Chapitre 2 : Colère incontrôlée et faiblesse inavouée
Le pas était certain sur les planches, et le son mat de la démarche en était la preuve. Ce dernier fut comme un signal d'alarme pour les deux shinigamis présents sur les lieux, qui se turent net. La voix froide et atone du Roku Ban tai Taisho s'engouffra insidieusement dans le creux des oreilles de chacun de nos deux compères, qui semblaient se raidir sur place.
« N'auriez-vous point un entrainement à faire, au lieu de babiller ? »
Son regard anthracite semblait vouloir les transpercer, faisant pleinement comprendre qu'il ne désirait aucune réponse de leur part, mais bel et bien une action. Celle-ci ne se fit point attendre car nos deux fautifs filèrent bien rapidement, non sans oublier de le saluer comme il se devait. Le noble Kuchiki ne prit guère le loisir de les observer et continua d'un pas vif sa route. Son visage ne laissait rien transparaître alors qu'il entrait enfin en son bureau. Pour une fois Abarai semblait à sa place et en train de remplir les dossiers. Une chose à inscrire d'une pierre blanche si vous me passez l'expression. Quoi qu'il en soit, les rapports entre Byakuya et Renji s'étaient admirablement améliorés depuis la trahison des trois capitaines. Certes il n'y avait pas plus de conversation, mais une certaine harmonie dirons nous, s'était installée. Le noble salua d'un simple mouvement du visage son Fukutaisho qui le lui rendit verbalement, puis vint déposer son zanpakutoh sur son socle, avant de prendre place à son propre bureau soigneusement organisé malgré la paperasse qui y régnait.
Deux heures s'écoulèrent sans que nulle parole ne se manifeste entre eux. Cependant il n'était pas rare que Renji lève son regard de ses propres documents pour contempler son supérieur qui s'appliquait à faire son devoir administratif. Son teint était encore un peu pâle, du fait de sa longue convalescence au sein de la Quatrième Division. Chaque jour, Renji était resté au pas de sa porte, assit sur le sol en travaillant un morceau de bois pour passer le temps, le silence régnant en maître dans cette chambre d'hôpital. Puis il ne repartait que lorsque les heures de visite touchaient à leur fin. C'était devenu un rituel, laissant simplement cette atmosphère silencieuse couvrir cette gêne un peu mutuelle, s'accompagnant de temps à autre d'une tasse de thé. Ce fut lors du quatrième jour qu'enfin le noble prit le parti de briser la glace, amenant Renji à se dévoiler, mais un importun roux arriva malencontreusement couper son élan, balayant toutes ces belles paroles qu'il aurait pu dire. La messe avait été dite, et le silence était à nouveau retombé entre eux. Pourtant, il y avait comme un apaisement plus profond depuis. Ce n'était pas véritablement explicable mais le fait était là et tous les jours notre Roku ban tai Fukutaisho revenait à son chevet, l'étudiant parfois d'un œil, veillant à son bien être. A force, notre shinigami aux cheveux rouge pouvait presque se targuer de comprendre de mieux en mieux les légers signes qui animaient les traits impassibles de son Taïsho, C'est ainsi qu'il perçu un changement intriguant en sa façon d'être.
Cela c'était manifesté lors de la dernière visite d'Unohana Taïsho, alors que l'astre du jour venait à peine de toucher à son zénith. Renji n'avait pu suivre la conversation, étant congédié dans le couloir, mais elle avait durée si longtemps qu'il était certain que ce n'était pas uniquement pour refaire ses bandages et lui signer son bon de sorti pour le lendemain. De plus Unohana lui avait adresser un regard appuyée avant de partir, lui offrant un frisson désagréable dans le dos… cette femme avait.. un je ne sais quoi.. D'effroyable. Sans perdre de temps il était entré à son tour dans la pièce, s'inquiétant pour son supérieur et surprit cette étrange lueur de douleur et de trouble, se mirer façon fugace dans les iris anthracite de Byakuya, comme si l'on venait d'égratigner sa fierté. Le noble Kuchiki ne concéda aucune explication et se borna simplement à lui rappeler qu'il était temps qu'il s'en retourne à la Division, plutôt que de rester ici, et ce sous un regard insondable et froid. Renji n'était donc pas revenu le lendemain, obéissant à cet ordre militaire, bien qu'il avait pressenti qu'il y avait par là un autre but mais…
« Abarai »
Fit une voix parfaitement reconnaissable par son ton monocorde, venant à faire tressaillir notre shinigami dont le froncement de sourcil venait de disparaitre, sous l'effet de surprise. Prestement Renji reprit une posture plus attentive envers son supérieur qui l'observait avec un air grave et placide.
- Puis-je connaître la raison de cette observation sur ma personne ?
- Oh.. euhh rien Taïsho, je songeais tout bonnement que je n'avais pas fini de retranscrire les nouvelles recrues dans le registre.
Excuse des plus banales mais qui pouvait parfaitement s'avérer plausible, aussi Byakuya n'insista pas plus et se contenta simplement de voiler son regard par dédain avant de reprendre son écrit..Mais son Fukutaisho en décida autrement en reprenant.
- Et…. je trouve que vous devriez faire une pause.
A cela, le noble Kuchiki fronça des sourcils n'aimant guère que l'on vienne lui dire ce qu'il avait à faire, surtout venant d'un subordonné. Mais malgré sa mauvaise foi, il devait reconnaître qu'il ressentait en effet déjà les picotements de la fatigue en sa nuque. Mais gardant sa stature parfaitement digne, il révoqua sur le champ :
- J'ai encore à faire, Abarai, je n'ai pas pour habitude de prendre du retard.
Renji reposa un peu trop bruyamment son pinceau sur la table et maugréa.
- Oui oui.. et vos siestes en douces aussi ne sont pas dans vos habitudes, surement….
Byakuya le fustigea cette fois si d'une expression polaire et se redressa lentement de sa chaise et se dirigea vers Senbonzakura. Dès cet instant le shinigami aux cheveux de feu dégluti difficilement, se voyant déjà poursuivit par des millions de pétales voraces de ses tatouages et de sa peau. Mais refusant de se laisser démonter, Renji se mit sur ses jambes en protestant.
- Ne croyez pas que je suis aveugle taïsho, je m'inquiète simplement pour vous !
Seule sa mâchoire inférieur légèrement contractée trahissait la tension qui habitait Byakuya, alors que son reiatsu commençait à faiblir malgré tout son contrôle pour le camoufler. Il se rapprocha de son subordonné d'un pas lent et lui soumit sur un ton qui ne souffrait aucune remarque qu'il devrait se charger seul pour la journée de la division. le Fukutaisho eut juste le temps de comprendre l'information que déjà son supérieur avait disparu, suivit de près par une ombre des plus furtives qui provenait du toit.
Le soleil semblait au plus haut, lorsque la porte coulissante des appartements de Byakuya s'ouvrit pour se referma prestement derrière ce dernier. Pendant un long moment, l'homme aux traits si nobles resta immobile, le souffle un peu court, la sueur perlant à son front, tandis que sa vue se troublait. Son énergie spirituelle vacillait comme cherchant à se soustraire de son contrôle alors que son cœur battait bien plus fort en sa poitrine, jusqu'à lui faire entrevoir quelques nausées qui ne s'affirmèrent point. Puis ce fut au tour de ses jambes qui se firent plus molles sous son poids, le poussant à se reposer sur la surface de la porte. Byakuya voila avec peine son regard, éprouvant le besoin de respirer plus profondément afin de retrouver un semblant d'équilibre. La faiblesse passée, ce fut la frustration qui prit place en son sein, alors que son regard de nouveau à nu et bercé d'une fausse indifférence parcourait la pièce. La tranquillité et le silence semblaient être les seuls occupants des lieux et pourtant nulle paix ne résidait en son esprit. Un soupire agacé et désapprobateur quitta ses lèvres fines, avant que Byakuya ne s'aventure d'avantage dans cet espace. Ce fut par une gestuelle appliquée, retenant avec discipline cette colère, que son haori blanc rejoignit le sol, inerte, tandis que le noble prit place en tailleur sur son futon, le front légèrement plissé par le souci qui le rongeait à l'insu de tous.
En cet instant un axiome de son grand père lui revint en tête. « Ne montres jamais tes larmes ou tes soucis ouverts à tous lorsque tu es en communauté. Fais le uniquement lorsque tu es seul.» Renji n'était pas un idiot, et tôt ou tard il finirait par voir son état de faiblesse. Quand bien même ils s'étaient rapprochés, et qu'il avait veillé sur lui pendant sa convalescence, Byakuya n'en était pas au point de lui confier une telle chose, sa fierté l'en empêchait, ainsi que son devoir. Ses iris ombrageux, curieusement las et perdus contemplèrent ses mains ouvertes, paumes dirigées vers le plafond… Elles tremblaient imperceptiblement. Lentement il tenta de fermer son regard et se concentra sur sa respiration. Celle-ci se fit profonde sous son habit sombre, mais quelque chose perturba la tentative d'apaisement du Roku ban tai Taïsho . Un son qui écorcha son ouïe, des bruits de pas tels des petites notes sourdes…Il rouvrit brusquement ses pupilles, tandis qu'en son esprit un seul nom s'affichait déjà, l'amenant à proférer de sa voix glaciale et monocorde :
« Dame Yoruichi, que me voulez vous par ce temps radieux ? »
En effet, un chat noir avait pris place au centre de la chambre, le fixant de ses yeux de félidé. Ce fut sans préavis que ce dernier reprit sa forme humaine, faisant fit de cet accueil si peu chaleureux mais si habituel entre eux. Par respect envers sa pudeur, Byakuya détourna son attention vers le mur, alors qu'un froissement de tissu lui indiqua que Yoruichi venait de se vêtir de son haori de capitaine qui gisait jusqu'a maintenant sur le sol.
-Le cynisme te va toujours à ravir Byakuya boo.
Sa phrase se termina par une légère pointe de moquerie, tandis qu'elle s'approchait de l'objet de sa plaisanterie. Ce dernier ne daignait toujours pas l'observer de ses yeux gris acier, mais sa stature froide faisait bien comprendre qu'il avait parfaitement entendu.
- Tout comme votre furtivité. Mais encore une fois : quel est l'objet de votre visite envers ma personne ?
Cette fois-ci, son regard redouté par beaucoup se posa sur celui de Yoruichi qui exprimait, pour une fois, une certaine gravité.
- Cet objet n'est autre que toi. Depuis ce matin je t'observe et je ne parviens toujours pas à savoir ce qui ne va pas. Tu sembles perdre le contrôle de ton Reiatsu et cela ne te ressembles guère.
- Mais je vais fort bien merci de vous en soucier. Cependant oui une chose me dérange. Votre présence.
Un imperceptible soupir quitta les lèvres à demi scellées de la jeune femme. Il n'était guère simple de savoir ce qu'un masque des plus lisses pouvait cacher. Son petit protéger d'il y a cent ans de cela, avait bien changé. La distance qui les séparait ne surpassait pas les deux mètres, ce qui pouvait sembler être un espace correct, mais tout est relatif. En effet, Byakuya toujours aussi maître de lui n'appréciait pas du tout cette visite impromptue. Il se redressa sur ses jambes et réduisit la distance à son maximum, ses yeux livrant un duel sans indulgence envers ceux de son interlocutrice.
- Penses-tu me faire partir avec des paroles aussi peu recherchées ? Tu avais bien plus d'empressement par le passé
Elle fit une courte pause
« Je crois que je l'avais deviné, vu que depuis mon retour au Sereitei, tu sembles m'éviter. »
« Que crois-tu me faire dire? Tu ne devrais point te mêler de mes affaires. »
Loin de se démonter, Yoruichi usa du shunpo pour s'écarter non sans porter une infime tape sur l'épaule de l'homme qui lui faisait face. Ce dernier eut un regard plus dur et s'élança à sa poursuite. Ses bras voulurent l'encercler, mais déjà l'image s'estompait pour ne laisser que du vide.
- Toujours aussi lent. Essaye encore.
Sur ses mots Yoruichi prit un malin plaisir à lui toucher à nouveau l'épaule droite avec un air narquois qui en disait long. Le noble se retourna brusquement, pour ne saisir qu'un léger sourire moqueur sur le visage qui disparut sous ses yeux. Intérieurement cette rage folle qui s'était emparé de lui depuis la matinée ne devint que plus forte. Mais bien entendu il n'était pas question de montrer une telle faille. Aussi il tenta d'anticiper la prochaine provoque de la jeune femme, mais en vain… Cette dernière le surpris une fois de plus avec une estocade au niveau du visage. Byakuya recula d'un pas et ressentit un picotement sur la joue..Elle venait tout bonnement de le gifler. Une chose que jamais encore la féline n'avait osé faire sur sa personne. Sa colère s'écroula pour ne laisser que de la stupeur en son sein et un calme plus qu'étrange afflué en lui, alors qu'il se perdait dans le regard doré et attentif de son ancien mentor.
« Rien ne pourra faire tomber ton masque n'est ce pas. Quand sauras-tu abaisser les murs de ce château que tu dresses depuis tant d'années, afin de confier ce qui semble te dépasser auprès de ceux qui se souci véritablement de toi?»
Le capitaine de la sixième division ne répondit pas et se dirigea vers la porte. Toutefois, il se stoppa juste devant.
- Yoruichi. Vas-t-en.
Il quitta la pièce sur ses mots concis et ne porta pas même un regard sur Rukia qui venait tout juste d'arriver dans le couloir.
*Nii-sama ?...*
Ce n'est que lorsque les pas de son frère ne se firent plus entendre qu'elle réalisa la présence d'un chat empêtré dans le haori. La féline disparut à regret, laissant là la jeune fille avec un grand trouble pour toute réflexion.
Au dehors, le soleil allait vers son déclin, le vent s'était levé et les branches des feuillus vacillaient légèrement sous son souffle. Par delà une fenêtre, la jeune fille contemplait son frère qui était assis sur un banc. Il lui tournait le dos et pourtant même ainsi, elle n'osait pas s'approcher, se rappelant encore cette fameuse journée où elle l'avait surprit sous le cerisier. Entre ses mains, Rukia tenait précieusement le haori de Byakuya, elle n'avait pas encore trouvé le moyen le plus évident pour le lui rendre tout en essayant d'engager la conversation mais…il est vrai aussi qu'elle n'avait pas tellement eut l'occasion de lui parler depuis son aveu concernant sa promesse. Soudain, le noble prit la parole, ayant pour résultat de faire sursauter notre shinigami, qui par reflex, resserra contre sa poitrine le vêtement qui n'était pas sien.
« Rukia, pourquoi restes-tu figée ? Tu vas prendre froid, rentre. »
- Ou…oui Nii... Nii sama mais, avant tout, je voulais vous rendre ceci.
Doucement elle s'approcha de son frère et lui déposa sur les épaules son haori. Puis elle se courba légèrement en avant et s'éloigna à l'intérieur de la demeure.
« Bonne nuit Nii sama »
Byakuya ne répondit rien et ne se retourna même pas pour un quelconque remerciement. Simplement, il resserra un peu le vêtement sur lui-même et fixa l'ombre des arbres qui avaient pris de bien étranges formes depuis que la nuit était là.
*Flashback*
Alors que le vent soufflait son courroux à l'extérieur et que les branches des arbres pliaient cruellement, un enfant aux cheveux noirs et âgé d'environ 6 ans, avait remonté jusqu' à son front la couverture de son futon. Il devait être vingt deux heures et il n'arrivait toujours pas à trouver le sommeil. Il faut dire que les ombres menaçantes des feuillus n'était pas la pour faciliter la tâche à notre jeune Byakuya.. Ses mains étaient comme des étaux sur le dessus de la couverture, le cœur battant rapidement dans sa poitrine si juvénile. La soif lui tenaillait la gorge et toutes ses pensées étaient tournées vers la cuisine, mais la peur était là, sournoise et grandissante en ses veines et son esprit bien trop fertile. Malgré cela, le garçonnet savait qu'il ne devait pas céder à cette dernière, même si c'était si simple….si fascinant. Il était un noble il ne devait pas ressentir ce genre de sentiment,. C'était une faiblesse et père comme Ojii sama ne sauraient accepter cela de sa part...quoi que.. Surtout son grand père en vérité. Alors, prenant son courage à deux mains, Byakuya bondit hors de son lit et se mis en position de combat, comme si un adversaire invisible se trouvait sur les lieux. Ses muscles étaient tendus comme pour se préparer à une quelconque riposte, qui bien entendu ne vint pas. Après un court instant, le garçon se détendit et soupira intérieurement. Vraiment l'imagination était un redoutable adversaire, il venait d'en faire la leçon. Par la suite, il fit glisser le plus subtilement la porte sur le côté afin de ne pas éveiller les serviteurs de la demeure car s'il était prit, cela n'allait pas vraiment bien tourner pour lui. Une fois dans le couloir, il prit bien garde à ne point faire de bruit sur le plancher ciré et c'est alors qu'en longeant le mur qui séparait le corridor du salon, une voix s'éleva et stoppa net la progression de l'enfant.
« Byakuya, ne devrais-tu pas déjà dormir ? »
Ce dernier déglutit difficilement puis s'approcha de la porte. Il fit glisser le battant pour se retrouver face à un homme aux cheveux blancs et au visage marqué par le temps. Cependant il n'était pas seul. En effet, il était tout simplement assis à une table, sur lequel du thé reposait, et en face de lui se trouvait une jeune femme que l'enfant n'avait encore jamais rencontré. Ce dernier se courba un peu en avant et dit alors :
- Bonsoir Ojii sama. Je devrais dormir mais j'avais grand soif. Je ne pensais pas vous déranger.
Byakuya redoutait un peu le fait qu'il allait se faire sermonner, mais cela ne vint pas, alors qu'il se dandinait légèrement sur ses petites jambes. Au lieu de cela, son grand père fit simplement les présentations, non sans lui rappeler un peu une petite leçon de conduite :
- Byakuya cesse de te mouvoir ainsi, je te présente Yoruichi Shihouin. Je crois que tu sais quel rang elle représente, si tu as bien appris tes leçons.
- Oui Ojii sama. C'est vous, la femme chat ?
Il se rappelait vaguement d'un félin qui venait parfois le voir, alors qu'il se trouvait dans le jardin et qu'il cherchait vainement à attraper sous le regard de son père, qui parfois se devait de le rattraper de justesse avant qu'il ne tombe dans l'eau des carpes par exemple. Yoruichi eut un sourire des plus taquins sur le visage et s'approcha du garçon avant de lui ébouriffer les cheveux.
« Alors c'est toi le petit arrogant de la maison Kuchiki. Dis moi, ce ne serait pas plutôt le vent qui t'as fait quitter la couche ? »
La mine de l'enfant se renfrogna et d'un regard furibond il répondit tout en coupant net le contact physique, trahissant sans le savoir par ses paroles, que la déduction de cette femme était juste :
- Arrêtez de toucher mes cheveux. Et je ne suis pas un couard ! Je suis l'héritier, je n'ai pas le temps de penser à la peur, moi !
- Voyez-vous cela…
D'une mine goguenarde, Yoruichi se métamorphosa en chat et sorti ses griffes tout en menaçant le petit Byakuya. Le félin se rua sur ce dernier qui courut à toutes jambes dans toute la maisonnée, ameutant ainsi tout les habitants de la demeure, sous les yeux amusés de son ancêtre, qui terminait son thé, d'une gestuelle appliquée.
*Flashback - fin*
La nuit était bien avancée maintenant et le banc était vide. Byakuya avait quitté les lieux, refermant le Shoji de sa chambre derrière lui.
