Bonjouuur!

La bonne humeur vient avec les vacances très chers amis, et la clémence aussi... Juste une phrase énigmatique pour dire que je pense a (peut-être) réduire mes délais à une semaine (si j'arrive à écrire dans ce laps de temps... Rien n'est moins sûr vu la flemmingite aiguë que je me traîne depuis la naissance XD)...

Couple: Arthur/Merlin

Genre: Romance, UA.

Disclaimer: la série n'est toujours pas à moi et je me demande bien ce que diraient les scénaristes et les acteurs s'ils voyaient ce que je fais de Merlin.

Note: Je préfère prévenir avant de me faire tuer: ce chapitre est plus un chapitre de transition qu'autre chose et est ainsi moins long et peut-être moins intéressant par moment que les autres. Et, sans vouloir me déresponsabiliser (non, jamais!), vous pouvez remettre la faute sur mes épreuves anticipées. Ayant eu ma dernière épreuve jeudi, je n'ai commencé à écrire que vendredi puisque j'ai consacré mes autres temps libres de la semaine à des révisions et des moments de lecture... Vilain bac!

Note 2: J'ai préféré dans ce chapitre ne pas m'épancher sur la vie sexuelle de Merlin et Arthur durant la nuit à Venise parce que oui, ils y ont sûrement passé la nuit, mais non, malgré tout ce qu'on pourrait penser, leur sexualité n'est pas mon intérêt principal, du moins n'ai-je pas écris cette histoire rien que pour le plaisir de les faire coucher ensemble à tous les chapitres suite à leur première fois (sinon, j'aurais aussi écris "PWP" dans le résumé alors que là, c'est plutôt "intrigue débile, romance irréaliste et sexe de temps en temps").

Note 3: Message à Under This Rain (oui, maintenant je fais dans le message personnel en note de début de chapitre XD): j'ai réutilisé une idée parue dans une de tes reviews. Du coup, très chère revieweuse bien aimée, je m'excuse platement parce que ça risque de te spoiler la suite un tout petit peu sur le "Mystère Moffett" comme j'aime à l'appeler. Enfin, c'est pas comme si je faisais très compliqué dans mes intrigues en général (j'ai pas le niveau ^ ^') alors ça devrait aller...


Chapitre 11:

(ou comment écrire un chapitre inutile et utile en même temps en faisant croire qu'il se passe des choses mais en fait c'est plus mort que le trou du cul du monde (oui, c'est un long sous-titre))

Je me réveille à cause de la lumière passant à travers les rideaux épais. Je grogne d'abord puis m'étire comme un chat et pousse un glapissement surpris lorsque mon bras rencontre quelque chose. Mon cerveau sort ainsi des brumes du sommeil et je me redresse sur mes coudes pour observer le corps de mon - je peux enfin le dire! - amant. Mon homme est couché sur le dos, un bras derrière la tête et l'autre étendu derrière moi, m'ayant apparemment servi de coussin. Le rayon lumineux qui m'a réveillé plus tôt éclaire maintenant son torse, caressant ses muscles bien définis et je décide de sortir du lit avant de commencer à baver - ou pire, à avoir une érection. Pas que ça me dérange, de s'y mettre de bon matin, mais j'aimerais bien aller aux toilettes d'abord. En tentant de me lever, je remarque les cernes sous les yeux d'Arthur et fait tout mon possible pour ne pas le réveiller. Malheureusement, mon attention très louable échoue: à peine un pied posé par terre, une douleur familière - que je n'ai pourtant pas ressentie depuis des mois - brûle mes reins et rend mes jambes flageolantes. Que de grands mots pour dire que je me suis vautré lamentablement (et bruyamment)!

Dans le lit, Arthur commence à bouger et je prends se réflexe débile qu'on la plupart des gens de se figer en tendant l'oreille, attendant la suite. Peut-être parce qu'il est trop fatigué, il ne semble pas se réveiller et j'attends qu'il n'y ait plus un bruit pour me redresser en faisant très attention à ne pas retomber. Je m'appuie quelques instants sur le lit puis traverse la pièce le plus silencieusement possible. Après m'être soulagé, je prends le temps d'inspecter la salle de bains, n'en ayant pas vraiment eu le temps hier - vous savez bien pourquoi.

Bref, la salle de bains est, comme on pourrait s'en douter, aussi grande que le reste dans cette suite. J'ai l'impression d'être minuscule au milieu de ces meubles. Outre les toilettes et le lavabo qui ont une taille normale, il y a une baignoire de la taille d'un jacuzzi - ...Un jacuzzi qui aurait la taille d'une petite piscine - et une douche où l'on pourrait aisément faire entrer une petite de personnes. En me tournant, je croise également mon reflet dans un grand miroir de pied calé contre le mur. Je peux ainsi apercevoir les diverses traces laissées par Arthur durant notre nuit de folie, dont plusieurs suçons concentrés au niveau des clavicules et du torse et la marque très présente de ses doigts sur mes hanches - qui, je dois l'avouer, me fais légèrement rougir en repensant à nos ébats. On se demande après pourquoi je me lève avec d'horribles courbatures! Je viens recouvrir doucement de mes doigts les marques violettes. Il faudra que je garde un œil sur ça... Et peut-être que j'empêche quelqu'un de poser ses yeux là-dessus, si ça ne s'efface pas assez rapidement. Enfin, même si - énorme cliché mais pourtant vrai - je marque vite, je ne pense pas qu'Arthur soit assez violent pour laisser des bleus pour plus d'une journée. Puis, dans la faible lumière ambiante, quelque chose de brillant attire mon œil et je regarde pour la première fois autour de mon cou.

La chaîne! Je l'avais complètement oubliée, celle-là. C'est à dire que, personnellement, je ne trouve pas qu'une chaîne en argent soit le plus beau des cadeaux. Du coup, vu la révérence avec laquelle Arthur me l'a mise, je me demande ce qu'elle peut bien signifier pour lui. Rapidement, je passe mes doigts sur les maillons et cherche un signe distinctif, quelque chose qui pourrait me donner un indice. Mais ce n'est pas comme si la chaîne allait se transformer en flèche pour me montrer la solution alors j'abandonne plutôt rapidement avec un léger soupir de désespoir. Je sens que cette chaîne va m'en donner, des mots de têtes!

Je jette ensuite un coup d'œil dans la chambre mais la belle aux bois dormant est encore assoupie. Du coup, j'en profite pour aller explorer l'autre côté de la suite. Parce que, oui, comme je l'ai dit hier, il y a une deuxième porte dans la salle de bains qui mène à une autre chambre. Aux couleurs de Jeff de Bruges. Je ne m'attarderai sur le ridicule de cette situation... Malheureusement, le reste n'est pas beaucoup plus intéressant: la suite se termine en un grand salon aux meubles modernes en noir et blanc. Déçu de ne pas avoir fait de grandes découvertes, je me retourne vers la porte lorsque mon regard s'accroche sur un dossier posé sur une table près de la porte. Sans vouloir jouer les fouineurs, ma curiosité me pousse à regarder furtivement à l'intérieur.

Après examen de ma part, je dirais que ceci est la cause des cernes d'Arthur. Le dossier est un contrat entre le directeur de Camelot et une entreprise dont le directeur porte le nom de "Moffett", nom qui ne m'est pas inconnu. Mais, soudainement, le ridicule de la situation m'apparaît et je décide de sortir de cette pièce et de retrouver quelque chose à me mettre sur le dos.

XxX

De retour dans la Chambre Rouge - très original comme surnom, n'est-ce pas? -, j'attrape la chemise d'Arthur et l'enfile pour me rendre compte qu'elle me tombe presque aux genoux, que les manches sont deux fois trop longues et mes épaules bien trop étroites; bref, je nage dedans.

Ne me regardez pas comme ça, je suis d'humeur à faire des clichés aujourd'hui! Et puis, je fais ce que je veux d'abord. Donc, je boutonne rapidement la chemise, remonte les manches et enfile mes boxers que je retrouve dans un coin de la pièce. Bon, c'est vrai, j'aurais bien aimé prendre une douche avant mais ça peut attendre puisque j'ai pour l'instant un objectif beaucoup plus attractif que l'idée de me glisser sous l'eau chaude (et Dieu sait qu'il n'y a pas beaucoup de chose comparables à ça dans une situation pareille) : prendre Arthur en photo tant qu'il en est encore temps. J'attrape mon portable - oui, je l'ai récupéré mais, chut, c'est un secret! - et grimpe sur le lit, m'agenouillant pour trouver le meilleur angle. Après plusieurs prises, je m'arrête pour regarder le résultat et ne peut m'empêcher de faire un blocage sur ce corps magnifique, même en photo.

C'est sûrement ce qui m'amena à ma perte puisque, pendant que je ne regardais pas, Arthur s'est redressé silencieusement et m'attaque désormais avec des guilis. Etant très sensible, j'arrive tout de même à placer mon portable en lieu sûr avant d'éclater d'un rire incontrôlable, agitant mes membres en l'air dans un vain espoir de me débarrasser de mon assaillant. Finalement, il s'arrête tout seul au bout d'un moment, me regarde intensément et m'embrasse.

"-Bonjour toi..."

Que demander de mieux?

Apparemment, la chemise fait son effet - ah! Mauvaises langues que vous êtes... - et le corps d'Arthur commence à se réveiller, surtout une partie très spéciale de son anatomie. Seulement, j'aimerais vraiment prendre cette douche maintenant. Etant de bonne humeur - je ne vois vraiment pas pourquoi! -, je me soustrais à son étreinte avant qu'il puisse réagir - ce qui, vous en conviendrez, est un exploit lorsqu'il s'agit de moi et du meilleur des sportifs du lycée - et m'éclipse dans la salle de bains en lui tirant la langue. Je m'assoie sur le rebord de la baignoire que j'ai remplie préalablement et n'ai pas à attendre longtemps pour voir apparaître mon Apollon dans l'encadrement de la porte.

Il se prépare à se jeter sur moi mais, dans un éclair de génie et peut-être parce que ses réflexes sont encore un peu endormis, j'arrive à l'esquiver et le pousse dans l'eau. Seulement, je n'avais pas prévu qu'il s'accroche à moi et je me retrouve à mon tour immergé dans une baignoire définitivement trop grande pour porter ce nom. D'ailleurs, ce n'est apparemment pas une baignoire mais un jacuzzi puisque, dans notre bataille acharné, l'un de nous deux heurte un bouton mettant en route les bulles. D'abord surpris, nous nous figeons avant de nous regarder mutuellement et d'éclater de rire. Une fois la petite hystérie passée, je retire chemise et sous-vêtement trempés pour les poser quelque part à l'aveuglette avant de me caler contre Arthur qui, lui, est appuyé contre le rebord. Je soupire ensuite de bien-être et m'enfonce un peu plus dans l'eau chaude. Ainsi, je peux me rendre compte de mon état de fatigue lorsque je suis à deux doigts de m'endormir et décide de parler pour tromper l'ennui et briser le silence, certes confortable, qui s'est installé.

"-Alors... Qu'est-ce que tu fais à Venise?

-Pourquoi, tu n'es pas content de me voir?, me répond-il, joueur.

-Je me demandais juste comment tu avais réussi à échapper à lavigilance de ton père et de ses sbires."

Il semble saisir l'ironie de ma phrase parce qu'il ricane légèrement, faisant vibrer son torse contre mon dos. Ses mains se posent ensuite sur mes hanches pour les caresser avant qu'il ne se remette à parler, comme s'il cherchait la réponse adéquate.

"-Tu serais surpris d'apprendre que c'est même lui qui m'a envoyé ici. Il veut que je règle quelques affaires pour lui...

-... C'est louche, dis-je après un moment de réflexion.

-Je pense aussi. Il essaie sûrement de m'éloigner.

-Pourquoi?

-Je ne sais pas mais, connaissant mon père, ma meilleure hypothèse est qu'il se trame des affaires qui ne vont pas me plaire et qu'il veut m'éloigner le temps de signer un contrat qui m'inclut, sans que j'aie mon mot à dire.

-... Un rapport avec le contrat concernant un certain "Moffett"?, dis-je, sans réfléchir."

Ses mains se crispent sur mes flancs tandis que je plaque mes mains sur ma bouche, comble du comportement suspect. Il me retourne ensuite - c'est pas comme si je pouvais rivaliser avec sa force - pour que je sois face à lui et me lance un regard soupçonneux.

"-T'es allé fouiner dans la suite, hein?"

J'ai au moins la décence de paraître coupable. De son côté, il essaye de rester intransigeant mais, très vite, un sourire remplace son expression accusatrice et il m'embrasse sur le bout du nez.

"-Sale petit curieux, va."

Ce moment passé, je m'apprête à lui en demander plus sur cette affaire mais il me coupe d'un baiser entreprenant et j'oublie très vite cette histoire. Encore plus lorsque ses mains se font aventureuses.

XxX

"-Merlin, je dois y aller!

-Nan! J'ai manqué une journée de visite à Venise à cause de toi alors je te garde en représailles!"

Il pousse un soupir exaspéré mais je garde mes bras et mes jambes fermement accrochés à la sienne. Evidemment, s'il le voulait vraiment, il aurait pu m'envoyer valser à travers la pièce et s'éclipser en deux secondes mais, par considération pour mon pauvre petit corps et parce qu'il se sent coupable pour les bleus sur mes hanches, il essaye de me décrocher par diplomatie.

"-Merlin... L'avion part dans deux heures.

-C'est pas comme si tu pouvais pas te permettre d'en prendre un autre, dis-je, têtu.

-Non, justement, je ne peux pas me le permettre! Si mon père s'aperçoit que je n'ai pas pris le bon avion, il va commencer à se douter de quelque chose. Et puis, j'ai d'autres affaires dont il m'a chargé et qui ne peuvent pas attendre."

C'est vrai, j'avais oublié: après que nous soyons sortis de l'eau, Arthur m'a expliqué que si son père l'a volontairement envoyé à Venise, c'est sûrement parce qu'il a totalement oublié le voyage organisé par le lycée ici (apparemment, il ne serait pas tant que ça intéressé par la vie de ses élèves, du moins pas assez pour un directeur ET père de famille)... Le voyage et moi, apparemment, ce qui pourrait être vexant dans des circonstances différentes. Seulement, il faudrait éviter de lui rappeler et, évidemment, le fait qu'Arthur reste ici risque de déclencher la mémoire du vieux sénile.

Quoi qu'il en soit, pour éloigner Arthur pendant une longue semaine, il l'a envoyé faire le tour de l'Europe. Après tout, Arthur va hériter de l'empire de son père et, bien que directeur d'un lycée ne soit pas une charge si lourde à porter, être PDG d'une firme multinationale l'est. Parce qu'apparemment, fonder un lycée pour les ancêtres du Prince n'a été qu'un bonus pour leur image et leur porte-monnaie.

Tout ça pour dire que je suis toujours accroché à la jambe d'Arthur. Mais, soudainement, il utilise un plan vicieux pour se débarrasser de moi: s'asseyant sur le lit, il m'attrape au niveau des aisselles et prononce LA phrase pour me décrocher.

"-S'il te plaît, mon ange."

Avec des yeux de chiens battus, je vous prie. Surpris par le surnom, je desserre un instant ma prise sur sa jambe et il me soulève facilement pour m'asseoir sur ses genoux.

"-Je suis désolé de devoir partir, mais je n'ai pas le choix... Je te jure de me rattraper quand je rentrerai."

Je lui fais à mon tour les puppy eyes mais il détourne le regard de peur de ne pouvoir y résister. Une fois n'est pas coutume, je finis finalement par arrêter de faire le gamin, soupire et me relève pour le laisser faire de même. Il rassemble ses affaires et nous prenons l'ascenseur.

Lorsque les portes se ferment, sans que je m'y attende, Arthur me plaque contre un mur et m'embrasse passionnément en se collant contre moi. Je laisse immédiatement l'accès à sa langue et la rencontre de la mienne, engageant un ballet endiablé. Ses mains sont ancrées sur mes hanches (je crois qu'il commence à développer une passion étrange pour cette partie de mon anatomie) et les miennes sont perdues dans ses cheveux blonds, le décoiffant. Quelques secondes avant que les portes ne s'ouvrent au rez-de-chaussée, il se décale, me murmure un "je t'aime" à l'oreille avant de s'éclipser à l'ouverture des portes, me laissant pantelant, les jambes tremblantes et le cœur affolé, seul dans l'ascenseur.

Je ne reprends vraiment mes esprits qu'une heure et demie plus tard, lorsque Vincent entre dans notre chambre - que j'ai ralliée machinalement plus tôt - avec un sourire goguenard.

"-Alors comme ça on est plus puceau?"

Je vois dans son regard qu'il se prépare à me charrier jusqu'à la fin de ma vie sur les circonstances de cette première fois avec Arthur. Malheureusement pour lui, j'ai retrouvé ma bonne humeur.

"-Ça, ça ne date pas vraiment d'hier."

Cette fois, dans son regard, je ne vois rien du tout pendant de longues secondes avant qu'il comprenne le sens de ma phrase et écarquille les yeux. Apparemment, son cerveau n'a jamais émis l'idée que je pourrais déjà ne plus être vierge depuis longtemps. Ça ou alors il vient de s'imaginer un truc débile.

"-T'as couché avec Will?!"

Qu'est-ce que je disais, déjà?

XxX

Et me voilà de retour au lycée après une semaine géniale à Venise. Etrangement, alors que j'aurais pensé être déprimé suite au départ d'Arthur, sa venue et nos... Activités m'ont laissé pendant toute la semaine sur un petit nuage, me permettant d'apprécier pleinement le voyage comme il se doit. Maintenant, c'est une autre histoire. En effet, je ne suis pas au lycée pour longtemps : je prends le train ce soir pour Ealdor, pour deux semaines de vacances bien méritées... Donc deux semaines de plus loin de mon Prince. Urgh.

Est-ce qu'un jour nous trouverons le moyen de nous voir plus régulièrement qu'une à deux fois par mois? Je commence à en douter. De plus, maintenant que mon super voyage est terminé, mon moral est au plus bas. Et, apparemment, Gwen s'en est rendu compte puisqu'elle vient de sortir un long soupir. Je crois qu'elle a envie de démissionner du job de meilleure amie du dépressif chronique.

"-Merlin, ne peux-tu pas être heureux encore quelques heures?

-Non, réponds-je avec un air renfrogné.

-Alors fais semblant parce que sinon, je te jette par la fenêtre du train en marche."

Ceci a le mérite de couper court à toute réplique de ma part et elle semble en être satisfaite. Je vous jure, cette fille est une sorcière. J'ai peur.

Bref, le train est arrivé et maintenant que nous montons à l'intérieur, on ne peut plus faire marche arrière. Je dépose ma valise et entre dans le wagon mais mon portable sonne et je fais un signe à Gwen pour qu'elle aille s'asseoir sans moi, me plaçant dans le couloir pour ne pas gêner les autres passagers.

"-Hey, Merlin, c'est Percy!

-Je te rappelle que ton nom s'affiche sur l'écran lorsque tu appelles, dis-je un peu méchamment mais un élément que je n'avais pas pris en compte me percute. Attends... Comment est-ce que tu sais que j'ai mon portable?!

-Tu ne pensais pas sérieusement que je ne m'en rendrais pas compte lorsque tu m'as fait le coup du pickpocket – coup que je t'ai moi-même appris soit dit en passant -, n'est-ce pas? Mais ne t'inquiètes pas, je te couvre auprès des autres. Et puis, papa a décidé de lever la punition alors c'est pas comme si t'étais vraiment dans l'illégalité...

-... Merci Percy. Alors, d'où me vient l'honneur d'avoir le grand Sire Perceval au bout du fil?

-Eh bien, je voulais juste m'assurer que mon petit Merlinou d'amour se portait bien. Après tout, on ne t'a pas parlé depuis une semaine! D'ailleurs, j'espère que tu n'as pas oublié la princesse sur le quai!, dit-il en se référant à Gwen.

-Premièrement, promis, je ne t'appelle plus "Perceval", mais seulement si tu arrêtes de m'appeler "Merlinou". Deuxièmement, ne t'inquiètes pas, la princesse a bien pris son carrosse à l'heure, bien que celui-ci mette étrangement le temps avant de démarrer. Et, troisièmement, tu ne m'appelles jamais pour avoir juste des nouvelles alors crache le morceau.

-Ok, d'accord, un partout! Je voulais aussi m'assurer que mon cadeau était bien arrivé.

-Quel cadeau?

-Hum, c'est embêtant... Enfin, je suppose que c'est lui qui a fait retenir le train alors tout va bien! Allez, à tout à l'heure mon petit frère chéri!

-Attends, Percy! Quel cadeau? De qui est-ce que tu parles? C'est quoi cette histoire avec le train ? Allô? Allô! Raah, et merde!"

Percy m'a raccroché au nez et je me retrouve donc à pester tout seul face à mon portable. Qu'est-ce qui lui arrive tout d'un coup, à jouer les énigmatiques?!

Alors que je range mon portable dans ma poche, le train démarre enfin (normalement, il s'arrête ici à peine assez longtemps pour que l'on entre alors c'est pour dire!) et je me tourne vers la porte. Deux mains se posent alors sur mes yeux et mon mystérieux agresseur prononce le "devine qui c'est!" habituel en essayant de déformer sa voix. Surpris par l'attaque, je me retourne brusquement pour tomber face... A un énorme bolduc se terminant par un nœud qui entoure mon agresseur. J'aurais ri si mon cerveau n'était pas aussi embrouillé par les émotions.

"-Arthur!"

Finalement, je crois que Gwen va devoir recourir à nouveau à sa menace mais pour m'empêcher de sourire niaisement cette fois-ci.


Voilà, c'est terminé! Je vous avez dit que ce serait court... Enfin, un peu plus que d'habitude en tout cas.

Si vous voulez vous plaindre de la longueur du chapitre, tapez 1.

Si vous voulez vous plaindre du manque d'érotisme du chapitre, tapez 2.

Si vous voulez vous plaindre de l'auteur parce qu'elle est "incompétente et méchante-pas-belle!", tapez 3.

Si vous voulez vous plaindre de l'histoire, tapez 4.

Si vous voulez vous plaindre de tout ça et plus encore, (tapez l'auteur) laissez une review! Le docteur Black, meilleur psychologue non-homologué du quartier, sera ravi de vous écouter et répondre à toutes vos questions!

"-Êtes-vous fou, docteur? -Non, c'est une vision de ton espriiiiiiit!"

KroB.