Bonjour! ^^

Héhé, cette fois, c'est vraiment le chapitre 6! Et, à défaut de parler du bisou, on parle ici du stalker!

Couple: Arthur/Merlin (ça arrive, ça arrive! Nous y sommes presque, mes amis! Quelle émotion...)

Genre: Romance, UA.

Disclaimer: Il ne sont toujours pas à moi mais c'est pas grave, parce que je me réserve le plaisir de jouer avec eux, MWAHAHAHAHAHAHAHAHA!

Note: Et voilà, encore un nouveau personnage qui apparaît dans ce chapitre... Notre petit(e) stalker! A la base, ça devait être Pom-Pom, mais j'ai finalement changé d'avis alors j'espère que vous aimerez ce personnage parce qu'en tout cas, il/elle a rendu ce chapitre très amusant pour moi.

Note 2: Je voudrais remercier ici tout mes revieweurs parce que c'est un plaisir pour moi de mettre une heure à répondre à mes reviews toutes les deux semaines parce que j'en ai trop eu. MERCI A TOUS! (en plus, j'ai 65 review tout pile XD)


Chapitre 6:

(ou comment Merlin a découvert l'identité de son stalker)

Suite à cela, je n'ai pas bougé de ma chambre pendant deux semaines. J'étais - faut-il vraiment que je le dise? - puni. Urgh, j'ai l'impression d'être un gamin de cinq ans quand je dis ça. "Pourquoi?", me demanderez-vous! Eh bien, c'est tout simple: n'étant pas allés à la fête du village depuis au moins cinq ans, nous avons totalement écarté l'éventualité d'une nouveauté quelconque à cette fête purement traditionnelle. Et pourtant, il se trouve que, depuis trois ans maintenant, ils tirent un petit feu d'artifice du haut de la colline où nous avions décidé de nous installer cette fois-ci. Ainsi, tout les parents ont pu voir leurs enfants en train de pratiquer leur propre petite fête anticonformiste. Rien n'aurait été grave si la fête n'avait pas évolué au court des dernières années pour quelques petites expérimentations que font les jeunes de notre âge. Rien n'aurait pu être pire que moi, totalement défoncé, assis sur les jambes de Mike, pas très sobre lui non-plus, nous embrassant à pleine bouche devant une Sefa morte de rire parce que nous essayons de la rendre jalouse après lui avoir parlé de notre relation. Et il n'y à rien de pire encore que ma famille - accompagnée par Elyan, Morgana et Arthur - en chef de file, arrivant pile au moment où Mike et moi nous dégrafions mutuellement nos jean, laissant en évidence les marques de notre état d'excitation commun. Je crois n'avoir jamais connu de silence plus pesant qu'à ce moment là.

Et c'est donc pour cela que, pour la première fois de ma vie, je suis heureux de retourner m'enfermer entre les quatre murs d'une école - d'autant plus que ceux de Camelot sont en pierre version "château du Moyen-Âge", ce qui les rend d'autant moins accueillant, sauf si on est un féru d'histoire et d'architecture ancienne. Ce qui n'est évidemment pas mon cas... Enfin, nous ne sommes pas là pour discuter de cela, n'est-ce pas? Nous sommes donc dans le train depuis une heure, il neige, et tout le monde semble d'humeur morose, attendant que la fatalité de la vie nous rattrape. Déprimant. Heureusement, je me console en pensant à mes amis que je retrouverai là-bas. Du moins je l'espère, puisque malgré tout ce que la technologie fait pour nous aujourd'hui, je n'ai pas eu de nouvelles à part celles de Vincent qui m'a appelé au moins une fois par semaine. Peut-être ai-je reçu des messages pour Noël et le Nouvel An aussi mais, si tel est le cas, je n'aurais aucun moyen de le savoir puisque ma... Punition tient en compte le fait de ne pas avoir accès à mon téléphone et, apparemment, mon père a convaincu mes frères par je ne sais quel moyen de me surveiller tant que nous serons au lycée. Évidemment, tout cela est pour une durée indéterminée qui se prolongera sûrement jusqu'aux prochaines vacances et, en attendant, je vais passer tout mon temps à accompagner mes frères - ou pire, le Prince - de partout comme un petit chiot obéissant.

Le pire dans cette histoire, c'est que je fais tout mon possible en ce moment pour éviter Arthur depuis qu'il m'a embrassé et que cela risque de devenir impossible. Pendant le trajet du retour, je prends mon courage à deux mains et décide de parler avec lui dès que nous serrons tranquilles.

Mais les mauvaises habitudes ont la peau dure et je me retrouve tout de même à éviter son regard un maximum... Jusqu'au moment où nous nous retrouvons dans nos chambres respectives. Soudainement - il m'a pris par surprise, le fourbe! -, j'entends Arthur se racler la gorge et je me retourne en sursautant pour voir qu'il s'est placé stratégiquement devant les deux portes qui auraient pu consister en de possibles échappatoires. Bon, au moins, ça règle le problème : je n'ai plus d'autre choix que de lui parler. De plus, il parle en premier, me mettant directement au pied du mur.

"-Je ne vais pas tourner autour du pot: ça fait deux semaines que tu m'évites et j'aimerais savoir pourquoi."

Aller Merlin, tu as répété cette conversation cent fois dans ton esprit, tu peux le faire!

"-Je... Euuuh... J-je, enfin, je veux dire... C'est que..."

Pathétique. Je commence à rougir de honte. Mon petit cerveau chéri est complètement vide. Mais il note quand même le moment où Arthur s'avance encore vers moi pour me parler à nouveau, libérant l'accès à la porte de sa chambre.

"-C'est parce que je t'ai embrassé, n'est-ce pas? Je voudrais..."

Je ne le laisse pas finir sa phrase et prends mes jambes à mon cou. Je sais, très viril cette façon de fuir la réalité et les conversations sérieuses.

Au détour d'un couloir, lorsque je suis sûr qu'il ne me suit pas, je m'affaisse contre un mur et plaque mes mains sur mon visage rouge de honte. Mon Dieu, je vais devoir l'éviter éternellement maintenant! Je me relève et m'apprête à chercher les toilettes les plus proches pour essayer de me noyer dans un lavabo quand une main se pose sur mon épaule. Pour la deuxième fois en moins d'une heure, je sursaute et me retourne violemment.

"-Will!"

Je me jette sur lui et il me serre dans ses bras en riant (parce qu'il rit toujours, de toute façon... Jamais sérieux, celui-là).

"-Hey, salut p'tite tête! J'allais te dire bonjour tout à l'heure mais tu semblais en pleine fuite alors je t'ai suivi."

Dans le mille.

"-Qu'est-ce que tu fuyais au juste d'abord?
-... Arthur...
-T'en as déjà marre de lui?"

Je frappe son épaule en rétribution pour sa mauvaise blague mais ça le pousse juste à rire encore plus.

"-Il... Il m'a embrassé...
-Je ne me rappelle pas que tu fus si pudique du temps où l'on sortait ensemble, très cher.
-Non, évidemment mais... Le problème, c'est qu'on ne sort pas ensemble et qu'il est hétéro!
-Il ne doit pas être totalement hétéro pour t'avoir embrassé, si tu veux mon avis...
-Justement, je n'en veux pas.
-Oh, le gamin se rebelle! Comme c'est mignon!"

Se commence ainsi une course poursuite dans les couloirs où je jure à Will que j'aurais sa tête.

XxX

Une semaine de plus est passée depuis cet incident et j'ai réussi la plupart du temps à éviter Arthur - avec la complicité de Joe et Billy. De plus, j'ai décidé de me plonger exclusivement dans les livres et les études, histoire de passer le plus de temps possible dans le seul lieu où on ne viendra ni me chercher, ni me déranger : la bibliothèque. Oui, j'ai renoué avec mon premier et éternel amour qu'est la culture. Ainsi, je passe le plus clair de mon temps enterré sous une pile de livres et n'en sors que pour les entraînements - puisque je suis obligé d'y aller depuis que le Prince en a décidé ainsi -, pour manger et pour aller dormir, le plus tard possible généralement. Je me suis même endormi une fois dans la bibliothèque. C'est un surveillant qui m'a trouvé, m'a engueulé et m'a ramené.

Il se trouve aussi que mes frères ont aussi bien vite oublié le concept de "garde rapprochée" et que je me retrouve plus libre de mes mouvements, réussissant même parfois à sortir avec Vincent jusqu'à notre QG. Enfin, maintenant que je suis libéré d'un certain poids, un problème est revenu à la charge. Oui, le même problème qui me taraudait avant les vacances, à savoir mon stalker. J'ai désormais l'impression d'être espionné tout le temps, je me retourne toutes les deux minutes, comme un paranoïaque, ce qui a au moins le don de faire rire mes amis qui ne croient plus du tout à mes histoires depuis l'occasion ratée d'attraper mon poursuivant. Pourtant, je trouve le regard perçant à m'en trouer le dos assez présent - depuis les vingt dernières minutes que j'ai passées dans la bibliothèque, c'est pour dire qu'il est insistant - pour ne pas sembler illusoire. Agacé, je me retourne le plus vite possible pour surprendre l'espion et ai à peine le temps d'apercevoir une paire de lunettes entre deux livres que la personne disparaît, assez bruyamment puisqu'elle court à travers la bibliothèque pour s'enfuir. Avant qu'elle ne disparaisse derrière la porte, j'arrive à la voir de dos. Je sais maintenant trois choses sur elle : elle porte des lunettes, elle est rousse et elle fait sûrement partie des sportifs, à en juger par ses habits de sport, ses baskets et la serviette qu'elle portait autour du cou.

Ca la rend beaucoup plus réelle, mon illusion, tout ça!

XxX

"-Tu l'as vraiment vue? T'es sûr de pas avoir rêvé plutôt? Peut-être que tu t'es encore endormi en lisant...
-Non, Vinc', je ne me suis pas endormi en lisant! Elle était vraiment là! D'ailleurs, si mes déductions sont bonnes, elle est dans le dortoir des sportifs.
-Ah! Pas très pratique ça..."

Je le regarde comme si je m'attendais à ce qu'il me révèle ne pas posséder de cerveau mais juste beaucoup d'argent et que c'est la raison pour laquelle il est en cours avec moi. Sérieusement, est-ce qu'il vient vraiment de dire ça?

"-Vinc', dans quel dortoir est-ce que je réside en ce moment?
-Quelle question! Dans le dortoir des... AAAAH! Mais oui! Si t'es dans le dortoir des sportifs, tu vas peut-être pouvoir la retrouver!
-Oui, bravo! T'as trouvé ça tout seul ou on t'a aidé?
-Oh ça va hein!"

Tandis que je ricane dans mon coin, Vincent commence à bouder et, comme on ne peut rien en tirer dans cet état, je décide de me concentrer sur un plan possible pour retrouver mon admiratrice secrète. En plus, je fini les cours assez tôt aujourd'hui alors, avec un peu de chance, si je me cache dans la salle commune du dortoir, je pourrais la confronter. Bien évidemment, je ne l'ai jamais vu de face et l'entreprise risque de se révéler ardue, mais je ne suis pas vraiment du genre à baisser les bras avant même d'avoir essayé.

Une fois sorti, je cours jusqu'au dortoir et entre. Bon, maintenant, il faut trouver un endroit où se cacher... Pas vraiment pratique. Peut-être que le coup du journal pourrait marcher. Quoi que, si je ne veux pas me faire trop remarquer, mieux vaut éviter. Peut-être que si je m'asseyais juste dans le sofa qui ne fais pas face à la porte avec un livre, je paraîtrais plus naturel? En plus de ça, le miroir qui fait face à la porte sur le mur opposé me permettra d'identifier les personnes qui entreront.

Je prends donc un livre au hasard dans la petite bibliothèque et commence à faire semblant de lire. Mais, très vite, je lis vraiment et oublie tout de ma mission. Je reste enfermé dans ma bulle, ne faisant plus attention au monde extérieur, jusqu'à ce qu'une main se pose sur mon épaule. Je me retrouve donc face à un Arthur légèrement agacé. Peut-être parce que je l'évite la plupart du temps et que, les quelques fois où il a réussit à me coincer, j'ai trouvé à chaque fois le moyen de m'échapper? Oui, je suis devenu maître dans cet art et la fuite n'a plus aucun secret pour moi. Que celui qui n'a jamais été lâche dans sa vie me jette la première pierre.

Pour en revenir au Prince, il me fait un grand sourire qui est plutôt flippant de mon point de vue et s'assoie à côté de moi, commençant à me faire la conversation comme si de rien était.

"-Alors, comment ça va Merlin?
-Euh... B-bien, merci...
-Oh, je suis content de voir que tu n'as pas perdu ta langue, ça fait tellement longtemps que je n'ai pas entendu le son de ta voix!, dit-il d'un ton jovial qui ne cache pas du tout sa frustration."

Ne sachant que répondre à cela et me sentant même un peu coupable, j'attends avec appréhension sa prochaine réplique qui arrive très vite avec ce même ton effrayant.

"-On m'a dit que tu avais passé beaucoup de temps à la bibliothèque dernièrement? Je suppose que tu dois t'être imposé le défi d'en lire tous les livres avant la fin de l'année, puisque tu ne reviens pas avant très tard le soir. Tu as même dépassé le couvre feu quelques fois. Si ça continue, en temps que chef de dortoir, je vais devoir signaler ton comportement."

Alors que j'essaye vainement de traverser le sol et de disparaître, je le vois se rapprocher dangereusement de moi du coin de l'œil. Ses lèvres frôlent mon oreille lorsqu'il donne son coup de grâce.

"-Ou peut-être devrais-je choisir moi-même la sanction adéquate, susurre-t-il sensuellement."

C'est lorsque mon glapissement - dû à l'effet produit par cette dernière phrase sur moi - reçoit un écho provenant d'en face que je remarque que nous sommes observés. Observés par la rousse qui m'a rendu parano pendant quelques semaines. J'oublie alors tout de la situation et me lève de façon théâtrale, la pointant du doigt.

"-C'est toi!"

La rousse produit un nouveau glapissement et se lève elle aussi en trombe pour s'enfuir. Mais, comme je l'ai dit plus tôt, je suis devenu maître en la matière et, même sans un entraînement sportif aussi poussé que le sien, je parviens à la suivre dans les couloirs, anticipant ses mouvements. Oh, bonheur! Elle ne le sait pas encore, mais elle vient de se diriger droit dans un cul-de-sac. Enfin, je vais pouvoir découvrir son identité et ses intentions!

La fille me regarde, pétrifiée. Comme un animal encerclé, elle regarde rapidement tout autour d'elle, cherchant une nouvelle échappatoire.

"-Alors c'est vraiment toi qui me poursuit un peu partout dans les couloirs?, dis-je doucement pour ne pas l'effrayer.
-Je... J-Je suis d-désolée!
-Tu m'as quand même rendu sacrément parano!"

Je ris, essaye de détendre l'atmosphère. Ca à l'air de marcher, puisqu'elle esquisse une ébauche de sourire tremblant et s'appuie contre un mur, ne cherchant plus comment me fuir. J'avance alors ma main avec un grand sourire.

"-Je suis Merlin. Ravi de te rencontrer... Enfin. Et toi?
-E-Emy...
-Bon, si tu me racontais ton histoire maintenant! Est-ce que tu suis vraiment tout le monde partout comme ça?
-N-Non... En fait, j'ai commencé à te suivre parce que... P-parce que... Ah, j'arrive pas à le dire! Allez Emy, courage! Tu es une fille forte, tu peux le faire!"

Elle continue son monologue pendant encore une bonne minute durant laquelle j'essaye de m'imaginer moi-même ses raisons. Une seule possible me vient à l'esprit: cette fille est amoureuse de moi. On pourrait penser que c'est déplaisant pour moi, puisque je ne suis pas intéressé mais je suis un mec et un mec est toujours heureux et flatté de savoir qu'on s'intéresse à lui. Et puis, ça booste mon ego aussi...

On comprend donc pourquoi je suis tombé des nues en entendant enfin sa réponse, gueulé à la fin de son monologue qu'elle avait marmonné dans sa barbe.

"-J'AIME LE YAOI! J'AIME LES GAYS!"

Autant pour moi… Hum, oui, moi aussi, je t'aime beaucoup. C'est d'ailleurs pour cette raison que je recule doucement, pas à pas, sans geste brusque, de peur que ce qui n'était qu'un petit félin effrayé se révèle être un énorme fauve affamé. J'atteins à peine le couloir lorsque je vois son âme de fujoshi se réveiller, ses yeux briller comme dans un manga et c'est à mon tour de m'enfuir avant d'avoir pu demander mon reste. Derrière moi, je la vois redoubler d'effort pour me suivre. Bientôt, elle m'aura rattrapé alors je prends de plus en plus de petits chemins, de couloirs très peu connu, tourne à à peu près toutes les intersections. Je l'ai presque semée lorsque je me cogne à quelqu'un.

"-Hey, Merlin, ne cours pas dans les couloirs!"

Je relève la tête et suis face à mon frère, Lanc', mon sauveur. Ému, je passe mes bras autour de son cou, lui fait un gros bisou sur la joue et le sers le plus fort possible - de toute façon, je suis sûr qu'il ne sent rien du tout.

"-Euh... Merlin? Tout va bien?
-Oh!"

A cette exclamation, je me pétrifie et me retourne lentement pour voir Emy effondrée dans une marre de sang, marre de sang qui semble sortir par son nez. Combattre le feu par le feu, hein? J'y penserai la prochaine fois que je me trouverai dans cette situation. Oui, quelque chose me dit que ce n'était pas l'affaire d'une seule fois. En tout cas, mon frère, en grand héros, se dirige vers la jeune fille et commence à la porter jusqu'à l'infirmerie. Me sentant un tout petit peu coupable, étant la cause de ses saignements involontaires, je décide de les accompagner, suivi de Gwen.

"-Tu comptes m'expliquer ce qu'il t'est arrivé?
-Tu te rappelles de cette fille quand on était en troisième, quand Mike et moi on s'était embrasser pour donner un exemple?
-Oh oui."

Nous nous mettons à rire de bon cœur, revoyant comme si c'était hier l'événement de cette lointaine journée. Alors que des gars limites homophobes étaient venus m'emmerder, Mike - qui n'est évidemment pas l'homme le moins costaud que je connaisse - a décidé que s'embrasser était une façon très sage pour couper court au problème. Son plan a marché, mais pas de la façon dont il l'espérait: une fille plutôt discrète de notre classe s'est évanouie. J'ai d'abord cru à une bonne chrétienne mais j'ai appris plus tard par Gwen qu'elle était en fait elle aussi une "fujoshi" - il s'en suivit évidemment toute une série d'explication de ces termes pour moi, pauvre petite âme innocente.

XxX

"-Encore désolée pour tout à l'heure et merci de m'avoir amenée à l'infirmerie.
-Pour ça, il va falloir remercier mon frère. Je n'ai fait qu'accompagner.
-Tout de même, après que je t'ai poursuivi comme ça... Argh, j'ai hooooonte!"

Emy se cache derrière ses mains et je rigole, repensant à cette scène de course poursuite. Elle finit par me suivre et nous continuons à rire, parlant de choses et d'autres sur le chemin du dortoir. Oui, nous sommes en quelques sortes devenus amis. Mais l'atmosphère devient soudain plus sérieuse et gênée lorsqu'elle se met à rougir, cherchant la phrase appropriée pour se lancer sur le prochain sujet qu'elle voudrait aborder. Finalement, elle a dû décider de ne pas tourner autour du pot puisque, quelques mètres avant que nous arrivions au dortoir, elle me retient par le bras, sur d'elle et dit:

"-Tu devrais sortir avec Arthur."

Si j'avais été entrain de boire à ce moment là, je lui aurais recraché le liquide au visage. N'ayant pas de boisson à porté de main, je me contente de la regarder avec des yeux ronds comme des soucoupes. Puis je me mets à rougir violemment et tente de sortir une excuse que je vous épargnerai puisque très peu constructive. Elle prend alors un sourire rassurant et m'oblige à la regarder.

"-Je suis sérieuse, pour peu qu'on se penche sur vous deux de plus près, il est évident qu'il y a cette tension entre vous deux!
-Il est hétéro!
-Tu devrais voir comme il te regarde avant de dire ça.
-Mais...
-Hey, vous deux, vous allez vous décider à rentrer ou vous comptez faire le pied de grue ici jusqu'à ce qu'Arthur vienne vous ramener par la peau des fesses s'il le faut?"

Je me tourne vers Joe qui me fait un grand sourire. Merde, est-ce qu'il a entendu toute la conversation? Je deviens encore plus rouge si c'est possible et me dépêche de rallier ma chambre après un presque inaudible "bonne nuit". Derrière moi, la porte s'ouvre à nouveau.

"-Hey, il faut qu'on parle."


Voilà, c'est fini! Alors, vous avez devinez qui vient parler à Merlin à la fin de ce chapitre? Cookie virtuel au premier qui trouve! Plus sérieusement, le premier qui trouve à le droit de me faire une requête (que je me réserve le droit d'ignorer si elle est impossible, bien que je ferai tout mon possible pour exaucer vos voeux, très chers lecteurs!) !

Oui, c'est une forme de chantage pour avoir des reviews et non, je ne me sens pas du tout coupable.

Enfin, même si vous n'êtes pas premier, donnez-moi quand même votre avis! ^^

A la prochaine!

KroB.