Disclaimer : L'univers de Sherlock Holmes ne m'appartient pas !

Paring : Johnlock

Note : A la base ceci est un OS... Mais en fait, je l'ai écrit en quatre parties, donc je le publie en quatre chapitres ! ^^ (D'ailleurs j'ai été particulièrement inspirée pour le titre... Mh ?) Et comme les parties sont très courte, et que dans ma tête ça reste un OS, je les publie tous les quatre d'un coup ^_^

IMPORTANT (je crois) : En fait l'idée de cette histoire m'est venue après avoir fait une vidéo Johnlock (dispo sur YouTube d'ailleurs, [ ]/watch?v=sbJPyEkIt18 si vous voulez :) ) donc vous allez trouver dans l'histoire des passages du film (de Ritchie, of course) mais pas l'intrigue du tout... Voilà, en gros x)

Enjoy ! :)

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- La gêne qu'est Adler -

-Oh, ne fermez pas !

John retint la porte qu'il rouvrit pour la jeune femme. Il ne se demanda pas ce qu'une dame pouvait bien faire au 221B, il était gentleman dans l'âme, il se posait ces questions plus tard. Comme par exemple lorsqu'elle le remercia, juste avant qu'il ne referme la porte sur elle.

-Merci docteur.

Merci docteur. Elle n'était pas venue pour lui, mais elle semblait le connaître. Elle n'était donc pas une simple cliente de son ami. Il essaya de re-visualiser son visage alors qu'il remontait les escaliers en direction du premier étage. Belle, élégante, les boucles brunes et les yeux… bleus, lui avait-il semblé. Non, ce n'était tout de même pas… Si c'était le cas, il s'en sentirait grandement affecté. Il n'aimait pas cette femme. Elle avait fait souffrir Holmes bien plus que son dû. Et lui s'y replongeait à chaque fois, comme l'imbécile qu'il était lorsqu'il s'agissait d'elle. John n'aimait pas ceux qui rendaient Holmes idiot. John n'aimait pas Irène Adler. Il priait pour s'être trompé quand il croisa Holmes qui descendait. Il s'apprêtait à ouvrir la fenêtre. Ce qu'il fit

-Holmes ? Intervint-t-il. Que faites-vous ?

-Rien.

Il se retourna et John le trouva changé…

-Auriez-vous un…

-Un faux-nez ? Coupa-t-il. Non.

-Je vous en prie, tenta-t-il une dernière fois en se retournant vers le bas de l'escalier. Dites-moi que ce n'était pas…

Mais Holmes eut le temps de lui voler son manteau et de sauter par la fenêtre.

-Du tout !

-Holmes ! S'écria-t-il en se retournant vers la fenêtre ouverte. Où allez-vous ?

Il n'entendit en retour que le bruit sourd de son ami perçant le toit de la réserve à charbon. Epuisé de ce simple échange contre-productif, il referma la fenêtre et gagna le premier. Débarrassé de son manteau, il jeta sa veste et son chapeau sur le premier meuble qui passa, puis s'installa sur le fauteuil derrière l'unique bureau du salon et ouvrit un journal. C'était celui de la veille et il soupira. Il se demanda ce que son ami était parti faire. Il se doutait bien que cela avait un rapport quelconque avec cette criminelle de haut vol. Il n'aimait pas ça, au risque de faire tourner ses réflexions en boucle. Pas, du, tout. Holmes était complètement obsédé par cette femme. Il avait même une photographie d'elle près de son fauteuil.

John fixa de longues secondes le cadre renversé sur le meuble bas. Il se leva, marcha jusqu'à lui sans particulièrement se presser. Il ne s'en saisit pas tout de suite, il n'était pas sûr de savoir quoi vouloir faire de cette chose. Il la souleva, retourna l'image vers lui et l'observa longuement. Pourquoi diable ne pouvait-il pas seulement l'oublier, au lieu d'aller toujours se fourrer dans les problèmes à cause d'elle. Elle le manipulait, entièrement. Elle pouvait faire de lui absolument tout ce qu'elle voulait. Elle pourrait entièrement le détruire qu'Holmes n'y verrait que du feu. Et ce serait ensuite à lui, son ami, de venir ramasser ses morceaux après l'ouragan Adler. Et c'était une mission bien trop insupportable… Ses doigts se resserrèrent sur le cadre. Insupportable. De le voir ainsi. De savoir qu'il s'était mis dans ces états de sa propre initiative. De savoir que si elle revenait, il recommencerait. De savoir qu'il pourrait mourir pour elle. Pris aux trippes, John lança l'objet à travers la pièce avec toute la force de sa haine pour cette femme. Le verre alla se briser contre le mur d'en face. Le cadre retomba sur le sol, face contre terre. C'était bien fait pour lui.

John se redressa un peu, comme plus léger. Holmes ne remarquerait sans doute pas tout de suite le changement dans le décor, étant donné le caractère pour le moins désordonné de leur appartement. Mais il finirait plus ou moins rapidement par voir la différence, et John espéra un instant que cela n'engendre pas une conversation agaçante et stérile sur la prétendue absence de sentiments de son colocataire pour la dangereuse jeune femme. Il finit par souffler et prit le journal du jour sur le meuble maintenant légèrement moins pourvu avant d'aller se rasseoir sur son fauteuil.

La porte de l'appartement s'ouvrit quelques minutes après à peine. Holmes la referma en entrant, se débarrassa de son faux-nez et de son manteau – bien que théoriquement, il ne lui appartenait pas – et se laissa tomber sur son propre fauteuil, attrapant son violon au passage. John regarda son retour par-dessus son journal, silencieux. Quand son ami croisa son regard il le soutint un instant, avant de reprendre sa lecture, dédaigneux. Il décida de ne pas lui adresser la parole. Du moins pour un temps. Il n'aimait pas le voir prendre des risques inconsidérés. Ce serait là sa façon de le lui faire comprendre. Il ne lui demanda même pas où il était sorti.

Le silence s'étira.

John n'aimait pas ça. Il baissa brusquement le journal qui se froissa.

-Vous ne vous vantez pas de votre récente escapade ? Demanda-t-il, froid et sarcastique.

Holmes releva les yeux de son instrument, qu'il était au passage en train d'accorder.

-J'ai cru comprendre que vous n'aviez pas envie de l'entendre.

-Ah oui ? Et qui dit ça ? Continua-t-il, presque méchant.

-Le cadre, très cher.

John s'en retrouva troublé. Alors il l'avait déjà remarqué. Etonnement, que cela fut si rapide l'affecta plus qu'il n'aurait cru. Il préféra ne rien répondre à cela. Il reprit un visage dur et fier et fit claquer le papier du journal en le remettant correctement devant son visage. S'il le prenait comme ça, alors il s'entêterait dans son silence.

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Il n'arrivait pas à croire qu'il le suivait, encore. John marchait dans l'une des nombreuses rues de Londres, le visage fermé. Il n'avait pas vraiment accepté de venir avec lui, il n'avait pas dit qu'il était d'accord pour l'accompagner. Mais il était venu tout de même, et Holmes en avait tiré un genre de sourire satisfait tout à fait insupportable lorsqu'il avait retenu la porte pour passer à son tour.

-Nous y sommes presque, informa son ami.

-Ô joies… Ironisa John sans même regarder autour d'eux.

Il était persuadé – persuadé ! – que cette nouvelle sortie avait rapport à Irène Adler. Il n'avait aucune idée de la piste que son ami suivait, il ne savait même pas s'ils étaient actuellement sur une affaire véritable. Ou si Holmes s'insinuait dans la vie de la jeune femme de manière plus ou moins subtile. Peut-être même faisaient-ils là un genre d'espionnage industriel à usage privé.

-Vous serez ravi d'apprendre que rien de dangereux ne nous attend. Normalement.

-Je n'en doute pas… Maugréa-t-il.

Oh que si, il en doutait. Il en doutait même fortement. A chaque fois qu'Alder passait dans les parages elle laissait derrière elle un genre de sentiers de désolations. Désolations psychologiques et sentimentales, en ce qui concernait Holmes. Et John exécrait cela.

-Et puis ce n'est pas comme si elle vous avait déjà attiré des ennuis, fit-il sardonique.

Son ami se retourna brusquement vers lui, semblant soudain tout perdre de son apparente patience.

-Bon sang Watson mais quel est le problème, à la fin ?!

John se tut. Tout à fait malgré lui venait de revenir en sa mémoire le souvenir de ce jour où il avait retrouvé Holmes entièrement nu menotté au lit d'un grand hôtel. Par la faute d'Adler. Elle avait réussi à tromper sa vigilance pour le droguer, elle l'avait déshabillé. Elle l'avait entièrement déshabillé. Elle l'avait installé sur le lit et elle l'avait attaché. Du moins John avait fortement espéré qu'elle l'eut drogué en premier lieu. Il n'aurait pas supporté qu'Holmes tombe aussi bas. Mais le problème n'était pas là. Il n'était pas question de savoir si oui ou non Holmes eut été conscient lorsqu'elle l'eut mis à nu. Quoi que si, ce fut là une part importante du problème. Elle l'avait vu, bon sang ! John tenta de prendre sur lui. Ces états d'âmes étaient tout à fait ridicules. Il se racla la gorge comme il put.

-Il n'y a rien, parvint-il à déclarer presque calmement. Aucun problème.

Ils se regardèrent en silence un instant encore. Holmes semblait suspicieux, mais John gardait le contrôle. Pas une infime trace de son malaise ne ressortait de son corps.

-Bien… Conclut finalement Holmes.

-Bien.

-Alors allons-y.

Son ami le devança et John vit qu'ils étaient effectivement arrivés à destination. Ce fut presqu'avec réticence qu'il le suivit une fois de plus dans les problèmes qui n'allaient sans doute pas tarder à suivre.

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Il ne s'y était pas trompé. Les problèmes pleuvaient. Quand un bruit incroyablement sourd résonna à ses oreilles John leva les yeux sur l'ébauche de navire qui glissait lentement près de lui. Non… Ses yeux cherchèrent alors aussi vite que possible la silhouette d'Holmes quelque part sur le chemin du bâtiment. Entre les rails, nulle traces de lui. Son cœur se contracta dans sa poitrine. Il l'imagina mort.

-Holmes… Souffla-t-il.

Il regarda le bateau continuer sa route comme au ralenti. Il avait le souffle court et l'angoisse formait une boule dans sa gorge. L'instant passa. Le corps de son ami qui se relevait péniblement lui rappela comment respirer. Mais un nouveau fracas se fit entendre et ce fut avec stupeur que John se retourna pour voir foncer sur Holmes une poulie aux dimensions absolument impressionnantes.

-Holmes ! Cria-t-il en se retournant vers lui.

Voyant qu'il ne remarquait pas le danger, John courut vers lui et le plaqua contre les rails. L'engin passa juste au dessus de leurs têtes. Il n'osait plus bouger. Contre lui, son ami semblait tout juste comprendre la situation. Il attendait lui aussi, les yeux légèrement écarquillés par la surprise du choc.

-Watson… Souffla-t-il.

Et le murmure vint effleurer sa joue. John frissonna, imperceptiblement. Il se redressa en position assise et se retourna vers le port où le navire coulait lentement. Ils venaient d'engendrer un incident plus que remarquable… Holmes le suivit dans son mouvement et, après de longues secondes d'observation du désastre, dit d'un ton sincèrement touché :

-Heureux de constater que nous sommes toujours amis.

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