Bonjouuuuur! ^^
J'ai une soudaine impression que je devrais m'excuser... Ce chapitre est fini depuis mercredi mais c'est seulement dimanche au dernier moment que je le publie. Quelle auteure indigne je fais...
Couple: Arthur/Merlin
Genre: Romance, UA. J'ai l'impression que je devrais rajouter "humour", étant donné que je ne suis capable que d'écrire des textes si peu sérieux...
Disclaimer: C'est toujours pas à moi, mais, bientôt, cette fic possédera plus de personnages inventés que de personnages de la série XD.
Note: Bon, j'annonce ici que personne n'a trouvé qui était la personne qui voulait discuter avec Merlin à la fin du chapitre précédant. Dans ce cas-là, je vous offre tout plein de cookies virtuels à tous parce que de toute façon vous êtes géniaux et que vous les méritez! Et j'aimerais remercier ici également les reviewers anonymes parce que je ne le fais pas assez souvent à mon goût: même si je ne peux pas vous répondre, sachez que vos reviews me font tout de même plaisir et me donnent la force de continuer à écrire alors MERCI A TOUS!
Note 2: /!\ Attention, gros con en approche! Non, cette note n'annonce pas un lemon (dommage...) mais elle dénonce (mais quel jeu de mot exquis!) la connerie dont fait preuve Merlin dans ce chapitre. J'ai eu envie successivement de lui foutre des baffes et de le prendre dans mes bras. J'espère que vous saurez me pardonner pour cet écart de conduite... Quoi qu'il en soit, voici votre chapitre!
Chapitre 7:
(ou combien Merlin peut-il être con même avec un gros cerveau?)
"-Joe? Qu'est-ce qu'il y a?"
La grande fausse brute me regarde, un air inquiet sur le visage, mais son inquiétude ne semble pas se porter sur moi.
"-C'est à propos d'Arthur."
A ce nom, je me retourne instinctivement vers la porte épaisse qui sépare nos deux chambres.
"-Ne t'en fait pas, il est chez Lancelot ce soir, avec Billy. Je lui ai dit que je m'occuperais de son rôle de chef de dortoir pour cette fois."
Chez Lanc'? Qu'est-ce que monsieur-il-faut-suivre-les-règles-à-la-lettre-par ce-que-mon-papa-est-le-directeur peut bien faire là-bas?
"-Écoutes, je sais qu'avec Billy, on est toujours là à le critiquer et à dire que ça nous emmerde de le suivre un peu partout comme deux petits chiots biens sages mais la vérité c'est qu'il reste notre plus vieil ami est qu'il est en déprime en ce moment.
-Et?
-Et quoi?
-Quel rapport y a-t-il avec moi?
-Merlin, ne joue pas au plus con, c'est important!
-Je vois bien que c'est important mais je ne vois pas comment me dire combien le Prince va mal va pouvoir l'aider à aller mieux. Maintenant, si tu veux bien, j'aimerais dormir."
Il soupire, agacé.
"-Merlin, s'il-te-plaît, écoutes-moi au moins...
-Qu'est-ce que tu ne comprends pas dans "j'aimerais dormir"?
-Arrêtes de faire ta tête de mule!
-Je ne veux pas entendre parler de lui, d'accord?! Maintenant, dégage.
-Mer-
-Sors. De. Ma. Chambre."
Il me lance un regard blessé et se dirige, énervé, vers la porte.
"-Vous me faites chier tous les deux. Pas un pour rattraper l'autre!"
Je lui lance un oreiller mais il ferme la porte avant. Du coup, il faut que je me lève pour aller le chercher. Et tout ça, c'est de SA faute!... Comment ça, je suis un con? Nan mais, c'est moi qu'on empêche de dormir là!
XxX
Résultat des courses, je n'ai pas fermé l'œil de la nuit et Joe alterne entre m'ignorer et me lancer un regard noir. Génial.
Pourtant, alors que nous sommes éloignés de quelques tables mais face l'un à l'autre pour le petit-déjeuner, son regard s'accroche au mien et il devient soudain pensif. Intrigué, je continue à le regarder. Ce manège dure quelques minutes, puis il semble avoir trouvé la solution à son problème puisqu'il affiche un début de sourire et... Ah ben non, finalement, il replonge dans son air pensif, me regardant toujours intensément ou plutôt fixant le vide entre nous deux d'une façon qui me mets vite mal à l'aise. Mais qu'est-ce qu'il veut à la fin?!
Mais au bout d'une petite minute, j'ai la certitude qu'il a trouvé ce qu'il cherchait puisqu'il sort de ses pensées pour vraiment me fixer, cette fois-ci, en souriant. Et soudain, j'ai un mauvais pressentiment. Ce sourire, c'est le même que celui que me tend Gwaine lorsqu'il a décidé que je serai la cible de ses gamineries. Et, croyez-moi, malgré le peu de matière grise que je loue à mon frère, son imagination rivalise avec la mienne lorsqu'il s'agit de m'embêter.
J'ai peur.
XxX
J'avais raison d'avoir peur car ce sont mes propres amis - les traîtres - qui me prennent en embuscade à la sortie des cours. Ainsi, je me retrouve attaché à une chaise dans une vieille salle de classe vide face au visage dur de Joe, celui satisfait - c'est lui qui a fait les nœuds - de Billy et ceux amusées de Will et Vinc'.
"-Qu'est-ce que vous faites?
-On doit te parler Merlin, dis Joe avec un ton glacial qui n'appelle pas à la répartie.
-Si c'est au sujet de hier, je ne veux pas en parler!, dis-je, buté.
-On devrait peut-être lui scotcher la bouche, non?, dis Will en m'ignorant, toujours aussi amusé.
-Judas! Faux-frère!"
Je vois Will essayer de retenir son rire, ses épaules se secouant tandis que je me tourne vers mon dernier espoir avec un air de chien battu.
"-Vincent, ô toi mon seul véritable ami! Je t'en prie, détache-moi!
-Désolé Merlin mais il faut vraiment que-
-Si tu me détaches, je te fais le D.M. de math qu'on doit rendre demain, le coupé-je d'un ton pragmatique."
Vinc' s'approche pour me détacher, son air laissant paraître de façon évidente le fait qu'il n'a même pas commencé ledit devoir. En chemin, Billy l'assomme et l'amène dans un coin de la salle pour commencer à l'attacher en sifflotant, heureux d'avoir un nouveau cobaye pour s'entraîner à faire des nœuds.
"-Mais vous allez me détacher, oui ou merde?!
-La ferme princesse. Joe m'a dit que tu refusais de l'écouter alors il a bien fallu qu'on trouve quelque chose!
-Je t'emmerde toi! A la seconde où je n'ai plus d'entraves, je te jure que tu ne pourras plus jamais avoir d'enfant une fois que j'en aurais fini avec tes couilles!
-Ton langage Merlin. Les insultes et les menaces ne marcherons pas mieux que le reste."
Alors que Will continue de ricaner, je m'apprête à lui répondre à nouveau mais quelque chose se pose sur ma bouche. J'ai donc désormais la bouche fermée à l'aide d'un bout de tissu. Will, qui avait dû servir de diversion pour que je ne voie pas le coup arriver, soupire de soulagement.
"-Merci Joe, ça commençait à être agaçant. Bien maintenant Merlin, puisque tu ne veux pas discuter sagement, tu vas te contenter d'écouter."
Puisque je ne peux pas vraiment occulter entièrement les voix de mes amis, je finis par me soumettre - bien qu'en tête de mule, je détourne le regard et affiche une moue boudeuse, refusant de coopérer.
"-Tu dois sortir avec Arthur."
Ah non! Mais qu'est-ce qu'ils ont tous avec ça en ce moment? J'ai pas envie d'en parler! Vous vous demandez sûrement ce qui m'empêche de sortir avec lui alors pendant que Will fait son petit speech je vais répondre à cette question. C'est tout simple en fait: Arthur est hétéro. Et même s'il se découvre soudainement un penchant bisexuel, il n'est vraisemblablement sorti qu'avec des filles et je n'ai pas envie d'être seulement une expérience qu'il jettera lorsqu'il trouvera chaussure à son pied! Comment ça, c'est débile? Qu'est-ce qui vous fait croire qu'il a vraiment des sentiments pour moi? Il vous l'a dit à vous peut-être?! En tout cas, moi j'ai pas entendu de déclaration, juste un baiser et une phrase dont - faute de pouvoir la citer à la virgule près - je peux vous redonner l'essentiel : "je t'ai embrassé pour voir ce que ça faisait et pour ne plus avoir à dire que je n'ai jamais essayé". Osez me dire que ce n'est pas ce qu'il m'a dit!
Bref, Will a l'air d'avoir fini puisqu'il me regarde avec insistance. Je crois même déceler une pointe d'agacement. Attendez... Will, agacé? Ça existe ça?
"-Merlin, est-ce que tu as écouté au moins ce que je t'ai dit?"
Comment tu veux que je te réponde, Joe m'a bâillonné.
"-Billy t'a détaché il y a deux minutes déjà."
...
Récapitulons: ça fait deux minutes que je ne suis plus attaché, Will s'est rendu compte que je ne l'écoutais plus depuis sa première phrase et je pense à voix haute.
"-... Tu n'as pas écouté depuis la première phrase?"
Oopsie... Will à l'air vraiment énervé tout d'un coup. Puis il sourit. D'un sourire sadique qui vous promet les pires tortures. Je déglutis bruyamment et cherche un appui auprès de mes amis. Joe, ce sale traître, affiche un sourire satisfait qui me rappelle le sourire qu'il a eu plus tôt au petit-déjeuner... Attendez... Ça veut dire que c'était son idée! Heureusement, Billy, avec un air d'habitude, attrape Will et le sort de la salle avant que ce dernier ne se jette sur moi.
"-Bon, Merlin, on essaye de t'aider là! Laisse-moi au moins deux minutes.
-Joe, laisse-moi tranquille avec cette histoire. Je ne veux pas sortir avec Arthur.
-Mais pourquoi? T'es dingue de lui!"
J'ai au moins la décence de rougir face à cette affirmation et baisse la tête pour cacher mon embarra. C'est si visible que ça?
"-Non, je..."
Face au regard qu'il me lance, je sens qu'il ne sert à rien de nier et soupire.
"-D'accord, c'est vrai, si tu veux. Mais ce n'est peut-être pas le cas pour tout le monde...
-Tu insinues qu'Arthur ne partage pas tes sentiments?"
Joe s'accroupit devant ma chaise pour me regarder dans les yeux, peut-être pour donner plus d'impact à ses paroles.
"-Merlin, tu peux me faire confiance. Billy et moi sommes sûrement les deux personnes les plus proches d'Arthur et il est évident qu'il est au moins aussi amoureux de toi que toi tu l'es de lui.
-Arrête tes conneries, Joe. La dernière fois que j'ai vérifié, ce mec était hétéro!
-Et alors? C'est vraiment ça qui te fait peur? C'est ça qui t'empêche de lui parler? Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait de Merlin?
-Et si... Et si ça lui plaisait pas? S'il ne voulait pas de moi finalement? Qu'est-ce que je fais, moi, si je m'attache vraiment à lui? Je suis sensé lui dire quoi s'il me jette parce que je suis pas assez bien pour lui alors que je l'aime à en crever?"
Je commence ainsi pathétiquement à pleurer et Joe - qui ne sait plus quoi dire ou faire - détache Vincent qui me prend dans ses bras en me murmurant des paroles rassurantes telles que "tout va bien se passer" ou encore "il ne ferait jamais ça". J'aimerai lui hurler qu'il n'en sait rien mais ça serait encore plus pathétique que la crise de larmes alors je me contente de la fermer et de tenter de me calmer.
XxX
Je suis désormais assis contre le mur sur mon lit, serrant nerveusement mon oreiller, attendant que l'heure fatidique arrive. Quelque chose me dit qu'aujourd'hui je n'échapperai pas à LA conversation. Et puis, si ce n'est pas Arthur qui vient de lui-même, je suis sûr que quelqu'un se fera un plaisir de lui annoncer ma présence ici, tout disposé à discuter. Pourtant, depuis une ou deux semaines, mon courage semble s'être fait la malle et j'ai vraiment envie de me cacher dans un trou alors que je vois la porte s'ouvrir et Arthur entrer.
"-Billy m'a dit que tu étais ici..."
Je le savais! Quelle bande de vendus! Eux qui sont sensés détester le Prince, ils me semblent bien amis avec lui dernièrement. Arthur me ramène à la réalité en toussotant et mes yeux croisent son regard las, un peu désespéré. Me sentant soudain coupable, j'arrête (enfin) de me lamenter sur mon sort et décide d'écouter ce qu'il a à me dire. Il s'assoit à l'autre bout du lit et semble chercher ses mots pendant quelques secondes avant de relever la tête vers moi et de se mettre lui aussi en tailleur pour me faire face. Pourtant, il ne dit pas un mot et se contente de me fixer. N'y tenant plus, je décide de m'exprimer en premier.
"-Je suis désolé.
-Pourquoi?"
C'est quoi cette question? C'est évident non?!
"-Pour... T'avoir évité?"
Il sourit. Enfin, il m'est donné à nouveau d'apercevoir son magnifique sourire et mon cœur en chavire, je rougis et... J'ai l'air d'une fille face à son premier amour. Merde. Gêné, je baisse la tête et l'enfouit à moitié dans mon oreiller. Ainsi, je sursaute lorsque je sens ses mains relever mon visage pour le voir s'asseoir à quelques centimètres de moi. Il sourit encore plus face à mon air troublé, m'oblige à le regarder dans les yeux. Les battements de mon cœur sont tellement bruyants que j'ai l'impression que tout le lycée peut nous entendre alors que son visage s'approche du mien. Mes paupières se ferment instinctivement mais, alors que je m'attends à ce qu'il m'embrasse, il ne dépose qu'un baiser papillon sur ma joue, caressant l'autre de son pouce. J'ouvre alors à nouveau les yeux pour le voir retirer ses mains tout en gardant très peu de distance entre nous et je comprends qu'il ne fera rien tant que je n'amorcerais pas moi-même le mouvement, me laissant le choix de rester ou de le fuir à nouveau.
Prenant ce qu'il me reste de courage à deux mains, j'enlève de mes jambes croisées le coussin qui nous sépare afin de me mettre à genoux, me penche vers lui et encadre à mon tour son visage de mes mains avant de déposer mes lèvres sur les siennes. Aussitôt, comme s'il avait peur que je disparaisse, il passe ses bras autour de ma taille, rapprochant nos deux corps. Je me retrouve alors assis sur ses jambes et nos mains se font aventureuses à l'instar de nos langues qui passent la barrière de nos lèvres pour lancer un combat sensuel. Ce qui n'était tout d'abord que douceur et tendresse se transforme en passion et nous ne nous séparons qu'au bout de longues minutes pour reprendre notre souffle.
Le silence autrefois lourd est désormais confortable et nous nous contentons de nous observer l'un l'autre pendant encore un moment avant de reprendre nos activités abandonnées plus tôt. Reprenant ma bouche d'assaut, Arthur m'allonge contre mon oreiller puis, tandis que ses mains remontent sous mon pull, ses lèvres descendent chatouiller ma gorge, accompagnées par mes soupirs de bien-être.
Quel est le pourcentage de chance pour que Gwaine et Lanc' décident que maintenant est le moment adéquat pour rendre visite à leur ami déprimé? Et le pourcentage de chance pour qu'ils aient l'idée de faire d'une pierre deux coups en passant visiter leur petit frère qui occupe la chambre d'à côté? Désolé mais je ne suis pas vraiment en état de calculer, là, tout de suite.
"-Ah, t'es là Art... Arthur?... Merlin?!"
Oups. Surpris, nous nous séparons mais Arthur prend quand même la peine de refermer mon jean et d'essayer de camoufler mon érection avec mon pull avant de se décaler. Plus personne n'ose parler. Gwaine se pince le bras, se croyant dans un rêve, tandis que Lanc' a les yeux écarquillés, semblant avoir bloqué sur la vision qu'ils ont pu avoir en pénétrant dans la chambre. Au bout de ce qui me semble être des heures, Lancelot semble se réveiller, nous jauge du regard, ouvre la bouche et la referme plusieurs fois. C'est finalement Gwaine qui sort en premier de sa torpeur.
"-Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer ce qu'il se passe ici?"
A défaut d'avoir une réponse, cela fait réagir Lanc' qui s'avance vers Arthur. Commençant légèrement à paniquer sur le genre de réaction qu'il pourrait avoir, je m'avance devant un Arthur très pâle et tente de résonner mon frère, quelques soient ses intentions.
"-Lancelot, je crois qu'on devrait-
-Gwaine, sort Merlin d'ici, dit-il, en me coupant la parole, à l'adresse de mon frère qui se dépêche de s'exécuter."
Je suis alors entraîné dehors, lançant un dernier regard impuissant et désolé à Arthur qui me rend un faible sourire, semblant sur le point de s'évanouir sous la pression de l'aura meurtrière de mon frère. Avant de sortir, j'ai le temps d'entendre une phrase prononcée sur un ton menaçant.
"-Maintenant que nous sommes seuls, je crois qu'il est temps d'avoir une petite discussion sur tes intentions envers mon petit frère..."
XxX
Je suis maintenant dans la salle commune, assis sur un sofa à côté de mon frère qui déplore la perte de mon innocence dans les bras de Percy.
"-Quand est-ce que tu comptes m'expliquer ce qu'il s'est passé pour le mettre dans cet état?
-Jamais?"
Il soupire, essayant de tirer cette histoire au clair avec un Gwaine en état de choc, traumatisé de la vue de son petit frère chéri en train de folâtrer avec son ami dans un lit. De mon côté, j'ignore son air désespéré pour me concentrer sur le couloir menant à la chambre, comme si cela pouvait faire passer le temps plus vite ou me permettre d'en savoir plus sur la "discussion" entre Lanc' et Arthur.
"-Merlin...
-Plus tard, Percy! Tu vois pas que je suis occupé?
-A quoi? Te ronger les ongles? J'essaierais bien de te rassurer mais puisque quelqu'un refuse de me dire ce qu'il se passe ici, je ne risque pas de pouvoir t'aider!"
C'est à mon tour de soupirer. En même temps, il faut le comprendre, il n'y a pas vraiment de raison pour que je ne lui en parle pas... Sauf peut-être la dizaine de personnes autour de nous, personnes qui ont mystérieusement décidé de se réunir maintenant dans la salle commune. En même temps, ça ne me ferait peut-être pas du mal d'aller prendre l'air. Et je sens que Percy ne demande que ça, échapper enfin à Gwaine.
"-Viens, on va trouver un endroit calme et je te raconte ça."
Gwaine s'apprête à objecter à notre départ mais une horde de jeune fille sortant tout juste de leur entraînement lui tombent dessus. Évidemment, réputé pour son côté Don Juan, il ne peut pas s'empêcher de les draguer, nous laissant ainsi l'occasion de prendre la tangente.
Nous tournons plusieurs fois dans les couloirs avant qu'il m'amène dans une salle de cours désaffectée, ouvre une porte et me tire sur un balcon. C'était bien le moment pour oublier de prendre une veste... Voyant que je commence à claquer des dents, il me prête la sienne avant de me regarder, attendant que je lui déballe l'affaire.
Puisque nous avons le même âge, mes rapports avec Perceval ont toujours été plus simples - surtout qu'il prend moins à cœur l'idée de "protection du plus petit/faible/chouchou de la famille". Ainsi, je ne suis pas plus embarrassé et inquiet que ça lorsque je décide de tout lui dire sans y aller par quatre chemins.
"-Gwaine et Lancelot nous ont trouvés - moi et Arthur - en train de nous embrasser dans mon lit.
-En train de vous embrasser?, demande-t-il, dubitatif.
-Il était en train de me déshabiller.
-Là, je comprends le problème."
On se regarde quelques secondes avant d'exploser de rire. Parce qu'avec du recul, cette scène est tellement clichée et ridicule.
"-Sérieusement, comment vous avez réussi à vous faire choper dans cette situation?
-Mais c'était pas prévu à la base! Arthur et moi, on était censé discuter... Et puis comment on pouvait imaginer qu'ils allaient débarquer à l'improviste en plus!
-Et alors? Qu'est-ce qui s'est passé ensuite?
-Lanc' est resté pour "discuter" avec le Prince et Gwaine m'a traîné dehors. La suite de l'histoire, tu la connais: il m'a ramené à la salle commune, m'a fait asseoir sur le sofa et ensuite il est reparti dans sa phase de choc post-traumatique...
-Il faut le comprendre aussi. De toute notre famille, Gwaine est celui qui te vois le plus comme un gamin innocent alors depuis le début de cette année, il faut dire que tu lui en as fait voir de belles!"
Nous continuons encore à rire quelques minutes - chose qui ne nous est pas arrivée depuis un moment alors que nous sommes habituellement plutôt proches - puis, lorsqu'il commence vraiment à faire trop froid pour que nous le supportions, nous nous décidons à rentrer.
Avec un timing parfait, nous arrivons dans la salle commune en même temps qu'Arthur et Lancelot. Mais alors que je me précipite pour savoir ce qu'il s'est passé, mon frère m'attrape en plein vol et me tire vers ma chambre qu'il vient de quitter.
"-Merlin, il faut qu'on parle."
... J'ai une étrange impression de déjà-vu, là...
(J'aimerais d'abord rendre à César ce qui est à César: Clia a découvert que c'était Joe qui voulait parler à Merlin mais, puisque ce n'était qu'une proposition parmi tant d'autres et même une des dernières et entre parenthèses, je ne sais pas si ça compte vraiment... Quoi qu'il en soit, bravo à Clia!)
MWAHAHAHAHAHAHAHAHA! Mais quelle fin machiavélique! Non mais plus sérieusement, vous pouvez critiquer parce que c'est vrai que je ne me suis pas foulée pour faire une fin en suspens cette fois... A la base, ce chapitre devait s'arrêter lorsque Lancelot et Gwaine ont investi la chambre de Merlin mais je n'ai pas eu le cœur de finir ce chapitre si tôt en vous laissant comme ça, en plein milieu de l'intrigue.
Le prochain chapitre est encore plus frustrant mais, peut-être qu'avec quelques... encouragements, cette affaire avancera plus vite que prévu...
MWAHAHAHAHAHAHAHAHA! Mais quel chantage machiavélique!
Bref, j'ai pété un câble mais ce serait bien que vous reveniez quand même.
KroB.
