Bonjoooouuuuuuur!
Voici le chapitre 9! Mais, avant de vous laisser lire, j'ai un message très important à passer: cette histoire comporte désormais (et ce depuis presque deux semaines) 100 REVIEWS ! Merci à tous d'être là pour me soutenir! Et, pour vous remercier, je posterai également aujourd'hui un bonus, sur une partie de cette histoire qui, il me semble, est sujette à beaucoup de questions... Au passage, je remercie Violette, revieweuse anonyme qui a posté la centième review! MERCIIIIIII!
Couple: Arthur/Merlin
Genre: Romance, UA.
Disclaimer: Les personnages (du moins la plupart) ne sont pas à moi et heureusement parce que, sinon, je ne pourrais pas m'amuser avec eux comme je le fais depuis quelques mois maintenant.
Note: Merci à tous pour votre soutient au chapitre précédent et pour m'avoir rassurée sur sa qualité! Ce chapitre ci est encore un peu "explicatif" mais vous retrouverez dedans la conversation tant attendue (ou pas...) entre Arthur et Merlin... Du moins, Arthur qui rassure Merlin.
Note 2: Je pense que vous vous en rendrez compte mais la partie en italique de ce chapitre est un flash back de Merlin. Je trouvais ça un peu moche d'écrire en gros "FLASH BACK" et j'ai donc opté pour cette solution.
Sur ce, bonne lecture!
Chapitre 9:
(ou quand Merlin déprime et Arthur vient à la rescousse)
Deux semaines sont encore passées. Evidemment, mon temps avec Arthur est plus que limité. En effet, le directeur a menacé Joe et Billy de les renvoyer s'il apprend qu'Arthur et moi nous sommes retrouvés en secret. Parce que, maintenant, ils sont censés être les gardes du corps de la vertu et de la fierté du Prince. Moi-même je suis en équilibre sur un fil. Après qu'il ait parlé à son fils, Uther Pendragon m'a aussi convoqué...
XxX
"-Bonjour, M. Wilson. Il me semble que c'est la première fois que nous nous rencontrons vraiment et je déplore le fait que ce soit dans de telles circonstances. Sachez tout d'abord que vous ne serez pas... Puni, pour votre petite histoire avec mon fils..."
A ces mots, je ne peux m'empêcher de soupirer de soulagement. Ne vous méprenez pas, ce qui m'importe n'est pas tant d'être puni dans cette histoire, mais il faut dire que cet homme est effrayant et qu'il a le pouvoir de me renvoyer.
"-... Après tout, j'ai été jeune moi aussi. Mais j'aimerais tout de même que vous compreniez que je ne puisse laisser mon fils être mêlé à un tel scandale qu'une relation homosexuelle peut être alors qu'il est destiné à être un jour l'homme le plus influant de cette ville."
Je sens très bien l'emphase et le dégoût mis dans le mot "homosexuelle" et me retiens de me lever pour faire un discours militant à l'homme clairement homophobe face à moi.
"-C'est dans ce but que je vous prierai de rester désormais éloigné de mon fils, malgré son amitié avec vos frères aînés. De même, étant ami avec votre cher père, je me dois de l'informer sur cette affaire."
Je t'en donnerai, moi, du "je vous prierai"! Ça me semble bien plus être un ordre qu'autre chose.
"-Bien, vous pouvez retourner en cours, maintenant."
XxX
Et ce connard a vraiment appelé mon père. Disons que ce sont mes frères qui s'en sont surtout pris plein la gueule pour ne pas m'avoir "surveillé" et que j'ai maintenant le droit à une garde rapprochée dans laquelle Gwen et Morgana ont été mises à contribution. Je crois que lui et le directeur se sont finalement bien trouvés pour leurs stratégies vaseuses dans leurs plans de surveillance. Bien que, les têtes de nos amis étant en jeux, Arthur et moi n'avons pas eu le loisir de nous voir pour l'instant. Quelle belle façon de commencer une relation!
Pour l'instant, je tente tant bien que mal d'avoir l'air enjoué parce que j'aimerais éviter de me faire tuer par mes amis qui trouvent ma mauvaise humeur communicative. Seulement, ce n'est pas facile quand je suis assis à moins de cent mètres de mon copain sans pouvoir l'approcher et osant à peine le regarder. Heureusement, je n'ai plus le droit au regard meurtrier de son père à chaque fois que je tente de croiser le regard d'Arthur, chose qu'il a arrêté de faire il y a une semaine, une fois l'affaire tassée.
A vrai dire, au cours de ces deux semaines, son attention à notre égard s'est progressivement dégradée, peut-être parce qu'aucun de nous n'a rien tenté pour se voir. Il doit penser qu'Arthur et moi avons finalement retrouvé la raison, que notre séparation nous a montré combien cette relation était idiote et qu'Arthur s'est vite lassé de son rapide penchant pour les hommes. Je commence même à envisager cette dernière possibilité parfois et ça n'est pas passé inaperçu aux yeux de Gwen qui essaye depuis le début de me réconforter et de me rassurer. Mais elle commence à être à court d'arguments et ne sait plus quoi dire pour me faire "entendre raison", selon ses propres mots.
Elle est d'ailleurs perdue dans ses pensées, soupirant alors qu'elle m'observe sans me voir. Je m'en veux un peu de la mettre dans cet état. Je sens alors un regard me brûler la nuque et me retourne vers la table où est assis Arthur - auquel je tourne généralement le dos pour ne pas rajouter du sel dans la plaie. Outre la psychopathe qui me lance de temps à autres un regard triomphant un peu flippant, je vois Billy et Morgana en train de discuter apparemment à voix basse, vu leur position, tout en me lançant régulièrement un coup d'œil furtif. Lorsqu'ils se rendent compte que je les ai vus, ils se retournent prestement et font semblant de rire à une blague avec nervosité. Trop tard, maintenant je suis curieux.
XxX
"-Allez, dis-moiiiii..., gémis-je.
-Non, me répond sèchement Morgana pour la centième fois depuis cinq minutes.
-Alleeeeeez!
-Non. Maintenant, vas en cours."
Morgana, exaspéré, ferme la porte de la bibliothèque sèchement pour me faire passer le message tandis que Gwen me tire par la manche.
"-Laisse-moi, je veux pas aller en cours!
-Et qu'est-ce que tu vas faire alors?
-Suivre Morgana jusqu'à ce qu'elle se compromette ou qu'elle me dise son secret pour que j'arrête de la suivre, réponds-je avec un air un peu dément."
Gwen me jette un regard sceptique sans cesser de me traîner derrière elle.
"-Tu deviens fou, mon pauvre."
Je dois reconnaître qu'elle n'a pas tort. Ça ne m'arrête pas pour autant et je continue à tenter de la tirer dans l'autre sens. Pourquoi est-ce qu'elle a plus de force que moi d'abord? Elle n'a pas bougé d'un iota alors que je tire de toutes mes forces sur son bras!
"-Peut-être que si tu mangeais un peu plus aussi..., dit-elle comme si elle avait lu dans mes pensées."
A ce moment-là j'ai la réaction la plus immature et débile qui puisse être: je la lâche pour croiser mes bras sur ma poitrine et bouder. Seulement, tout ne s'est pas exactement passé selon mon plan. Déséquilibrée par la soudaine absence de poids et de force de mon côté, Gwen fait quelques pas en arrière, ce qui l'amène directement... Dans les escaliers. Elle crie, mais je n'entends pas le bruit significatif d'une chute dans les escaliers alors que je me précipite à sa suite. La raison est simple: dans sa chute, Gwen a heurté notre professeur de mathématique qui montait les escaliers pour se diriger vers notre salle de cours. Au moins, il aura été utile à quelque chose.
"-Gwen, tout va bien?"
Elle se contente de grogner, acceptant la main que lui tend notre prof pour se relever. Mais alors qu'elle pose son pied droit au sol, elle le relève tout aussi rapidement en couinant. Je descends la volée de marche alors que, inquiète, elle fait tourner sa cheville, cherchant le problème. Après un nouveau sifflement de douleur, elle relève un regard noir vers moi.
"-Si je dois porter des béquilles pour le voyage à Venise, je te jure que je t'obligerais à m'accompagner dans chaque déplacement. Il n'y a pas de raison pour que je sois la seule pénalisée alors que ceci est de ta faute!, dit-elle en désignant sa cheville douloureuse."
L'avantage, c'est que je vais louper le cours de math pour l'amener à l'infirmerie.
XxX
Il y a eu finalement plus de peur que de mal: Gwen se retrouve avec un bandage et l'ordre de ménager sa cheville pendant au moins une semaine. J'ai ainsi échappé aux heures de tortures qu'elle m'a promises sur le chemin de l'infirmerie. J'ai insisté pour rester mais l'infirmière m'a renvoyé au bout de dix minutes et c'est pour cela que je lutte maintenant pour retrouver mon chemin. Oui, je me suis encore perdu bien que, pour m'a défense, ça ne me soit plus arrivé depuis plusieurs mois. Au moins, je sais que je ne suis pas au bon étage, puisqu'il ne me semble pas avoir emprunté d'escaliers durant les quelques minutes où j'étais perdu dans mes pensées. Lorsque j'arrive encore une fois dans un sombre couloir inconnu, je m'arrête en soupirant. Je ne pensais pas qu'il existait autant de « sombres couloirs inconnus » mais il faut dire que, cette aile du château ne contenant aucune salle de cours, je ne m'y suis jamais vraiment aventuré. De plus, ces couloirs semblent déserts et je ne peux donc pas demander mon chemin. Bravo Merlin, de mieux en mieux! Il ne manquerait plus que-
"-Ouah!"
Derrière moi, dans un couloir sombre que je n'avais pas vu, quelqu'un vient de me tirer en arrière, étouffant mes appels à l'aide de sa main. La personne en question me semble familière et je me calme rapidement en reconnaissant sa voix.
"-Relax, Merlin. On t'a cherché partout avec Morgana."
Lorsque Billy me lâche, je me tourne pour leur faire face.
"-Pourquoi est-ce que tu n'étais pas en cours, bon sang?, siffle Morgana en me tirant à travers les couloirs.
-J'amenais Gwen à l'infirmerie."
A cette annonce, elle se tourne vers moi avec un regard inquiet mais je la rassure rapidement sur son état. Elle se remet ensuite en route avec un air déterminé.
"-Quoi qu'il en soit, dépêche toi, tu as déjà réduit ton temps de visite."
"Temps de visite"? De quoi est-ce qu'elle me parle? Je n'ai pas le temps de l'interroger car elle semble pressée et que je dois me concentrer pour continuer à suivre son rythme, mon manque d'appétit et de sommeil commençant à devenir un véritable handicap pour mes faibles capacités physiques.
Nous arrivons enfin face à une salle et Morgana me jette dedans, fermant la porte après un "tu as jusqu'à la sonnerie, ne faites pas de bêtise". Je sens ensuite deux bras puissants se refermer sur ma taille et je ne cherche même pas à me retourner alors que l'odeur d'Arthur empli mes narines.
"-Tu m'as manqué."
Il embrasse ma nuque puis m'aide à me retourner pour me prendre dans ses bras.
Puis plus rien.
Tout d'un coup, je me retrouve assis sur une chaise et Arthur me tourne le dos, sa tête passant par la fenêtre ouverte, respirant à plein poumons l'air peut-être un peu trop frais à mon goût en ce mois de février. Puis il se tourne vers moi avec un paquet rouge entre les mains.
"-Je suis en avance mais je ne pense pas qu'on pourra se revoir de sitôt alors... Joyeuse Saint Valentin en avance."
... Okay, je ne m'attendais pas du tout à ça. Je le regarde, les yeux écarquillés. Je sens qu'il attend une réponse ou une réaction mais je suis tellement content et surpris qu'il ait pensé à quelque chose comme ça et le prenne avec tant de sérieux que mon corps et mon cerveau ne réagissent plus. Au bout d'un moment, il finit par poser le cadeau sur une table et s'approche de moi, inquiet. Ce n'est que lorsqu'il est face à moi que je me réveille enfin. Je l'embrasse ensuite fougueusement et il prend part au baiser avant de recommencer le même manège que tout à l'heure. Cette fois, c'est moi qui suis inquiet et je le suis vers la fenêtre.
"-Non, stop, ne viens pas plus près!
-Arthur? Il y a un problème?"
Il soupire et se tourne vers moi avec un air agacé. Là, je suis vraiment inquiet.
"-Est-ce que... Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal?
-Quoi? Non, non, ce n'est pas toi!
-Quoi, alors?"
Oui, c'était un peu agressif mais j'ai vraiment peur soudainement qu'il me dise quelque chose de très déplaisant comme "je ne peux plus être avec toi", même si cela paraît débile puisqu'il vient juste de m'offrir un cadeau.
"-C'est juste que... J'ai peur de ne pas pouvoir me... Retenir, si tu vois ce que je veux dire.
-..."
...
Oh...
Oh! Oh, oui, je crois que je vois ce qu'il veut dire. Je crois aussi que je suis rouge pivoine à l'instant. Le fait qu'il puisse être frustré ne m'avait juste pas vraiment traversé l'esprit comme raison pour cet écart entre nous. Sauf que maintenant, je me demande pourquoi il pourrait avoir envie de se "retenir", comme il dit.
"-Pas que je n'ai pas envie de toi, ce n'est pas du tout le problème, mais je préférerais faire ça autre part... Dans un endroit plus romantique..."
Je n'avais pas imaginé Arthur comme un romantique mais, après tout, ce n'est pas pour me déplaire!
"-... Et puis, il faut qu'on parle."
Et voilà qui casse tout. Mon sourire devient un peu plus forcé et je vais m'asseoir sur la chaise. Arthur fait de même, sur une chaise préalablement placée à deux mètre de la mienne, de l'autre côté de la table. Voilà qui rend cette situation très conviviale (notez l'ironie)!
"-Ne fais pas cette tête, s'il te plaît... C'est vrai que la situation actuelle n'est pas idéale et le fait de ne pas pouvoir te voir m'est aussi douloureux mais je te promets de trouver une solution. Seulement pour ça, il va d'abord falloir endormir les soupçons de mon père."
A la mention de son père, je ne peux m'empêcher de faire légèrement la grimace.
"-Non, vraiment, est-ce que cette conversation va consister en un monologue et quelques tentatives de lecture de pensées ou est-ce que tu vas te décider à parler?"
Hé, ho, moins de graine!
"-Bien que tu sois plutôt facile à lire, me ferais-tu l'honneur d'entendre ta douce voix?"
C'est ça oui, soit sarcastique, ça arrange vraiment ton cas! Tu peux toujours rêver pour que j'ouvre la bouche. Suite à cette pensée, je croise mes bras contre ma poitrine et affiche un air de défi alors qu'il soupire de dépit.
"-Ok, message reçu. Fais au moins l'effort de m'écouter... S'il te plaît."
Je suppose que je peux bien lui céder cela...
"-Bon, et bien, je me lance... Depuis le début, notre relation n'a pas vraiment été simple et quoi que l'on fasse, il y a toujours un obstacle qui se dresse entre nous deux. Mais, pour une fois, je dois dire que l'éloignement a du bon. Parce qu'il m'a permis de réfléchir, revenir sur les événements et analyser le tout. Et il y a deux choses évidentes, deux idées qui ne m'ont pas lâché depuis qu'elles m'ont traversé l'esprit. La première, c'est que mon père a tort sur toute la ligne et que cette histoire n'est pas qu'une phase. La deuxième c'est que, malgré ton caractère impossible, le fait que tu sois une tête de mule et que tu prennes la mouche trop vite, tes mauvais goûts en amitié, les ex-petits copains que tu traînes derrière toi - et avec lesquels tu es légèrement trop proche à mon goût -, et tous les autres défauts que je te trouve, je ne peux pas te sortir de ma tête. Je pense à toi chaque jour, chaque heure, à chaque minute de la journée, en me demandant si toi aussi tu penses à moi de la même façon. Je me l'étais interdit et pourtant je ne peux plus le nier: je t'aime, Merlin."
Okay, je suis sur le point de pleurer et… Rectification: je pleure. Je crois que personne ne m'a jamais fait une telle déclaration. Tout d'un coup, je me rends - enfin - compte que mes sentiments sont mutuels. De l'autre côté de la table - il s'est rapproché pendant que je n'étais pas concentré, le fourbe! - Arthur attrape mes mains dans la sienne, l'autre tournant mon visage vers lui tout en essuyant les larmes que je n'ai pas réussi à retenir.
"-Alors, je t'en prie, arrête de te faire du souci, arrête de te tourmenter, de douter de moi ou de ta valeur à mes yeux. Mes sentiments sont au moins aussi forts que les tiens, si ce n'est plus, et je ne supporte plus de te voir dans cet état."
Finalement, n'y tenant plus, je brise sa règle – qu'il a de toute façon instauré tout seul et de manière totalement arbitraire - et me jette dans ses bras, le laissant caresser mes cheveux et mon dos en espérant tarir mes larmes. Quelle mauvaise habitude j'ai là! J'aurais presque oublié combien il était bon d'être blotti dans ses bras. Après tout, ça ne m'est pas arrivé si souvent que ça... Trop peu, à mon goût.
Je ne sais pas combien de temps nous passons comme cela, sans bouger, sans parler. Je sais juste que les minutes passent beaucoup trop vite et que nous devrons bientôt nous séparer, alors autant en profiter maintenant. Mais ça ne semble pas être dans les plans d'Arthur puisqu'il me pousse légèrement pour pouvoir me regarder dans les yeux.
"-... Il nous reste moins de dix minutes... Tu n'aurais pas une petite envie de me parler de Mike dans ce laps de temps, par hasard?"
Mike? Pourquoi est-ce qu'il veut parler de... Oh, merde. Je crois me rappeler de la première et dernière fois où il a aperçu mon ami d'enfance et ex-petit ami et, le moins que l'on puisse dire, c'est que tout ça ne marche pas vraiment en ma faveur. Trouve quelque chose à dire Merlin, allez!
"-Euh... Tu es vraiment sûr de vouloir parler de ça dans les derniers instants que nous avons ensembles avant un bon moment?"
Bien joué! Éventuellement, il décide de ne pas insister mais prend sa revanche dans une bataille de guilis qui dure jusqu'à ce que Morgana vienne nous chercher une minute avant la sonnerie. En sortant de la pièce en premier, Arthur me demande de ne pas ouvrir le cadeau avant qu'il me donne la permission. A cela, je lui réponds que je ne prends d'ordre de personne mais il chasse rapidement mon argument d'un sourire. C'est vraiment parce que c'est lui...
XxX
Après cette heure que nous avons partagée, deux semaines se sont à nouveau écoulées. La séparation est encore plus difficile – paradoxalement - après cette déclaration qu'il m'a faite et la promesse de trouver un moyen de faire changer son père d'avis. De plus, ma curiosité va bientôt me tuer : j'ai respecté la demande d'Arthur et n'ai pas ouvert son cadeau. Mais je suis prêt à chaque instant puisque je le transporte toujours sur moi.
Oui, même maintenant alors que je suis à l'aéroport en ce dimanche 28 février, prêt à partir pour Venise. Voilà venu le voyage tant attendu! Et pourtant, je ne suis pas aussi heureux que je l'avais imaginé, puisque ce voyage va placer encore plus de distance entre Arthur et moi. Déjà qu'on ne se voyait pas au lycée, ce sera encore pire lorsqu'il y aura plus de mille cinq cents kilomètres entre nous…
"-Merlin, tu pourrais au moins faire semblant d'être heureux."
Moi aussi j'en ai marre d'être dépressif mais ce n'est pas de ma faute si le monde entier a décidé de se liguer contre moi !
"-Désolé, Gwen, c'est juste que-
-Bah alors, Merlinou, faut pas avoir peur de l'avion, c'est pas comme si on allait se crasher!"
Vinc' rit seul à sa blague débile tandis que je me contente de le foudroyer du regard, étant entouré de bien trop de témoins pour commettre un meurtre. Plus que le surnom, c'est la "blague" en elle-même qui est la cause de ma réaction: hier, Will et Vincent ont eu la bonne idée de me faire regarder "Destination Finale 1" pour, je cite, inaugurer mon premier vol. Je leur en voudrais toute ma vie.
Et je leur en veux plus particulièrement là, tout de suite, alors que je suis dans l'avion, attendant qu'il démarre tandis que les images du film défilent dans ma tête. Ça promet pour les deux heures de voyage...
Voili voilou! Bon, je sens que je dois ici des explications sur un point de ce chapitre: le mutisme de Merlin dans sa "conversation" avec Arthur. Lorsque j'ai écrit ce passage, il m'est tout simplement venu à l'esprit que Merlin est tellement une tête de mule et prend la mouche tellement vite dans cette histoire qu'il était plus que logique qu'il ait ce comportement tout d'un coup, étant sur les nerfs. De plus, un Merlin muet signifie pour moi que je n'ai qu'une moitié de conversation à écrire, ou plutôt une déclaration d'amour... Et les "bouuuh, c'est pas bien!" que vous avez peut-être envie de me lancer sont parfaitement justifiés!
Ainsi, si quelqu'un à des reproches à faire, vous n'avez plus qu'à envoyer une review! (mais quel talent dans le chantage!)
A très vite pour le deuxième bonus!
KroB.
