Professeur ? Ami ? ou Confident ?
Réponses aux reviews : chapitre 02
Onarluca : merci beaucoup… bisous
M4r13 : kikoo ! je sais, c'est bizarre pour Narcissa, mais je n'arrive pas à la voir autrement que gentille quand elle ne subi pas l'influence de Lucius. Et si tu aimes le fait qu'il y ait eu un souvenir du futur, tu vas en être servi… gros bisous
Godric2 : coucou ! moi aussi c'est mon bout préfér ! (y'a pas à dire, j'adore les interactions Rem'/Harry) et merci beaucoup, bisous bisous
Kitty-luv-Snape : bah oui, Harry a bien mûri depuis ses quinze ans, et il est devenu assez doué pour les contacts humains… et pour parler aux autres… gros biz'
Mystick : c'est vrai que ça change un peu ! je sais pas, pourtant j'ai l'impression qu'elle a l'air douce comme femme, et soumise à son mari, mais pas méchante comme si elle était elle-aussi pour les idéaux de Lucius… enfin bon, voilà la suite ! biz'
Khisanth : kikoo ! merci beaucoup et voici la suite ! j'espère qu'elle te plaira autant que le début ! gros bisous
Sabriell : hello !!! je suis contente que cette nouvelle histoire et put te consoler de la perte de l'autre (lol) et pour ta question, j'en sais pas la réponse moi-même, donc voilà… allez, gros bisous
Aetius : merci beaucoup ! gros bisous
Annissa Malfoy : je te remercie vraiment, voilà la suite ! bisous
Llewella : coucou ! alors, je suis aller faire un petit tour du côté de tes fics et j'en ai lu quelques-unes, celle qui m'intéressait le plus… je t'ai laissé des reviews, je ne sais pas si tu les as vu ou non, mais ce que je peux te dire c'est que j'aime beaucoup ton style d'écriture, je trouve que c'est bien compréhensif, et je te dis de continuer comme cela ! allez, gros bisous
Darky : kikoo ! bah oui, je met rapidement des chapitres, mais j'espère que je pourrais continuer à ce rythme parce que j'ai plus vraiment de chapitre écrit en avance…. Enfin bon, et ne t'en fait pas pour la suite de « et si leur rencontre… », j'ai déjà commencé (enfin, c'est pas la quatrième année, c'est un mini-intermède de huit chapitre, concentré sur le procès, je n'en dit pas plus)… elle devrait arriver au maximum dans une semaine, on verra.. allez, bisous
Patmol Potter : hello ! je suis vraiment très contente que cela te plaise, et que tu aimes bien comment je vois Narcissa… sinon, je suis heureuse que l'entretiens plaise, parce que j'étais vraiment pas sûr de bien l'avoir réussi… enfin bon, la suite est arrivée ! bisous
Zick : kikoo ! je suis ravie que cela te plaise et c'est vrai, Lucius est plus vieux, mais je ne sais pas pourquoi, je l'imagine plus vieux ! allez, bisous
Polichinelle et Hortence : grand grand merci pour ton message ! bisous
Naruméla : d'accord, si j'essaie je penserais à toi, promis ! allez, gros bisous et j'espère que tu aimeras toujours…
Alex-13 : merci beaucoup pour ton mess'' ! gros bisous
Yinmay : je suis contente que cela te plaise et j'espère que la suite te plaira tout autant ! allez, gros bisous
Chapitre 03/20Cela faisait déjà presque trois semaines que les cours avaient commencés et Harry se sentait de plus en plus à l'aise dans son rôle de professeur. Et les élèves avaient l'air de s'être bien habitué à lui. Il faut dire que son très jeune âge lui facilitait la tâche. Les plus petits le trouvaient très sympa et savaient qu'ils pouvaient venir lui parler quand ils le souhaitaient, car il était plus proche d'eux que les autres enseignants et paraissaient plus gentils, tandis que les plus grands n'avaient presque aucune différence d'âge avec lui et pouvaient ainsi se confier à lui, tout en ayant l'impression d'être avec un camarade.
Mais il y avait tout de même une classe à laquelle Harry s'intéressait plus particulièrement. Celle de première année, Griffondors/Serpentards. Car elle contenait à peu près toutes les personnes qu'il connaissait maintenant dans deux époques différentes. Bien sûr, il y avait aussi les parents Weasley, qui étaient en septième année, mais ce n'était pas pareil. Il ne comprenait pas pourquoi, mais le fait demeurait.
Il avait déjà eu l'occasion de parler seul à seul avec Rémus, mais il était certain qu'avant la fin de l'année il aurait droit à d'autres conversations. Il savait que plusieurs personnes dans cette classe avait des problèmes, surtout familiaux, alors il espérait qu'elles viendraient se confier à lui.
Mais il y avait une personne à qui il voulait absolument parler, et rapidement. C'était Sévérus Rogue, son ancien professeur de potion. Pendant la guerre, il avait eu l'occasion d'apprendre à mieux le connaître, et ils en étaient venu à faire une sorte de trêve, d'accord commun. Ils avaient enterré la hache de guerre, et Harry espérait bien qu'elle ne soit jamais déterrée.
Depuis cette trêve, et même avant, depuis sa cinquième année, il savait que l'homme avait eu une enfance difficile. Bien sûr, il y avait eu cette haine avec son père, mais il savait que cela avait commencé bien avant, quand il était beaucoup plus petit. Il se souvenait de ce qu'il avait vu dans l'esprit de l'homme, sur ce que lui avaient fait ses parents. Et c'est de cela dont il voulait lui parler.
Et c'est pour cela que maintenant, à la fin du cours de défense des premières années, il se décida à faire le premier pas, sachant que Sévérus ne viendrait jamais de lui-même vers lui. Il ne faisait pas assez confiance aux autres pour cela.
- Sévérus ! appela-t-il. Est-ce que vous pourriez rester une minute ?
Heureusement pour lui, son futur professeur était l'un des derniers à partir, sinon il n'aurait pas eu le temps de l'appeler. Il vit son élève se retourner et attendre que la porte se referme derrière le dernier enfant.
Harry se leva et vint s'asseoir à l'une des tables d'étudiants, faisant signe à Sévérus de prendre place à côté de lui. Il fronça les sourcils, montrant ainsi son étonnement, mais le fit tout de même, ne voulant pas contester les ordres de son enseignant.
- Tu dois te demander pourquoi est-ce que je t'ai demandé de rester ? fit Harry.
Il avait décidé de repasser au tutoiement à chaque fois qu'il serait seul à seul avec un élève, pour mettre plus d'intimité. Ou du moins, pour les premières années, car avec quelqu'un de dix-sept ans, il ne se le serait jamais permis, à moins que cela soit la personne qui demande expressément à être tutoyée.
- En effet, Professeur, approuva Sévérus.
- Je voulais juste te dire que si tu avais envie de parler un peu à quelqu'un, je serais là pour écouter.
- Et pourquoi pensez-vous que j'aurais besoin de parler ? demanda Sévérus, sur la défensive, ne remarquant pas qu'il avait changé le mot « envie » en besoin, prouvant ainsi qu'il en avait réellement besoin.
Harry soupira puis tendit le bras, ne manquant pas le mouvement de recul presque imperceptible de son élève, avant de soulever la manche de son T-Shirt assez haut pour voir quelques bleus.
- Pour ça…
Mais il eut à peine le temps de dire cela que Sévérus tira fortement sur sa manche, pour la lui arracher des mains, et se remit debout, prenant ses affaires.
- Je ne vois vraiment pas de quoi est-ce que vous voulez parler. Je me suis cogné à la poignée de la porte, c'est tout. Au revoir Professeur, finit-il rapidement avant de sortir précipitamment de la salle, laissant la porte ouverte derrière lui.
Harry regarda le garçon partir, et se dit qu'il n'aurait certainement pas dû être aussi direct. Il lui avait fait peur, mais au moins, maintenant, Sévérus savait que Harry était au courant de tout et qu'il était prêt à l'écouter s'il avait envie de parler. C'était déjà quelque chose, mais s'il avait espéré plus.
Rémus papillonnait des paupières, reprenant péniblement ses esprits après une nuit des plus fatigantes. Il se sentait réellement mal, sa tête sur le point d'exploser, et il était sûr qu'il avait des coupures sur tout le corps, même s'il n'avait pas encore regardé. C'était toujours comme cela le jour après la pleine lune.
Il essaya d'ouvrir les yeux, mais il y avait tellement de lumière qu'il les referma immédiatement. Il s'arrangea pour se remettre en position assise, et resta quelques secondes, jusqu'à ce qu'il sente un verre se presser contre ses lèvres. Il sursauta, lui qui croyait qu'il serait seul à son réveil.
Il aimerait beaucoup savoir qui était avec lui, mais il ne pouvait pas encore ouvrir les yeux. Il hésita quelques secondes mais finit par boire quand il entendit la voix de son professeur de défense lui demander de le faire.
- Tiens le verre, je vais aller fermer les rideaux…
Harry laissa le verre entre les mains de son élève et se déplaça gentiment pour faire de l'ombre dans la pièce. Rémus sentit sur ses paupières le changement du degré d'obscurité de la salle et ouvrit enfin les yeux. Yeux qui se posèrent directement sur la silhouette de son professeur.
- Merci beaucoup, Professeur, remercia-t-il, se rendant compte qu'il s'agissait d'une potion contre le mal de tête.
- Ce n'est rien, lui répondit Harry, venant s'asseoir au bord du lit de son élève. Alors, comment est-ce que tu te sens ?
- Ça peut aller…
Harry essaya de faire un sourire réconfortant à Rémus, et balaya délicatement une des mèches cendrées qui retombaient devant son visage, effleurant la peau de son élève. Il savait que c'était dangereux comme geste, que certaines personnes pourraient le trouver mal placé, mais apparemment, ce n'était pas le cas de Rémus qui ne fit que lui rendre son sourire.
Rémus avait l'air si innocent comme cela, pensa Harry, tellement différent de la personne qu'il connaissait dans son futur, mais tellement pareil également.
- Tu verras, Rémus, Madame Pomfresh va t'arranger tes blessures, et tu ne sentiras plus rien.
- J'ai l'habitude, ne vous en faites pas. Normalement, ça mettait long à guérir. Alors, je peux bien le supporter quelques heures.
Harry sursauta en entendant cela. Comment, d'habitude ça mettait long à guérir ? Les parents de Rémus étaient tous les deux des sorciers, ils devaient sûrement guérir les blessures de leur fils quand il en avait, surtout après ses transformations. Aucun parent ne pourrait laisser son enfant souffrir quand il pouvait y faire quelque chose, ce serait totalement impensable. Quoique… quand il pensait à ceux de Sévérus…. Le doute l'assaillit.
- Qu'est-ce que tu veux dire par l ? Tes blessures ne sont pas soignées directement, normalement ?
Rémus secoua la tête, en guise de réponse.
- Tes parents faisaient quand même quelque chose ?
Le garçon baissa la tête, ne voulant pas regarder le visage de son professeur, pour ne pas y voir la pitié qu'il était certain de trouver, quand il comprendra la vie qu'il vivait à la maison. Il ne voulait pas que le Professeur Cendrars sache la vérité, mais il ne voulait pas lui mentir non plus, pas après ce que l'homme avait fait pour lui.
- Non, normalement ils laissaient les blessures cicatriser seules.
Rémus leva la tête pour entrevoir le visage de Harry, mais il n'y trouva que de la colère, et cela l'effraya. Il n'aurait pas dû dire ce qu'il venait de dire, maintenant son professeur était en colère, et il n'allait plus vouloir le voir.
- Je suis désolé, Professeur, je ne voulais pas vous mettre en colère, dit-il, penaud.
- Quoi ? s'étrangla Harry. Non, non, je ne suis pas fâché contre toi ! Je ne vois pas pourquoi je le serais ! S'il y a quelqu'un contre qui il faudrait être en colère, ce sont bien tes parents.
Rémus leva les yeux pour croiser le regard de son professeur, et il n'y lut que la vérité pure et simple. Il afficha un petit sourire hésitant auquel Harry répondit immédiatement et il passa une main douce sur son front, pour écarter ses mèches.
- Tu veux que j'aille chercher les potions maintenant ? demanda doucement Harry.
- Oui, je veux bien. Enfin, si cela ne vous dérange pas…
- Pas du tout. Attends-moi là, je reviens tout de suite !
Rémus regarda Harry sortir de la chambre et se laissa aller contre le dossier du lit, souriant. Cela lui faisait du bien que quelqu'un s'occupe de lui après la pleine lune, il n'en était pas habitué. Oh ! pas que ses parents soient méchants, mais ils étaient des sangs-purs et fiers de l'être. Ils avaient aussi des préjugés sur les loups-garous et ne se sentaient pas du tout à l'aise en la présence de leur fils. Ils avaient surtout peur aux alentours de la pleine lune, pas seulement le jour même. Et c'est pour cela qu'ils ne soignaient pas ses blessures.
Rémus n'eut pas longtemps à attendre avant de voir la porte de l'infirmerie s'ouvrir sur le Professeur Cendrars, tenant deux gobelets dans les mains et venant s'asseoir à côté du petit garçon. Il lui tendit la première potion.
- Tiens, c'est pour soigner les coupures, elles se refermeront en une heure et y'aura pas de cicatrice.
- Merci…
Rémus la but d'une traite et prit le deuxième verre, qui contenait une potion qui calmerait ses membres engourdis jusqu'à ce que les courbatures disparaissent. Comme cela, il ne lui resterait que quelques bleus, indolores.
- Voilà, comme ça tu seras en pleine forme demain matin !
- Merci beaucoup, Professeur…
- Y'a pas de quoi…. Tu devrais dormir un petit moment, maintenant, tu as besoin de repos.
Rémus hocha la tête et se recoucha, sur les conseils de son professeur, s'endormant presque aussitôt qu'il eut fermé les yeux, sous le regard bienveillant d'Harry qui fut replonger dans ses souvenirs de fin de guerre.
Harry était assis sur le bord du lit de Rémus, il avait dix-sept ans. Rémus était appuyé contre le haut du lit. La guerre venait de se terminer. Il y avait eu des morts, mais Voldemort en faisait partie. Harry avait réussi à le tuer, sans même être trop gravement blessé.
Mais cela, il le devait à Rémus, qui lui avait sauvé la vie, se prenant par la même un sortilège qui fit qu'une boule de feu lui transperça l'épaule gauche. Heureusement, c'était la seule blessure qu'il avait et il était donc en bonne voie de guérison. Une bonne nuit à l'infirmerie, et un peu de repos, et tout serait arrangé.
- J'arrive pas à croire que c'est fini, murmura Harry.
- Je sais, mais c'est vrai, il est mort… Tu as réussi, tu l'as fait…
- Non… non, on l'a fait !
Ils restèrent tous les deux un moment silencieux avant que Harry ne reprenne la parole.
- Tu devrais dormir, avant que Madame Pomfresh ait ma peau pour empêcher ses patients de dormir. Tu sais, maintenant que la prophétie a été accomplie, n'importe qui peut arriver à me tuer !
- Je pense que tu as raison, rigola Rémus. En plus, je suis vraiment fatigué, finit-il avec un bâillement.
L'homme se recoucha complètement avant que Harry ne reprenne, encore une fois, la parole.
- Dis Rem' ?
- Oui ?
- Je… je peux rester avec toi, cette nuit ?
Harry ne le dit pas à voix haute, mais il n'avait vraiment pas envie de passer la nuit seul. Après le combat qui venait de se passer, les morts qu'il y avait eu, il savait qu'il ne pourrait pas sans avoir de cauchemar. Et il savait aussi que la présence de Rémus l'apaisait. Il l'avait su dès l'été après sa cinquième année, lorsque Rémus avait accepté qu'il passa quelques nuits dans le même lit (à dormir, bien entendu) car il voyait encore et encore la scène de la mort de Sirius.
- Bien sûr, Harry, viens…
Rémus se décala un peu et Harry vint s'allonger à ses côtés, laissant son ami passer un bras autour de ses épaules et venant se lover tout contre lui, s'endormant paisiblement.
Harry secoua la tête pour chasser ses pensées, et se releva, prenant bien soin de ne pas réveiller le petit malade. Il remonta la mince couverture sur le corps de Rémus et, avec un dernier regard, sortit à pas de loup de l'infirmerie.
