Note pour typex: euh... à vrai dire, je ne me contredits pas vraiment. J'ai dit que Remus venait d'une famille de sang-pur, oui, mais cela ne veut pas dire qu'il ne peut pas avoir de vêtements moldus. J'ai fait le contraste de Remus ayant de vêtements moldus et pas les deux autres parce que l'on sait l'opinion des Blacks sur ce qui est des moldus...
Okay, le chapitre a pris une autre direction que celle que j'attendais, mais je dois dire que je suis plutôt contente d'avoir ajouté cette conversation, même si elle n'était pas prévue...
Chapitre 14
Les jours et les semaines passaient à un rythme effréné et Harry ne savait pas s'il s'agissait d'une bonne chose ou non.
Ce voyage dans le passé lui avait été vraiment bénéfique. Il avait finalement pu voir ou revoir des personnes qu'il croyait hors de son atteinte à jamais. Avoir pu enfin connaître ses parents avait été un réel miracle. Bien sûr, il savait qu'il ne pouvait en aucun cas relater James et Lily les adultes avec James et Lily les enfants qu'il connaissait. Après tout, ces derniers devraient encore grandir, traverser les différents obstacles pour, en fin de compte, devenir les personnes formidables qu'on lui avait toujours dit qu'ils étaient. Néanmoins, il avait maintenant d'autre souvenir d'eux que celui de leur mort et ce moment, pas des plus brillants, qu'il avait vu dans la pensine de Rogue durant sa cinquième année.
Revoir Sirius n'avait pas été aussi dur qu'il ne l'aurait cru. Peut-être aurait-ce été difficile si cela s'était passé juste après les événements de Département des Mystères, lorsque la blessure était encore fraîche. Dans le cas où cela serait arrivé, Harry n'était pas sûr qu'il ait été capable de laisser la chaine du temps se dérouler comme elle le devait et aurait essayé de faire en sorte que tous ces malheurs n'arrivent pas. Mais des années après la mort de son parrain adoré, Harry avait eu le temps de faire son deuil et d'accepter ce qui était arrivé. Revoir Sirius après tant d'année à l'avoir cru perdu à jamais était simplement pour lui une deuxième chance, qui lui permettrait de dire au revoir.
Les autres enfants aussi l'avaient beaucoup touché, qui les ait connu ou pas dans son propre passé. Etre avec eux lui avait permis de se rappeler de toutes les bonnes choses que le monde de la Magie et Poudlard avaient à offrir, chose qu'il avait peut-être quelque peu oubliée après cette terrible guerre qu'ils avaient dû mener alors qu'il n'était qu'un adolescent. C'était la première fois que, dans le monde de la Magie, il avait pu finalement être quelqu'un de normal, qu'il avait pu se détendre sans que Voldemort ou le Survivant ne viennent s'immiscer pour diminuer sa joie de vivre.
Néanmoins, malgré toutes ses bonnes choses, il savait qu'il n'était pas à sa place dans le passé, qu'il n'était pas à sa place au sein de ses parents et de leurs amis. Après tout, quel jeune homme pouvait se venter d'avoir enseigné à ses propres parents les arts basiques de la vie?
De plus, même s'il aimait beaucoup les personnes, adultes ou enfants, qui se trouvaient à ses côtés, ils ne pouvaient s'empêcher de penser à leurs homologues plus âgés qui lui manquaient terriblement, de même que ces autres amis qui, à cette époque-là, n'était tout comme lui pas de ce monde.
Il n'avait pas cherché à les revoir pendant les trois dernières années, parce qu'il avait voulu faire le vide, pouvoir se retrouver et finalement comprendre qui il était pour lui-même et non à se définir par ce que le monde des sorciers attendaient de lui et, dans ce but, il s'était éloigné de tout ce qu'il connaissait. Mais il ne pouvait nier que ses amis étaient partie intégrante de lui-même et que, sans eux, il sentait qu'il n'était pas entier.
Cette quatrième année sans eux avaient été moins difficile à supporter à cause de tout le reste, mais il commençait réellement à sentir leur absence à nouveau et ne pouvait s'empêcher de se réjouir du fait qu'il sera bientôt capable de les revoir. Tout serait finalement bien pour lui. Plus de guerre, plus de mort venant frapper toutes les semaines à la porte et, surtout, toutes les personnes qui lui étaient chères autour de lui, le souvenir de ceux qui avaient péri vivant toujours en lui car, comme il le lui avait souvent été répété, les êtres qui nous sont chers ne nous quittent jamais.
Etant donné qu'il serait à Poudlard, il savait que la toute première personne qu'il rencontrerait serait Remus Lupin et cela lui arracha un sourire.
Oui, Remus, ce cher Remus, il allait bien pouvoir le taquiner avec ce qu'il avait appris sur lui…. Comme le fait que sa première «petite amie» se trouvait être Narcissa Black. Petite amie était peut-être un bien grand mot pour des enfants de leur âge, mais il était clair qu'amie n'était pas le terme approprié.
Il avait bien vu depuis le début que quelque chose se passait entre les deux mais il n'y avait franchement pas fait très attention. Après tout, Remus, l'adulte, le lui aurait dit s'il avait vraiment eu une relation avec la cousine de Sirius?
Mais, apparemment, la réponse à cette question était non parce que les deux enfants s'étaient vraiment de plus en plus rapproché au point que tout le monde les considéraient comme le «couple» le plus mignon de Poudlard. Oh Harry allait bien se marrer quand il rentrerait. Il ne manquerait pas de parler de cela à l'homme qu'il considérait comme son oncle.
Il était vrai qu'il avait déjà eu l'occasion de constater, dans son propre temps, que Narcissa et Remus se connaissaient mieux que ce que l'on pourrait croire. Il les avait vu, après la guerre, durant les quelques temps pendant lesquels il était encore resté en Angleterre, les deux adultes se parler à plusieurs reprises.
Bien sûr, étant donné l'âge de Narcissa, il lui avait été facile de se rendre compte que Remus et elle avait dû être dans la même année et le fait que les deux se retrouvent, au final, du même côté de la guerre avait réussi, pour Harry, à expliquer entièrement le fait qu'il se trouve de plus en plus souvent en compagnie l'un de l'autre.
Après tout, il était vrai que très peu de gens de leur âge restait encore en vie, après le massacre des dernières batailles. Et de ceux qui étaient encore en vie, beaucoup se trouvaient présentement entre les quatre murs de la forteresse d'Azkaban ou en fuite, espérant encore pouvoir échapper à la loi et ne pas payer pour les crimes qu'ils avaient connus au nom de la pureté du sang, se battant sans le savoir pour un sang-mêlé.
Cependant, maintenant qu'Harry savait à quel point les deux susmentionnés avaient été proches à un point de leur enfance, il commençait à se demander s'ils n'avaient pas décidé de peut-être se donner une seconde chance, maintenant que la paix était revenue et que Lucius Malefoy ne pouvait plus venir se placer entre eux. Qui sait, peut-être Harry aurait-il la surprise de revenir pour se retrouver avec Narcissa Black comme «tante d'adoption». Il n'empêche qu'il souhaiterait bien voir la tête de Drago si cela se produisait vraiment.
Harry fut sorti de ses rêveries par des coups à la porte de son bureau et, élevant la voix pour dire à son visiteur d'entrer, il releva les yeux pour se trouver face à celle qui avait été sa professeur de métamorphose durant ses propres années d'étudiant.
«Bonsoir, Minerva,» la salua-t-il. «Qu'est-ce que je peux faire pour vous?»
«Bonsoir Harry. Je passais simplement pour voir comment vous alliez? Vous me semblez moins enjoué ces temps-ci.»
Harry sourit à la femme. Il aimait vraiment le Professeur MacGonagall, et ceci depuis toujours, même si elle ne s'était jamais montrer autrement que stricte durant les cours. En dehors, par contre, elle l'avait toujours conseillé quand il le souhaitait… si l'on oubliait cet incident en première année, pendant lequel elle ne l'avait pas cru au sujet de la pierre. Mais elle était attentive à la santé de ses étudiants et, alors même qu'il n'était que son collègue cette année-ci, elle avait remarqué que quelque chose le tracassait.
«Ce n'est rien, ne vous en faites. Juste un peu de mélancolie, je suppose. Mes amis me manquent et… revoir certaines personnes ici que je sais ne seront plus là quand je retournerais chez moi me fait mal. Ce sera comme les perdre à nouveau.»
«Je suppose que je n'obtiendrais pas de vous les noms de ces personnes?» demanda Minerva avec un sourire en coin, sachant à quel point Harry faisait attention avec tout ce qu'il disait, de façon à garantir que le futur dans lequel il reviendrait sera le même que celui qu'il avait laissé derrière lui.
Harry secoua la tête.
«Désolé, je ne peux pas prendre le risque. Pourtant ce n'est pas l'envie qui m'en manque, croyez-moi.»
«Je comprends, Harry. Je comprends tout à fait. Je ne suis pas sûre que j'aie été capable de faire ce que vous faites, moi-même je dois dire. Savoir que l'on pourrait sauver des personnes que l'on aime mais se rendre compte que l'on est pied et main lié, sans avoir le droit de le faire. Je crois que ce serait trop dur pour moi.»
Harry fit mine de réfléchir, les sourcils froncés.
«Oh, je ne sais pas. Je vous ai toujours vu comme quelqu'un de très fort. Je suis sûr que s'il l'avait fallu, vous en auriez été capable. Mais je ne conseillerais pas cette expérience à tout le monde, c'est un fait.»
Il soupira.
«Ma fois, ce qui est fait est fait. Et cette année est presque terminée. Je ne sais pas ce que je vais faire l'année prochaine, mais pour l'instant, je me réjouis juste à l'idée de revoir ceux que j'ai laissé derrière moi.»
«Vous devriez continuer dans l'enseignement, Harry,» lui conseilla Minerva, sérieuse. «Peut-être pas à Poudlard, mais dans une autre école si vous le souhaitez. Ou alors, sans même enseigner, travaillez avec des enfants. Vous êtes doués pour cela et je suis sûr que si vous êtes en temps d'après guerre, beaucoup d'enfants auront besoin de quelqu'un pour les guider.»
Harry sembla pensif. Oui, le plus il y pensait, le plus il se disait qu'il avait envie de faire carrière dans un travail qui le mettrait en contact avec des enfants. Ce ne serait peut-être pas aussi facile que cela avait été cette année, après tout il ne connaîtrait pas les histoires des personnes qui viendraient lui demander conseil, mais cela le ferait se sentir bien.
«Merci, Minerva. C'est un très bon conseil,» la remercia-t-il, d'une voix franche.
La femme lui sourit une dernière fois avant de se lever pour partir.
«N'oublier pas que je suis là si vous avez besoin de parler. Il n'y a pas de raison pour que vous soyez le seul à écoutez ceux qui en ont besoin.»
«Je sais,» murmura-t-il. «Vous avez toujours été là quand j'en avais besoin.»
Quelque chose passa entre eux alors que leurs yeux se rencontraient et à cet instant Minerva sut que son futur élève disait vrai car elle se jura qu'elle serait toujours là pour lui, au travers des épreuves qu'il devrait traverser lors de sa carrière scolaire à Poudlard.
Puis, sans un mot de plus elle sortit de la pièce, laissant Harry dans ses pensées.
Ce dernier soupira en s'asseyant, les yeux fermés, et sursauta lorsqu'une petite voix l'interrompit.
«Je ne vous dérange pas, Professeur?»
Harry regarda sa nouvelle interlocutrice et sourit gentiment.
«Bien sûr que non, Lily. Entre.»
