Disclaimer : L'univers de Sherlock Holmes ne m'appartient pas !
Paring : Johnlock
Note : A la base ceci est un OS... Mais en fait, je l'ai écrit en quatre parties, donc je le publie en quatre chapitres ! ^^ (D'ailleurs j'ai été particulièrement inspirée pour le titre... Mh ?) Et comme les parties sont très courte, et que dans ma tête ça reste un OS, je les publie tous les quatre d'un coup ^_^
IMPORTANT (je crois) : En fait l'idée de cette histoire m'est venue après avoir fait une vidéo Johnlock (dispo sur YouTube d'ailleurs, [ ]/watch?v=sbJPyEkIt18 si vous voulez :) ) donc vous allez trouver dans l'histoire des passages du film (de Ritchie, of course) mais pas l'intrigue du tout... Voilà, en gros x)
Enjoy ! :)
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- La révélation de John -
Sherlock se réveilla en sursaut lorsqu'il se sentit tomber. Il eut le réflexe de se redresser, quoi qu'un peu trop brusquement peut-être pour ses vertèbres endolories. Tout à fait compréhensible, après avoir passé la nuit assoupi contre l'épaule de Watson.
-Je n'ai pas fermé l'œil de la nuit, retentit justement la voix de son ami à ses côtés.
Il avait l'air las, mais préoccupé. Peut-être légèrement groggy par sa nuit blanche.
-Pas même une minute, continua-t-il alors que Sherlock s'étirait péniblement. J'ai passé la nuit à réfléchir.
-A réfléchir ? S'enquit Sherlock avant de soupirer d'aise lorsque son dos se remis en place de lui-même. Et sur quoi donc ?
-Sur nous.
Le détective se tourna vers lui, attendant qu'il poursuive sa pensée. Mais comme Watson ne semblait pas enclin à continuer, il l'encouragea.
-Et ? Quelle est donc la nature de votre conclusion ?
-Elle est bien étrange, je dois l'avouer. Et curieusement, si simple…
-Ne me faites pas languir, Watson ! S'amusa Sherlock.
Même si en théorie ils avaient tout leur temps et que ce fut étonnant qu'on ne les sorte de cette prison avant plusieurs heures, au moins. Sherlock remarqua qu'il faisait froid. Les nuages bas sur Londres annonçaient une pluie prochaine et il espéra qu'on les ait libérés avant cela. L'incident du port les avait conduit tout droit dans ce trou, peut-être que ces même services de polices auraient bientôt besoin de leur aide. Bien qu'il n'ait plus eu la visite de l'inspecteur Lestrade depuis un sacré bout de temps, maintenant. Il se demanda si Watson lui en voulait pour leur soirée mouvementée. C'était vrai que ça ne s'était pas passé aussi bien qu'il ne l'escomptait, mais ils avaient connu bien pire. Et puis c'eut été trop bête, il venait à peine de lui pardonner pour Miss Mostran. Sur ce il se rappela que le désaccord du moment était axé sur la personne d'Irène Adler. Il soupira. Que de femmes à problèmes dans leur vie commune…
-Je pense que je perds la raison, Holmes.
-A ce point ?
-Oui.
Sherlock avait cru à un mot en l'air, mais Watson était mortellement sérieux.
-Je crois que… Hésita son ami. Je crois que je tiens à vous plus qu'il ne serait convenable qu'il soit.
Le silence sembla se faire autour d'eux – malgré les cris, les rires, les grognements des prisonniers, malgré l'écho dans la rue des sabots sur le pavé des chevaux devançant leurs fiacres – alors que Sherlock n'était, pour une fois, pas certain de comprendre.
-Réfléchissez, Sherlock… Dit-il. Voilà des années que je vous suis partout, dans la moindre de vos aventures, rechignant de moins en moins alors même que les mystères que vous mettez dans vos escapades persistent.
Ledit Sherlock n'ouvrit pas une fois la bouche, ne faisant pas même mine de vouloir répondre quelque chose. Il doutait de la nature de ce à quoi il était en train d'assister. Malgré lui son cœur s'affolait derrière sa poitrine. Il ne savait pas ce qu'il devait en penser. Il n'était même plus sûr de savoir comment penser.
-Je ferai n'importe quoi pour vous, et vous le savez, continuait Watson sur le ton de la résignation.
Il sembla même osciller entre horreur et dévouement lorsqu'il ajouta dans un souffle :
-Je quitterais Mary si vous me le demandiez. Je quitterais Mary, pour vous…
Sherlock en eut le souffle coupé, au moins le temps d'une seconde, peut-être de deux. Ce qu'était en train de lui dire Watson, c'était… c'était… Il n'avait pas imaginé une seule seconde que cela puisse arriver un jour. Il avait été incapable de le prédire. L'idée ne lui avait même jamais effleuré l'esprit que l'on puisse y penser. Il se demanda pourquoi c'était d'avoir été pris par surprise qui le tourmentait le plus. Peut-être cela l'empêchait-il de se poser les vraies questions.
-Et vous… Reprit le médecin. Vous qui faites tout pour ne pas me voir partir.
Les vraies questions. L'enfer de tout homme qui fuit l'introspection. L'introspection était bien la seule chose que Sherlock fuyait plus que la peste. Lui se chargeait de lire en ses semblables, c'était le plus souvent Watson qui s'occupait de son cas avec plus ou moins de sarcasme et d'ironie. Aujourd'hui Watson était plus sérieux que jamais.
-Alors, Holmes, que dire à cela ? Demanda-t-il doucement, presqu'implorant.
Mais Sherlock ne savait qu'en dire. Pour une fois dans leur histoire commune Watson semblait en savoir bien plus que lui. Il s'en sentit profondément troublé, immensément perdu.
-Répondez-moi !
Mais la voix sourde et grave de leur joaillier les interrompit.
-John Watson ?
Ils se retournèrent vers lui, près de la porte, toujours sous le coup de leur conversation. Puis Watson sembla se ressaisir.
-Ici.
-Votre caution a été payée.
Il se leva et Sherlock ne put faire autrement que de le suivre, tel un automate, groggy par ses pensées. On l'arrêta avant qu'il ne puisse aller trop loin.
-Seulement Watson, rappela le type à l'entrée avec un sourire mauvais.
Derrière les grilles, celles que Watson venait tout juste de passer, Mary. Sherlock eut comme un poids supplémentaire au fond du ventre. Watson regarda sa fiancée, puis se retourna vers lui. Son regard était si intense que Sherlock put relire l'intégralité de ses mots dans le reflet ses yeux. Et puis il se détourna. De lui. Et il partit rejoindre Mary, à deux pas de là. Elle lui présenta son bras et il le prit, comme cela se faisait chez les gens de bonne qualité. Il n'y eut pas de dernier regard, et Sherlock le regarda partir. Loin d'ici. Loin de lui. Et il ne sut pas s'il devait vraiment s'en sentir affecté. Après ce qu'il venait d'être dit, c'était peut-être mieux ainsi.
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Tout cela n'avait pas de sens. Hors le fait qu'on l'eut libéré sans raison. Sherlock pensait plutôt aux récentes révélations de Watson sur ses sentiments à son égard. Sentiments punissables par la loi de deux ans de travaux forcés… Sherlock remonta l'encolure de son manteau, le vent s'était levé, la pluie ne tarderait plus. Il avait des nuages dans la tête. Sherlock n'avait jamais réellement été poète, mais il ne trouvait pas de meilleure image pour la sensation d'impuissance qui l'assaillait au moment même. Je quitterais Mary si vous me le demandiez. Il se força à inspirer lentement, à expirer doucement. Il était pris de fourmillement intense au niveau de l'abdomen. Je quitterais Mary, pour vous. Son cœur battait à un rythme plus que soutenu, mais il ne sut dire si c'était d'angoisse ou d'autre chose. Lorsqu'il s'agissait de lui, Sherlock perdait tout de son géni. Et vous… Il fut pris de vertiges, ferma vivement les yeux. Lorsqu'il les rouvrit il se rendit compte que ses pas l'avaient mené devant un troquet. Le destin, sans doute. Il s'y engouffra sans attendre d'avantage.
Dans ce bar il s'enivra plus que de raison, mais aucune de ses pensées ne voulaient déserter. Dans sa tête on serrait les rangs, comme si sa réflexion-même refusait qu'il ferme les yeux. Mais tout cela était éreintant et Sherlock voulait absolument effacer – pour un temps du moins – Watson de son crâne. Il commanda un énième verre.
Il tanguait dangereusement lorsqu'il ressortit dans la rue, et il pleuvait cette fois. Mais Sherlock n'en eut que faire, et ce fut même à se demander s'il le remarqua. Il marcha, encore, encore, encore.
Ses pas l'avaient cette fois ci mené au Grand Hôtel et, contrairement à précédemment, il prit plusieurs longues minutes à se décider à entrer. Il ne savait même pas ce qu'il venait chercher ici. Du réconfort ? Une épaule, pas amicale mais presque ? Des réponses ? Des réponses… Sherlock pénétra dans le hall du bâtiment. Il connaissait la chambre, il ne passa pas par la réception. On l'aurait de toute façon mis dehors, au vu de son état. Il ne frappa pas à la porte, mais son arrivée ne surprit personne. Irène, dans un fauteuil grand luxe, semblait presque l'attendre.
-Je commençais à désespérer de votre visite… Soupira-t-elle sans le regarder vraiment. Je me demandais même si l'on vous avait réellement libéré.
Elle se leva et Sherlock ne comprit pas de quoi elle lui parlait. Elle se rassit au bord de l'unique lit, prédatrice.
-Ou bien est-ce que vous auriez mis si longtemps à comprendre mon rôle dans votre libération ?
Son rôle… ainsi la caution venait d'elle. Mais Sherlock n'avait plus la force de continuer sur ce sujet, pas même pour mentir en se vantant de l'avoir su à la première seconde. Il avait en tête bien plus sombres préoccupations.
-Oh… Mon pauvre garçon… Fit la jeune femme en s'apercevant enfin de son état. Une mauvaise journée ?
Sa voix était moqueuse, ses intentions, intéressées. Elle n'avait rien d'une femme dévouée, mais elle était femme, et elle était là. Sherlock se laissa tomber assis près d'elle sur son matelas.
-Aller, racontez-moi tout… Minauda-t-elle.
Mais il n'avait plus la force d'aligner trois mots. Il essaya, pourtant, mais c'était peine perdue.
-Ish… blidishci… shlibish… fatigué…
-Mon pauvre amour…
Elle prit son visage entre ses mains et l'embrassa longuement. Il se tendit, puis se détendit sous ce même baiser. Il laissa son corps s'allonger sous le poids de la criminelle et se sentit se perdre sous les tendres caresses de ses mains de femme.
. 3/4 .
...Hm ? x)
Je ne sais pas si je dois être si contente de moi... Oo
