Bonjour!
Que je suis matinale aujourd'hui! En même temps, en tant qu'auteur consciencieux, je ne pouvais pas laisser ce chapitre traîner une seconde de plus. D'ailleurs, je voudrais m'excuser pour ceux qui attendaient ce chapitre ce week-end (s'il y'en avait qui l'attendaient), mais je ne me suis pas rendu compte que je n'aurais pas le temps de publier ce chapitre avant qu'il ne soit trop tard, puisque je devais normalement avoir tout dimanche après-midi pour le faire, dimanche après-midi que je n'ai finalement pas eu de libre... En bonne petite lycéenne en vacance, je squatte de partout et ne sais jamais quand je repars alors ce n'est pas simple pour planifier .
Couple: Arthur/Merlin (of course U_U)
Genre: Romance, UA.
Disclaimer: ils ne m'appartiennent toujours pas. Dernièrement, j'ai souvent dit que c'était mieux comme ça mais en fait, il y a un truc que j'aimerais bien avoir: un droit de veto, histoire de m'opposer aux choses stupides comme le mariage de Gwen et Arthur, par exemple...
Note: Il y a deux semaines, j'ai dit que je pensais peut-être à accélérer ma production de chapitre. Tout ça pour me rende compte à la fin que je n'étais capable d'écrire un chapitre bien d'un seul coup seulement quand je suis sous la pression de l'ultimatum des deux semaines. Oui, je suis une grosse feignasse mais, au moins, je suis toujours là à temps! =D
Note 2: Je suis une auteure heureuse qui ne reçoit que des reviews gentilles et constructives... MERCI BEAUCOUP A TOUS!
Chapitre 12:
(ou vacances et PFNL: Plan Foireux à but Non Lucratif)
Maintenant que l'euphorie du moment est passée, voilà le retour des idées noires – soyons honnêtes, je ne serais plus Merlin autrement. Enfin, cette tournure est un peu hyperbolique, mais je n'ai quand même pas encore digéré le coup de mon père. Ce n'est pas comme si je connaissais tous les tenants et aboutissants de cette histoire mais, à ce que je sais, lorsque le directeur a appelé mon père, ce dernier a oublié son devoir paternel de soutenir son fils et a préféré se ranger du côté du vieux sénile (oui, c'est désormais son surnom, du moins officieusement et quand Arthur n'est pas à côté). Donc, oui, je me réserve le droit d'être énervé contre lui, voire de lui faire la gueule pendant deux semaines - aussi gamin que cela puisse sembler. Na.
Il est déjà tard lorsque le train arrive en gare. Lorsque je vais pour attraper ma valise, Arthur me donne le ruban et profite de mon instant de surprise pour la prendre à ma place. Je crois qu'il prend un peu trop confiance en lui et qu'il serait temps de lui remettre les idées en place. Sur le quai, je lui lance le ruban à la figure, reprends ma valise et me dirige vers mon père et Gwaine à qui je laisse la valise.
"-Hey! Pourquoi est-ce que je devrais la garder?! Si c'était pour faire ça, t'aurais dû la laisser à ton copain!"
Je sais qu'il a raison et que je m'énerve pour rien mais que peut-on y faire? Je suis extrêmement susceptible et encore plus quand ça me semble toucher - même si ce n'est qu'une déformation de ma part - à ma place dans le couple et une soi-disant fragilité... Je me retourne donc pour fusilier mon frère du regard et aperçois ainsi Arthur lever les yeux au ciel. Je soupire à mon tour - sachant très bien que le Prince voulait juste se montrer gentil et serviable -, reviens prendre la valise et la redonne à Arthur en récupérant le bolduc.
"-C'est mieux comme ça?"
Je repars en essayant vainement de dissimuler mon sourire et en ignorant totalement mon père qui s'avance vers moi pour me prendre dans ses bras. C'est donc à son tour de soupirer et de lever les yeux au ciel mais, lui, il l'a bien mérité. Gwen monte avec nous puisque sa maison est sur le chemin et je me retrouve donc calé entre elle et mon petit ami. Le court voyage jusque chez Gwen se fait dans un étrange silence durant lequel mon père lance des regards furtifs dans le rétroviseur sur moi et Arthur et descend de temps en temps sur nos mains entrecroisées. Gwaine a bien essayé une ou deux blagues/anecdotes au départ pour détendre l'atmosphère mais chaque fois le silence est revenu, plus pesant qu'avant. Avec un soupir de soulagement inconscient, Gwen sort de la voiture lorsque nous sommes devant chez elle et me lance un dernier signe d'encouragement avant de nous saluer et de passer la porte. M'attendant à ce que mon père parle, je me colle encore plus contre Arthur - instinctivement, évidemment - et attends que la sentence tombe.
Mais rien. Mon père ouvre la bouche, me regarde, fronce les sourcils, soupire et enfin referme la bouche avec un grognement. En même temps, il fallait s'y attendre. Je peux me battre comme je veux contre cette affirmation mais si je dois reconnaître que mes frères ont raison sur une chose, c'est bien sur mon statut de chouchou. Il est ainsi plus difficile pour mon père de me crier dessus ou de maintenir une punition plus de deux jours...
Vous me direz "et la dernière fois alors?". Pour la dernière fois, c'est juste que je n'aie pas eu l'occasion de faire craquer mon père avec mon visage d'ange, me trouvant à plusieurs centaines de kilomètres. Et puis, il faut dire que la bêtise était un peu grosse pour qu'il la laisse passer. Remarquez quand même que mon père m'a trouvé en état d'ébriété avancé, entouré de bouteilles d'alcool et d'autres substances illicites - avec la possibilité de la drogue aussi -, en train de déboutonner le jean d'un mec, certes mon meilleur ami, alors que j'étais sensé être chez moi, là où ils m'avaient laissé. Alors, franchement, la punition n'a pas vraiment été ce que j'appellerais "à la hauteur".
Bref, la voiture est maintenant arrêtée dans l'allée de notre maison et personne ne s'attarde à l'intérieur. Alors que j'ouvre la porte, mon père fait signe aux autres de partir et me demande de rester dans la voiture. Autant pour la théorie du chouchou...
"-On ne va pas y aller par quatre chemins, Merlin. Alors, s'il te plaît, au lieu de m'ignorer comme un gamin, dis-moi où est le problème."
Et alors quoi, il va me sortir une excuse et s'en tirer avec ça? Il croit que je vais m'aplatir bien gentiment, lui dire que je me fiche qu'il soutienne le père homophobe de mon petit ami et partir tout penaud la queue entre les jambes? Très peu pour moi.
"-Mon problème, très cher père, c'est que je m'attendais à ce que ma famille soit de mon côté lorsque le temps des discriminations serait venu et que je me suis rendu compte que ce n'était pas le cas. Maintenant, si tu veux bien, j'aimerais aller poser mes affaires dans ma chambre."
Je n'attends pas sa réponse et sors - faisant une fois de plus preuve d'un grand courage lorsque vient le moment de faire face au problème en lui-même. Disons juste que m'engueuler avec mon père n'est pas vraiment l'idée que je me fais d'un premier jour de vacances.
XxX
J'ai espéré en montant dans ma chambre pouvoir enfin me détendre. Me détendre dans mon grand lit deux places. Me détendre dans mon grand lit deux places et si possible accompagné par un certain blond. Vous imaginez donc ma déception en arrivant dans une chambre vide de toute vie et dont l'ameublement a été étrangement ré-agencé. Pris par la fatigue du voyage, il me faut une bonne minute - le temps de placer ma valise dans l'armoire - pour me rendre compte que mon canapé-lit a disparu. Ok, ça c'est bizarre. C'est donc perplexe que je me rends dans la chambre de Percy - la plus proche - et je m'apprête à lui demander ce qui a bien pu se passer lorsqu'un élément me saute aux yeux. Je crois que je viens de retrouver mon BZ. Et mon petit ami par la même occasion. Je reste donc comme un débile dans l'encadrement de la porte, la main dans les airs et la bouche entrouverte, comme si je voulais parler mais que j'étais soudainement devenu muet. Percy et Arthur, eux, me tournent le dos en préparant le canapé lit tout en discutant.
"-... Et puis il faut vraiment que je te remercie pour avoir convaincu mon père, dit Arthur.
-Franchement, j'ai pas eu grand-chose à faire. Remercie plutôt le timing et la crédulité du dirlo. Ou peut-être son je-m'en-foutisme constant quand il s'agit d'autre chose que son empire.
-Non, vraiment, sans toi, j'aurais eu le droit à des vacances passées à suivre mon père comme un petit chiot pour "apprendre les ficelles du métier". Si tu n'avais pas été là pour lui dire de me laisser profiter de mes dernières vacances tranquilles en tant que lycéen, je me serais ennuyé comme un rat mort!
-Bah, faut dire qu'on est bien tous content que tu sois là. C'est pas comme si Ealdor était si mouvementé que ça et on s'est quand même bien éclatés la dernière fois! Tu te rappelles de-"
Le reste de la conversation ne semblant pas être de si grande importance, je les interromps en toussotant. A vrai dire, c'est aussi un peu que voir Percy parler autant de lui-même commençait à me faire un peu flipper. Lorsqu'il est arrivé à la maison quand il avait cinq ans - il est le dernier à avoir rejoint la famille -, il n'a pas parlé pendant un an. Vraiment pas parlé. Et, même après la victoire qui m'a été donnée d'entendre le premier mot qu'il a prononcé dans cette maison, il n'a jamais était très loquace.
"-MERLIN!"
Ah, mince, je me suis encore perdu dans mes pensées sans m'en rendre compte! Je relève la tête pour voir un Arthur inquiet et un Perceval mort de rire.
"-... Désolé, je pensais à autre chose...
-On voit ça, dit Percy avec un sourire moqueur.
-Alors, pourquoi t'es ici? Gaius ne voulait pas te parler?
-Si, mais j'ai coupé court à la conversation, réponds-je peut-être un peu sèchement."
Cette fois, mon frère fait la grimace et je sens qu'il s'apprête à jouer un rôle qui ne lui incombe pas du tout : celui du moralisateur. Ainsi, je lui fais signe de se taire et réfléchis quelques secondes avant de me rappeler pourquoi je suis ici.
"-Pour ce qui est de ma présence: que fais mon canapé-lit dans ta chambre, Percy?
-Oh, ça? C'est papa qui m'a demandé pour... Enfin, tu vois quoi."
Oh, je vois très bien où mon père veut en venir. Je plisse les yeux de colère et décide que, finalement, une dispute le premier jour des vacances n'est pas exclue. Je me retourne vers le couloir mais deux bras m'empêchent d'aller plus loin. Je lève la tête vers Arthur et il m'embrasse dans une vaine tentation de me rendre plus aimable. Enfin, il s'arrête très vite parce que je sens que Percy ne prend pas très bien le fait qu'on s'embrasse devant lui. Je crois que ça lui rappelle de mauvais souvenirs du départ de son meilleur ami... Puis Arthur, voyant que cette méthode n'est pas très efficace, décide de réutiliser celle fourbe mais bien plus effective - avec une légère variation - déjà testée presque une semaine plus tôt sur moi.
"-Essaie de le comprendre, mon cœur, c'est ton père: il s'inquiète juste de ce qui pourrait se passer si on dormait ensemble."
Vous êtes peut-être en train de vous dire que c'est juste moi qui suis parano et qu'Arthur aime juste donner des surnoms, mais cette petite ponctuation du terme, le fait qu'il ne m'appelle comme ça que dans des situations désespérées et son sourire vainqueur lorsque je finis par me rendre montrent bien que le Prince est simplement un fourbe prêt à faire n'importe quoi pour ne pas avoir à faire face à une situation de crise dans laquelle je serais le protagoniste.
Une fois de plus, je vois que je ne suis pas aussi soutenu que ce que je le pensais! Bon, d'accord, j'exagère un peu, mais il faut dire que je suis aussi un peu sur les nerfs.
"-Moi qui attendait avec impatience le moment où on pourrait avoir un peu d'intimité..., dis-je, essayant de lui faire passer un message discret du genre "on pourrait se retrouver en douce".
-Merlin, je pense qu'on devrait respecter l'autorité de ton père. Et puis, pour ma part, je ne tiens pas vraiment à m'attirer ses foudres."
Oh, vraiment? Me détachant de ses bras, je m'assois sur le lit un instant pour réfléchir. Donc, Arthur veut "respecter l'autorité de mon père" et faire ceinture pendant au moins deux semaines et sûrement plus, puisque nous n'aurons certainement pas l'occasion de nous y mettre à Camelot. Eh bien, c'est ce qu'on va voir. Avec un sourire qui le fait déglutir inconsciemment, je me redresse et retourne dans ma chambre.
Je lance officiellement l'opération "mettons un prince dans mon lit".
Je vais lui apprendre ce que c'est de s'attaquer à moi.
XxX
Phase 1: indifférence.
Cette phase ne sera pas forcément des plus simples, et cela pour deux raisons. La première, c'est qu'en la mettant en place, je m'éloigne d'un autre de mes buts qui est de rester le plus longtemps possible avec Arthur tant que je le peux encore. La deuxième, c'est qu'Arthur semble avoir ce même but en commun avec moi. Ainsi, il ne me faut qu'un jour pour me rendre compte que cette phase a besoin d'un petit remaniement.
Phase 1.2: éloignement.
Vous êtes sûrement en train de vous dire que ça ne change pas grand-chose et que ça reste débile mais c'est là que vous avez tort! Mon plan ici n'est pas de jouer l'indifférence face à Arthur mais disons d'éviter toute... Interaction poussée, si vous voyez ce que je veux dire. Puisque le but est de pousser le Prince dans ses derniers retranchements par la frustration. Oui, encore elle, cette bonne vieille ennemie. Dans ce cas-là, elle sera ma meilleure arme.
Pour ce qui est de la durée, j'ai pensé à deux ou trois jours, le temps qu'Arthur se rende compte qu'il se passe quelque chose sans savoir vraiment à quoi s'attendre. Ainsi, dès aujourd'hui, mardi (puisque la veille a été un échec de la première version de la phase un), commence officiellement mon plan. Une fois mes réflexions sur mon plan terminées, je me redresse dans mon lit et décide qu'il est grand temps d'aller prendre une douche. Le manque de lumière sous les portes m'apprend que les autres ont décidé de faire la grasse mat' et ça tombe bien parce que je compte monopoliser la salle de bain, prendre un bon bain chaud pour me réveiller et peut-être tenter de discipliner mes cheveux qui sont définitivement trop long puisqu'ils couvrent maintenant ma nuque et se lancent à l'assaut de mes épaules. Au bout de vingt minutes au moins passées dans mon bain - en utilisant mes doigts fripés comme indicateur -, je décide de sortir parce que ce n'est pas drôle quand personne n'est levé pour taper trois heures à la porte pendant que vous le narguez. Je passe ensuite un coup de brosse à cheveux dans mes nœuds et essaie de leur donner un semblant de coupe. En ayant vite marre, j'abandonne l'idée et décide de m'habiller pour prendre un petit-déjeuner parce que mon ventre crie famine. Ainsi Lancelot qui, à ce moment précis, s'apprêtait à taper pour que je laisse entrer avec la force de l'habitude, se prend la porte en pleine tête, me lance un regard noir en grognant quelque chose comme "tu peux pas faire attention" et claque la porte derrière lui.
J'ai la décence de me retenir de rire jusqu'aux escaliers.
J'arrive donc enfin dans la cuisine et m'approche d'un placard lorsque j'aperçois mon père qui me tourne le dos, se remplissant une tasse de café. Vu l'heure, soit il est en congé, soit il a travaillé cette nuit. Quoi qu'il en soit, n'ayant pas réglé le conflit, je me dirige d'un pas rapide mais discret vers la porte.
"-Merlin."
Et merde.
"-Oui?"
Alors que je me retourne, il me lance un regard qui veut dire "ne joue pas à ce jeu-là avec moi" et j'esquisse un sourire innocent très peu crédible. Depuis dimanche soir, j'ai eu le temps de me calmer et de me rendre compte que j'avais un peu abusé avec ma réaction. Me retrouvant donc soudainement sur le banc des accusés, je n'avais aucune envie de me trouver face à face et seul avec mon père. Ce dernier soupire, s'assoit et me montre la chaise en face de lui pour que j'en fasse de même. Il décide ensuite de se lancer en premier.
"-Écoutes, je sais que tu m'en veux parce que je ne t'ai pas défendu face à Uther mais j'aimerais au moins que tu me laisses te raconter ma version des faits."
Oh, parce que maintenant c'est "Uther"?
"-Le directeur et moi sommes amis de longue date et je sais bien qu'il est plein de défauts mais je n'y peux pas vraiment grand-chose. Alors, oui, je savais qu'il était homophobe et c'est pour ça que, quand il m'a appelé pour me parler de ta relation avec Arthur, je n'ai rien dit en ta défense. Mais il faut me comprendre, tes frères et toi êtes encore dans son école et, malgré vos bons résultats, il peut très bien décider de vous enlever vos bourses. Je ne cherche que le meilleur pour vous et ainsi, non, je ne t'ai pas défendu. Mais sache que je ne t'ai pas enfoncé non plus et que je te soutiendrai toujours, quoi que tu décides."
Soudain, une lueur de fol espoir me prend et je pose la question avant de pouvoir me retenir.
"-Alors Arthur peux revenir dans ma chambre?
-Il en est hors de question, répond-il d'un ton catégorique.
-Quoi? Mais pourquoi?!
-La décence veut que deux adolescents s'abstiennent de faire des cochonneries avant la majorité, au moins sous le toit des parents. Et, puisque je ne fais pas confiance à vos poussées d'hormones, je me charge moi-même de faire respecter la décence dans cette maison.
-Mais...
-Pas de mais qui tienne. Et puis, je te ferais dire qu'il en est de même pour tes frères, l'exemple le plus frappant étant Guenièvre qui n'a jamais dormi que dans ta chambre."
Je m'apprête à répliquer mais il se lève pour mettre sa tasse dans l'évier, signifiant par-là que la conversation est finit et que je peux petit-déjeuner.
Alors que j'ai fini de manger, Percy, Lanc' et Arthur entrent dans la cuisine. Ce dernier s'approche pour m'embrasser et, anticipant son mouvement, faisant mine de ne pas m'en être aperçu, je me lève et pose mon assiette dans l'évier à mon tour. Je sors ensuite de quoi manger pour tout le monde, prends un verre d'eau et annonce que je vais me brosser les dents. A ce stade-là du plan, Arthur fronce les sourcils un instant mais hausse ensuite les épaules et commence à manger à son tour. Bon, avec un peu de chance, cette phase sera moins longue que prévu et un jour seulement suffira. De toute façon, le plus dur sera sûrement de maintenir ce manège le temps qu'il faudra alors ne crions pas victoire trop vite.
XxX
Je me rends compte assez vite que cette deuxième version de la phase une n'est pas aussi simple qu'il y paraît. En effet, pour éviter d'entrer dans une "interaction poussée" - comme je les appelle désormais - avec Arthur, je dois éviter de me retrouver seul avec lui et donc suivre mes frères partout ou me cacher lorsque je les ai perdus. Choses qui auraient été plus simples si je ne passais pas mon temps à me perdre dans mes pensées. Je suis donc actuellement dans la cuisine, le mercredi après-midi, passant discrètement la tête par la porte pour vérifier qu'il n'y a personne. Après quelques secondes, j'ouvre la porte en grand et me décide à avancer dans une zone dangereuse - puisque vaste et offrant beaucoup d'opportunités pour me surprendre - lorsqu'une main se pose sur mon épaule.
Je me fige et me retourne lentement pour faire face à un Arthur agacé.
"-C'est moi que tu cherches?, dit-il sur un ton sarcastique."
Il semble attendre une réponse mais, puisque je ne dis rien, il continue sur sa lancée.
"-Alors, si tu m'expliquais pourquoi tu tentes désespérément de te retrouver seul avec moi depuis hier, hein?"
Mince alors, j'ai été découvert.
Dum dum dum dum! Mais quel suspens! Pour ceux qui se demandent, ceci est une parenthèse dans l'intrigue (si on peut appeler ça comme ça) et tous les problèmes de Merlin, en comptant l'affaire Moffett, lui reviendront de droit une fois son retour à Camelot. Mais, comme je suis gentille, je lui laisse le temps d'apprécier un moment d'accalmie avant que ça se corse...
Voilà, maintenant, si vous voulez vous plaindre, vous savez ce que vous devait faire! ^ ^
A bientôt, très chers amis!
KroB.
