Message pour jenni944 : Merci pour ta review et je ne pense pas que l'on verra beaucoup de la pièce de théâtre parce que... pour être franche, je n'ai plus la moindre idée de la raison pour laquelle j'avais commencé sur cette histoire de pièce lol. Ca fait tellement longtemps que j'avais commencé cette fic et j'ai perdu tous les plans originaux. Enfin, on verra ce que ça va donner...


Professeur? Ami? Ou Confident?

Chapitre 15

Ce dernier soupira en s'asseyant, les yeux fermés, et sursauta lorsqu'une petite voix l'interrompit.

«Je ne vous dérange pas, Professeur?»

Harry regarda sa nouvelle interlocutrice et sourit gentiment.

«Bien sûr que non, Lily. Entre.»

La jeune fille s'exécuta immédiatement et prit place sur la chaise qui se trouvait en face du bureau de son professeur. Elle semblait hésiter quelque peu sur ce qu'elle voulait dire et Harry, s'en rendant parfaitement compte, décida de lui laisser le temps de se remettre les idées en place avant d'interroger sa jeune élève sur la raison de sa visite. Après tout, elle lui en parlerait bien assez vite.

Au bout d'une minute, Lily releva finalement les yeux sur Harry et vit, avec un rougissement, que celui-ci la regardait un tendre sourire sur les lèves. Elle le lui rendit, quelque peu timidement, embarrassée de s'être égarée dans ses pensées alors que son professeur attendait qu'elle daigne lui expliquer le pourquoi de sa présence dans ce bureau.

«J'aurai aimé vous parler de quelque chose qui se passe chez moi,» commença Lily, encore un peu hésitante mais semblant gagner de l'assurance au fil des mots. «En fait, j'aimerai vous parler de ma sœur, si ça ne vous dérange pas?»

Harry secoua négativement la tête. Bien entendu qu'il allait écouter Lily au propos de sa sœur. Non pas qu'il se fasse un plaisir d'écouter parler de sa propre tante, surtout lorsqu'il repensait à ses propres rapports avec elle. En fait, il aurait beaucoup aimé oublier qu'il avait encore une famille de sang, là d'où il venait. Ces personnes n'avaient jamais été, pour lui, une famille et ne le seraient jamais. Néanmoins, il se doutait bien de ce qui rongeait la petite fille qui deviendrait sa mère.

«Bien entendu. Comment s'appelle ta sœur?» commença-t-il par lui demandant, essayant de mettre Lily sur la voix, lui donnant une direction pour commencer son histoire.

«Pétunia. Pétunia Evans,» précisa-t-elle, tout en sachant que son professeur connaissait le nom de famille que les deux filles partageaient.

«Et est-ce que tu t'entends bien avec elle?»

Lily hésita. Elle ne savait pas trop comment aborder cela. Elle avait toujours cru que oui, elle s'entendait bien avec sa sœur. Après tout, il était rare que deux sœurs, surtout lorsque l'une d'elle était plus âgée que l'autre, passent autant de temps ensemble en s'en jamais se disputer. Mais, maintenant, elle ne savait plus…

«On a toujours été très proche, même si elle a quatre ans de plus que moi. Elle m'a toujours considérée comme sa petite protégée, vous savez?»

Non, il ne savait pas. Il n'avait jamais su que les deux sœurs avaient été proches dans leur passé. Oh, bien entendu, il se serait douté que sa tante n'avait pas toujours pu considérer Lily comme un monstre, pas avant de savoir ce qu'il en retournait, mais il n'avait pas pensé qu'elles avaient été très complice.

Néanmoins, il se contenta d'hocher la tête, montrant à Lily qu'elle pouvait continuer.

«Il m'arrivait souvent des choses bizarres dans le passé, quand j'étais énervée, ou triste ou bien que j'avais peur,» expliqua-t-elle.

«Magie accidentelle?» devina Harry, un sourire au lèvre, se rappelant quelques unes de ses propres expériences.

Lily hocha la tête.

«Oui, des fois je me doutais que c'était moi et ça me faisait peur. Mais quand cela arrivait, elle me rassurait toujours, me disait que ce n'était pas ma faute. Seulement, maintenant….»

«Seulement, maintenant, tu sais que c'était vraiment toi,» conclut Harry. «Est-ce que cela a vraiment changé beaucoup de choses?» demanda-t-il, bien qu'il sache déjà la réponse à cette question.

Lily fit tristement 'oui' de la tête.

«Elle pense que je suis un monstre, tout ça parce que je peux faire de la magie! Comment est-ce que le fait que je sois une sorcière pourrait changer tout ce qu'il y avait entre nous?»

La petite fille semblait au bord des larmes et Harry se leva pour venir s'accroupir devant elle et la prendre dans ses bras. Elle enfuit son visage dans l'épaule de son professeur.

«C'est pas juste,» murmura-t-elle, la voix étouffée par les larmes et les vêtements d'Harry. «Pourquoi est-ce qu'elle ne peut pas m'accepter pour ce que je suis?»

Harry resserra doucement son étreinte sur la fillette et ferma les yeux, sachant que rien ne pourrait changer la situation qu'elle vivait avec Pétunia mais décidant qu'il pourrait au moins faire qu'elle se sente moins seule dans son malheur.

«Je sais que c'est dur Lily, mais il y a des personnes qui ne peuvent pas accepter ceux que sortent de l'ordinaire. Crois-moi, je le sais mieux que quiconque.»

Lily s'écarta doucement de son professeur.

«Qu'est-ce que vous voulez dire?» demanda-t-elle, se demandant s'il se pouvait que le Professeur Cendrars ait vécu une situation comme celle-ci.

«Ma mère était une sorcière qui descendait de parents moldus, comme toi,» commença-t-il, souriant intérieurement en pensant qu'il ne s'agissait pas seulement de quelqu'un comme elle mais d'elle en personne. «Quand elle et mon père sont morts, lorsque je n'étais encore qu'un bébé, j'ai été placé avec sa sœur, qui était moldue.»

Harry s'arrêta dans son récit, voyant qu'il avait la totale attention de son élève.

«Elle non plus n'a jamais pu accepter les sorciers et sorcières. Son mari et son fils non plus…. Ça n'a pas toujours été facile, je te l'avoue, mais il faut s'accrocher et penser à ceux qui, eux, nous accepte tels que nous sommes, sans vouloir changer une partie essentiel de nous. Ce sont ces personnes-là qui comptent.»

Harry se remit debout.

«Je sais que tu aimes beaucoup ta sœur, Lily. Mais tu ne dois pas prendre tout ce qu'elle te dit trop à cœur. Et, qui sait, peut-être que cela s'arrangera. Montre-lui que pour toi, rien n'a changé entre vous. Je ne sais pas si ça va être suffisant, mais c'est le seul conseil que je peux te donner.»

«Merci, Professeur,» remercia-t-elle chaleureusement, se sentant un peu mieux.

Elle se dirigea vers la porte et, avant de sortir, se retourna vers Harry.

«Je suis désolée, pour vos parents.»

Puis, sur ces paroles, elle sortit, laissant le jeune homme seul.


Harry entra dans ses quartiers et s'écroula sur son canapé. Il n'arrivait pas à croire que les répétitions pour la pièce pouvaient être aussi épuisantes que cela. Il commençait à croire que c'étaient ces dernières qui lui prenaient le plus de son énergie et non les cours de Défense contre les forces du mal. C'était sans doute le comble du ridicule, surtout que c'était son idée que de faire ce cours et il ne pouvait blâmer que lui-même pour cela.

Il manqua de grogner à voix haute lorsqu'il entendit frapper à l'entrée de ses quartiers. Il n'avait aucune envie de se lever et, décidant qu'il serait paresseux, se saisit de sa baguette pour faire basculer la porte et cria à l'attention de quiconque était là d'entrer.

Il se redressa légèrement de sa position affalée lorsqu'il vit Remus Lupin s'avancer d'un pas quelque peu hésitant dans la pièce.

«Hey, Remus!» le salua-t-il avec un sourire, ne voulant pas faire que le garçon ne se sente pas le bienvenu. «Viens t'asseoir.»

Remus s'exécuta et observa quelques secondes de silence.

«James, Sirius et Peter ont décidé de devenir animagus,» finit-il par lâcher.

Harry lui fit un sourire en coin.

«Je sais.»

Le garçon ouvrit la bouche pour la refermer aussitôt, ne sachant que dire. Il était venu voir son professeur dans l'espoir d'avoir son aide pour empêcher ses amis de faire quelque chose d'aussi insensé mais cela paraissait maintenant grandement compromis. D'ailleurs, vu le sourire d'Harry, c'était son idée pour commencer.

«C'est vous qui leur avez dit de faire cela,» accusa-t-il.

Harry rigola.

«Oui et non. C'est eux qui sont venu me demander conseil, savoir si je connaissais un moyen qui les rendrait capables de t'aider. Je n'ai fait que leur dire ce qui était possible. Mais c'était leur démarche, pas la mienne.»

«Pourquoi est-ce que vous leur avez donné?» demanda Remus, ne comprenant pas bien le raisonnement de son professeur pour pousser des élèves à faire quelque chose d'aussi dangereux que cela.

«Parce que cela va t'aider, fais-moi confiance. Et fais-leur confiance,» ajouta-t-il. «Ils sont parfaitement capable de s'en sortir.»

«Je n'arrive pas à croire qu'ils sont prêt à faire cela pour moi,» murmura Remus, comme émerveiller.

«Ce sont de très bons amis,souvient-en. Même pendant les moments où il semblera que ce n'est pas le cas. Tout ce qu'ils veulent, c'est être prêt de toi et t'aider,» lui assura Harry, se rappelant de la mauvaise blague de Sirius.

Remus hocha la tête à nouveau et dit au revoir à son professeur avant de s'en aller rejoindre sa salle commune et ses amis.


Harry, resté dans sa salle de cours après la fin de ceux-ci afin de corriger quelques copies, se demandaient quand est-ce que le reste des Maraudeurs viendraient le voir pour lui annoncer qu'ils avaient trouvés leurs formes animales. Sachant combien de temps les étapes de la transformation prenaient, ils savaient que cela devrait être tout bientôt.

Et il ne se trompait pas.

Le claquement de la porte qui s'ouvrait le fit sursauter et il se retrouva face aux visages souriants des trois élèves qu'il attendait depuis quelque temps déjà.

«On a réussi a trouvé nos formes!» lui annonça Sirius, tout sourire.

Les deux autres hochaient la tête, pour montrer que Sirius disait la vérité et la conversation s'enchaina avec les trois élèves, tous lui demandant des conseils pour les étapes suivantes, profitant du fait qu'il pouvait encore avoir, en ce moment, l'aide d'un professeur, ce qui ne serait plus possible à partir de l'année suivante.

Harry se prêta aux jeux des questions réponses sans problèmes, faisant tout son possible pour éclaircir les différents points de la transformation, sachant qu'après cela, les trois maraudeurs ne pourraient plus compter que sur eux-mêmes pour s'en sortir.