Disclaimer : L'univers de Sherlock Holmes ne m'appartient pas !

Paring : Johnlock

Note : A la base ceci est un OS... Mais en fait, je l'ai écrit en quatre parties, donc je le publie en quatre chapitres ! ^^ (D'ailleurs j'ai été particulièrement inspirée pour le titre... Mh ?) Et comme les parties sont très courte, et que dans ma tête ça reste un OS, je les publie tous les quatre d'un coup ^_^

IMPORTANT (je crois) : En fait l'idée de cette histoire m'est venue après avoir fait une vidéo Johnlock (dispo sur YouTube d'ailleurs, [ ]/watch?v=sbJPyEkIt18 si vous voulez :) ) donc vous allez trouver dans l'histoire des passages du film (de Ritchie, of course) mais pas l'intrigue du tout... Voilà, en gros x)

Enjoy ! :)

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- La décision de Sherlock -

Lorsque John s'était levé, au matin, il avait remarqué l'entrebâillement de la porte menant à la chambre de Holmes. Il l'avait poussé. Et il l'avait trouvée vide. Et quelque chose s'était brisé en lui. Parce qu'il savait qu'il avait été libéré, et parce que malgré tout il n'était pas rentré.

Peut-être qu'il ne voulait pas le voir, peut-être qu'il le fuyait. Peut-être que John s'était trompé et que ses sentiments resteraient à jamais sans réponse. Peut-être que Holmes allait déménager, peut-être qu'il allait partir pour toujours. Peut-être qu'il allait le perdre. Et qu'il ne pourrait en vouloir qu'à lui.

Soudain las, il alla jusqu'à la cuisine. Il avait besoin d'un thé. Ou d'un cognac. Mais il resta bloqué sur le pas de la porte. Holmes dormait là, habillé de la veille, la tête dans les bras, les bras sur la table. John ressentit comme un intense soulagement, un poids immense envolé de sa poitrine. Mais il fronça les sourcils. Parce que Holmes ne dormait jamais dans la cuisine, parce qu'il sentait l'alcool… parce qu'il y avait dans l'air comme un genre de parfum que John connaissait très bien. Et qu'il n'aimait pas. Alors son visage se ferma et son cœur se fit plus lourd. Peut-être allait-il bien le perdre, finalement. Et John fut déçu. Déçu de Holmes. Parce qu'il ne faisait que se voiler la face, et que John l'avait pensé moins lâche.

-Holmes, appela-t-il.

Rien. Ses lèvres se tordirent en une moue amère. Il appela plus fort.

-Holmes !

Son… ami, grogna. Il bougea un peu. Et John quitta la cuisine. Holmes était tombé tellement bas… Il en était certain, maintenant. Il avait couché avec cette femme. Il eut un haut-le-cœur, le cacha. Il prit le journal du jour, s'assit dans son fauteuil et feignit la lecture.

Il l'entendit entrer dans le salon. Mais rien d'autre. Il devina son regard et il sentit son silence.

-Watson…

-C'est votre choix, coupa-t-il.

Il n'avait pas envie de parler de ça avec lui. Pas maintenant. Jamais. Il l'entendit marcher dans l'appartement et abaissa légèrement son journal pour le regarder. Il prenait son manteau. Leurs regards se croisèrent, aucun ne se détourna. Et puis Holmes sembla vouloir parler. Il se retint, baissa les yeux. Et puis…

-Je ne sais pas encore ce que je vais lui dire, dit-il.

John ne répondit rien. Il avait de toute façon la gorge trop serrée pour ça. Et Holmes sortit. John ne se retourna pas quand il passa près de lui pour rejoindre la porte. Il entendit seulement le battant se refermer, puis ses pas dans l'escalier. Il ne détachait plus son regard du mur en face de lui. Il avait la sensation de ne rien ressentir et d'être en même temps enseveli sous des tonnes de sentiments.

Il souffla, fermant les yeux, et il se rendit compte qu'il tremblait. Un peu. Il ne pouvait pas s'empêcher d'imaginer sa vie future. Sans Holmes. Avec Mary.

Sans doute serait-elle morne, cette vie. Sans goût. Ils iraient dans des soirées mondaines où Mary prendrait plaisir à se montrer. Elle surveillerait sa boisson et il devrait se faire violence pour ne pas dilapider l'argent de son ménage. Il aurait son cabinet accolé à la demeure conjugale. Il y irait le matin et serait de retour pour le déjeuner. Il y retournerait l'après midi et reviendrait à l'heure pour le souper. Pas de bagarres, pas d'armes, plus de combats. Aucune menace de mort. Le dimanche, ils iraient prendre le thé chez les parents de Mary. Il devrait taire sa vie d'avant. Sa vie de maintenant. Pour ne pas affoler ses beaux-parents. Pour leur assurer que Mary, avec lui, était en sécurité. Est-ce qu'elle le serait ? Sans doute, oui. Puisque Holmes serait sorti de sa vie.

Il ne se sentait pas menacé, pourtant, avec lui. Il n'avait pas l'impression d'être en danger. Enfin… Si, bien sûr qu'il l'était. Mais il avait la sensation que Holmes serait toujours là pour le sortir d'un mauvais pas. Tout comme il faisait le maximum pour être là en retour. Mais… même s'il tournait le dos à Mary, Holmes serait-il toujours là pour lui ? Tiendrait-il autant à sa vie ? Voudrait-il toujours le sauver avec tant de hargne ?

Un frisson lui traversa le dos. Il avait peur de la réponse.

Il posa nerveusement son journal sur le meuble près de lui. Meuble sur lequel était revenue la photographie d'Irène Adler. De rage, John donna un grand coup dedans. Si le verre n'avait pas déjà été brisé de sa main, il l'aurait définitivement été.

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Lorsque Holmes revint à l'appartement, John s'était assis à la fenêtre. Il l'entendit entrer mais ne se retourna pas. Il avait comme peur de ce que cet homme allait lui dire.

-Je l'ai vue.

Et John lutta pour conserver son regard au dehors. Il ne voulait pas que Holmes voit la détresse dans ses yeux. Il l'entendit refermer la porte derrière lui, et il pensa qu'il allait poser son manteau quelque part. Mais Holmes ne semblait pas vouloir s'éloigner de la porte.

-Elle a voulut m'embrasser.

Il frissonna. Il frissonna, et il ferma les yeux. Il avait le cœur battant. Ça y était, c'était maintenant. L'aube de sa vie de jeune marié. Dès le lendemain il partirait en quête d'une bague, il demanderait la main de Mary. Il quitterait l'appartement et il sortirait de cette vie de bohème. Le frisson perdurait. En réalité, John tremblait. Il sentit quelques larmes venir s'entasser derrière ses paupières closes.

-Je l'ai repoussée.

John rouvrit les yeux. Brusquement. Le regard fixé dans la rue, il se repassa ces mots pendant de longues secondes. Il ne savait pas que dire. Il se sentait heureux, mais c'était comme si son corps refusait de le montrer.

-Oh… Fit-il seulement.

Il était comme troublé. Comme… comme s'il n'avait pas su répondre à un compliment. Le plus beau de tous les compliments. Il se sentit rougir, un peu. Il se retourna, bafouilla quelques mots, et au final se tut. Il sourit, gêné.

-Du… du thé, Sherlock ?

Il vit Holmes lui sourire à son tour, doucement, et alla jusqu'à la cuisine alors que l'autre hottait son manteau. De nouveau chez eux. A la maison. Son cœur battait si vite… Ses mains tremblaient lorsqu'il mit de l'eau sur le feu, elles tremblaient toujours lorsqu'il sortit les tasses. Il n'arrivait pas à le croire.

Sherlock l'aimait.

C'était le plus beau cadeau que la vie aurait jamais pu lui faire. Et qu'importait que la loi les désapprouve. En ce jour, John n'en avait que faire des textes officiels. C'était eux qui ne comprenaient rien, et pas l'inverse. Il prit appui sur leur plan de travail. Il avait eu comme un étourdissement. C'était presque trop beau pour être vrai. Et ce cœur, qui ne voulait plus s'arrêter de battre la chamade…

-John.

Il se retourna, sursautant presque. Sherlock était là, juste là. Et il posa ses lèvres tout contre les siennes. Pendant une seconde, peut-être deux, John cessa de respirer. Puis il ferma les yeux. C'était décidé, dès demain il irait voir Mary, et il romprait leurs fiançailles. Et tant pis s'il ne pouvait donner de raison, il se contenterait de partir. Comme ça. Peu importait qu'elle ne comprenne pas, peu importait tout ce qu'elle pourrait dire, peu imp… oh… Sherlock venait de passer ses mains sous sa chemise.

Dieu qu'il était heureux.

. 4/4 .


C'est finiii ! Je serai ravie d'avoir votre avis, si ça vous dit ^_^

A une prochaine ! :)

Chip.