Message pour Ortie : Merci beaucoup et voilà la suite!
Note: Il ne reste maintenant plus que l'épilogue qui ne devrait pas trop tarder!
Chapitre 18
Si cette dernière semaine n'avait pas été des plus reposantes pour Harry qui, comme il devait repartir à son époque immédiatement après le départ des élèves, se devaient d'avoir fini de corriger toutes les copies d'examen avant ce moment-là, contrairement aux autres enseignants qui avaient le luxe de continuer cette tâche pendant la première semaine de vacances s'ils le souhaitaient, elle avait également été l'une des plus gratifiantes.
Ce fut en effet à ce moment-là qu'il se rendit compte à quel point il avait marqué la vie de ces élèves pendant l'année écoulée. Il était vrai que les professeurs, même s'ils ne s'en rendaient que très rarement compte, avaient une grande influence sur la vie des étudiants qui les prenaient bien souvent comme modèle à suivre. Cela, Harry l'avait remarqué à la fin de sa propre scolarité. Mais se retrouver de l'autre côté de la barrière était une expérience presque irréelle.
Il avait, durant ces derniers jours, reçut la visite de beaucoup de ces élèves qui étaient venu lui dire au revoir, le remercier de ce qu'il avait fait pour eux tout au long des mois précédents. Jamais il n'aurait cru toucher un jour autant de vie que cela, pas après avoir finalement aidé le monde à se débarrasser de Lord Voldemort. Mais il devait avouer que ces marques d'affections lui avaient gonflé le cœur.
Certains des plus petits, surtout les trois premières années, s'étaient même dévoués pour lui faire des cartes d'adieux, qu'il avait précieusement rangé dans son album photo, de manière à ne surtout pas les perdre. Il souhaitait les garder comme preuve qu'il était capable d'aider sans que cela ne soit au combat. Peut-être comme cela serait-il capable de trouver sa voix lorsqu'il serait de retour dans son présent?
Harry lui-même avait également cherché à avoir un dernier entretien avec certains de ses élèves, ceux qu'il savait avoir des problèmes. Il leur donna les meilleurs conseils possibles et, même si certains ne comprenaient pas ce que souhaitait leur dire leur professeur, il savait qu'ils y repenseraient quand le moment sera venu et comprendraient. Peut-être se demanderaient-ils comment leur enseignant avait pu savoir si longtemps à l'avance ce qu'il se passeraitdans leur vie? Peut-être les plus malins comprendraient-ils le voyage temporel qu'il avait vécu? Il ne le savait pas, mais il était plus serein, sachant que les personnes qu'il avait appris à aimer avaient maintenant en main les clefs pour vivre le futur qui les attendait.
De ces premières années, il avait déjà parlé à Lily, James et Peter mais la conversation avait été courte. Il avait simplement s'agit d'un au revoir, et rien d'autre. Harry savait que leurs vies ne seraient pas si difficile, pas jusqu'à l'annonce de la prophétie. Et, sur cela, il ne pouvait leur donner aucun conseil, si ce n'était de vivre leur vie pleinement. Conseil qu'il avait donné à tous ses étudiants. Pour Peter, il n'y avait rien qu'il pouvait faire. Il avait une vie de famille plutôt heureuse, des amis merveilleux et, tout ce qu'il aurait pu lui dire aurait été en mesure de l'empêcher de joindre les Mangemorts, ce qu'il ne pouvait se permettre de faire. L'histoire devait rester la même.
Il ne lui restait maintenant plus que quatre personnes à voir. Les quatre personnes dont la vie deviendrait sous peu un enfer, un enfer encore plus grand que celui qu'ils avaient déjà connu. Il ne pouvait pas le changer, il le savait, mais il pouvait faire en sorte de les guider pour traverser les épreuves. Tout du moins, il l'espérait.
A Narcissa, qui fut la première à venir le voir, il essaya de donner de l'espoir pour sa vie de future épouse et mère…
« Profite de ta vie à Poudlard, de ta vie de jeune fille. Vits les choses que tu as envie de vivre avant que tu ne sois forcée de t'unir à Lucius. Il ne peut avoir aucune emprise sur toi avec que tous les deux n'ayez quitté l'école.
Ne change pas, même quand tu seras avec Lucius, garde ton cœur d'or. Prétends qu'il en est autrement, fais-lui croire qu'il a le contrôle sur toi, mais jamais ne te rends à lui. Fais ton possible pour éloigner tes enfants de sa vision des choses, aime-les et apprends leur comment est-ce que toi tu vois la vie. Ils seront chanceux de t'avoir pour mère, Narcissa, et un jour vous serez libre de l'emprise d'un mariage que tu ne souhaitais pas. Ne baisse-pas les bras et, un jour, la vie te sourira.»
A Severus, il donna les clefs pour s'échapper du cercle des mangemorts…
«Peu importe qui ton père veut que tu soies, peu importe comment les gens te voient, tu as toujours le choix. Même si tu crois qu'il est déjà trop tard, même si te crois avoir été trop loin pour changer, sache que tout le monde a droit à une seconde chance, peu importe ce qu'il s'est passé.
Si tu ne sais plus que faire, rappelle-toi que Dumbledore est toujours là pour aider les personnes qui en ont besoin. Va le voir, n'aies pas peur de lui, et parle-lui de tes problèmes. Il comprendra et il pourra t'aider. Il te remettra sur la voix que tu souhaites. Un jour, tu verras, que tous tes problèmes seront terminés.»
A Sirius, il fournit de quoi faire face à l'abandon de ces amis et de sa famille…
«Ne te soucies pas de ce que ta famille pense de toi, continue de suivre la voix que tu trouves juste et repose-toi sur tes amis, laisse-les devenir ta vraie famille. Crois toujours en la forcede l'amitié que tu partages avec les autres. Même si, par moment, tu auras l'impression que tout est fini, que rien ne sera plus jamais comme avant, ne laisse pas le désespoir te gagner et bas-toi pour retrouver ce que tu avais.
Sache qu'avec le temps, peu importe à propos de quoi, la vérité finit toujours par éclater et que rien ne peux empêcher l'amour, que cela soit fraternel, amical ou même plus, de triompher. Les gens qui t'aiment finiront toujours par te comprendre, même si cela te parait une cause désespérée. N'abandonne jamais.»
Et enfin, à Remus, il offrit conseil pour ignorer les préjugés et s'en remettre à ses amis.
«Ce que les autres pensent de toi, ne t'en soucie pas. Tu sais qui tu es et tu sais que les préjugés dont on t'affuble sont faux. Tes amis savent cela également et c'est tout ce qui doit compter pour toi. Les gens ne seront jamais à même de comprendre ce que tu traverses, ce que tu vis, et leur opinion ne fait que refléter leur ignorance.
Tes amis t'aiment et ne te feront jamais volontairement souffrir. Néanmoins, si l'un d'entre eux te fait du mal, pardonne car ce ne sera jamais sa volonté première. Malheureusement, parfois, les blessures infligées sans le vouloir sont celles qui font le plus mal. A celui qui la donne et celui qui la reçoit. Jamais n'oublie cela. Un jour, malgré toutes les épreuves que tu auras traversées, tout s'arrangera, crois-moi.»
Ces dernières paroles prononcées, Harry regarda une dernière fois ces élèves, s'élançant en direction du Poudlard Express, embarquant pour le voyage qui les ramènerait chez eux, auprès de leur famille. Il priait pour que Severus et Sirius ne souffrent pas trop durant l'été, mais il savait que ce n'était qu'espoir inutile. Leurs familles ne pourraient jamais les accepter et cela lui faisait mal de ne pas être capable de les aider.
Une fois tous furent montés dans le train, il retourna à la salle des professeurs, faisant ces adieux à tous les membres du corps enseignant.
«Alors, Harry, quand est-ce que nous aurons le plaisir de vous revoir?» demanda le professeur Bibine qui, au cours de l'année, s'était prise d'amitié pour le jeune homme, leur passion partagée du Quidditch aidant.
«Dans longtemps…. Mais vous ne me reconnaitrez pas,» répondit-il mystérieusement avant de quitter la salle pour rejoindre le bureau du directeur.
Sur le chemin, il croisa Minerva qui avait décidé de venir lui dire au revoir au moment de son départ, étant la seule autre enseignante à connaitre son secret.
«Prêt à rentrer dans votre époque, maintenant, Harry?» demanda-t-elle.
Le jeune homme hocha la tête.
«Je me demande si vous m'y attendrez, puisque vous devriez logiquement vous rappeler ce qu'il s'est passé?»
«On verra,» murmura Minerva, songeant que oui, elle sera sûrement là pour l'accueillir. «Et quelle sera la première chose que vous ferez en entrant? Une bonne nuit de sommeil?»
Harry éclata de rire.
«Non, à vrai dire je crois que je rendrais visite au professeur de défense contre les forces du mal,» répondit-il avec un sourire en coin. «Vous comprendrez dans quelques années.»
«Oui, j'imagine que je comprendrais.»
Finalement, ils arrivèrent dans le bureau directorial, où Dumbledore les attendaient déjà avec les bagages d'Harry.
«Bonjour Harry,» salua le vieux sorcier. «Êtes-vous prêt pour votre voyage de retour?» demanda-t-il.
«Oui,» soupira Harry avant de se retourner et de prendre Minerva dans ses bras pour un ultime au revoir. «Allons-y.»
Dumbledore hocha la tête et, quelques moments plus tard, Harry levait les yeux sur un directeur qui avait vieilli de trente ans.
