Marseille, Appartement d'Harry :

Nysht, chapitre 1 : Un avant goût de départ

Salut à tous ! Et oui enfin le second chapitre de cette nouvelle fic. C'est plutôt un chapitre de transition mais on a à nouveau une apparition de notre chère petite créature reptilienne. Non ne sortez pas les seaux pour l'instant ils ne servent à rien !

Pour le Rating, copyright etc.… merci de vous référer à la page précédente merci !

Prêt(e) s ? C'est parti !

« « O.o » »

Marseille, Appartement d'Harry :

Le lendemain matin, Harry se réveilla avec, pour reprendre l'expression très imagée, littéralement la tête dans le cul ! Il n'avait cessé, durant toute la nuit, de se tourner, retourner dans les sens en tentant vainement de s'endormir mais rien n'y avait fait ; son absence de la veille ne cessait de revenir harceler son esprit comme une cagole avec un kéké.

Les marques sur ses poignets n'avaient pas disparues, simplement diminuées. Le brun pouvait voir dessiné sur sa peau de minces zébrures violacées.

Comme si j'avais besoin de ça maintenant. Déjà que mes élèves me charrient sur le fait que je n'ai pas de vie sexuelle active maintenant ils vont penser que je suis masochiste.

C'est ainsi que l'esprit embrumé de sarcasmes à l'encontre de ces marques, de ses élèves bourrés qu'ils le veuillent ou non de libido, de la cafetière récalcitrante, du beurre froid et du temps maussade qui lui rappelait de mauvais souvenirs.

« On se quitterait jamais ? »

« Jamais »

Il se surprit à pleurer silencieusement, les larmes s'échouaient dans son café, ses mains fermement accrochées à la tasse blanche. Des souvenirs, que des souvenirs qui revenaient inlassablement dans son esprit. Rires, Joies, Soupirs, Farces, Mort.

Ah, faut que j'arrête de ressasser tout ça. Je vais m'enfoncer dans une dépression sinon…

Néanmoins toujours d'une humeur morose, il se dirigea vers la salle de bain et son armoire ; Être déprimé n'était pas une excuse pour devenir un mendiant d'une journée.

Département d'étude des anciennes civilisations, Marseille, France :

« Il est en retard »

« Il est peut-être malade »

« Arrêtez de dire des conneries les grumeaux ! Potter n'est jamais malade, c'est un véritable cyborg »

« Bah si t'es si intelligente Renard, tu vas nous le dire où il est le prof »

« J'en sais rien Bismarck mais une chose est sûre c'est qu'il remplace pas ton cerveau perdu »

« Espèce de… »

« Et si vous alliez à vos places plutôt que de vous lancer des mots d'amour ? »

L'ethnologue venait de surgir de nulle part, derrière ses deux élèves plantés sur l'estrade de l'amphithéâtre. Ainsi ils rejoignirent leurs places, rouges comme des tomates. Cette petite remarque avait réjoui le cœur de Harry et c'est d'une humeur moins massacrante qu'il commença son cours sur la Tanzanie.

Il passe en revue tout l'histoire de cette contrée ancienne colonie anglaise et n'est de l'union de Zanzibar et du Tanganyika. Proche l'Océan Indien, elle fut facilement influencée par les expéditions arabes mais garde tout de même la trace des anglais puisque c'est l'une des langues officielles.

« Et si nous nous amusions un peu ? »

Tous les élèves relevèrent la tête, intrigués. En général quand le prof leur proposait un jeu, ils finissaient souvent en tenues aborigènes à faire des rituels traditionnels. Souriant, il énonça son idée : Et si cette fois il les emmenait faire une expédition ?

« Archéologique ? »

« Nan, anale Tuline »

« T'es vraiment con Jean ! »

« Hum hum ? »

Silence de nouveau.

« Merci, alors oui une expédition archéologique et ethnologique en Tanzanie Monsieur Anziani ; et non pas aux trin fonds de votre colon. »

« Vous allez modifier la salle ? »

« MMMmm non »

« Alors comment allons-nous faire cette expédition ? »

« Et bien il suffit de partir en Tanzanie, alors voilà le moyen de sélectionner ceux qui partiront avec moi : un petit test sur Les ming »

« NOOOOOOOOOOOON ! »

« Allons, allons souffrez en silence »

4 heures plus tard :

La tension était largement palpable dans l'amphithéâtre, chaque élève retenait son souffle car l'enjeu était de taille, cette expédition serait sûrement l'une des meilleures expériences de leur vie. Une expédition avec le découvreur de l'Atlantide et le seul traducteur de Fourchelangue au monde, c'était un rêve. Un nirvana intellectuel. Tous les yeux restaient fixés sur le brun alors que celui venait de finir de corriger la dernière copie, il releva la tête et souri doucement à ses élèves.

« Il va falloir que vous retravailliez la dynastie Ming vous me faites beaucoup d'erreur surtout sur les bijoux. Mais deux d'entre vous s'en sont superbement sortis. Monsieur Bismarck, veuillez vous approchez. »

Des sifflements et des applaudissements résonnaient dans tout l'amphithéâtre ; cela n'avait rien d'étonnant pour eux, Henriech faisait parti d'une de plus grosses fortunes d'Allemagne et sa familles comptait de nombreux génies et ce en toutes les matières.

Arrivé à l'estrade, le blond cendré ne put s'empêcher de sauter de joie après avoir reçu sa copie avec le superbe score de 98 sur 100 et avoir serrer la main de son professeur qu'il dépassait largement d'une tête.

Le silence régnait de nouveau car tous se demandaient qui serait le ou la suivante à partir. Une n'avait aucun espoir sur sa réussite, elle rangea ses affaires et commença à partir.

« Et si vous me rejoigniez Mlle Renard ? Plutôt que vous enfuir comme une lâche ; à moins qu'un voyage en Tanzanie ne vous intéresse pas le moins du monde »

Le bruit de livres qui tombent résonne dans toute la salle, chacun n'en croyait ses oreilles ; Renard, sélectionnée ! Mais cette fille était toujours dans la moitié basse des notes, elle peinait difficilement à la moyenne, elle ne sortait que des inepties ! C'était injuste.

« C'est impossible ! »

« Ouais, elle triché ! »

Harry observait calmement les autres étudiants hurler, gesticuler à l'encontre de la jeune fille qui elle était totalement perdue dans ses pensées. Cette gamine était une génie oral, un Q.I de 124 certes mais totalement inadapté à l'enseignement linéaire. Il fallait à ce cerveau du concret pour qu'il puisse s'exprimer totalement. Et cela Harry allait le lui donner !

« TAISEZ-VOUS ! Non mais regardez-vous ! Vous qui n'êtes pas foutus de reconnaître un vase Ming d'une poterie de Vassal ! Vous osez la ramener ! Et bien sachez jeunes gens qu'elle a obtenu la note de 60 sur 100 et que si elle avait triché je l'aurais instantanément su parce que j'avais lancé un sortilège de vérité commune, alors maintenant cessez de jouer les enfants pourris gâtés ! Et bien tient partez ! Tous ! Bismarck et Renard vous restez ici ! »

Tous les élèves partis, Harry pris deux minutes congé de ses deux élèves le temps de se calmer et de retrouver ses esprits.

Amphithéâtre du département d'étude des civilisations anciennes, Marseille, France :

Les deux étudiants ne savaient que dire. Ils avaient passé toute leur vie à se détester l'un parce qu'il se sentait irristiblement attiré, l'autre parce qu'elle ne supportait pas ses airs suffisants et supérieurs. Chacun était assis ou appuyé sur le bureau en ébène de leur professeur. Henriech pris finalement la parole.

« Apparemment nous allons devoir nous supporter encore plus qu'avant »

« Cela fait belle lurette que tes paroles ne m'atteignent plus Bismarck »

« Tss, Renard j'essayais d'être courtois avec toi mais si tu le souhaites je reprends mes vieilles habitudes »

« Vieilles ? Tu es centenaire ? Tu me diras avec tout le botox que les greluches, que tu fréquentes, ont tu devrais en avoir une sacré réserve pour la suite »

« Ne me donne pas envie de couper le clapet Renard »

« Et comment ? En me faisant bouffer des billets ? »

Il l'a fit taire oui, mais pas avec du papier, plutôt avec ses lèvres. La brune surprise lâcha de nouveau ses livres qui rencontrèrent à nouveau amoureusement le plancher. Le blond lui sautait de joie intérieurement ; enfin il avait trouver l'occasion de faire cesser son obsession : cette fille qui n'avait cesser de se tenir fièrement devant lui alors que tous lui rampaient aux pieds. Et ce malgré ses notes moyennes ou qu'elle venait d'une famille « basique », elle se dressait toujours devant lui, le désarçonnant et ébranlant ses principes d'héritier.

Se laissant entraîner par son désir, il prit le visage de l'étudiante en coupe approfondissant ainsi le baiser. Aucun des deux ne voulait que cela s'arrête, seulement ils étaient humains et les poumons réclament de l'air pour faire survivre la machinerie.

Département d'étude des anciennes civilisations, Bureau du professeur Potter, Marseille, France :

Harry fit claquer la porte en noisetier, Merlin savait qu'il adorait ses élèves mais par moments ils lui sortaient par les yeux. Somnolant sur son divan, il se rappela des deux zigotos qu'il avait lâchés en plein amphithéâtre mais il ne rechercha même pas à lutter contre le sommeil qui le gagnait.

De nouveau il sombra dans cet espace noir. Sachant que la chose allait revenir, il tentant d'identifier un minimum son environnement ; il n'y avait aucunes limites mais le sol était doux comme du sable. Oui c'est ça du sable !

Un bruissement, « ça » arrive mais cette fois Harry ne fit pas apparaître de poignard au contraire il resta statique comme une statue si la créature avait voulu le tuer elle aurait pu le faire l'autre soir et ce facilement.

La chose tourne autour de lui, le scrute, le…sens ?!

« Tu es plutôt beau pour un humain »

« Je suis sensé le prendre bien ? »

Une voix masculine donc c'était un inconnu, c'était déjà ça de pris. Il sortit de sa léthargie quand il sentit son lobe se faire mordiller tout doucement.

« C'est ce que l'on appelle un compliment »

« AH ! »

y'a eu harcèlement sexuel là non ?

Débarrassé de toute la colère qu'il avait amassée dix minutes plutôt, il prit quelques documents avec lui sur la Tanzanie ainsi que la liste des vaccins et des diverses choses à emporter pour le voyage. Il parcourut les couloirs le séparant de son amphithéâtre. Le soleil entrait par grandes vagues offrant ainsi le loisir de contempler les couleurs chaudes des bois dont étaient composées les plafonds et les murs. Quelques élèves flânaient par terre ou sur les bancs, d'autres discutaient vigoureusement ou encore s'embrassaient doucement. Sur les bois de nombreux dessins, sculptures amassées au fil des siècles, s'entassaient. Il s'arrêta devant son préféré, un croquis subjectif de ce que serait un Nysht selon son ancêtre : c'était un homme, assez fin avec les cheveux très longs et noir comme l'encre ; le torse, quant à lui, reflétait la force qui se dégageait de l'individu puisque celui la montrait fièrement en se surélevant au moyen de sa queue reptilienne verte et argentée. Harry rêvait de voir une de ces créatures qu'il imaginait brillantes et sages ; il voulait une nouvelle fois braver l'impossible puisqu'il ne pouvait doubler la faucheuse, il avait pris cette décisions à la mort de Thomas.

Il espérait, pour la première fois depuis longtemps.

Arrachant ses yeux à la contemplation de l'esquisse, il se remit en route pour l'amphithéâtre où il fut surpris de découvrir ses deux étudiants entrains de faire une exploration buccale.

« Hum »

Le blond et la brune méchée levèrent la tête vers le haut de la salle et virèrent au rouge en se rendant compte qu'ils avaient été surpris mais aussi qu'ils s'étaient tout simplement embrassés. Le professeur descendit doucement les marches jusqu'à leur niveau avec un sourire plutôt narquois sur les lèvres.

« Vous pourriez choisir un endroit plus tranquille pour ce genre de choses »

« Professeur je vous assure que… »

« Bismarck il serait temps de vous assumez un peu ! Voilà les documents comportant la liste des vaccins, des diverses choses à emporter ainsi que votre autorisation de sortie du territoire et votre passe pour la Tanzanie. Des questions ? »

« Doit-on prendre nos notes sur les Nyshts ? »

« Mlle Renard vous allez sur un site ayant très probablement eu pour créateurs des Nyshts donc ? »

« Aucun besoin puisque les cours seront en format nature ? »

« Merci, maintenant filez ! »

Les deux étudiants partis, Harry souffla et commença à ranger ses affaires afin de rentrer chez lui. Environ 15 minutes plus tard, il était dehors, sur la Canebière. La rue bourdonnait de toute parts, les narines envahies par les délicieuses odeurs de kebab, de poisson, et de mer le jeune professeur eu soudainement faim et décida, au grand dam de sa ligne, de passer chez son épicier fin préféré pour lui commander des briques et des makrouts.

Il s'engagea donc dans les petites rues contingentes à la rue Noailles, ancien quartier de commerçants traditionnels pour la plupart. La base historique du quartier revient à un chevalier qui occupait l'ancien Grand Hôtel du quartier, près du marché des Capucins, dont il ne reste aujourd'hui qu'un balcon en fer forgé. C'était des commerçants traditionnels qui occupaient l'emplacement, des bottiers, liquoristes, corsetiers mais l'arrivée des Grands Magasins dans la Phocéenne ainsi que la popularisation du quartier avaient fait chuté les valeurs foncières de celui-ci. Peu à peu les magasins furent remplacés par des squats ou des postes de la mafia. Cependant l'arrivée des immigrants arabes et nord africains il y a de cela une dizaine d'années, avait redonné vie au quartier qui était aujourd'hui envahit par les odeurs de cumin, de viande cachère, de sauce tomate, d'œuf et d'épices en tous genres.

Après s'être fait proposé plusieurs fois des clopes ou diverses contrefaçons plus ou moins acceptables, le brun arriva devant l'épicerie. Elle était encombrée de divers mets comme des noix de cajou, des cacahuètes, des pruneaux, des dattes etc.…

«'Arry! Salam alaykoum »

«Alaykoum salam, Khaled comment vas-tu ? »

« Ah lalalalala la famille, la famille. Fatima ! Y'a le petit professeur dans la boutique »

« 'Arry ! Mon petit ! Mais t'es tout maig'e, tu manges pas assez ; heureusement je t'ai préparé pleins de briques, de cornes de gazelle, des crêpes et de makrouts. Quand vas-tu te prendre un amour pour enfin bien manger ? »

Fatima et Khaled le faisaient rire. C'était un couple de marocains qui vivait en France depuis environ 10 ans et bien que leur vie du pays leur manquait, ils étaient heureux dans la chaleur de Marseille.

C'est ainsi qu'arrivé pour un ou deux briques et quelques makrouts, il repartit avec les bras chargés de sacs remplis de makrouts, cornes de gazelle, briques, de shorba (sorte de soupe servie dans un pot en terre cuite), de moussaka, de tajine (plat composé de mouton ou de poulet de dattes et de pruneaux), et une bonne dose de pain berbère.

Quand il arriva chez lui, épuisé, il eu juste le courage de manger en l'honneur de sa seconde mère (la première étant madame Weasley). Il ferait sa valise demain, là il était crevé.

« « O.o » »

Un ch'tit plein de review comme la dernière fois merci !!

Merci à Vif d'or, puppy, zelna, Clarimonde, miss sweety, Jenin, kallista, loveful, lulu342, Anon, zaika, Tinkerbell Snape et dark-nana666. Merci !!

Gros bisous tout plein niark niark