Auteur : Kieran(e)
Genre : Policier
Source : Gundam Wing (l'animé)
Rating : R (violence, sang, douleurs et
j'en passe) // Je sais pas le nouveau rating
Fic UA.
Il n'y a pas de guerres ni rien, ça
se déroule sur notre terre à nous. Notre temps actuel,
précisément.
Conversation téléphonique :
téléphone
Anciennes pensées : « blablabla »
-- You're
Not Alone --
-- chapitre trois --
++ Appartement de la défunte ++
Zechs arriva en ronchonnant.
Décidément, il y avait des jours où il détestait
tout particulièrement son boulot. Il enfila des gants en latex
pour ne pas laisser d'empreintes et approcha des autres policiers,
qui s'agitaient comme des abeilles.
« - Inspecteur !
Venez voir ! »
« - Comment est morte
la victime ? »
« - Comme Chang, comme
beaucoup d'autres. Sept coups à l'arme blanche, gorge
ouverte et on a retrouvé une rose dans sa bouche. »
Le blond se renfrogna de plus
belle et s'agenouilla pour regarder la victime ; il eut un
léger mouvement de surprise en voyant la grosse natte blonde
qui sortait de dessous le drap blanc.
« - Une natte ? »
« - Oui. Nous ne savons
pas si c'est le tueur qui l'a faite ou si elle l'avait déjà
avant. »
Zechs fronça les sourcils
et plissa les yeux.
« - Comment se
nommait-elle ? »
« - Mariemeia John. »
« - Famille ?
Métier ? Heure du meurtre ? »
« - Sa mère et
une soeur, prostituée et 22h17 vu que sa montre est cassée
à cette heure. Le légiste nous en dira plus je pense. »
Le blond hocha la tête et
recouvrit la tête du drap. Il soupira et se mit à
réfléchir à toute vitesse. Cela ne concordait
pas non plus avec les derniers meurtres du tueur. Chang n'avait pas
de natte – les cheveux trop courts – son amie avait aussi les
cheveux courts, (bien que pour cette dernière, il était
seul à croire qu'elle pouvait être mise dans le lot
des meurtres) et la plupart des autres morts non plus.
Il y avait quelque chose qui ne
collait pas.
« - Inspecteur !
Le Commissaire Treize vous demande ! »
Zechs hocha la tête et
alla dans un coin plus tranquille pour téléphoner.
++ Quartier des prostitués ++
Une ombre siffla une insulte
envers un jeune homme et lui flanqua un coup de poing dans le ventre.
Le jeune prostitué tomba à terre en gémissant,
alors que l'ombre se relevait.
« - C'est si
compliqué de se faire respecter ou de faire ce que je te
demandais ? Kylian, je te demande 20 de plus de ton quota
habituel pour demain. »
« - Mais M'sieur
Yuy… »
« - 30. »
Le jeune homme se mordit les
lèvres. 30 ? C'était quasiment mission
impossible, surtout en ces périodes de fêtes. Noël
approchait, et les hommes riches pensaient plutôt à
sortir avec des jolies filles tout en leur offrant des bijoux pour
Noël plutôt que d'aller dépenser leur bourse avec
de la compagnie pour quelques heures de « plaisir ».
Il hocha la tête et se
releva difficilement.
« - Ce sera fait comme
vous le désirez, M'sieur Yuy… »
« - Dégage,
maintenant. »
Kylian ne se le fit pas répéter
deux fois et bouscula au passage un homme blond. Il s'excusa
rapidement et fila sans demander son reste. Il avait assez prit de
coups comme ça aujourd'hui.
Le blond le regarda partir et fit
un sourire moqueur.
« - Décidément,
Heero, tu arrives toujours à les effrayer par ta simple
présence… »
« - Que veux-tu,
Winner ? »
« - Rien que tu n'as
déjà. »
Heero le regarda avec une
expression indéchiffrable. Cela faisait huit ans maintenant
qu'il était dans le milieu de la prostitution. Il devait
avouer que lorsque, pour la première fois, voici 6 ans, il
avait vu Quatre Winner, l'un des politiciens les plus redoutés
et également le plus pourri, il avait été
étonné.
Encore plus lorsque le blond avait
directement engagé la conversation, sans préambule, lui
annonçant qu'il le couvrait, qu'il le payerait, à
la condition qu'il exécute son travail d'assassin et
également qu'il désirait que Heero constitue une
sorte de maison close pour lui et ses « amis »
politiciens. Mais que le brun pouvait faire ce qu'il voulait, du
moment que ça restait discret.
« - As-tu des nouvelles
de Duo ? »
A cette question, Heero se
renfrogna.
« - Non. J'ai beau
chercher, je n'arrive pas à le retrouver. »
« - Pourtant un mec
avec des yeux violets, ça doit pas être courant. »
répondit Quatre d'un ton moqueur, que Heero détestait
tout particulièrement.
Les yeux bleus lui lancèrent
des éclairs.
« - Je le sais ça,
Winner ! Tu m'apprends rien ! Seulement, il me semble que
tu oublies que ce petit con est sous protection de la police. »
« - Et c'est ça
qui t'arrêtes ? » répondit le
politicien de plus en plus amusé.
C'était lui qui avait
« donné » Duo à Heero, les
faisant rencontrer « fortuitement ». Ou, plus
exactement, il avait donné au hasard un coup de coude. Duo
avait fait le reste et était tombé rapidement amoureux
de Heero. Ce dernier avait alors caché son véritable
caractère – violent, brutal, cruel – pour pouvoir
l'amadouer et le prendre sous son aile.
La seule ombre au tableau avait
été ce Trowa Barton, qui essayait par tous les moyens
de séparer Duo de Heero, sans succès.
Il aurait encore insisté
que Quatre aurait fait le nécessaire pour lui faire fermer ce
qui lui servait de bouche.
A tout jamais.
« - Pourquoi es-tu
là ? » fit Heero, mettant ainsi fin aux
pensées de Quatre.
« - Je cherche une
petite poule. Un beau petit lot brun de préférence.
Avec des mèches blondes si possibles. Cheveux longs. »
« - Et yeux bleus ? »
continua Heero sans ciller.
Un rire rauque.
« - Tu connais mes
goûts, maintenant. Oh et j'ai un autre travail pour toi. »
« - Quel est-il ? »
Quatre lui tendit une longue
enveloppe en kraft.
« - Tout est dedans.
Tout ce que je te demande, c'est de la discrétion. »
Ce fut au tour de Heero de rire,
un rire un peu saccadé.
« - Comme si j'étais
pas discret habituellement ! »
« - Tu ne l'as pas
été pour Chang. Tu l'as égorgé comme un
barbare et en plus en oubliant Duo là bas. »
Le regard bleu resta
indéchiffrable. Si Quatre savait qu'en réalité,
il avait décidé d'abandonner volontairement Duo parce
qu'il ne voulait plus le voir, Heero n'était pas très
sûr que le politicien aurait été d'accord.
Il haussa les épaules.
« - Ce qui est fait est
fait. » annonça t'il d'une voix neutre.
« - Et c'est bien ce
que je te reproche, pour une fois ! » répondit
Quatre en élevant la voix. « C'était si
compliqué d'assommer Duo et de me l'amener ? »
« - Peut être. »
« - Tu deviens
dangereux, Yuy. »
Un sourcil s'arqua délicatement
et un mince sourire ourla les lèvres du brun.
« - Seul le vieux lion
qui sent sa fin proche devient réellement dangereux, Winner. »
répondit Heero avant de s'asseoir dans son fauteuil en cuir
et faire un geste vers un autre, tout aussi confortable, pour le
politicien.
Une jeune femme d'une
éblouissante beauté approcha timidement.
« - Kathie. Offre donc
une boisson à Monsieur Winner, tu veux ? »
La jeune femme, une très
jolie rousse avec un petit nez retroussé et des yeux couleur
vert d'eau, approcha en tremblant. Elle sentait le regard de Quatre
se poser sur elle et elle réprima un frisson.
« - Que… Que
désirez-vous ? » murmura t'elle d'une voix
quasiment inaudible.
« - Un whisky sec et
une jolie rousse… » fit-il alors qu'une de ses mains
commençait à caresser les reins de Kathie.
Elle réprima un sursaut et
s'éloigna rapidement pour préparer les boissons. Elle
avait peur de ce blondinet. Beaucoup qui étaient passés
entre ses mains avaient eu la même réflexion : il
était dangereux. Très dangereux. Cruel, impitoyable,
faisant presque passer leur maître pour un enfant de chœur à
côté.
« - Elle est
mignonne. » fit Quatre en la suivant des yeux.
« - J'ai mieux pour
toi. Une petite asiatique. »
« - Les asiatiques
n'ont pas les yeux bleus. » répondit Quatre avant
de reporter son attention sur son homme de main.
« - Merci pour moi ! »
« - Tu es métissé,
Heero. »
« - Hn. »
« - Elle l'est
aussi ? »
« - Hn hn. »
répondit Heero, ce qui semblait être un « oui ».
« - Présente-la
moi et on verra. » répondit Quatre en s'installant
plus confortablement dans le fauteuil. « Tu es assez
heureux, finalement, ici. Tu as ton harem, tu peux choisir n'importe
qui… »
« - Mais assez
rébarbatif à un moment s'il n'y avait pas de
nouvelles têtes. » répondit Heero. «
D'ailleurs, voici ta demande. Je te présente Carlyne. »
La prénommée
approcha timidement, simplement vêtue d'un peignoir. Elle
était pieds nus et ses longs cheveux noirs, parsemés
ici et là de mèches blondes et bleu nuit, cascadaient
jusqu'à ses reins.
Elle leva timidement les yeux vers
Quatre et s'inclina très bas, marquant son respect pour le
blond.
Quatre eut un sourire satisfait.
« - Très belle
prise. D'où vient t'elle ? »
« - Du Japon. »
Le sourire du politicien
s'élargit.
« - J'adore les
japonaises. Elles ont l'air timide comme ça mais elles en
redemandent toujours plus. Très bon choix, Heero. J'ai même
bien envie de la garder pour l'emmener. »
Les yeux bleus de la Japonaise
eurent un éclair de peur. Elle regarda rapidement Heero, comme
pour lui demander secours, avant de se rappeler que c'était
cet homme qui la vendait au plus offrant. Il ne fallait donc pas
s'attendre à ce qu'il la garde sous son aile. Elle baissa
la tête, attendant la réponse – sûrement
positive – de Heero.
Contre toute attente, pourtant,
Heero secoua la tête à la négative.
« - J'ai besoin
d'elle, Quatre. Elle me rapporte quasiment un quart de ce que tu me
demandes. Je préfère la garder pour le moment, mais
elle te sera réservée sauf si tu décides d'avoir
une autre personne. »
Quatre hocha la tête sur le
côté, semblant réfléchir. Il pesait le
pour et le contre. Avoir cette jolie poupée à son bras
lors des soirées mondaines lui permettrait peut être de
faire fuir sa principale prétendante, la princesse Hélène
R. Darlian (1).
Pas que la jeune femme n'était pas jolie, loin de là.
Mais il refusait d'être son mari et le roi d'un petit
royaume paumé entre ici et ailleurs.
Il aimait ce qu'il faisait, il
aimait son « métier » de politicien et
surtout, les avantages que cela apportait.
Ainsi que l'argent.
C'est bien connu, l'argent
appelle l'argent, le pouvoir appelle le pouvoir. Et ce que voulait
Quatre, c'était bien évidemment pouvoir, argent, être
reconnu et les femmes.
Même s'il ne crachait pas
sur un beau minois masculin, mais ceci était une autre
histoire.
Il sourit et attrapa la main de la
Japonaise avant d'hocher la tête vers Heero.
« - Je l'ai pendant
combien de temps ? »
« - Autant que tu
veux. »
Le Japonais se leva, indiquant là
qu'il stoppait la conversation et qu'il préférait
le laisser seul. Puis de toute façon Quatre connaissait la
maison, il n'y avait aucun souci.
« - Heero ? »
« - Hn ? »
Le blond eut un autre sourire
pleinement satisfait.
« - J'espère
que tu n'auras aucun problème pour cette mission. »
« - Hn… »
Le brun sortit, laissant Quatre faire ce qu'il voulait avec sa poupée japonaise (2).
++ Commissariat ++
« - Quoi ?! Mais
pourquoi !!! »
« - Cela vient d'en
haut, Merquise. Tu es en vacances jusqu'à nouvel ordre. »
« - Mais commissaire !!
Je suis en bonne voix sur cette affaire, je refuse de la lâcher
ainsi. »
Le commissaire Treize regarda son
meilleur inspecteur et posa ses mains sur le bureau.
« - Je te l'ai dis.
Tu es en vacances. Donnes-moi ton insigne et ton flingue. »
Le blond serra le poing et chercha
dans la poche revolver de sa veste l'insigne demandée et la
tendit.
Treize la prit avec une moue,
avant de tendre la main pour le flingue.
« - Allez. »
Zechs émit un
grondement de rage et donna le pistolet de mauvaise grâce.
« - Alors que
j'approchais enfin du but avec ce nouveau meurtre ! »
« - Justement. Noël
approche. Tu vas pouvoir faire tes courses tranquillement. »
Le blond se releva d'un geste
rageur, sortit du bureau en claquant la porte et alla à son
propre bureau avant de prendre son trench coat.
Sa partenaire, Noin Luzifer (3)
s'approcha de lui.
« - Zechs, qui
a-t-il ? »
« - Rien !!
Absolument rien, on m'a retiré l'affaire et je suis en
vacances. Comme tu peux le constater, tout va très bien,
non ? »
La jeune femme fit une moue
ennuyée et secoua ses courts cheveux bruns.
« - Zechs… je sais
que ça te tenait à cœur cette histoire. Allez…
Essaye de voir les choses positivement. Au moins tu seras chez toi à
Noël. »
« - Merci, Noin ! »
siffla le blond avant de lui jeter un regard meurtrier. Tu me
consoles en me disant ça c'est effrayant ! »
Noin haussa les épaules.
« - Arrête un
peu. Puis dis-toi qu'ainsi tu pourras allez voir plus souvent ton
petit brun à la natte. »
Immédiatement, le regard
bleu glacier se calma et un petit sourire effleura les lèvres
de Zechs. Bien sûr, il avait envisagé d'inviter le
brun pour Noël, mais Duo devait avoir d'autres projets.
Il pouvait toujours essayer de
l'inviter.
Après tout…Qui ne tente
rien n'a rien.
Il embrassa Noin sur la joue et
sortit, sa colère un peu calmée.
++ A
suivre ++
1 - C'est Relena mais j'ai préféré changer un peu son nom. Et je l'ai même raccourci dans le cas présent...
2 - Désolée, private joke face à une histoire drôle un peu immonde….
3 - Promis, j'écris plus rien quand je déprime, j'écris vraiment des noms à la con -.-
