilà la raison de son clin d'œil. J'allais devoir me le coltiner pendant deux longues heures. Je le vis justement ranger soigneusement ses affaires dans son sac et se diriger d'un pas conquérant vers moi. Il allait voir qui était le plus fort.

- Professeur, demandais-je d'une voix sûre.

- Quel est encore votre problème Granger ?

- Puis-je me rapprocher, je suis trop éloignée du tableau, et je ne vois pas très bien.

- Et en quoi est-ce mon problème ? Vous ne voulez pas non plus un coussin pour être plus confortablement assise ? Maintenant TRAVAILLEZ !

CONNARD ! Et l'autre à côté de moi n'arrange rien à ma colère, cet idiot est en train de se payer de ma tête ! Je fermais les yeux, et respirais le plus lentement possible pour me calmer, je n'étais pas du genre violente, et cet accès de colère m'étonnait. Lorsque je rouvris les yeux, il était toujours en train de me fixer avec son sourire en coin, comme j'aurais aimé lui faire ravaler à cet instant ! Je décidais d'ignorer sa présence, et de me concentrer sur ma potion qui ne se ferait pas toute seule. Mes gestes étaient moins précis qu'à l'accoutumé, le savoir si proche de moi me mettait mal à l'aise. Au moment où je posai ma main sur un oignon doré, une autre main se plaça au dessus de la mienne. Ce simple contact me procura d'intense frisson, je retirais ma main, comme si j'avais reçu une décharge.

- Tu es décidée à m'ignorer jusqu'à la fin du cours, murmura-t-il pour éviter de se faire prendre par notre professeur.

Je ne répondis pas, montrant clairement ma réponse, il ne se rendait pas compte le mal que toute cette histoire me faisait, il ne se rendait pas compte à quel point j'avais besoin d'être dans ces bras, et de le sentir contre moi.

- Viendras-tu ce soir, continua-t-il, vu qu'il n'obtenait pas de réponse, j'aurais aimé lui crier que oui, j'attendais ce soir avec impatience pour le voir, au lieu de sa, je me composais un visage exaspéré.

- Comme si j'avais vraiment le choix, murmurais-je le plus froidement possible.

Il resta silencieux à ma réplique, et ne dis plus rien jusqu'à la fin du cours. Ce silence glacial me gênait, j'aurais préféré qu'il continue de m'embêter plutôt qu'il reste aussi « sage », avais-je vraiment réussit à le repousser et faire en sorte qu'il ne m'importune plus ? Une part de moi-même espérait égoïstement que non, car j'avais besoin de lui, quoique je puisse faire.

Le reste du cours se passa calmement, trop calmement. Je ne rêvais plus que d'une chose, c'est que la sonnerie retentisse, et ainsi pouvoir m'éloigner de lui.

Au bout d'interminables secondes, mon vœu fut exaucé et c'est en soupirant de soulagement que je rangeais mais affaires, Drago était parti dès la sonnerie, et je remerciais Merlin de ne pas avoir à le confronter, encore. Harry et Ron me rejoignirent en silence, chacun me regardait avec des yeux suppliants, je souris, ils devaient surement se demander si je leur en voulais pour la veille.

- C'est bon les gars, soufflais-je.

D'un bel ensemble, ils soupirèrent de soulagement ce qui nous arracha à tous les trois un rire. J'étais bien avec eux, j'avais besoin d'eux comme j'avais besoin de Drago, je ne sais pas ce que je deviendrais sans eux. Ils étaient peut-être les garçons les plus maladroits que je connaisse envers une fille, mais chacun à leur façon me rassurait et me protégeait, et je savais que quoiqu'il se passe, ou quoique je fasse, ils seraient toujours là pour moi, comme je serais toujours là pour eux.

- On peut donc en conclure que tout c'est arrangé avec lui, me demanda Harry

- Je n'ai pas envie d'en parler, lâchais-je, plus froidement que je l'aurais voulu.

Ils n'ajoutèrent rien. Pour l'instant, il n'y avait rien à ajouter, je n'avais pas envie d'en parler. Nous nous rendions à notre prochain cours lorsque je sentis quelqu'un me prendre tendrement la main et me poser un bout de papier à l'intérieur de ma paume, et tout aussi vite, cette même personne continua son chemin. Lorsque je relevai la tête pour identifier cette personne, je tombai sur masse de cheveux blonde, aucuns doutes, c'était bien lui qui venait de me remettre ce papier.

Mes amis n'ayant rien remarqué à son petit manège, continuèrent de parler Quidditch, je rangeais le mot, préférant le lire pendant notre prochain cours, là où personne ne prêterait attention à moi. Lorsque nous arrivâmes, les Serpentards se tenaient d'un côté du couloir, tandis que les élèves de ma maison se tenaient à l'opposé d'eux, chacun se lorgnaient du regard, et je sentais que la moindre parole ferait tout exploser. Le fait que l'on soit dans la même classe depuis le début de l'année n'avait en rien arrangé les tensions, j'avais noté une légère amélioration lorsque nous étions en couple Drago et moi, ils leur arrivaient de se lancer des piques qui nous arrachaient à tous des sourires, mais depuis notre rupture les tensions étaient revenus, et encore plus depuis ma sortie de l'infirmerie. Enfin… On ne change pas les gens du jour au lendemain.

- Entrez, lança la voix aigue du Professeur Binns.

Comme à son habitude, son cours allait être d'un ennuie mortel, j'allais pouvoir tranquillement lire le message de Drago. J'attendis encore quelques minutes, le temps que mes meilleurs amis s'endorment.

Je le dépliais lentement, mes mains tremblaient sans aucunes raison, je fus surprise de ne voir écrire qu'une simple phrase au beau milieu de la feuille :

On a toujours le choix.

D.

Il faisait référence à ce que je lui avais dit pendant le cours de Potion, mais cette simple phrase me donnait l'impression d'être plein de sous-entendus. Il ne parler que de ce soir, il parlait aussi de notre relation. Je relevais les yeux pour le chercher du regard, par rapport à la salle construite en demi cercle, il se trouvait juste en face de moi, et me regardait avec une lueur étrange dans les yeux.

Je ne détournais pas le regard, pas cette fois, et pendant deux longues heures, nous nous contentâmes de se regarder, je me sentais bien, loin du monde extérieur, seulement lui et moi. Aurais-je un jour la chance que tout recommence, comme avant ? La sonnerie me sortit de mes pensées, l'heure était passée à toute allure sans que je me rende compte, et je n'avais pas prit une seule note. Aucune once de culpabilité ne vint s'installer en moi, ce cour était ennuyant et ne nous apportait rien. Voilà que je me mettais à penser comme mes amis, je passais beaucoup trop de temps avec eux, il commençait déjà à déteindre sur moi.

Le reste de la journée se passa de cette manière, entre les cours et les coups d'œil que nous nous lancions souvent, je sentais souvent son regard sur moi, et je ne pouvais m'empêcher de m'y perdre, c'était une sensation que j'avais oublié. Je croisais souvent le regard amusé d'Harry, qui me disait que notre manège était plus que remarquable.

Je me demandais ce qui allait bien pouvoir se passer le soir même, allais-je récupérer mes livres et repartir aussi vite ? Allait-il vouloir que nous parlions ? Serait-il là surtout ? Car même s'il faisait des efforts pour me parler, je ne savais pas si tout cela était un jeu pour lui, je ne savais pas si pendant que je m'imaginais mille et une chose à lui dire, il n'était pas en train de se taper une de ses groupies dans un coin de Poudlard. J'espérais de tout mon être qu'il ne fasse pas cela pour se venger, car je savais que je ne survivrais pas à une énième humiliation.

Le soir, pendant le diner, toute trace d'appétit me déserta, et voir Ron manger avec autant d'enjouement me donnait des nausées, Drago n'était pas assis à sa table, et je l'imaginais déjà avec une autre fille. Ginny fut la première à remarquer que quelque chose me tracassait.

- Que se passe-t-il Hermione ? Sa n'a pas l'air d'aller ?

Elle n'eut le temps de finir sa phrase, qu'elle avait déjà toute l'attention de mes deux meilleurs amis, même Ron avait lâché sa cuisse de poulet pour me regarder.

- Non sa va, c'est juste que je dois le voir ce soir.

Je n'eus pas besoin de leur dire de qui je parlais. Un grand sourire vint étirer les lèvres de Ginny, la connaissant, elle devait déjà être en train de s'imaginer plein de chose.

- Non ! Non ! Ne me fais pas ce regard Ginny, il ne se passera rien, je dois juste aller récupérer des livres.

- Ah oui ? Alors si ce n'est que pour des malheureux livres, dis moi pourquoi tu es aussi stressée, répliqua-t-elle, et je dois dire que pour une fois, elle me ferma mon caquet. C'est vrai, pourquoi étais-je aussi stressée, je partais juste reprendre mes livres, et après je rejoignais mes amis.

- Oui, tu as raison, sa ne sert à rien de stresser après tout, et tu sais quoi ? Je vais y aller tout de suite, ne m'attendais pas pour remonter, je vous rejoins dans la Salle Commune.

Ils me saluèrent rapidement, et je parcourais la Grande Salle à grandes enjambées, surtout, ne pas stresser, Drago ne se trouvait surement pas dans ses appartements à cette heure-ci.

Revenir dans ces lieux qui avaient vu tant de nos moments ensembles me mettait mal à l'aise, savoir qu'il y encore fort peu de temps, j'étais heureuse dans ces bras alors que maintenant, je faisais tout pour l'éviter était une situation assez bizarre. Lorsque que le tableau s'ouvrit sur le salon, mes soupçons se confirmèrent, il n'était pas là. J'avais secrètement espéré qu'il soit là, après tout, toute la journée, il n'avait fait que me suivre du regard, il aurait au moins pu venir, tant pis…

Je décidais de prendre mon temps, il ne reviendrait surement pas maintenant, et je voulais profiter une dernière fois de ces appartements, je caressais délicatement la toile de notre canapé me rappelais rapidement les moments de tendresse que nous avions passé dessus. Rester ici trop longtemps n'était finalement peut-être pas une bonne idée, je me retournais vers la table espérant que mes livres y soient, et effectivement, ils y étaient parfaitement empilés, je les prenais rapidement sous mon bras et me dépêchais de repartir vers la sortie, ce que je vis me fit pousser un petit cri de surprise, et je lâchais mes livres.

Il se tenait là, adossé au tableau qui me mènerait à la sortie, toujours avec son sourire amusé, malgré ma surprise, il ne dit rien, attendant surement que se soit moi qui parle en première.

- Je… que fais-tu là ? Je pensais que… enfin… que tu ne serais…

- Que je ne serais pas là, m'interrompit-il, je me doutais bien que tu viendrais plus tôt, pour m'éviter, je commence à connaître ta façon de fonctionner Hermione, alors arrête d'essayer de me prendre pour un idiot. Tu crois que je te fais venir jusqu'ici rien que pour de stupides bouquins ? Je veux qu'on arrête ce jeu stupide, je sais que tu as autant envie que moi qu'on soit ensemble. Et n'essaye pas de me mentir, m'interrompit-il lorsqu'il vit que j'ouvrais la bouche pour protester, je t'ai observé aujourd'hui Hermione, je le vois dans tes yeux, je te manque autant que tu me manques.

- Mais tu ne comprends pas ! Ce que tu as vu hier ne t'as pas suffit ? Il te faut quoi pour que tu ouvres les yeux et que tu vois que même si on en a tous les deux envies, ON NE PEUT PAS ETRE ENSEMBLE !

J'avais hurlé cette dernière phrase en espérant qu'elle rentre enfin dans son crâne. Je vis à sa tête que lui aussi était énervé.

- Et à qui la faute, hein Hermione ? Ne t'avais-je pas mis en garde contre elle ? D'après toi, qui est responsable de toute cette histoire ? TOI ET SEULEMENT TOI.

Je reculais de quelques pas, le souffle coupé par la dureté de ces propos, je savais que j'étais l'unique responsable de toute cette histoire, mais l'entendre dire à voix haute, et surtout par l'homme que j'aimais, me fit mal. Je sentis les larmes s'accumuler aux bords de mes yeux, il fallait que je m'en aille, ce n'était plus qu'une question de minutes avant que j'éclate en sanglots. Pendant notre échange, il s'était avancé, laissant un espace libre entre lui et la porte, je pourrais donc sortir tranquillement.

- Bien. Je crois que nous n'avons plus rien à nous dire.

Tout en disant cela, je le bousculais afin d'atteindre plus rapidement le tableau menant vers ma délivrance, les larmes commençaient déjà et j'espérais qu'il ne les voit pas, qu'il ne voit pas à quel point ses paroles m'avaient touché. Je fus interceptée par une paire de bras et ramenée contre un torse, le sien, lentement, il me colla contre le tableau de sortie. Je baissais la tête, voulant cacher le plus possible mes larmes.

- Excuse-moi, mes mots ont dépassé ma pensée.

- Lâches-moi, murmurais-je, c'était le seul moyen pour que ma voix ne soit pas coupée par mes sanglots. Il resserra d'avantage sa prise autour de ma taille.

- Je ne te lâcherais plus désormais Hermione, pas maintenant que nous nous sommes enfin retrouvés.

- Nous n'avons rien retrouvé du…

Une paire de lèvre s'écrasa sur les miennes et m'empêcha de continuer, c'était si bon de le ressentir contre moi, j'avais beau le repousser, je savais que lui et moi étions comme des aimants, nous nous retrouverions ensemble quoiqu'il arrive. Je pris une décision, pour cette nuit, et seulement pour cette nuit, je laisserais faire les choses, je le désirais comme il me désirait, pour ce soir, j'oublierais toutes les promesses que j'ai faites, et je profiterais enfin de l'instant présent.

Je laissais tous mes désirs refirent surface, et j'essayais d'y mettre toute ma passion pour lui dans ce baiser et passais une main dans ses cheveux. Je lui mordais sensuellement la lèvre pour y avoir accès, Drago parut plus qu'heureux de ce soudain élan de passion, il m'y donna accès presque instantanément, le retrouver ainsi me fit gémir, c'était si divin. J'avais envie de plus qu'un baiser, c'était la première que l'envie de faire l'amour m'obsédait autant. Lentement, je défis les boutons de sa chemise un par un, mes sentiments étaient contradictoires, d'un côté, j'avais envie de prendre mon temps, et faire durer le plaisir, et de l'autre, je voulais le sentir maintenant en moi. D'où me venait cet élan de perversité, était-ce toujours ainsi dans un couple ? Je l'espérais, car c'était un sentiment divin.

Je stoppais notre baiser, et reculais légèrement pour l'admirer, il était tellement beau ainsi, la chemise dégrafée, les cheveux en batailles, les lèvres gonflées par notre dernier baiser, et surtout ses yeux, ce n'était plus le gris acier que je connaissais, son regard était désormais presque noir, et je savais que je devais avoir le même regard voilé de désir, un gémissement d'impatience s'échappa de ma bouche, et j'eus le loisir de voir l'homme que j'aimais se tendre, s'empêchant de me sauter dessus. Ne comprenait-il pas que c'est ce que je désirais ? Je voulais le voir aussi fou et impatient que je le fusse.

Sans détacher mon regard du sien, je fis lentement descendre ma robe de sorcier et enlevait mes chaussures, c'était l'épreuve la plus facile pour l'instant, je me demandais jusqu'où je serais prête à aller. Je mordis lentement ma lèvre avant de commencer à faire sauter les boutons de mon chemisier dévoilant mon soutient gorge blanc parsemé de point marron, c'était mon préféré, et vu le léger gémissement que lâcha Drago, j'en déduisis qu'il aimait aussi ce qu'il voyait. Alors que je commençais à descendre ma jupe, il se lança sur moi et recolla contre le mur et fit passer mes mains au dessus de ma tête.

- Her… Hermione, on devrait s'arrêter là. Je ne pourrais plus me contrôler après. Et je sais que tu…

- Chut Drago, le coupais-je, je savais ce que je faisais, et je savais ce dont j'avais vraiment envie, quelqu'un que je connais m'a dit que l'on avait toujours le choix, et j'ai décidé que j'étais prête. Tout à l'heure, tu m'as demandé ce que sa me faisait de t'entendre parler de sexe devant moi, et bien si là tout de suite, tu posais ta main sur mon intimité, tu le serais.

Je m'étonnais de cette soudaine absence de pudeur, pendant que je parlais, je pris sa main dans la mienne et je l'emmenais lentement vers le bas de mon ventre, mon bas ventre me brulait, et j'avais l'impression que mon cœur y avait élu domicile. Alors que nous soudions nos regards, je partais du bas de ma cuisse, et tout en me caressant, je remontais jusqu'à mon bas ventre, arrivés à l'endroit voulu, et je plaçais nos mains sur mon intimité gonflé de désir. A l'unisson, nous eûmes un gémissement, moi car sentir sa main sur mon intimité ne faisait qu'accroitre mon humidité et lui car il devait déjà sentir combien j'étais excitée. Toujours aussi lentement, je retirais à regret nos mains de mon sexe, j'avais commencé quelque chose, et j'avais bien l'intention de le finir. Je poussais légèrement Drago en arrière, il fronça légèrement les sourcils, ne comprenant surement pas pourquoi je le repoussais alors que quelques secondes avant, je lui montrais mon désir.

- Tu m'as interrompu dans se que je faisais, laisses moi terminer, le rassurais-je, il me répondit par un sourire coquin.

- Alors laisses moi t'aider, car je n'arriverais pas à rester seulement spectateur. Je m'occupe de toi, et ensuite, tu t'occuperas de moi, qu'en dis-tu ?

J'approuvais seulement la tête, et il se dépêcha de se recoller à moi, placé comme nous l'étions, je pouvais sentir sa propre excitation, et je n'en ressentis aucune gêne, bien au contraire, j'étais fière de lui faire autant d'effet.

Je sentis ses mains reprendre lentement leur chemin jusqu'à ma jupe, tendrement, il se mit à genou, et pas une seule fois, son regard dévia du mien, je sentis ma jupe tomber à terre dans un bruit doux. Ce n'est qu'à cet instant que je fus gênée, j'étais à moitié nue devant, il est vrai que je n'avais pas un physique ingrat, mais j'étais loin d'être un top model, je savais qu'il avait déjà vu des dizaines de corps féminins nus, et certaines, bien mieux formée que moi. J'eus le réflexe de mettre mes mains devant ma poitrine, ce geste eut pour effet de remettre sur pied Drago.

- Tu n'as pas à avoir honte, ton corps est plus que magnifique.

Mes joues me brulèrent encore plus, et je me demandais où était passé le courage que j'avais quelques minutes plus tôt.

Drago posa ses lèvres dans mon cou, et j'entendis un bruit de succion, j'étais au moins sûre d'avoir une trace de ce qui allait se passer pour le lendemain. Lorsqu'il sentit que je me détendais entre ses bras, ses baisers partirent à l'aventure sur l'ensemble de mon corps, à chaque fois que ses baisers se rapprochaient de mon sexe, il déviait immédiatement sa trajectoire et remontait m'embrassait. Au bout de la troisième fois, son petit manège m'arracha un grognement, et je le sentis sourire contre ma peau, il remonta, et cette fois-ci, me regarda avec une lueur amusé dans le regard.

- Impatiente, me demanda-t-il.

Je n'avais pas besoin de répondre pour qu'il sache la réponse, je décidais d'inverser les rôles. Je pris l'initiative de faire tomber sa chemise déjà ouverte, et d'une lenteur exagérée, je frôlais l'ensemble de son torse. Il captura mes mains alors qu'elles allaient descendre un peu plus bas.

- On avait dit chacun son tour, et pour l'instant, c'est le mien, grogna-t-il.

- Peut-être, mais tu es beaucoup trop lent à mon goût.

- Tu l'auras voulu.

Sans que je ne m'y attende, il passa ses mains sous mes fesses, et m'obligea à passer mes jambes autour de sa taille musclée, au passage, je frottais nos sexes l'un contre l'autre accidentellement, et il gémit à se contact tandis que moi, ma respiration s'était bloquée. Il me porta rapidement jusqu'à sa chambre, arrivés là, il me déposa tendrement sur son lit et se recula de moi. Je le vis retirer rapidement ses vêtements et ne laisser seulement que son boxer. Je ne m'offusquais pas du fait qu'il se soit dévêtit lui-même, j'étais à présent, trop excitée, pour attendre encore, j'avais besoin de passer à l'action, j'avais besoin de lui donner du plaisir, et qu'il m'en procure.

Il revint vers moi avec une lenteur trop exagérée, et je me demandais s'il en faisait exprès, vu son sourire en coin, oui. Même dans une situation comme celle-ci, il arrivait à m'embêter. Lorsqu'enfin il s'allongea sur moi tout en se soulevant avec son avant bras pour ne pas m'écraser, il plaça l'une de ses mains sur mon sein gauche, et doucement, il passa en dessous du soutient gorge et titilla légèrement la pointe qui était dure depuis un moment déjà, ce simple contact me fit gémir. La réputation de cet homme n'était pas à refaire, c'était un vrai dieu en manière de sexe, avec un simple touché, il avait réussit à me faire perdre la tête, je n'osais imaginer se que serait la suite.

Cette même main qui caressait mon sein bougea, et alla jusqu'à l'arrière de mon dos, cherchant la fermeture de mon soutient gorge, lorsqu'il la trouva, il la dégrafa rapidement, et me l'enleva pour le jetait au travers de la pièce. Drago embrassa chacun de mes seins et descendit sa tête jusqu'au niveau de mon intimité, qu'il la voit d'aussi prêt me mettait mal à l'aise, je sentis ses mains s'affairer autour de ma taille, et prendre doucement ma culotte pour la faire glisser, comme il l'avait fait avec ma jupe, au sol. J'étais nue face à lui, et je sentais son regard appréciateur parcourir mon corps, je levais légèrement la tête pour le regarder, et lui fit une moue boudeuse, avec un gracieux coup de jambes, je réussis à inverser nos positions, lui en dessous, tandis que moi j'étais à califourchon sur lui. Je glissais jusqu'à son visage et posais mes lèvres sur les siennes, il essaya de l'approfondir mais je lui en refusais l'accès. En sachant qu'il avait bien plus de force que moi, et qu'un léger mouvement lui permettrait de reprendre notre ancienne position, je descendis rapidement jusqu'à son boxer. Je voyais la bosse le déformer, et je décidais de délivrer son sexe de cet étau, tout aussi lentement qu'il l'avait fait avec moi, je fis glisser son boxer au sol. Lorsque ce fut finit, j'osais enfin jetais un regard à son sexe, il était long, et bien plus gros que se que je m'étais imaginée, une peur soudaine m'envahie, jamais quelque chose d'aussi gros pourrait rentrer dans mon intimité sans que j'ai mal.

Drago, toujours aussi prévenant, décela la peur qui m'envahit et décida que c'était le moment d'inverser les positions, je me retrouvais donc, une fois de plus sous son corps, ce qui n'était pas pour me déplaire. Il refit la même trajectoire que tout à l'heure, sauf que cette fois-ci, il se dirigea directement vers mon sexe, il posa tout d'abord de tendre baiser sur mes cuisses, suivit d'une longue caresse qui monta jusqu'à mon intimité. C'est alors qu'il fit glisser un doigt sur mon sexe, et lorsqu'il eut atteint, il pénétra mon intimité, la sensation était étrange, ce n'était pas dérangeant, mais ce n'était pas le plaisir auquel je m'attendais, je n'eus le temps de penser à quoique se soit d'autre que je sentis quelque chose d'humide rejoindre son doigt, cette caresse par contre, m'arracha un cri, c'était une sensation merveilleuse, je me cambrais pour revenir à la rencontre de sa langue, j'avais besoin de plus qu'un simple passage, et il le comprit car il revint à la charge et augmenta la cadence. Je me perdais dans les limbes du plaisir et même son doigt qui faisait à aller retour à l'intérieur de moi me faisait hurler. Alors qu'il posait une dernière fois sa langue sur mon clitoris, j'eus mon premier orgasme. Foudroyant, voilà le mot qui convenait. Je ne voyais plus rien, je ne sentais plus rien mis à part cet immense plaisir. Je mis quelques minutes avant de revenir sur Terre, je n'avais même pas senti Drago remonter à mes côtés et me regarder comme si j'étais la septième merveille du monde. J'étais enfin prête à le recevoir et il le savait, lorsqu'il vit que j'étais enfin redescendu sur Terre, il vint se positionner au dessus de moi, et m'écarta doucement les cuisses. J'en avais autant envie que lui, mais d'abord, j'avais envi d'essayer quelque chose, c'est pour cela que je le stoppais alors qu'il allait rentrer en moi.

- Non… je… attends.

- Tu ne veux pas, me demanda-t-il, visiblement déçu et choqué que je ne veuille plus de lui

- Si ! Bien sur que si. Mais c'est juste que… moi aussi, j'ai envi de te donner du… du plaisir, murmurais-je plus que gênée, il parut étonner par mes paroles, apparemment, il ne s'attendait pas à ce genre de demande.

- Hermione, tu n'es pas obligée de le faire, moi je l'ai fait parce que j'avais envi de le faire, parce que j'avais envi de te goûter. Mais ne te sens surtout pas obliger de faire la même chose.

- Ce n'est pas par obligation que je veux je faire, j'en ai vraiment envi Drago.

- D'accord, murmura-t-il, les yeux brillants de désir à l'idée de se que j'allais lui offrir.

- Je n'ai juste jamais fait sa, alors si je fais quelque chose de mal…

- Tu seras parfaite, comme toujours, me coupa-t-il avec un sourire rassurant.

Avec le même mouvement que tout à l'heure, il inversa nos positions, me permettant d'être au dessus. Je ne savais pas ce que je devais faire, mais j'avais souvent attendu les filles de mon dortoir en parler entre elle, j'avais trouvé sa répugnant qu'elles en parlent aussi librement, mais maintenant, je les remerciais silencieusement de m'avoir donné des idées.

Je descendais rapidement jusqu'à son torse, et j'eus envi de lui appliquer la même chose qu'il m'avait fait au cou. Je lui pris délicatement la peau au niveau de ses hanches, et lui administrais un magnifique suçon. J'étais plutôt satisfaite de mon premier essai.

Sans attendre, je voyageai jusqu'à son sexe fièrement dressé, et je n'eus aucune honte à m'imaginer tout ce que je pourrais lui faire subir. Savoir que longue chose aller rentrer dans ma bouche, et surtout savoir que j'allais donner du plaisir à l'homme que j'aimais m'arracha un gémissement. Je soufflais légèrement sur le gland qui n'attendait plus que moi, je m'attendais à une réponse de la part de Drago, mais pas aussi explicite, il se cambra de la même manière que je l'avais fait un peu plus tôt, et m'invitait ouvertement à le prendre en bouche.

- Impatient, demandais-je moqueuse

Il ne répondait que par un léger gémissement, et je décidais d'arrêter de le faire patienter. Je passais un coup de langue sur son gland, et lorsque j'entendis son soupir, je m'enhardis et le prit complètement en bouche. D'abord mal à l'aise avec cette énorme chose dans la bouche, je m'y habituai vite et commençai à faire des allers retours dessus sa respiration saccadée et ses gémissements me mirent en confiance, et au fur et à mesure, je sentais son sexe se gonfler, et je savais qu'il était proche de l'extase.

- Hermione, gémit-il

Alors que j'étais prête à le recevoir dans ma bouche, il me releva, et mit du temps avant d'arriver à faire une phrase.

- Je ne veux pas venir comme sa, haleta-t-il, même si j'étais déçue, j'acquiesçais tout de même, comprenant qu'il veuille jouir autre part que dans ma bouche.

Nous revînmes à notre position initiale, et cette fois-ci, je le laissais se placer au dessus de moi, et me placer mes jambes autour de son dos.

- C'est ta première fois mon ange, et tu risques d'avoir mal, il y a peu de chance que tu ressentes du plaisir à ce que l'on va faire.

J'acquiesçais, je savais que les premières fois étaient la plupart du temps douloureuses, ce n'est qu'au fil du temps que le plaisir commencerait à venir.

Il entra enfin en moi, la douleur entre mon entrejambe m'arracha un halètement de douleur, et Drago se stoppa dans sa progression, il me laissa m'habituer à sa présence, et lorsque la douleur disparut, je donnais un coup de rein pour lui faire comprendre qu'il pouvait continuer. Pour me faire oublier la douleur, il attrapa mon clitoris entre ses doigts, et le tortura pendant de longues secondes. Je laissais un gémissement sortir, le fait que nous fassions l'amour ne m'apportait aucun plaisir, c'était assez dérangeant de le sentir en moi, mes les caresses qu'il effectuait sur moi en même temps, me faisait monter au paradis. Après de longues secondes, où il continua ses allers retours, je le sentis se tendre, et il laissa échapper un long soupir de satisfaction avant de se pencher pour me donner un long baiser.

Il roula sur le côté et se dépêcha de me ramener contre lui, comme s'il avait peur que je m'en aille. Il fit revenir légèrement les draps sur nous, et posa un baiser sur le sommet de mon crâne.

- Tu as été magnifique mon ange, murmura-t-il contre mon oreille, si je ne te faisais pas confiance, je penserais que tu avais déjà fait des choses avec d'autres hommes. Tu as été… Waouh !

Je gloussais à sa remarque, ce compliment m'allait droit au cœur, tout ceci était une première pour moi, et savoir que je me débrouillais dans certains domaines me fit plaisir.

Il effectuait de légers cercles dans mon dos, et cela m'apaisa, je sentais le sommeil venir, et j'essayais de lutter contre.

- Dors mon Ange, murmura-t-il.

Je ne me fis pas prier, et c'est sur ses dernières paroles que je m'endormis, fermement enlacé à l'homme que j'aimais.

Je me réveillais le lendemain plus heureuse que jamais, j'avais fait l'amour avec l'homme que j'aimais, et même si le plaisir n'avait pas été celui auquel je m'attendais, j'étais plus que comblée. J'ouvris difficilement les yeux, la lumière du jour m'éblouissant. Je cherchais à tâtons, le corps de l'apollon à côté de qui j'avais passé la nuit. Mais à la place de trouver son corps, je rencontrais seulement les draps froids.

Surprise, j'ouvris plus grands les yeux, où était-il passé ? J'étais désormais seule dans son lit. En plissant les yeux, je vis une forme prés de la fenêtre, c'était lui, seulement revêtu de son boxer. Il était plus beau que jamais, les yeux regardant au loin et à moitié nu comme sa.

- Bonjour mon amour, lâchais-je pour le sortir de sa rêverie.

Il se retourna d'un bloc, apparemment surpris que je sois déjà réveillée. Je m'attendais à le voir me faire un grand sourire, et revenir se coucher dans le lit, au lieu de sa, il se contenta de me regarder avec la même froideur qu'autrefois.

- Tu es encore là toi, lâcha-t-il durement.

- Pardon, demandais-je, choqué qu'il utilise ce ton si dédaigneux avec moi.

- C'est bon, j'ai eu ce que je voulais, tu peux partir maintenant.

A ces mots, mon monde s'écroula, et je sentis mon cœur s'arrêter de battre, je compris enfin. Tout ceci n'avait été qu'un jeu pour lui…

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Voilà, j'espère que sa vous avez aimé, laissez moi votre avi, même négatif, sa fait toujours plaisir de savoir qu'on est suivit.