Et voilà un nouveau chapitre, Valentin grandit et ça a l'air de vous plaire, tant mieux!!!

Kya: rha ça fait plaisir de lire 'de mieux en mieux', surtout quand on doute!!! merci beaucoup! Valentin plus âgé est beaucoup plus facile à écrire que quand il était bébé!!!

Theriel: ah... oui que de questions et surtout que de problèmes à résoudre!!!! La première chose a été d'empêcher Edward de pouvoir lire constamment dans les pensées de son fils (voir chapitre précédent), et oui, sinon la suite aurait été impossible à écrire! Pour le reste...

Kyu-chan: youpi, plus de dette!!!! mais toujours pas convaincue pour rencontrer ton gentil animal de compagnie (est-il déclaré comme chien dangereux?)

Fascination120: encore merci!!!

EetB: Bella était surtout atterrée de voir la réaction de vampires d'un siècle ou plus!!!! Bientôt l'adolescence de Valentin... (mais pas de super crise d'ado, ça ne m'inspire pas!)

XxjustineblainxX: je toujours contente de faire rire, c'est flatteur!!!

Mini-goth: mais non je ne me dénigre pas tout le temps (la preuve, j'avais écris le petit mot à la fin du chapitre avant de recevoir ta review) mais c'est vrai que je doute un peu de moi en ce moment. Et puis si ça pousse les personnes à m'écrire de gentilles reviews... en parlant de ça, MERCI de me faire plein de compliments sur le chapitre!!!! Moi aussi j'adore Emmett et son esprit 'pas prise de tête', il est franc et simple, et très drôle aussi mais pas toujours volontairement!!!!!! Et pour le don d'Edward, c'est vrai que ce n'est pas évident de faire avec alors fallait bien que je trouve quelque pour Valentin (sinon suite impossible à écrire).

Mei: mais tu n'es jamais en retard, et puis même que tu zappes un chapitre tu me fais de reviews pour chaque chapitre (merci beaucoup, c'est super sympa!). Mon secret pour aller vite, je l'ai déjà dis: plus d'études (pas de devoirs à faire par conséquent) et je suis toute seule chez moi quand je rentre du boulot, voilà qui me donne du temps! Une de tes petites remarques m'a donné une idée pour un des chapitres à suivre, merci beaucoup!


10 ans: match de baseball

Et voilà un samedi après-midi comme bien d'autre dans cette petite ville de l'Ohio où nous venions de nous installés récemment, mais avec un nouveau lien de parenté. Edward était maintenant censé être le grand frère de Valentin et il devait désormais nous appeler par nos prénoms quand nous étions avec d'autres personnes.

Les matchs de baseball hebdomadaires commençaient vraiment à m'ennuyer, mais Valentin aimait tellement ça, surtout après avoir vu son père y jouer à sa façon. Quand il était plus jeune, il nous avait souvent demandé pourquoi il ne jouerait jamais comme ça, quelques soient le nombre d'heures qu'il passerait à l'entraînement. Malgré tout, il restait un des bons éléments de son équipe et il adorait ce sport.

- Mais non, mais qu'est-ce qu'il fait là! s'énerva Edward à côté de moi alors que Valentin venait de nouveau de faire une mauvaise balle.

Le batteur attendait pour frapper la balle le plus fort possible, malheureusement Valentin n'était apparemment pas dans son bon jour et le batteur commençait à s'impatienter.

- Ce n'est pas possible, il y arrive à tous les coups généralement!

- Calme-toi, Edward, il va bien finir par réussir, tentai-je de pour le tempérer.

Seulement, même si je parvins à apaiser la nervosité de mon mari, je ne pus rien faire pour la colère du batteur qui venait d'accuser Valentin de rater ses lancers de manière intentionnelle. Mon fils n'était pas toujours le petit garçon calme et posé qu'il paraissait, surtout face à l'injustice, et là, il déclarait qu'il ne le faisait pas exprès et ne tolérait pas qu'on l'accuse de ralentir le jeu. Une ouïe plus fine était bien pratique pour entendre ce qu'il se passait sur le terrain, sans vouloir espionner bien sûr.

- C'est cette balle qu'est pourrie, elle part pas droit et elle est trop lourde! tenta-t-il d'expliquer à l'arbitre.

- Tu réessayes encore, il n'y a pas de raison que la balle soit défectueuse, lui annonça l'arbitre sans prendre la peine de venir vérifier la balle en question.

Valentin prit son élan, sans cesser de râler, et lança la balle qui, une nouvelle fois, n'arriva pas à la bonne hauteur pour le batteur.

- Il est nul celui-là, brailla le batteur en désignant Valentin. Tu devrais plutôt faire des échecs ou de la peinture!

- Mais j'ai prévenu l'arbitre qu'il fallait changer de balle, protesta Valentin qui commençait lui aussi à s'échauffer.

- Laisse tomber cette balle, c'est toi qui lances comme une fillette!

Edward à côté de moi venait de pousser un grognement, mais je ne sus pas si c'était pour l'insulte ou parce que Valentin sauta sur le batteur avec l'intention évidente de lui faire comprendre qu'il n'était pas une 'fillette'. Je posai ma main sur le bras d'Edward pour lui faire prendre conscience que des sons inhumains n'étaient pas les bienvenus ici. Tout comme lui, j'observai toujours mon fils depuis les gradins où nous étions installés. Nous ne pouvions pas intervenir dans la bagarre qui se déroulait sous nos yeux, d'une part parce que nous n'y avions pas le droit d'accéder au terrain, et d'autre part, parce que nous risquions de blesser un des deux garçons en voulant les séparer.

L'arbitre tentait tant bien que mal de maintenir Valentin à distance du batteur qui avait l'air un peu KO suite à un coup de poing reçu dans la mâchoire.

- T'as pas intérêt à continuer à m'accuser sinon mon père viendra te tuer! C'est un vampire et il boira tout ton sang! brailla Valentin le visage rouge de colère et d'énervement.

Mon visage à moi ne devait pas être rouge mais plutôt blanc, réaction normale suite à cette déclaration insensée. Edward s'était figé et ses yeux avait viré au noir, il était sûrement furieux contre son fils. Nom d'un chien! Qu'est-ce qui lui était passé par la tête pour dire de telles choses? Était-il devenu complètement fou?

Nous ne lui avions jamais caché notre nature un peu 'différente' mais nous lui avions toujours fait confiance pour ne rien révéler. Peut-être avions-nous eu tort? Ce secret devait être trop lourd à porter pour un garçon de dix ans. Nous n'étions pas des parents parfaits et c'était peut-être ici que nous avions fait erreur, mais là, il avait vraiment dépassé les bornes. Ne pouvait-il pas se confier à son meilleur ami plutôt que de hurler ça pendant un match de baseball!

Mr. Russel, l'entraîneur nous fit enfin signe d'approcher.

- Inutile de vous préciser que Valentin est interdit de match pour le mois qui suit, nous déclara-t-il en fusillant notre fils des yeux. Jamais plus je ne veux revoir ça dans mon équipe, tu entends! Va aux vestiaires pour te changer.

Valentin partit la tête haute, toujours persuadé d'avoir eu raison d'agir ainsi.

- Et bien, nous voilà avec un joueur en moins, ajouta Mr. Russel d'un ton contrarié. Vous n'êtes pas obligé de lui dire mais je viens de voir la balle et je crois bien qu'elle a réellement un défaut.

- Hum, je ne crois pas qu'il soit nécessaire de lui donner raison, marmonna Edward. Il n'a pas à se battre, quelque soit la raison.

- On va en parler avec lui, dis-je à Mr. Russel d'une voix encore peu assurée suite à la déclaration de Valentin que son entraîneur avait dû entendre.

Nous nous éloignâmes ensuite pour le rejoindre à la sortie des vestiaires.

- Edward, rassure-moi, Mr. Russel pense que Valentin disait des bêtises, n'est-ce pas?

- Oui, ne t'inquiète pas pour ça, la vérité est souvent plus dure à croire que le mensonge, dit-il le regard toujours noir. Inquiète toi plutôt pour les jours que Valentin va passer enfermé à la maison. Et je t'interdis d'intervenir, il a vraiment besoin de comprendre le mal qu'il a pu me faire avec ces paroles.

- Quel mal? demandai-je perplexe face aux propos d'Edward.

- Il a prétendu que je pourrais tuer ce gamin, Bella! s'emporta-t-il. Me prends t-il pour un assassin? Crois t-il réellement que je tuerais quelqu'un pour une simple insulte?

Oh, je n'avais pas vu les choses sous cet angle. Le mot 'vampire' avait éclipsé tout le reste. Je posai ma main sur le bras d'Edward qui respirait profondément pour se calmer avant que Valentin sorte des vestiaires. Peu à peu, ses yeux reprirent une teinte caramel et son visage devint plus serein. En général, je râlais quand Valentin était aussi long à se changer, mais là j'étais heureuse du temps qu'il mettait à se rhabiller.

Quand il sortit enfin, il avait perdu son air fier et paraissait beaucoup moins sûr de lui que sur le terrain.

- Je suis désolé, je n'aurais pas dû le frapper, marmonna-t-il d'une petite voix alors que nous nous dirigions vers le parking.

- Monte, lui intima simplement Edward d'une voix dure quand nous fûmes arrivés à la voiture.

Le trajet du retour se déroula dans un silence dérangeant, Valentin n'osait pas parler et je ne savais pas quoi dire pour désamorcer la situation. Edward roulait vite, comme d'habitude, mais plus nerveusement. La suite de la confrontation s'annonçait vraiment mal pour mon garçon.

Après s'être garé dans la cour de la maison, Edward sortit de la voiture et ouvrit la portière arrière.

- Tu montes directement dans ta chambre et tu attends, dit-il sèchement son regard redevenu sombre.

Valentin obéit prestement, sans rechigner face à la colère de son père, et monta rapidement l'escalier pour se réfugier dans sa chambre.

- Bella, je vais chasser, déclara Edward avec une expression plus tourmentée que furieuse. Je… je suis désolé.

Cela faisait un moment qu'il ne s'était pas nourri et les évènements de cet après-midi ne devaient vraiment pas l'aider à contrôler ses pulsions.

- Vas-y, je vais voir Valentin. Il ne pense pas un mot de ce qu'il a dit, tu dois bien le savoir, chuchotai-je à son oreille après l'avoir enlacé et déposé un baiser sur ses lèvres.

- Oui, mais ça ne change rien à ses paroles, souffla-t-il d'une voix pleine de tristesse. Je reviens vite.

Il partit en coup de vent et je pris mon courage à deux mains pour la discussion que j'allais avoir avec Valentin. Entrant dans sa chambre, je le retrouvai allongé sur son lit, contemplant le plafond. Il ne tourna pas la tête lorsqu'il m'entendit ouvrir la porte et resta impassible, attendant la sentence.

- Val, tu te rends compte de ce que tu as dit? demandai-je doucement.

- Je… je l'ai frappé, je suis désolé, mais il m'avait… commença-t-il en revenant sur l'histoire de la bagarre.

- Ce n'est pas de ça que je parle, l'interrompis-je.

- Mais de quoi alors?

Il avait l'air vraiment surprit et je compris qu'il n'avait pas conscience que nous l'avions entendu. Il savait parfaitement ce que nous étions capable de faire mais il n'y pensait pas toujours, il ne savait pas que nous écoutions ce qu'il disait sur le terrain.

- De ce que tu as dit sur le terrain, que ton père est un vampire et qu'il pouvait tuer, déclarai-je plus durement.

- Vous avez entendu… Papa, où est-il? demanda-t-il faiblement.

- Il est sorti, tu lui as fait mal avec ces paroles.

- Mais, je ne le pensais pas, je…

- Tu les as dites, c'est suffisant pour blesser, rétorquai-je sévèrement. Tu restes dans ta chambre et tu y réfléchis.

- Si vous étiez des parents normaux, vous ne m'auriez même pas entendu, marmonna-t-il vexé.

Oui, si nous étions des parents comme tous les autres, nous n'aurions pas pu entendre ces paroles mais surtout il ne les aurait jamais prononcé. Mais voilà, nous étions des vampires élevant un humain, rien de normal en somme.


Bon, perso j'aime bien ce chapitre avec Edward en colère et aussi un peu triste. Comme d'hab, dites-moi voir avis.

Petit rappel: plein de reviews rapidement: suite postée rapidement!!!! (surtout que j'ai eu beaucoup moins de reviews pour le chapitre précédent, snif! Bon, c'est vrai que je deviens peut-être trop exigente mais on s'habitue vite à une quinzaine de reviews)