Bonjoouuuur!
Voilà ENFIN le chapitre 15. Je sais, mon retard est impardonnable, mais ça devient difficile en cette période d'écrire et je ferais donc de mon mieux pour publier au plus vite mais il ne faudra pas s'étonner si j'ai du retard à l'avenir... Comme il ne reste plus qu'un chapitre et l'épilogue, ça ne devrait pas être trop difficile non plus et je promets de les publier dès que je les aurais écrits! (ne me tuez pas! )
Couple: Arthur/Merlin.
Genre: Romance, AU.
Disclaimer: Il ne sont toujours pas à moi mais je ne les utiliserai plus pour très longtemps (du moins pour cette histoire... Qui sait ce que le future nous réserve?)!
Note: Alors j'espère que personne n'aime les résolution un peu trop rapide parce qu'entre ce chapitre et le dernier, tous les petits problèmes qui sont arrivés au cours de l'année dans l'histoire vont être résolus (du moins, si je n'en oublie pas).
Note 2: Je suis sûre que quelqu'un remarquera que j'ai écrit dans ce chapitre qu'Arthur passait son bac. Je ne sais juste pas ce que passent les anglais comme examen de fin de lycée, je ne connais pas vraiment bien leur système scolaire, alors j'ai utilisé le système français...
(Note à l'attention d'Ange Noir des Ténèbres: désolée, j'ai la flemme de te répondre par mp mais il y a quand même un point que j'aimerais mettre au clair: Jenny n'a jamais pris le collier de Merlin puisque, lorsqu'elle a voulu l'arracher, Merlin lui a cassé le genou. Sinon, je voulais aussi te dire merci de toujours me reviewer, même en vacances quand tu as la flemme de te connecter! =D)
Voilà, bonne lecture!
Chapitre 15:
(ou quand l'auteur décide de raconter une histoire qu'elle rend longue et compliquée par ses explications pas toujours très claires...)
Alors que je sors de mon bug cérébral, la première chose que je parviens à dire est...
"-Je savais que je connaissais ce nom! C'était elle qui était mentionnée dans ce dossier à Venise!"
... Puis...
"-Et, au fait, comment mon témoignage va-t-il résoudre le problème du mariage?"
... Et enfin...
"-Attends... Comment ça, "mariage"? Et cette histoire d'ex-petite-amie? Et en plus certains étaient déjà au courant que cette fille est tarée et personne n'a pensé à la faire interner?"
Arthur semble embarrassé, se demandant sûrement à quelle question répondre et surtout ce qu'il devrait dire pour ne pas envenimer la situation. Les deux policiers dans le coin, eux, n'osent pas bouger.
"-Hum... Écoute, Merlin, c'est pas vraiment le moment. Je te dirais tout plus tard mais, pour l'instant, j'ai besoin que tu racontes ce qu'il s'est passé lundi aux deux agents."
Après cette tirade, je me contente d'abord de le regarder en plissant les yeux. Puis, décidant que je m'en occuperai plus tard, je reporte mon attention sur les policiers.
Ce qui ne m'empêche pas d'entendre le soupir de soulagement que pousse Arthur.
XxX
Après que les deux agents soient partis, les heures de visites étant terminées, Arthur s'est éclipsé avec l'excuse d'un contrôle le lendemain, mais pas avant que je lui ai fait promettre de me raconter toute cette histoire au plus vite.
Mais bon, réjouissons-nous, mes amis, je sors d'hôpital aujourd'hui! En plus, puisque j'ai raté trois jours de cours, je ne reprends que demain, le temps de me remettre à la page. Ce qui me laisse donc toute cette journée pour découvrir à quel point mes côtes vont me gâcher la vie pour les temps à venir. En attendant, je suis content de quitter cet hôpital et l'angoisse qui va avec. Habituellement, je n'ai pas trop de problème avec les hôpitaux - y ayant passé beaucoup de temps à attendre mon père entouré d'infirmières aux petits soins pour le fils tellement mignon du docteur Wilson - mais, cette fois, même la présence quasi-constante de Leon dans les parages ne parvient pas à me faire oublier la présence hypothétique d'une certaine folle dans ce même hôpital. Enfin, étant donné que je lui ai seulement pété le genou, elle est sûrement partie avant moi et il y a donc encore plus de probabilités qu'elle soit déjà rentrée au lycée...
... Parfois, je déteste cette manie que j'ai de trop réfléchir. Bref, après un câlin de mon frère - qui a réussi l'exploit de ne pas me casser une nouvelle côte au passage -, je repars vers ce bon vieux lycée en espérant que les choses s'arrangent d'elles-mêmes pour une fois au moins.
XxX
Peut-être que je devrais jouer au loto aujourd'hui. Mes espoirs sont devenus réalité: pendant mon absence, prise de pitié pour moi, Gwen s'est occupé de me prendre tous les cours et également de faire mes devoirs les plus urgents; personne n'a eu de nouvelles de Jenny la Folle depuis l'incident de lundi; pour parfaire le tout, Arthur a glissé un mot dans mes cours me disant qu'il viendrait me voir avant que les cours soient fini et avant que qui que ce soit ait accès aux dortoirs, histoire que nous ne soyons pas dérangés.
Du coup, en attendant, je me plonge dans mes cours mais je n'arrive pas à me concentrer et regarde toutes les dix secondes la porte, au cas où Arthur serait entré entre temps en mode ninja. Puis, voyant qu'il n'est toujours pas arrivé, je retourne à mes cours sans pour autant avancer. Finalement, après ce qui me parait être des heures de ce cercle vicieux, je souffle d'exaspération, rassemble toutes les feuilles sur la table de nuit et me laisse tomber sur mon lit en me frottant les yeux et en grinçant des dents lorsque la douleur dans mes côtes se rappelle à moi. Puis, je me tourne sur le côté pour faire une petite sieste.
"-Gah!, cris-je en me cognant à un genoux.
-Je ne sais pas si je dois me réjouir du fait que je suis très discret ou avoir peur pour toi, puisque tu es apparemment incapable de te rendre compte que quelqu'un est entré dans ton dortoir et s'est assis sur ton lit alors que tu relèves la tête exactement toute les cinq secondes pour surveiller mon arrivée, dit calmement Arthur, le possesseur du genoux."
Les secondes me paraissaient quand même vachement plus longues...
"-C'est pas de ma faute si tu t'es mis en mode ninja, murmuré-je dans ma barbe en me redressant doucement pour ne pas réveiller à nouveau de douleur.
-Mis en quoi?
-Laisse tomber..."
Puis, je m'appuie sur lui et l'embrasse rapidement avant de caler mon dos contre son torse. Torse très confortable qui me donne à nouveau envie de faire une petite sieste... Ce qui n'est apparemment pas le plan d'Arthur puisqu'il me retourne pour que je sois face à lui, en faisant assez attention à mes blessures pour ne pas me faire mal. Ou peut-être que ce sont les antidouleurs qui font encore effet.
"-Je crois qu'on devrait vraiment parler de ce qu'il s'est passé..."
A ces mots, je n'ai plus aucune envie de dormir et je me redresse pour écouter attentivement la suite. Lorsque rien ne vient, je décide de lancer moi-même la discussion.
"-Et si tu commençais par me parler de Jenny?"
Il soupire mais, au bout de quelques secondes, s'exécute.
"-Jenny... Elle a été ma meilleure amie et ma petite amie, dit-il avant de prendre une grande inspiration et de continuer. Elle, Will et moi, nous nous connaissions depuis des années et étions inséparables.
-'Will' comme dans William Dempsie?, ne puis-je m'empêcher de demander, incrédule.
-Celui-là même, répond-il gravement, et je sens que cette histoire va me renseigner sur plus d'une question que je me pose. J'étais même plus proche de Will que de Jenny, puisque nous nous connaissions depuis plus longtemps. En tout cas, lorsque nous avons atteint la puberté, Jenny et moi nous sommes rendu compte de nos sentiments communs et avons commencé à sortir ensembles. Je l'aimais au point de passer outre ses problèmes mentaux que son père dissimulait aux yeux de la société, outre les coups bas qu'elle me faisait quelques fois, lorsque je la trouvais en train de flirter ou d'embrasser quelqu'un d'autre. Et puis, comme je l'ai dit, elle était folle alors je suppose que je ressentais le besoin d'être indulgent..."
Ouch. Non, pas pour lui, pour moi - même s'il en a bavé aussi. Je veux dire, ça ne fait pas vraiment plaisir en général lorsque votre petit ami vous explique en long, en large et en travers combien il aimait son ex. Bon, maintenant, si vous le voulez bien, je me reconcentre avant de manquer un bout de la conversation, ou plutôt de son monologue...
"-Tout allait bien, jusqu'au jour de mes quinze ans. Pour l'occasion, j'avais invité des amis plus ou moins proches et, bien évidemment, Jenny et Will. Jenny est venue un peu en avance et devait rester dormir. J'avais prévu ce soir-là de lui offrir la chaîne... Celle que je t'ai offerte. Quand elle m'a vu, elle a compris de suite qu'il y avait quelque chose d'étrange dans mon comportement et je n'ai pas pu lui résister. Je lui ai tout dit, lui ai montré la chaîne et elle a insisté pour l'essayer. Puis, quelqu'un a sonné à la porte et je lui ai retiré, lui disant qu'elle aurait son cadeau le soir. Tous les invités sont arrivés, sauf Will. Il est venu deux heures en retard, accompagné de son copain, un dealer. Il m'avait promis de le quitter au moins trois fois depuis qu'ils s'étaient mis ensemble, un mois auparavant, mais il ne l'avait jamais fait. Quoi qu'il en soit, ce soir-là, l'enfoiré était là. Je l'aurais bien viré mais Will venait à peine de se réconcilier avec lui et il m'en aurait voulu. Si j'avais su... "
Il marque une pause avant de reprendre.
"-La fête battait son plein pendant la soirée et je cherchais Jenny, partie chercher deux verres pour nous. Je ne l'avais pas vue depuis. Je les ai trouvés finalement, elle, Will, et son copain. Ils étaient dans ma chambre. Will et Jenny étaient en train de baiser dans mon lit tandis que le connard regardait. Apparemment, il avait apporté de la drogue, Will et Jenny avaient essayé et Jenny avait demandé à Will de coucher avec elle. Lorsque je suis entré, tout le monde à sursauté et Will a voulu se relever mais a du s'y reprendre à trois fois et, même une fois debout, il tanguait tellement qu'il aurait pu tomber au sol sans même bouger. Je les ai tous virés de chez moi et je ne leur ai plus parlé pendant des mois."
J'ai envie de vomir. De frapper quelque chose, quelqu'un. En y repensant, j'aurais dû me défouler un peu plus sur Jenny la Folle. Et Will... Oh, je crois que je vais vraiment dégueuler. Penser, là, tout de suite, que je suis sorti avec ce mec. Que je l'ai touché, embrassé! Oh mon Dieu, je-
"-Merlin, ça va?"
Sortant de mes pensées, je me concentre sur Arthur qui a un air inquiet et, après quelques secondes, je chasse cette vilaine nausée.
"-Oui, ne t'inquiète pas, tout va bien, arrivé-je à dire avec un sourire peut-être un peu forcé.
-Tu es sûr?
-Mais oui enfin, c'est plutôt moi qui devrais m'inquiéter!
-Merlin, tu pleures."
Je pose ma main sur ma joue et me rend compte que, effectivement, je pleure. Mince. Je commence alors à essuyer mes yeux en m'excusant sans même savoir pourquoi.
"-Hey, c'est pas grave, répond-il en m'embrassant à mes balbutiement. Et merci."
Je ne suis pas sûr de comprendre pourquoi il me remercie mais, étant donné que l'histoire n'est pas terminée - je ne sais toujours pas pourquoi Pom-pom m'a attaqué -, je me tais et le laisse continuer.
"-Pour en revenir à mon histoire, j'ai eu du mal à me remettre de cette rupture et j'ai commencé à sortir avec des tonnes de filles, sans que ce soit jamais sérieux. Je pense que c'est ce qui a déclenché la colère de Jenny: comme ce n'était jamais sérieux, elle s'est imaginé, apparemment, que je lui "appartenais". En plus, je ne la repoussais pas lorsqu'elle venait me voir, qu'elle me collait, qu'elle faisait comme si de rien était. Comme je te le disais, je me serais senti coupable s'il lui arrivait quelque chose parce qu'elle n'avait pas supporté mon refus. Alors, quand j'ai commencé à m'intéresser à toi, elle m'a demandé qu'on recommence à sortir ensemble. Quand ce plan n'a pas marché et une fois que ses pulsions meurtrières se sont atténuées, elle s'est un peu calmée. Surtout quand tu as commencé à m'éviter, rajoute-il avec un regard contrarié. Le fait est qu'on a ensuite commencé à sortir ensemble. Un première année nous a vu, Jenny a obtenu de lui - je ne sais pas comment - ces informations et en a averti mon père. C'était la première fois que je défiais mon père pour être avec quelqu'un. Jusque là, je laissais tomber les filles qu'il désapprouvait pour ne pas m'attirer d'ennuis et parce qu'elles ne comptaient pas. Mais, quand il m'a demandé de te quitter, j'ai refusé. Ce qui n'a pas plu du tout à Jenny. Ce qui lui a encore moins plus, c'est la chaîne. Je crois que ça a été la goutte de trop pour son esprit dérangé et ses pulsions meurtrières sont revenues. Voilà toute l'histoire."
Il se tait, me regarde. Je fais de même, sans oser dire un mot, sans savoir quoi dire face à cette histoire. C'est finalement mon bel Apollon qui vient à ma rescousse puisqu'il me sourit et me prend dans ses bras. Nous reprenons ensuite notre position initiale, c'est à dire mon dos calé contre son torse et profitons un moment de la présence de l'autre sans dire un mot. Puis mon cerveau refait son apparition dans l'équation et ma bouche refuse de se taire plus longtemps.
"-Et... Cette chaîne alors?
-Quoi "cette chaîne"?
-Eh bien... Tu donnes l'impression que c'est quelque chose d'important pour toi, alors je… Enfin, je pensais que, peut-être, tu aimerais... M'en parler?"
Je lève les yeux pour étudier sa réaction, espérant obtenir une réponse. Au moins, il ne semble pas se fermer à la discussion. Puis il me sourit et m'embrasse - dans un angle bizarre étant donné que je suis toujours dos à lui, ma tête sur son épaule. Nous commençons à nous emporter lorsque quelques petits coups discrets tapés sur la porte me font sursauter. Nous nous séparons et je vois la tête de Morgana passer dans l'embrasure de la porte.
"-Eh bien, désolée de vous déranger, dit-elle avec un sourire moqueur en nous voyant légèrement essoufflés. Arthur, tu m'as demandé de te prévenir un peu avant que les cours soient finis donc...
-Ah, oui, c'est vrai. Merci, Mo'.
-Il est déjà si tard?, dis-je, légèrement déçu, ce qui déclenche le ricanement des deux autres.
-Désolé, mon cœur, on reparlera de tout ça plus tard..."
Il m'embrasse et je me sens fondre, tellement que j'en oublie leur ricanement et le bruit de leurs pas qui s'estompent au fur et à mesure de leur progression dans les escaliers. Je ne sais pas si je m'habituerais un jour à tout ça… Et puis je reprends mes esprits. Mince, encore une discussion avortée par manque de temps! Ça commence à devenir une habitude pour nous...
XxX
Finalement, je n'ai pas eu vraiment le temps de parler à Arthur depuis notre dernière rencontre, la faute aux examens. Parce que j'avais oublié mais il est en dernière année, ce qui veut dire qu'il passe son bac et que notre temps ensemble est plus que limité. Depuis plusieurs semaines déjà nos rencontres se limitent à quelques baisers volés dans les couloirs et, quand nous arrivons à nous voir plus de cinq minutes d'affilés, il est en général trop crevé et fini par s'endormir. Déjà, je vois la fin de l'année arriver et je commence à avoir des doutes. On ne s'est jamais rien promis tous les deux et j'ai soudainement l'impression qu'on a si peu parlé que je ne sais pratiquement rien de lui. Et, du coup, avec cette fin d'année vient la grosse question: que va-t-il faire? Et, deuxième grosse question dans la lignée de la première: va-t-on pouvoir se voir encore alors que je dois rester enfermé dans ce putain de lycée pour deux ans encore?
Le problème aussi, c'est que nous sommes jeunes, et j'ai peur que ce ne soit pas le genre de relation qui supporte bien la distance. En même temps, on est ensemble depuis seulement quelques mois! Si ça continue, je vais me faire des films tout seul et me mettre à déprimer en imaginant quelle fin tragique pourrait prendre cette relation...
Ah, non, Merlin, tu vas pas commencer! Gwen va me tuer.
"-Je vais te tuer."
Qu'est-ce que je vous disais?
"-Pourquoi?
-Comment est-ce que tu peux avoir autant à un test de math sans même écouter en cours?
-Mais j'écoute en cours!
-Ne joue pas à ça avec moi, je t'ai vu regarder par la fenêtre en classe. Ça fait des semaines que tu n'as pas écouté un seul mot pendant un cours!
-Et là est mon génie très chère."
Sur ces derniers mots, je la laisse la bouche ouverte, sans savoir que dire. Je monte rapidement au dortoir pour me préparer pour ce soir. Ce soir, quand j'irais retrouver un certain blond et- Bref, me préparer. Je vais atteindre la porte lorsqu'elle s'ouvre d'elle-même... Sur Will. Que j'évite, depuis que je sais. Et je crois qu'il sait que je sais, du moins qu'il a compris que quelque chose clochait. En même temps, il ne faut pas trop m'en demander non plus.
"-Merlin, tu..."
Il s'interrompt lorsque je fais un pas en arrière sans pouvoir m'en empêcher. Il soupire, se gratte la tête, me regarde, ouvre la bouche, la referme, ré-ouvre la bouche, prend une grande inspiration et puis:
"-Il t'a raconté, c'est ça?"
Je me contente de le regarder.
"-Je m'en doutais, après ce qu'il s'est passé avec Jenny..."
On se regarde un moment sans parler et je ne peux m'empêcher de poser la question qui me taraude depuis que j'ai dépassé le stade du dégoût.
"-Pourquoi?
-Je... Il n'y a pas de raison à ça, Merlin. J'étais con, je sortais avec un connard et j'étais attiré par la petite-amie psychopathe de mon meilleur ami. Heureusement, une fois m'a suffi. Mais ce n'est pas parce que j'ai arrêté les conneries et que j'ai coupé les ponts avec les autres qu'Arthur m'a pardonné alors... Enfin, je fais ce que je peux. Comme l'aider à trouver l'amour de sa vie, au dépend de mes propres sentiments. Avec toi… C'est pas comme si ça changeait quelque chose."
Du coup, je me sens mal de l'avoir évité. Quand il a cet air triste, je ne peux jamais résister. J'ai cette envie de le prendre dans mes bras. Mais je dois être fort, parce que je sais que ce sera pire quand je penserai à Arthur et à toute cette histoire... Argh, j'en ai marre. Pense à autre chose, trouve un autre sujet! Allez...
"-Et sinon, qu'est-ce que tu faisais dans le dortoir des premières années?"
Bien joué, Super Cerveau! Il se passe ensuite une chose étrange. Si Will était du genre à rougir, il serait en train de le faire. Il détourne le regard en se frottant la nuque et n'ose plus me regarder dans les yeux.
"-Désolé, faut que j'y aille, dit-il rapidement avant de partir."
Étonné, j'entre dans la pièce et vois Vincent assis sur son lit, triturant ses mains posées sur ses genoux, la tête baissée. Okaaay, il se passe des choses étranges aujourd'hui. Depuis quand ce mec est capable de se taire plus de cinq secondes en présence de quelqu'un?
"-Vinc'?"
Il sursaute violemment, et lève son visage blême vers moi. Je fronce les sourcils et vais m'asseoir à côté de lui. Il me suit du regard sans prononcer un seul mot.
"-Il s'est passé quelque chose?"
Pas de réponse. Il se contente de baisser à nouveau les yeux sur ses mains.
"-Ça a un rapport avec Will?"
Cette fois, il relève la tête d'un coup et rougit violemment.
"-Non! Enfin, je veux dire, non, ça ne..."
Je lui lance mon regard patenté "je sais que tu me mens" et il se tait instantanément.
"-... Qu'est-ce qu'il t'a dit?, finit-il par demander.
-Rien, mais quand je lui ai demandé ce qu'il faisait ici, il s'est empressé de partir et, vu ton comportement, il n'est pas difficile de comprendre qu'il s'est passé quelque chose entre vous, répond-je, et il blêmit à nouveau. Alors?
-Alors quoi?
-Ne joue pas à ça avec moi, Vincent, dis-je d'un ton autoritaire emprunté à mon père.
-D'accord, je vais te dire. On... Enfin, Will... Non, en fait, on-
-Bon, on va pas y passer toute la journée!, l'interromps-je, exaspéré. Qu'est-ce qui s'est passé, bon sang.
-On discutait. Et Will... Il m'a grmblvfs, marmonne-t-il.
-Il t'a quoi? Articule, s'il te plaît.
-Il m'a... embrassé."
Puis il recommence à rougir.
"-Il t'a QUOI?
-Roh, "IL M'A EMBRASSÉ", j'ai dit!, hurle-t-il.
-Oui, j'avais entendu, comme la moitié du lycée maintenant.
-Oh. Mince. Pardon."
Cette fois, il retourne à son état catatonique qui consiste à regarder ses mains et à rester plonger dans ses pensées tandis que je le regarde en me demandant que dire.
"-Et... Alors?
-Alors quoi?
-C'était... Enfin, c'était bien?
-Je suis hétéro, moi!, crie-t-il à nouveau, scandalisé.
-Ce n'est pas ce que je te demande..."
Il rougit une nouvelle fois et je n'ai pas besoin de l'entendre pour savoir ce qu'il en a pensé. Vraiment, même si ça m'arrache le cœur de penser ça - à cause de ce que j'ai appris -, je dois avouer que Will embrasse comme un dieu. Je lui fais un sourire compatissant, pose une main réconfortante sur son épaule et finit par me lever, le laissant faire le deuil de son hétérosexualité en paix.
Après tout, j'ai d'autres choses à faire...
Ça y est, fini! Je trouve personnellement cette fin plutôt frustrante du côté de notre petit couple chéri mais je me sentait tellement mal pour Will parce que je suis pas super gentille avec lui dans cette histoire alors que je l'aime beaucoup...
Voilà, si vous avez encore le coeur à me laisser votre avis... Vous savez où ça se passe! (Honnêtement, si je n'avais aucune review, j'aurais arrêté cette fic depuis longtemps parce que, au bout du cinquième chapitre environ, mon inspiration ne vient que grâce à l'envie qu'on les gens de connaître la suite...)
A bientôt mes amis et ne désespérez donc pas, la fin arrivera, coûte que coûte!
KroB.
