Et voilà un nouveau chapitre, on s'approche de la fin (2 autres après celui-là) et peut-être une suite si vous le souhaitez...

Marion: merci pour ta review et pour le nouveau nom (j'aime bien avoir des remarques de nouvelles personnes), je continue!

EetB: oh, tu n'as pas aimé Edward en colère? Ce chapitre là n'est pas plus joyeux, j'espère que ça te conviendra quand même! Ce n'est pas toujours évident de trouver des sujets marrants mais j'essayerais de m'y remettre puisque ça plaît! Et puis pour la rapidité à poster, je continue même si ça me fait moins de reviews (je pense à toutes les personnes qui m'envoyent rapidement leur review!).

Kyu-chan: et qu'est ce qui le provoquerait le gentil toutou? histoire que je ne le fassa pas bien sûr!!

Fascination: toujours merci pour ta fidélité!

Peopleforpeace: je ne vais pas vraiment m'attarder sur Valentin et sa crise d'ado mais j'aime bien l'idée d'humain qui tient tête à ses parents vampires, enfin c'est vrai que je n'imagine pas non plus Bella très autoritaire.

Charly.17: même une review où tu ne sais pas quoi dire est la bienvenue! surtout que tu en dis des choses! J'avourais que j'ai eu beaucoup de mal à écrire certains passages de cette fic parce qu'il serait finalement impossible qu'Edward et Bella soient parents. Encore merci pour tes encouragements!

Uial: waaa, une review pour 3 chapitres! mais tu n'es jamais en retard, l'important c'est d'être là de temps en temps (surtout si tu ratrappe ton retard en me faisant des remarques sur les 3 chapitres). Alors, réponses: chapitre 4: Edward qui fait tourner la tête à d'autres femmes, n'était-ce pas à prévoir? chapitre 5: en fait, je ne suis pas sûre que le pouvoir de Jasper fonctionne comme ça mais je voulais le faire intervenir, je suis contente que ça ait plut! chapitre 6: effectivemment Edward est énervé mais Bella ne peut pas toujours le calmer, d'ailleurs il se calme tout seul, il a assez d'emprise sur lui-même! et puis, bien sûr que Valentin c'est excusé ensuite, à cet âge on ne pense pas tout ce qu'on dit (à tout âge d'ailleurs!). Voilà, réponse longue à une longue review (n'hésite pas à m'en laisser une à la fin de chaque chapitre sinon, ou ne prend plus de retard!). Merci à toi!

Mini-goth: merci pour ta review, pour toutes tes reviews en fait! Et oui, Edward voudra toujours lire dans les pensées des autres, c'est comme une habitude pour lui! Et puis les vampires ont une ouïe plus fine, ils ne font pas exprès d'entendre de loin, mais c'est bien pratique!!! Tu m'as écris ta review (pas si courte que ça) très tard mais ça m'a fait super plaisir d'en avoir une à lire le matin avant d'aller au boulot! Eheh, je viens juste d'avoir ta 2ème review (juste avant de poster le chapitre)!!! effectivement Edward et Bella ne pouvaient pas rester éternellement les parents de Val! Et comme ça tu imagines même la suite de ma fic, j'en suis énormément flattée, vraiment!(et puis non, ça ne me fais pas m'embête pas et tu ne fais pas pitié, peut-être te mettras-tu à écrire des fics sur Fascination toi aussi?)

XxjustineblainxX: et oui, joie et tristesse font partis de la vie... Ce chapitre là n'est pas plus gai!

ChtiteLilipuce: oups, tu n'as pas dû bien lire le petit mot de fin du chapitre précédent où je disais que je l'aimais bien! Mais c'est vrai que j'ai un peu douté parfois, et même celui avec les jeux, je l'avais écris par petits bouts et j'avais peur qu'il soit un peu 'décousu'. En tout cas, un grand merci pour ta review!!

Theriel: celui ci sera également un peu pimenté... Pas de fin stressante pour le moment mais peut-être pour la suite (moi j'aime bien écrire les fins qui laissent sur leur faim!)

Et maintenant je vous laisse à la lecture du chapitre le plus long que j'ai écris et, honnêtemment, je l'aime bien (si si, ça arrive!)


12 ans: accident

Le gratin cuisait doucement dans le four tandis j'étais occupée à détacher la tenue de baseball de Valentin qui était dans un état déplorable. La journée touchait à sa fin et Valentin profitait de cette soirée d'été pour finir la cabane qu'Edward lui avait construit dans le grand chêne du jardin deux ans plus tôt.

Edward était parti chasser pour toute la nuit et je restai seule avec mon fils. Il s'était maintenant bien habitué à nous appeler simplement 'Edward' et 'Bella' et cela me faisait toujours bizarre de ne plus l'entendre nous dire 'papa' et 'maman' même en privé, où très rarement. Je comprenais désormais ce que pouvait ressentir mes propres parents quand je les appelais par leur prénom. Malheureusement, il était trop tard pour leur dire, je ne les voyais plus et communiquai, de temps à autre, seulement par mail, par téléphone ou par l'intermédiaire de leur petit-fils qui passait une partie de ses vacances avec l'un ou l'autre. Nos relations étaient plutôt tendues car ni Renée ni Charlie ne comprenaient cette distance que j'avais mis entre nous, mais comment leur expliquer?

Je pris une aiguille et du fils pour réparer l'accro du tee-shirt de Valentin et commençai à coudre en repensant à mes parents. Je n'avais jamais été douée en couture et le résultat n'allait vraiment pas être terrible, d'autant plus qu'un cri perçant me fit sursauter et l'aiguille partie s'enfoncer avec force dans mon doigt.

Mais qu'importait cette petite piqûre, ce cri ne pouvait venir que d'une seule personne. Valentin. Je me précipitai dehors et cherchai mon fils dans cette obscurité naissante. Je me fiai à mon flair et sus immédiatement, bien avant de le voir, qu'il se trouvait au pied de l'arbre, blessé.

L'odeur du sang attisa ma soif, cette envie écœurante de mordre mon enfant et me repaître de son sang au parfum si enivrant. Cette pensée traversa mon esprit et me dégoûta, comment pouvais-je concevoir tuer mon fils? Retenant ma respiration, je m'approchai rapidement de Valentin qui avait perdu connaissance.

- Val, ouvre les yeux, dis-moi quelque chose! criai-je en essayant néanmoins de maîtriser ma voix pour ne pas le paniquer mais je ne le touchai pas de peur de perdre le contrôle de moi-même.

Il ne réagit pas, il gardait les yeux fermés mais il respirait. Mon regard se porta sur sa jambe droite d'où provenait l'odeur de son sang. Je fermai rapidement les yeux, la vision de l'os ressortant de sa chair était tout bonnement insupportable.

- Je vais ap…appeler les secours, déclarai-je même si je voyais bien qu'il ne m'entendait pas. Je… je reviens, ne t'inquiète pas.

Je courus aussi vite que possible et me retrouvai presque instantanément dans l'entrée de la maison face au téléphone. Heureusement, ma maladresse n'avait pas fait des siennes aujourd'hui et j'avais, pour une fois, réussi à courir quelques mètres sans m'étaler. Composant rapidement le numéro des secours, je me concentrais sur le visage de mon fils pour oublier la vue de sa blessure et l'odeur de son sang.

J'aurais pu amener Valentin directement à l'hôpital mais j'avais trop peur de lui faire mal en déplaçant sa jambe et je ne voulais pas non plus être trop près de lui avec cette odeur entêtante. Il s'était bien sûr déjà écorché étant petit mais jamais blessé à un tel point.

Le véhicule de secours arriva rapidement et le personnel nous retrouva dans le jardin où j'étais allée rejoindre Valentin qui avait rouvert les yeux et gémissait de douleur.

- Heureusement que papa n'est pas là, souffla-t-il avant que les secouristes ne soient trop près pour entendre.

Valentin ne savait pas que j'étais moi aussi sensible à l'odeur du sang, que moi aussi je sentais le venin s'écouler de mes dents quand un tel parfum déclenchait ma soif. Je lui avais caché tout ça pour simplifier les choses avec mon garçon, mais je doutais aujourd'hui que c'était une si bonne idée. Comment lui expliquer maintenant qu'il m'était difficile de rester à ses côtés?

Continuant à retenir ma respiration, tout en risquant de me faire remarquer par le personnel hospitalier, je suivi Valentin à l'hôpital. Alors qu'il était pris en charge pour soigner ses multiples fractures, je me retrouvai seule dans la salle d'attente déserte. Je ne pus retenir mes larmes plus longtemps et des torrents salés coulèrent de mes joues silencieusement. J'avais pensé mordre mon fils, j'avais été incapable d'être près de lui comme l'aurait fait n'importe quelle mère, je n'avais pas pu le prendre dans mes bras. Étais-je vraiment une maman digne de ce nom?

- Mademoiselle? m'appela la voix douce et compatissante d'une infirmière. Avez-vous pu contacter son frère, c'est lui qui a la charge de Valentin Cullen, n'est-ce pas?

Nom d'un chien, Edward. J'avais complètement oublié de le prévenir, mais comment pourrais-je le faire? Il était parti chasser au beau milieu de l'immense forêt à côté de laquelle nous habitions et, bien sûr, il n'y avait pas de réseau pour que je puisse lui téléphoner.

- Je… je vais essayer de l'appeler, mais je… je ne sais pas si… si je pourrais, répondis-je d'une voix plus que chevrotante.

- Vous voulez que je l'appelle, me proposa-t-elle aimablement en se méprisant sur mes paroles.

- Non, je ne sais pas si son téléphone passera. Il… il est parti camper, déclarai-je en ne trouvant que ça comme excuse.

- Oh, quand doit-il revenir?

- Je ne sais pas. Mais comment va Val, dites-moi, suppliai-je de nouveau au bord des larmes.

- Il est actuellement en salle d'opération pour réduire ses fractures, répondit le médecin qui arriva juste à ce moment là. Il va y en avoir pour un moment, sûrement une bonne partie de la nuit et il ira en salle de réveil après, vous ne pourrez pas le voir tout de suite. Je sais que ce n'est pas évident mais vous pouvez rentrer chez vous pour cette nuit et essayer de prévenir Mr Cullen.

Mais où trouver Edward, était-il possible que je puisse le rejoindre dans cette immensité boisée? Malgré ma nature de vampire, je n'avais jamais assisté à leur chasse, je ne savais toujours pas comment était Edward dans ces moments là.

Je ne voulais pas quitter Valentin, mais lui serais-je d'une grande utilité alors qu'Edward voudrait sûrement être lui aussi auprès de son fils. Je pris la décision de rechercher Edward, ou au moins y passer la nuit et revenir, avec ou sans lui, à l'hôpital le lendemain matin.

J'avais suivi l'ambulance en voiture et pus ainsi repartir directement vers le lieu de chasse d'Edward. Je roulais le plus rapidement possible en me fiant à mes réflexes de vampire. Malgré tout, le voyage me parut long et j'étais dans un tel état nerveux en arrivant à la lisière de la forêt que je ne savais pas par où partir.

J'inspirai profondément pour me calmer et fit confiance en mon instinct. Je courais dans cet entrelacs de branches et de racines en m'efforçant de ne pas trop trébucher, bien sûr je tombai quand même régulièrement mais je n'avais pas le temps de m'attarder avec ces détails.

Soudain, une odeur familière parvint à mes narines, un parfum frais et familier. Edward. Il était là, à une trentaine de mètres, le vent m'apportait son odeur mais lui ne devait pas sentir ma présence.

Je n'aurais jamais cru possible d'oublier ce qui m'avait fait venir rejoindre Edward mais la vue de ce vampire face à un puma occulta toutes pensées de ma tête. Je ne savais pas qui était le plus félin du vampire ou du puma. Edward était immobile et fixait la bête qui feulait plus de peur que de colère. Le grognement d'Edward était lui manifestement agressif et démontrait clairement ses intentions.

En un instant Edward fut sur la bête et mordit violemment dans la jugulaire de l'animal. L'odeur du sang parvint jusqu'à moi et je sentis ma soif revenir. Mon dégoût pour cet aspect de ma personnalité revint lui aussi et me déstabilisa de nouveau. Mes jambes tremblèrent et ne voulurent plus me soutenir, je m'écroulais à terre dans un craquement de branches.

Edward tourna brusquement ses yeux vers moi en lâchant sa proie. Du sang tachait ses lèvres et un fin filet de ce liquide rouge s'échappait de sa bouche. Ses prunelles étaient sombres mais pas tout à fait noires, presque pourpre. Ainsi, si ses yeux avaient une couleur dorée habituellement, ils prenaient quand même une teinte rouge quand il buvait le sang d'un animal. L'image de mes propres yeux rouge sang traversa mon esprit, mais je chassais rapidement ces souvenirs qui me soulevaient encore plus le cœur. Je fermai les yeux mais cela n'empêcha pas mes larmes de dessiner à nouveau de petits ruisseaux sur mes joues.

Des bras familiers m'enlacèrent et je me retrouvai contre le torse d'Edward qui me berçait silencieusement. Il avait essuyé le sang qui souillait son visage quelques secondes plus tôt mais ses yeux abritaient toujours des étincelles rouges.

- Bella, pourquoi es-tu venue ici? demanda-t-il avec une voix douce et rassurante qui contrastait avec la vision d'un vampire en pleine chasse. Je ne voulais pas que tu voies ça.

Je tentai de retrouver mes esprits et recherchai la raison de ma présence ici. L'image de Valentin inconscient au pied de l'arbre me revint aussitôt et je sanglotai de plus bel.

- Val… il…, commençai-je en balbutiant.

- Quoi Bella, qu'est-ce qu'il y a avec Valentin, me coupa Edward soudain paniqué.

- Il… il est à… l'hôpital, parvins-je à dire. Il est… tombé de l'arbre.

Sans attendre plus d'explications, Edward me prit dans ses bras et courut jusqu'à sa voiture garée non loin de la mienne. Le trajet me parut toujours aussi long même si j'étais occupée à expliquer la situation à Edward qui me pressait de questions sur l'état de son fils. Je ne pus pas le renseigner comme il le souhaitait, mis à part qu'il était en salle d'opération quand j'étais partie et que le médecin ne m'avait parlé que de fractures.

Edward restait calme maintenant, il ne semblait pas trop inquiet pour Valentin, peut-être avais-je dramatisé la situation. Néanmoins, il paraissait pressé d'avoir des nouvelles de l'état de santé de son fils. Une fois arrivés à l'hôpital, il intercepta la première infirmière qui passa devant lui et ne lui laissa pas le loisir de s'occuper à autre chose. Les yeux éblouissants d'Edward firent de nouveau merveille et la femme partie aussitôt se renseigner. Elle revint quelques minutes plus tard avec le médecin que j'avais vu tout à l'heure.

- Bonjour, vous êtes Mr Cullen?

- Oui, comment va Valentin? poursuivis immédiatement Edward.

- Il a été opéré pour de multiples fractures au poignet gauche et une fracture ouverte à la jambe droite, répondit le médecin de ce ton professionnel qui démontrait son habitude de ces situations. Il va avoir besoin de repos et la convalescence risque d'être longue.

Il entra ensuite dans des détails que seul Edward paraissait comprendre, l'enseignement de Carlisle sous doute. A la fin de ces explications, le médecin nous annonça que nous pouvions voir Valentin qui devait bientôt se réveiller. L'infirmière nous accompagna jusqu'à sa chambre et nous laissa seuls avec lui.

Il semblait bien, endormi seulement, mais ses plâtres et bandages démontraient la douleur qu'il avait dû ressentir. Mes larmes reprirent leur chemin habituel, du coin de l'œil en passant sur mes joues et s'écrasant à terre.

- Calme-toi, Bella, murmura Edward en me reprenant contre lui. Il va bien, il est en vie. On ne peut pas le surveiller constamment.

- Oui mais j'ai… j'ai senti son… sang et ça m'a…

- Tu ne pourrais rien lui faire et tu le sais, me coupa-t-il dans mon bégaiement pitoyable. Tu as fais ce qu'il fallait en appelant les secours.

- J'ai eu peur Edward, j'ai bien cru que…

- Chut, ça va aller maintenant.

Ses lèvres rencontrèrent aussitôt les miennes mais repartir aussitôt au son d'une voix rauque.

- Papa, marmonna Valentin encore dans un état second. J'ai cassé une des planches de la cabane.

Sa réflexion sur ce détail sans importance nous fit finalement rire, s'il s'inquiétait de sa cabane, c'était que tout allait bien de son côté.


Alors, vous avez aimé, pas aimé? Review si vous voulez avoir la suite...