Bonsoiiiir!
Mon Dieu, déjà le chapitre dix et 116 reviews! Je suis tellement contente que j'en ferais une danse de la joie si je n'avais pas d'autres choses plus importantes à faire (comme publier ce chapitre)... Et si je ne l'avais pas déjà fait à chaque review reçue! Donc encore un grand merci à tous mes reviewers, même aux anonymes à qui je ne peux pas répondre! Et merci aussi à tous ceux qui mettent mon histoire en favori, à ceux qui me suivent toutes les deux semaines, à tous ceux qui arriverons après coup mais qui liront quand même cette histoire et, je l'espère, l'apprécieront (merci aussi à ceux qui me mettent en auteur favori ou qui me suivent en tant qu'auteur)!
Couple: Arthur/Merlin (qui se concrétise de plus en plus)
Genre: Romance, UA.
Disclaimer: Ils ne sont toujours pas à moi, mais ça m'arrange, parce que je peux faire pleins de choses avec eux en toute impunité...
Note: Ouhlala, je stresse, je stresse! "Mais pourquoi?", me demanderez-vous (ou pas, mais de toute façon je vais quand même y répondre). Et bien, c'est tout simple, il se passe dans ce chapitre un moment crucial de mon histoire et un moment crucial dans ma vie de fanficeuse. Mais, pour ne pas tout vous spoiler, je vais en parler à la fin (et là, vous vous dites "oh, c'est bon, elle va pas nous faire chier celle-là!")...
Chapitre 10:
(ou le gros revirement de situation)
Après un voyage passé à me retenir de vomir - parce que, oui, apparemment, j'ai le mal de l'air - nous atterrissons. Je suis dans les premiers à sortir de l'avion et marche le plus vite possible sur mes jambes tremblotantes, heureux de retrouver la terre ferme et pas le plancher d'un avion suspendu à quelques kilomètres dans les airs. Heureusement pour moi, nous prenons le car pour nous rendre à Venise. Après le mal de l'air, j'ai très peu envie de tester le mal de mer - bien que ce ne soit que partie remise, étant donné que nous nous trouvons sur une île... J'espère juste que je ne crains pas le bateau parce que j'aimerais à l'avenir g arder le contenu de mon estomac à l'intérieur.
Nous arrivons ensuite à l'hôtel. Pour un lycée de riche, vous imaginez bien je pense dans quel genre d'hôtel nous sommes. Lorsque je dépose mes affaires dans la chambre que Vinc' et moi allons partager, je découvre le plaisir d'être dans une chambre de luxe: on entre directement dans un salon avec une télé, un sofa et deux fauteuils; une arche mène à la chambre qui est en elle-même plutôt spacieuse, dotée de deux lits doubles, deux tables de nuit et deux grandes armoires où se trouvent des couvertures en plus. Je fais rapidement un tour par la salle de bain qui comporte une baignoire, une douche, un lavabo et des toilettes. Mais le meilleur dans cette chambre, c'est la vue. Le mur du fond comporte une baie vitrée qui s'ouvre sur la grande terrasse. Dans l'esprit de ma petite visite, je sors dans l'air frais du soir pour me trouver face au spectacle magnifique d'un coucher de soleil sur la mer scintillante. Subjugué, je m'assoie dans une des chaises que j'ai préalablement rapprochée de la rambarde et fixe le paysage jusqu'à ce que le soleil disparaisse. Une fois le spectacle terminé, je me relève et retourne dans la chambre en soupirant mais sursaute en voyant que je suis observé.
"-Bah alors, Merlinou, on est mélancolique? Ça fait presque une heure que t'es là, à fixer l'horizon..."
Je laisse passer pour le surnom par lassitude mais montre mon agacement en l'ignorant et en m'étalant sur le lit le plus proche.
"-Hey, c'est MON lit!
-Tu vois ton nom quelque part, toi?"
Vu le regard que je lui lance, la plupart des gens auraient arrêté ici la conversation, mais pas Vincent. Ce mec a une très grande bouche et ne sais définitivement pas quand la fermer.
"-Mais-euh! Je les ai testés exprès en arrivant!
-Sérieusement? Vinc', ça va pas changer ta vie d'avoir ce lit ou celui d'à côté!"
Il continue à se plaindre et je décide, pour le bien de notre cohabitation présente et future, d'arrêter de l'écouter. Je me redresse et attrape ma valise que je jette sur le lit avant de commencer à ranger mes affaires. N'arrivant pas à occulter totalement la voix de Vincent, je suis à deux doigts de me jeter sur lui pour lui faire subir les pires tortures lorsque mon regard tombe sur une boite. LA boite. Je l'attrape délicatement pour la porter plus près de mon visage et l'étudier pour la énième fois. Bien que le papier cadeau me cache la boite en elle-même, la seule chose dont je sois sûr pour l'instant est que le cadeau consiste sûrement en un bijou. Ce qui me semble particulièrement sérieux et, je dois l'avouer, me fait un peu peur... Ne vous méprenez pas, je n'ai rien contre les bijoux. Seulement, peut-être que c'est un peu excessif alors qu'on sort ensemble depuis seulement deux mois. Dans un autre sens, ça pourrait être le signe que cette relation est faite pour durer...
Comme d'habitude, mes sentiments sont paradoxaux et je finis toujours plus embrouillé quand je réfléchis, serrant la boite entre mes mains.
"-Merlin? Tout va bien?
-Hein? Euh... Oui, oui, ça va..."
Je jette un dernier regard à la boite avant de soupirer et de la ranger dans l'armoire. Si je l'ai encore dans mon champ de vision une seconde de plus, je pourrais être tenté de l'ouvrir alors que j'ai promis.
Finalement, je vais peut-être aller me coucher tôt pour éviter de déprimer...
XxX
Je suis crevé.
Ce premier jour a été éprouvant. Après une visite de la ville en matinée, nous avons pique-niqué dans un parc avant d'aller visiter le palais des Doges et le Campanile. Une fois de retour à l'hôtel, je m'écroule dans le lit. A côté, j'entends plus que je ne vois Vinc' faire pareil avec la grâce d'un pachyderme. Le téléphone de l'hôtel, posé sur sa table de nuit, se met à sonner et - sans penser au fait qu'il est étrange que le téléphone d'un hôtel à l'usage des clients et qui ne reçoit donc pas souvent d'appel se mette à sonner - réponds avec un grognement. Puis, parce qu'il vient de se rendre compte de ma précédente observation sur les téléphones dans les hôtels ou parce que la conversation est atypique, il écarquille les yeux de surprise avant de me lancer un regard puis un sourire qui me laisse perplexe.
"-Ok, je le préviens... Non, non, t'inquiète, je suis débile mais pas à ce point-là!... Oui, il l'a avec lui... C'est ça, à plus. Et bonne soirée..."
Puis il raccroche et son sourire est encore plus grand. Avant que j'ai pu lui demander quoi que ce soit, quelqu'un tape à la porte et il se jette dessus pour ouvrir, arrache les clefs d'une chambre aux mains d'un employé un peu décontenancé et se retourne vers moi avec un sourire encore plus grand si c'est possible. Ensuite, il m'attrape par le bras pour me relever, me tire jusqu'à la porte en passant par mon armoire pour récupérer quelque chose, me place la clef entre les mains et me pousse à l'extérieur.
"-Bonne chance!"
Et là, il ferme la porte. A clef. Je n'ai pas la clef. Et je doute que celle qu'il m'a donnée ouvre cette porte. D'ailleurs, maintenant que je suis seul dans le couloir, je commence à m'intéresser à la clef à laquelle est rattaché un porte-clefs avec le numéro 401. Il y a également un papier avec écrit dessus "prends l'ascenseur de gauche".
... Tout ceci est vraiment étrange mais je suppose que Vinc' ne m'aurais pas laissé dehors comme ça s'il ne connaissait pas la personne à l'autre bout du fil. Du moins, je l'espère... Je me dirige donc vers le fameux ascenseur mais il me faut un bon moment pour parvenir jusque-là. En effet, cet hôtel s'étend sur la longueur plus que sur la hauteur et le deuxième ascenseur est de l'autre côté par rapport à ma chambre. Une fois arrivé, quelque chose me rend perplexe. Logiquement, étant donné que la chambre porte le numéro 401, il faut sûrement que je monte au quatrième étage. Seulement, il n'y a pas de bouton pour le quatrième étage. A la place, il y a deux serrures marquées "1" et "2". Autant dire que c'est extrêmement utile. De plus, s'il y a une serrure, c'est qu'il faut sûrement avoir une clef que possèdent sûrement les employés de l'hôtel mais-
Hey, attendez! J'ai une clef, moi aussi! En désespoir de cause, je tente l'option de la clef dans la serrure marquée "1" et, ô miracle, l'ascenseur se met en marche. Alléluia.
Lorsqu'il s'arrête, je crois d'abord qu'il y a un problème, ne voyant pas la porte s'ouvrir. Me croyant bloqué, je me tourne pour chercher inutilement le problème - franchement, quel réflexe débile, comme si je pouvais découvrir en me tournant sur moi-même la cause de l'arrêt d'un ascenseur! - avant de me rendre compte que, non, il n'y a pas de problème, c'est juste qu'il y a également des portes à l'arrière et que, en l'occurrence, c'est par là que je dois aller apparemment. Toujours aussi intrigué, j'avance dans le couloir de l'entrée et entends un froissement. Baissant les yeux, je découvre un post-it collé au sol avec une flèche qui va vers l'avant. Jusque-là, je crois que j'avais deviné qu'il fallait avancer, merci ô mystérieux inconnu qui n'a apparemment pas beaucoup réfléchit lorsqu'il a décidé de flécher le chemin pour me permettre de le rejoindre. Bref, j'ouvre donc la première porte et me retrouve, sans vraiment beaucoup de surprise après le coup de la clef pour monter au quatrième étage, dans une suite.
Bon d'accord, je suis peut-être un tout petit peu surpris. Il faut dire que c'est une très grande suite. Je me trouve donc pour l'instant dans un très grand salon qui comporte un canapé à l'air très confortable, un fauteuil à l'air très cher et une télé à écran plat à l'air très... Télé à écran plat. Le chemin tracé par les flèches me pousse à aller vers l'avant mais ma curiosité l'emporte et je fais un détour par une porte sur le mur à ma gauche. J'entre donc dans une cuisine, parce que c'est très connu: les riches préfèrent de loin cuisiner eux-mêmes plutôt que de faire appel au chef cuisinier de cet hôtel cinq étoiles. Enfin, je dis ça, je dis rien... Ce côté-ci n'étant pas des plus intéressants - à part pour quelques plats sous cloches posés sur le comptoir dont l'odeur me donne l'eau à la bouche -, je continue mon chemin. La porte face à l'entrée me mène à une chambre aux murs crèmes, très grande elle aussi, avec un lit king size rouge, un fauteuil - lui aussi à l'air très confortable et tout aussi rouge que le lit -, un autre écran plat et une armoire. Comme quoi, les riches ne reculent devant rien. La porte de droite étant ouverte, je note la présence d'une très grande salle de bains suivie, de l'autre côté, de ce qui semble être une autre très grande chambre. Vous l'aurez compris, tout ici est excessif...
Mais bon, le plus important pour l'instant, c'est de suivre le chemin! Je me réfère donc aux flèches au sol pour me rendre sur la terrasse. La première chose qui me frappe, une fois dehors, c'est que le coucher de soleil est deux fois plus beau ici que dans ma chambre, ce qui est totalement injuste. La deuxième chose, c'est que je vais pouvoir, cette fois-ci, le voir depuis le début. La troisième chose, c'est qu'il y a une table ronde dressée d'une belle nappe rouge, de plus de couverts que je n'en suis capable d'utiliser et d'une chandelle allumée - autant dire un énorme cliché mais toujours aussi romantique. La quatrième chose que je remarque, c'est que l'hôte de ces lieux n'est pas là.
Et c'est la dernière chose que je remarque puisque, ensuite, deux mains se posent sur mes yeux et une voix douce et chaude murmure à mon oreille:
"-Devine qui c'est..."
Je ne perds pas de temps pour me retourner et embrasser Arthur à pleine bouche, sans même penser à lui demander comment il peut être là alors qu'il est censé être à l'autre bout du continent.
Il s'écarte un instant avec un sourire et commence une phrase qui a pour sujet notre dîner mais je ne lui laisse pas le temps d'aligner trois mots que je l'embrasse à nouveau et le force à reculer - enfin, "forcer" est un bien grand mot étant donné qu'il a au moins cinq fois plus de muscles que moi. Pour une fois, je sais que personne ne va nous déranger, parce que je ne pense pas que Lanc' se soit caché dans la valise d'Arthur avant son départ rien que pour nous surprendre en plein acte...
Note à moi-même: vérifier les valises d'Arthur, juste pour être sûr. Enfin plus tard parce que, pour l'instant, je pousse mon bel Apollon plus que consentant vers l'énorme lit king size - sur lequel il faudra que je tente de sauter quand personne ne regardera parce que mon âme d'enfant n'y résistera pas.
Bref revenons à nos moutons. Parce que, bizarrement, entre le moment où je suis parti dans mes pensées et maintenant, je me retrouve assis à califourchon sur un Arthur torse nu. Ah, et mon haut a lui aussi disparu.
"-Dis-donc, on est entreprenant ce soir?"
Il ponctue cette phrase d'un coup de hanche inversant nos positions et je grogne de plaisir, le mouvement ayant engendré la friction de nos entrejambes.
"-Je pensais juste… Qu'il serait judicieux de s'y mettre tant que personne n'est là pour nous en empêcher."
Il semble se rendre compte de toutes ces occasions futures qui seront stoppée par l'arrivée d'une personne quelconque, qui aura décidé que ce serait un bon moment pour entrer sans frapper à la porte, car il se baisse vers moi pour capturer mes lèvres tandis que ses mains commencent à explorer mon torse et...
Quelqu'un frappe à la porte de l'entrée.
"-Mr. Pendragon, le dernier plateau est arrivé!"
Quelqu'un avec un fort accent Italien qui se serait pris une porte s'il n'y avait pas été pour rien dans cette histoire de frustration sexuelle.
Arthur soupire de dépit et réponds qu'il arrive pour éviter que le groom vienne jusqu'ici avant de m'embrasser rapidement et de m'abandonner lâchement en me conseillant de me rhabiller. Au bout d'une petite minute, j'obtempère en grommelant deux ou trois insultes à l'égard des gens qui ne ressentent aucune gêne à déranger les couples prêts à se lancer dans une activité sexuelle débridée tant qu'ils le peuvent encore. Juste au moment où je sors sur la terrasse, le groom apporte un chariot avec les plats disposés dessus et nous sert l'entrée avant qu'Arthur ne le chasse d'un mouvement de main.
Visiblement, la situation l'amuse puisqu'il porte un sourire moqueur face à ma mine agacée. Ce qui me fait encore un peu plus rager mais a au moins l'avantage de faire retomber mon excitation.
XxX
Finalement, au bout de plusieurs compliments et quelques promesses pour la suite, Arthur a réussi à me sortir de ma mauvaise humeur passagère. Il faut dire aussi qu'il a sorti le grand jeu avec ce dîner aux chandelles face au magnifique coucher de soleil. Lorsque le soleil a enfin disparu à l'horizon et que nous avons fini de manger, c'est cette fois Arthur qui me mène plus doucement jusqu'au lit en me tirant délicatement par la main.
Il me pousse lentement pour que je m'assoie, embrasse furtivement mes lèvres puis ma main avant de s'éloigner d'un pas pour se déshabiller sous mon regard scrutateur. Je ne m'embarrasse d'aucune honte ou pudeur et laisse mes yeux dériver sur ses muscles délicatement dessinés par tout le sport qu'il pratique. Il ne se cache pas non plus et attend que je sorte de ma transe pour me tirer à nouveau par la main pour me redresser et m'aider à me déshabiller. Cette fois, une rougeur significative s'étend sur mes joues alors que je détourne le regard. On ne peut pas vraiment comparer mon corps de crevette à celui de statue grecque qui se montre dans toute sa splendeur devant moi. Arthur, se rendant compte de mon petit complexe passager, pose sa main sur ma joue. Une fois que nos regards se trouvent, il s'approche de moi, toujours avec cette même lenteur, et m'embrasse.
J'oublie alors tout le reste et me concentre sur lui, sur la sensation de sa langue dansant sensuellement avec la mienne, sur le feu que ses mains allument en moi sur leur passage alors qu'elles caressent mon corps, partant de mes épaules pour descendre sur mon torse, sur mes hanches, avant de remonter dans mon dos et de finir par se poser sur me fesses. De mon côté, je ne suis pas en reste puisque mes mains explorent toute surface à ma portée, descendant et remontant le long de ses abdominaux bien définis. La sensation de la peau contre la peau nous fait lentement mais sûrement perdre la tête et nous oublions toute raison pour nous concentrer sur nos sens qui ne demandent que plus de contact encore avec le corps de l'être aimé.
Dans un mouvement étrangement synchronisé, il me soulève tandis que je croise mes jambes derrière son dos et mes mains autour de sa nuque. Il relâche ma bouche pour s'attaquer à ma mâchoire puis à mon cou que je laisse à découvert en penchant ma tête en arrière instinctivement pour en faciliter l'accès, tandis qu'il me dépose délicatement sur le lit comme si je pouvais me briser au moindre faux mouvement. Dans un autre cas, ma fierté masculine commencerait déjà à protester contre l'étiquette de fragilité qu'ont tendance à me coller les gens, mais mon cerveau commence déjà à être entouré par les brumes du plaisir et je muselle ma fierté dans un coin où elle ne viendra pas me gêner.
Je sens qu'Arthur aimerait faire cela dans les règles de l'art, me faire languir sous lui alors qu'il me maintiendrait au bord de l'orgasme, mais nous attendons tous les deux cela depuis longtemps, bien avant que nous sortions ensembles, et tout mon être ne désire qu'une seule chose: ne faire qu'un avec lui. Je passe alors ma main dans ses cheveux et il lève le regard vers moi, semblant s'interroger sur mon interruption. A travers notre échange silencieux, j'essaie de faire passer tous mes sentiments, mes émotions, mes désirs. Il semble me comprendre puisqu'il m'embrasse à nouveau et sa main part chercher dans la table de nuit le matériel adéquat qu'il a dû préalablement placer là.
Il verse du lubrifiant sur ses doigts et les places à mon entrée tandis que je me prépare à cette sensation qui, je le sais, est légèrement désagréable, surtout que je n'ai pas fait ça depuis un moment. Pourtant, peut-être parce que je suis plus en confiance avec lui ou parce qu'il est extrêmement tendre et attentif, j'oublie vite l'inconfort de la pénétration. Ses yeux étudiant la moindre de mes réactions et me voyant me détendre, il ajoute un deuxième doigt. Cette fois, c'est plus douloureux et je respire lentement pour essayer de me calmer, ne voulant pas l'alarmer. Il hésite un instant mais j'ouvre à nouveau les yeux et lui sourit pour montrer que je suis prêt à aller jusqu'au bout. Il continue donc à me préparer et, assez rapidement pour un débutant, trouve ma prostate, me faisant lâcher un cri de surprise et de volupté. Avec quelques difficultés, ses doigts frôlent encore quelques fois ce point magique. N'y tenant plus, je pousse son bras et me place à nouveau au-dessus de lui.
Je n'ai rien contre le fait de prendre les choses doucement mais je sens dans ses yeux une certaine nervosité, sûrement par peur de me blesser, et j'ai peur qu'il décide finalement de s'arrêter si je ne prends pas moi-même les choses en mains, montrant que j'ai envie de ça autant au moins que lui, si ce n'est plus. J'attrape un préservatif qu'il a laissé tomber sur le lit tout à l'heure avec le lubrifiant et lui enfile sensuellement, lui faisant oublier toutes ses réticences, remplacées par une vague de plaisir. Alors qu'il ne fait pas attention, je me place au-dessus de sa verge dressée et m'empale doucement sur lui. Un long grognement s'échappe de ses lèvres et il s'accroche aux draps tandis que sa tête retombe en arrière. De mon côté, je me mort la lèvre inférieure sous la douleur et enfonce mes ongles dans mes paumes en attendant que ça passe.
Arthur a dû se reconnecter au monde entre deux puisque je sens ses mains remonter sur mes bras en des caresses apaisantes. Je réponds à son air un inquiet par un sourire un peu forcé. Au bout d'un moment, la brûlure de la pénétration commence à s'estomper et je commence à exercer un lent mouvement de va-et-vient. Très vite, le plaisir prend le pas sur tout le reste et nos hanches se rencontrent de plus en plus violemment. Nos gémissements et grognements se répondent; nos corps s'appellent, se collent et s'entrechoquent; nos bouchent se sellent. Arthur profite de mon abandon pour se replacer à son tour au-dessus de moi et prendre le contrôle de nos ébats. Ses mouvements sont de plus en plus rapides, sa main est accrochée à ma hanche presque à m'en faire mal et son autre main glisse entre nos deux corps en sueur pour aller caresser mon érection. Nous nous embrassons à nouveau, plus passionnément et bestialement que jamais alors que nous approchons de la jouissance.
Mes ongles se crispent sur ses épaules et je crie son nom dans mon orgasme tandis qu'il me suit après quelques va-et-vient. Pendant deux bonnes minutes, nous restons pantelant, Arthur se retenant à peine sur ses coudes pour ne pas m'écraser. Puis, il trouve la force de se décaler et jette le préservatif quelque part dans la chambre avant de s'écrouler à côté de moi. Lorsqu'il retrouve son souffle, il se soulève sur son bras droit, m'embrasse avec un sourire satisfait et va chercher quelque chose dans nos habits abandonnés au pied du lit. Puis, il s'assoit, tourné vers moi et je reconnais entre ses mains le cadeau qu'il m'a offert pour la Saint Valentin.
"-Vincent l'a glissé dans ta poche sous mes instructions tout à l'heure, répond-il à ma question muette."
Il commence ensuite à défaire le ruban puis détache le scotch du papier et je retiens mon souffle alors qu'il sort la boite. Je m'assois pour avoir une meilleure vue sur l'objet tandis qu'il l'ouvre devant mes yeux.
"-Joyeuse Saint Valentin... En retard, souffle-t-il avec appréhension."
De mon côté, je reste subjugué et suis incapable de faire ne serait-ce que respirer pendant un instant. Puis, je reprends le contrôle de mon corps et m'approche de lui pour l'embrasser doucement et faire disparaître cet air de son visage. Lorsque je m'écarte, nous nous sourions et il passe la chaîne en argent, similaire à celle qu'il porte et que je n'avais jamais remarquée jusqu'ici, autour de mon cou. J'ai l'étrange sensation un instant, avec toute la révérence qu'il met dans ce geste, que cette chaîne a une signification particulière, mais je laisse ces réflexions de côté: aujourd'hui, j'ai décidé de mettre mon cerveau en arrêt, au moins le temps de quelques heures.
"-Merci..., dis-je avec une voix légèrement enrouée."
Cette soirée est magique. Pendant au moins quelques heures, je n'aurais pas à penser à tous les problèmes qui nous attendent à Camelot.
Voilà! Comme je l'ai dit en haut (et je pense que vous vous doutez maintenant de quoi je voulais parler), je continue donc sur ma lancée pour vous parler de ce qui me stresse: le lemon. Le problème pour moi, ce n'est pas d'écrire un scène de sexe (je l'ai déjà fait quelque fois auparavant). Non, le problème, c'est que je l'ai souvent fait sous la contrainte et à la troisième personne du singulier. Du coup, celui-ci est un peu une première pour moi et j'ai un peu peur de m'être un peu ratée...
Et c'est là que vous entrez en scène, très chers lecteurs! Il ne vous reste donc qu'une chose à faire: reviewer pour me faire savoir si vous en voulez plus ou si je dois m'arrêter là parce que je suis une catastrophe. C'est à vous de juger alors allez-y!
A très bientôt pour de nouvelles aventures! (Oui, je me complais dans l'écriture de phrases d'accroche pour fin de dessin animé...)
KroB.
