Nyshts
Hello à tous ! Bon alors au sujet des plaintes sur la longueur des chapitres -- X, désolée de vous décevoir mais je n'arrive pas à écrire un épisode de plus de 6 pages sur Word sinon je pète un câble parce que je ne peux pas passer à autre chose. Et ne venez pas me dire que vous adorez lire des chapitres qui font trois kilomètres de long mdr, on est toujours obligé(e)s de revenir en arrière enfin bref.
A puppychan : pour information il y a aussi de la moussaka marocaine donc je ne me suis pas trompée mdr mais après je tiens mes informations de mon épicier de Noailles xD
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Aéroport Marseille Provence, 14h45 :
Les passagers à destination du Gabon sont priés d'embarquer porte 5. Les passagers à destination du Gabon sont priés d'embarquer porte 5.
« Enfin ! »
« Monsieur Bismarck vous n'avez donc jamais été victime des retards de transports ? »
« Jamais Monsieur puisque nous avons nos propres avions »
Agnès leva les yeux au ciel et repris sa lecture tout en prenant soin de montrer qu'elle aussi savait se vanter en levant gracieusement le petit doigt dés qu'il fallu donner son billet à Heinrich. Celui-ci se renfrogna et se mura dans un silence bienfaiteur pour les oreilles de ses deux compères de voyages, qui, depuis deux heures réclamaient la disparition pure et nette du blond, puisqu'il n'avait cessé de se plaindre depuis qu'ils étaient arrivés à l'aéroport.
Harry, quant à lui, se laissa envahir par ses pensées. Ce voyage allait vraiment être intéressant et pas seulement pour les ruines ou les divers textes (re)trouvés par Luna, il allait également l'être pour ses étudiants. Ces deux là n'avaient cessé de s'envoyer piques sur piques depuis qu'il les avait surpris à s'embrasser dans son amphithéâtre. Et apparemment plus les gens sont intelligents, plus ils sont butés quant au fait qu'il faille admettre qu'ils aiment une personne qui est sous leur nez, il en avait fait l'expérience avec un certain rouquin et une certaine brune.
De plus ses élèves étaient diamétralement opposés, aucuns goûts en commun, de même pour l'histoire familiale, les idéaux etc.… Si la jeune fille était une optimiste acharnée sur le fait qu'il faille se battre pour obtenir une sauvegarde de la faune et la flore, le blond lui était beaucoup plus pessimiste et préférait se vautrer dans son luxe sécurisant. Cela allait faire des étincelles et juste pour cela, il fallait essayer.
Ils prirent leurs bagages et se dirigèrent vers l'embarquement/embarquadère. Après avoir été fouillé, bousculé par les autres passagers, s'être fait indiquer le chemin rectiligne à suivre par une blonde platine(1), ils arrivèrent à leurs places et s'assirent. Harry avait pris volontairement une place plus éloignée de celles de ses élèves, qu'il avait également collés ensemble. Bizarrement il avait senti un léger froid lui parcourir l'échine en allant s'asseoir.
Heinrich et Agnès durent donc s'installer côte à côte ; ils se disputèrent même pour savoir qui aurait le hublot. Finalement le jeune homme laissa la place à la jeune fille, seulement après qu'une mama noire lui fit remarquer que tout homme bien élevé se devait de respecter les règles de galanterie. Pour remerciement, la brune tira la langue.
Ainsi commença ce long voyage en avion.
Voyage vers le Gabon, point de vue d'Heinrich et Agnès :
« J'ai mal au dos »
« Souffre en silence »
Le blond se tourna dans tous les sens en grommelant, en soufflant ; excédée, Agnès demanda :
« Qu'est-ce qui se passe encore ? »
« Bah j'ai mal »
« Demande un coussin ou une couverture à l'hôtesse de l'air »
« Non elle va encore essayer de me draguer. Tu veux pas te faire passer pour ma copine ? »
« Mais t'es malade ma parole Bismarck ! »
« Allez Renard soit simpas ! Tu pourras laisser une horrible rumeur sur moi sans que je la démente ! »
« Non »
« Je te donne de l'argent ? »
« Non »
« Je fais tes devoirs pendant une semaine ? »
« Non »
« Tu peux me coller une gifle ? »
« OK ! »
« Ah ben merci Renard je ne sais pas comment le prendre. »
« Prend le comme quelqu'un qui évite un harcèlement sexuel et qui obtient un sursis pour ses lombaires »
« T'es chiante ! »
« Merci moi aussi je t'aime mon amour »
Angèle avait prononcé ces mots juste au moment où la dite blondasse passait pour vérifier si tout se passait bien du côté de son cher « flirt ». La brune, quant à elle, lui adressa son plus beau sourire et lui demanda une couverture ou un oreiller pour Heinrich qui, lui, restait bouche bée devant les talents de comédienne de la jeune fille. L'hôtesse partie, l'étudiante donna son présent au blond, cependant elle dit, en retournant à sa lecture :
« Pour la gifle je te laisse un sursis. Je verrais quand j'en aurais besoin »
« D'accord »
Mais l'étudiant continuait de fixer la jeune fille comme hypnotisé par le jeu de facettes que venait d'effectuer son visage. Agnès, passablement énervée par la fatigue, les plaintes de son camarade, la blonde, sa lecture ennuyeuse sur les dynasties russes, fini par de nouveau tourner sa frimousse vers l'étudiant. Ils se scrutèrent silencieusement.
« Qui es-tu ? »
« Hein ? »
« Oui, Renard, tu es qui en fait ? On dirait une toupie »
« Bismarck, c'est l'altitude qui te fait griller le peu des neurones qui te restent ? »
« Ose me dire le contraire, Agnès »
Surprise la demoiselle ne sut comment réagir, c'était la première fois que le blond l'appelait par son prénom puis elle se reprit et mit sa main sur le poignet du jeune homme pour commencer à serrer.
Puis, elle s'approcha de l'oreille de celui-ci pour lui murmurer :
« Et encore blondie, tu n'as rien vu »
L'échange oculaire s'arrêta et la fin du voyage se fit dans le silence le plus complet, pour le plus grand plaisir de leur voisine.
Voyage vers le Gabon, point de vue d'Harry :
Installé aussi confortablement que c'était possible dans un aussi petit avion, le jeune professeur commença à étudier les photos que Luna avait fait des objets trouvés sur le lieu d'exploration. Beaucoup représentaient des poteries, des couverts ou de simples bouts de mosaïques néanmoins l'une d'elle attira son attention : c'était une sorte d'édifice dont l'architecture apparente rappelait celle des temples grecs. Néanmoins, les colonnes étaient taillées de façon à ce qu'il y ait l'illusion de plantes les entourant, beaucoup de feuilles et de tiges mais aucunes fleurs. Sur la surface plane, surplombant les colonnes, était gravé une sorte de devise en Fourchelangue ; malgré le temps qui avait effacé une partie des symboles et la qualité de la photo, Harry arriva à déchiffrer un bout de la devise…
« À toi, être de sang, qui vient…La lumière de Kalähe (nom de leur Dieu du Soleil d'après les notes de Luna) te guidera »
Merlin, c'est clair comme de l'eau de roche ! Apparemment les Nyshts semblaient être de brillants poètes et aussi de brillants casse-pieds pour inventer des formules aussi bizarres quoiqu'il me manque une partie de la devise
Harry resta quelques minutes à contempler la photo de cet édifice et les notes de Luna : d'après l'archéologue, ce devait être une ancienne bibliothèque et sûrement la plus grosse de la citée aux vues de ses dimensions gigantesques. Les décorations ne semblaient pas omniprésentes, seulement des gravures de végétaux comme pour les colonnes et quelques peintures comme le confirmaient les résidus de pigments à base de minéraux naturels et de pierres semi-précieuses.
Apparemment pour eux un lieu a un but précis, l'extérieur ne doit donc pas interférer avec la finalité première. Quel peuple intéressant…
Soudain il sentit que quelqu'un essayait d'entrer en contact avec lui, ou plutôt essayait de forcer ses barrières mentales comme une volonté d'entreprendre une fouille encéphalique de sa personne. Il se détendit et laissa son esprit migré vers l'auteur de ce larcin mental.
Toujours l'endroit noir, le sol sableux mais cette fois il y avait un bruit en fond.
Des gouttes, oui des gouttes qui tombent à rythme régulier comme dans une grotte.
« Bonjour l'humain »
« Oh mon tourmenteur, que me vaut le déplaisir d'être de nouveau ici ? »
« Le fait que tu ne me laisses pas lire en toi »
« Vous connaissez quelque chose à l'intimité ? »
« Oui mais quand cela concerne ce qui nous appartient cela ne nous gêne pas »
« QUOI ?! »
« Monsieur, monsieur ? »
« Ah ! Que…Que, que ce passe-t-il ? »
« Vous vous étiez endormi et vous sembliez vous sentir mal. Mettez votre ceinture nous allons bientôt atterrir »
C'est bien ma veine ! Voilà que l'autre s'autoproclame maître de ma destiné. J'ai eu Voldie ou face de serpent et maintenant que l'un est six pieds sous terre, j'ai un inconnu mégalomane qui me veut pour lui tout seul. Je suis un aimant à cas sociaux ou psychiatriques, ça dépend.
« Merci mademoiselle »
Aéroport de Libreville, Gabon, Afrique :
Ils atterrirent à l'aéroport de Libreville. Au vue de l'heure ils préférèrent rester pour la nuit et ainsi partir au petit matin pour la Tanzanie ; après avoir déposé leurs affaires dans un des hôtels les plus luxueux de la ville (au frais de Heinrich puisque celui-ci refusait ouvertement de « coucher dans un dépotoir » comme il le disait si bien), ils se baladèrent en ville.
Libreville est la capitale politique et administrative du Gabon, fondée en 1849 par des esclaves libérés d'un navire négrier (l'Elizia), elle fut le départ de la colonisation française du Gabon. S'en suivirent déchéance et combats au sein de l'ex-Congo français néanmoins le renouveau de la ville et de la région arriva en 1940 au moment où elles rejoignirent les FFL de de Gaulle contre le climat Vichyste de la France.
Fin 70, la bourgade de Libreville connu un essor fulgurant grâce aux grands projets de travaux lancés à l'époque comme des universités ou un réseau de chemin de fer.
Bismarck se fit un plaisir de montrer sa culture à son professeur en lui décrivant les bâtiments datant de l'époque coloniale mais celui-ci écoutait d'une oreille distraite et semblait plutôt réfléchir avec son nez afin de trouver quelque chose à manger. C'est ainsi qu'il abandonna lâchement le discours de son élève au profit d'un petit restaurant libanais, ce que fit également Agnès qui ne put s'empêcher de rire en voyant le blond arriver furax. Celui-ci devait s'être rendu compte qu'il avait parlé dans le vide pendant environ 10 minutes.
Ils se restaurèrent tranquillement au grès du bruit et de la chaleur moite toujours un minimum présente. Quand ils eurent fini, ils rentrèrent à l'hôtel afin de se reposer un minimum. Le lendemain ils devaient prendre plusieurs correspondances avant d'arriver enfin en Tanzanie.
Afrique, Tanzanie :
« Mon petit, tu ne manges plus depuis quelques temps. Tu n'es pas mal au moins ? »
« Non mère, je suis simplement fatigué »
« Mais… »
« Narcissa, laisse-le »
La dame se tut et retourna à son assiette, le père quant à lui observait son fils dont le regard se faisait fuyant. Les perles grises semblaient se fissurées sous le poids de la fatigue, de l'attente, du désespoir. Son enfant se détruisait de l'intérieur. Ils continuèrent à mange en silence, quand les fruits furent servis le jeune homme tourna de l'œil et s'effondra brusquement. Sa mère hurla et se précipita auprès de lui, lui chuchotant des mots réconfortants à l'oreille. Les servants durent s'y mettre à 5 pour l'éloigner du corps et la conduire à la couche royale ; Le père, quant à lui, porta son fils jusqu'à la chambre de celui-ci.
Il le coucha et attendit patiemment que le jeune homme ouvre les yeux. Celui-ci le fit environ une heure plus tard.
« Comment te sens-tu ? »
« Bien père »
« Oui bien sûr. Tu imagines sans doute que je vais avaler ce mensonge aussi gros qu'un lion ? »
« Non »
« Alors dis-moi la vérité »
Le jeune blond souffla et se redressa légèrement afin de pouvoir de regarder son géniteur dans les yeux. Ils se jaugeaient, l'un essayait d'entrer, l'autre de se fermer mais rien n'y fit le plus vieux surpassa avec une facilité déconcertante les barrières de son fils. Abattu et fatigué, le prince laissa libre accès à son père ; celui-ci fronça les sourcils de très nombreuses fois, sourit par moments pour finalement reprendre son masque de roi.
« Je vois, tu as beaucoup de goût »
« Ce n'est pas moi qui ait choisi mais… »
« Oh si c'est toi qui a choisi, dans un certain sens »
« Pardon ? »
« La prophétie dit que vous êtes complémentaires, une osmose parfaite donc tu as choisi en quelque sortes. Maintenant je vais te laisser mais évite de trop t'insinuer dans son esprit, il pourrait finir par le prendre vraiment mal et je pense que cela serait gênant si vous partiez du mauvais pied. Après tout vous êtes notre dernier espoir. »
« Ou…oui »
Quand le plus âgé fut parti, le blond se leva et se dirigea lentement vers la fenêtre creusée dans la roche. La Lune, l'astre mère, leur protection mais aussi leur poids à lui et son peuple.
« Quand vas-tu arriver ? Chaque jour qui passe devient plus cruel pour mon pauvre cœur. On parle de l'orgueil des princes mais il se fragilise et finit par rompre sous le poids des sentiments. Masara, regarde ton fils ! Qui pleure pour un vulgaire humain ! Masara pourquoi ? »
Mais l'astre mère restait muet, figé dans son royaume étoilé. Le prince, quant à lui, laissait ses perles se mouiller, l'eau courir ses joues mais il essuya rageusement ces démonstrations d'un coup de bras.
Il leva de nouveau le regard vers le ciel et dit solennellement :
« J'attendrais encore mais un petit coup de main ne serait pas de refus »
« Masara est merveilleuse certes mais elle n'interviendra pas »
« Plume noire ! »
Un homme, d'à peu près le même âge que le roi, venait de pénétrer dans la pièce. La lueur bleutée de la lune faisait ressortir la pâleur de la peau du shaman et les perles qui ornaient ses cheveux. Les yeux onyx, soulignés par deux épais traits qui eux-mêmes fendaient les joues creuses, fixaient tendrement mais aussi avec fermeté le futur roi ; il le jaugeait du regard comme s'il distillait son âme à la recherche d'une quelconque trace de faiblesse ou de supercherie.
Il s'avança lentement vers le blond puis, arrivé à sa hauteur, il posa sa main droite sur l'épaule du prince.
« Vif Argent, Masara a déjà tant à faire avec les étoiles et l'équilibre du ciel que tes soucis sont comme des piqures d'insectes pour elle ; mais moi, son humble serviteur, je veux bien t'aider »
« Plume noire, tu fais cela uniquement parce que tu es mon parrain »
Le shaman tapa la tête du jeune homme avec le plat de sa main droite (avec) un petit sourire ornant ses lèvres fines.
« Certes mais ce n'est pas la peine de le crier sur tous les toits »
« Dis, tu crois qu'il m'acceptera ? Nous ne sommes pas constitués de la même façon... »
L'homme écarquilla légèrement les yeux à l'entente de la phrase de son neveu ; c'était naturel que celui-ci pense cela mais s'assombrir l'esprit comme tel ne le mènerait à rien. Mis à part à la dépression. Il fit signe au jeune prince de le suivre au travers des dédales du château souterrain jusqu'à une immense pièce gravée de leur histoire (commune).
« Que vois-tu ici ? »
« Tss je n'ai plus 60 ans Plume noire »
« Alors tu devrais savoir que notre peuple est voué à la destiné qui a été découverte il y a 300 ans, il n'y a donc aucune raison que tu ne t'inquiètes »
Le blond se dirigea alors vers une gravure représentant son ancêtre : un grand homme aux longs cheveux noirs portant un collier finement ouvragé comme tous ceux de son peuple et plus particulièrement ceux de la famille royale.
« J'ai la sensation d'être un outil. Et si nous nous détestons ? »
« Cesse de dire de telles bêtises, crois-tu sincèrement que l'enfant de Kalähe ne soit/puisse être complémentaire avec toi, celui de Masara ? »
« Je… »
« Humph, remontes plutôt te coucher, tu commences à divaguer un peu trop à mon goût, surtout pour un prince »
« « O.o » »
Désolé, vraiment j'ai eu le bac, j'ai été malade, je n'étais pas en France enfin bref…
J'ai réussi à faire 7 pages sur Word, c'est un exploit ! Bravo!
(1) a forte poitrine embauchée via petite annonce XD
Rewiews please TT
