Nysht :

Latex Freak : Bonjour à tous et à toutes ! Je suis désolée pour l'attente d'un nouveau chapitre et je souhaite que ce que je poste vous satisfasse, en tout cas je me suis régalée à vous l'écrire !

Bon ma bêta a oublié de mettre son mot et bah na au moins elle le saura pour la prochaine fois mdr.

Alors est-ce que vos craintes seront confirmées ?

Pairing, Disclamer merci de vous référer aux chapitres précédents.

Bonne lecture !

« Es-tu totalement inconscient ?! »

« Non Père mais comprenez qu'il … »

« Il suffit ! »

Le roi venait de hurler à en faire trembler les occupants de la cour. Le prince, quant à lui, ne pouvait que baisser la tête face à la colère de son géniteur : il avait désobéi à leurs lois en s'approchant des humains, et ce, sans protection d'aucune sorte.

L'homme aux cheveux blonds avança jusqu'à son fils et le surplomba en s'élevant sur sa queue de serpent, l'enfant baissait le regard, tremblant à l'idée de sa punition.

Rien ne vint pourtant Vif Argent eu le cœur serré de culpabilité, remords et surtout d'inquiétude. Son père ne disait plus mots, il ne le regardait plus ou alors c'était avec un regard déçu.

Face à cette réaction de la part de son époux, la reine congédia l'ensemble des courtisans et des domestiques, à l'exception de Plume Noire et Yeux de Braise, puis elle parla d'une voix douce mais ferme.

« Vif Argent, comprends bien que je conçoive que tu ais envie de voir cet humain en chair et os mais tu as inutilement mis en danger ta sécurité, celle de Yeux de Braise ainsi que celle de notre peuple par corrélation. À cet effet, tu resteras enfermé ici pour une durée indéterminée et tu effectueras plusieurs travaux d'intérêt général comme nourrir les dragons ou t'occuper des plantes de la réserve »

« Mais ce sont des travaux de domestique ! »

« Et bien mets-toi au rang du peuple pour une fois dans ta vie, je suis persuadée que tu te sentiras plus proche de celui-ci ce qui sera un excellent matériel pour ton futur rôle »

« Mais Mère ! »

« DRACO ! »

Au son de son nom de conscience, le jeune blond se ratatina sur lui-même ; si sa génitrice en venait à l'appeler comme cela c'est qu'elle commençait réellement à perdre patience.

Voyant son neveu ne plus savoir réagir, le shaman s'approcha doucement de lui et, lui tenant fermement les épaules, s'adressa respectueusement à sa Reine :

« Je le surveillerais personnellement Majesté »

Le Roi tiqua aux paroles et dit sur un ton narquois :

« Quand on voit ta précédente surveillance je me permets d'émettre un doute Plume noire »

« Cette fois-ci je ne le lâcherais point mon Roi »

« Je ne prendrais pas ce risque. Vif argent, tu feras les travaux imposés par ta mère en punition de ta désobéissance sous la surveillance de Nez Cassé et soit content que je ne t'imposes pas sa fille à la place. Maintenant partez tous ! »

Les deux jeunes sortirent ainsi que le shaman, non s'en avoir lancé un regard plein de reproches au Souverain. Celui-ci était plongé dans les limbes de son inconscient ; il ne sentit donc pas approcher son épouse.

Lame étincelante commença à siffler doucement au creux de l'oreille de son aimé tout en lui caressant les cheveux afin de l'apaiser. Peu à peu, Croc de nuit se détendit, se laissant même aller à un soupir de contentement.

La Reine reconnaissait que son époux était réputé pour sa sévérité mais au fond, elle savait également qu'il avait été mort d'inquiétude sachant son fils à la surface, sans moyen de protection, et n'ayant aucune nouvelle.

Elle continuait de murmurer des douces litanies sur l'histoire de leur peuple, son corps se serrait contre le dos de son époux qui fermait les yeux. Puis il se retourna et prit le visage de son aimée en coupe comme le plus précieux des calices ; les yeux de la dame brillaient autant que le premier jour qu'ils s'étaient croisés lors de cette nuit de pleine lune pour une chasse au lion.

Le Roi n'avait pas pour habitude de montrer ce qu'il ressentait ; il avait été élevé pour être un chef, un meneur et non pas un poète. La seule pour qui il était vulnérable était cette couleuvre qui lui caressait le cœur comme une plume.

« Allons mon Roi il est jeune, amoureux. Ne l'as-tu pas été ? »

« J'étais moins inconscient ! »

« D'après mes souvenirs mon père voulait te briser la queue pour avoir grimpé jusqu'à ma chambre pour pouvoir m'embrasser »

« Mmmmmh oui certes »

Il fit migrer ses mains jusqu'à la taille gracile de son épouse pour la ramener de nouveau près de lui. Depuis combien de temps ne l'avait-il pas enlacé de la sorte ? Quand avaient-ils pu partager leur nid pour une nuit calme et sans problèmes ?

Ses doigts naviguaient tendrement entre les deux textures de peau : l'une blanche comme le sommet du Kilimandjaro et l'autre d'un violet profond strié de rose pâle qui se dessinait comme les arabesques d'un lierre grimpant.

Doucement, presque comme deux personnes qui se découvrent, le Roi approcha sa tête de son élue pour l'embrasser. D'abord du bout des lèvres puis plus appuyé jusqu'à ce que la fièvre les envahisse comme lors des chaleurs.

Ils se dirigèrent vers leur couche afin de consolider un peu plus leur lien.

Croc de nuit glissa jusque dans le nid formé par un entassement de plumes et d'étoffes en soie de tarentule dans un rond creusé à même la roche.

Lame étincelante enleva un à un chaque objet ou tissu recouvrant son corps. Les gestes étaient soignés, langoureux comme une danse de séduction. Le Roi regardait sa compagne avec un regard empli de douceur et de désir. Puis impatient du jeu, il siffla :

« Narcissa »

À son nom de conscience, la Rein arrêta brusquement son effeuillage et s'approcha de son aimé. Le jeu était né pour finir.

Les corps se seraient l'un contre, avides de caresses et de contacts. Les bouches se liaient pour ne pratiquement pas se défaire et les mains se tenaient désespérément.

Les queues des deux époux s'entrelaçaient.

Pour affirmer d'autant plus sa domination sur son élue, le Roi appuya de tout son poids sur sa compagne et lui mordit la base du cou au moment même où l'accouplement commença.

Les rares domestiques qui passaient par là ne purent que rougir en entendant les soupirs des deux époux au travers de la porte en bois massif.

Le lendemain matin, campement archéologique, Tanzanie :

Bien qu'ayant eu énormément de mal à calmer les esprits, Luna et Harry arrivèrent à leur fins et les ruines ne furent pas détruites.

Toujours sous le choc de sa vision de la nuit précédente, le brun s'éloigna vers les fouilles afin de se plonger dans le travail.

Plusieurs endroits étaient sortis du sol dont la fameuse bibliothèque dont il avait eu les photos.

Pourtant il ne se dirigea pas vers l'édifice mais plutôt vers ce qu'il semblait être une maison bourgeoise.

Ses murs étaient plus hauts que les autres et elle était entourée par les restes d'un muret.
Fasciné, le professeur avança prudemment craignant d'abîmer quelque chose.

L'entrée était un long couloir où devaient être accroché des œuvres au vue des petits trous nets creusés dans les murs. Avançant toujours lentement, Harry arriva dans une pièce qu'il estima être un laboratoire ou un bureau.

Des vestiges de meubles traînaient de ça et là, une étagère faisait tout le tour de la pièce et dans le sol était creusé un puits noirci par le feu.

Toujours si peu de décoration à moins que les occupants n'aient tout emmené

Soudain quelque chose aveugla son œil gauche ; le brun s'approcha vers la source lumineuse.

Une surface lisse bleutée sortait du sol comme une fleur prête à éclore, il l'épousseta légèrement.

Sentant qu'il avait trouvé quelque chose d'intéressant, il sorti le peu de matériel qu'il avait emmené avec lui dans sa ballade. Quelques minutes plus tard émergeait un cercle en or finement ciselé où le globe bleu trônait au centre.

Harry se demanda ce que pouvait bien être cet objet. Curieux, il commença à examiner plus attentivement les dessins de la surface dorée : plusieurs lignes circulaires ainsi que des motifs végétaux comme des feuilles ou des fleurs très simples, tous recouverts d'un petit dessin. Néanmoins quelque chose attira son attention quand il retourna le plateau : une phrase en fourchelangue était gravée au dos de l'objet ; grâce à la conservation dans la terre, l'écriture était parfaitement lisible. Contrairement à celle de la bibliothèque qui était plutôt « grossière » comme des sortes de lettres capitales, celle-ci était fluide semblable à de l'eau et très fine. Cela ressemblait aux écritures des elfes du nord : tout en finesse.

Le professeur se mit à traduire à voix haute :

« Men nil dral usuku rarsh »

Mène-moi vers le lion d'or

À peine eut-il prononcé ces mots que la sphère se mit à briller si intensément qu'il dû fermer les yeux. Harry lâcha l'objet qui retomba à terre et le globe bleu se mit à s'élever doucement au dessus de son socle d'or. Puis plus rien, le brun approcha prudemment de l'objet inconnu quand une sorte d'hologramme sorti de la boule et il ne sût que dire.

Là devant lui se tenait l'image plus que réaliste de son ancêtre à, approximativement, 20 ans. Il regardait un peu partout puis souriait et recommençait de nouveau.

Godric avait ses cheveux brun noués en catogan mais quelques mèches débordaient sur le côté, il possédait cet air malicieux et chaleureux que son père arborait toujours, les yeux luisaient de joie, de curiosité mais aussi de tendresse quand la figure souriait. Son oreille droite était percée d'une boucle en argent avec un croc de serpent sculpté et il ne portait qu'une simple chemise aux lacets de cuir légèrement défaits.

Le professeur ne sut comment réagir. Pourquoi une image flottante de son ancêtre se trouverait-elle dans un objet appartenant à une civilisation jusque là inconnue ? Certes celui-ci avait émis des thèses quant à l'existence des Nyshts mais cela n'expliquait en rien sa présence dans cet objet. Harry pris le socle dans ses mains et analysa plus attentivement les ornements.

Chaque feuille ou fleur portait un symbole et ceux-ci étaient au nombre de 7 en tout : un soleil, une lune, une goutte, une fleur, un œil, un nuage et une étoile.

Il effleura l'un des symboles avec une pointe de magie mais rien ne changea, son ancêtre était toujours là à répéter en boucle les même mouvements.

Il essaya de prononcer les écrits en fourchelangue même résultat.

Puis, il se dit que si Godric avait sa place dans cet objet peut-être que les symboles ne réagissait qu'à l'anglais d'il y a 300 ans ?

Prenant son courage à deux mains et dit le mot étoile. Soudain, le globe bleu se brouilla pour virer argent et projeta une autre image.

Cette fois son ancêtre discutait vivement avec un jeune homme semblant être du même âge. Harry était persuadé d'avoir vu se visage quelque part mais où ? Brusquement il se rappela, l'académie, le dessin !

« Oh mon dieu »

Sous ses yeux son aïeul discutait en souriant avec un Nysht !

« Harry ? »

La voix de Luna sorti le brun de sa torpeur. Paniqué, il essaya vite de « fermer » l'objet et de le cacher à la vue d'autres regards.

« Mais que fais-tu par terre ? »

« Ah j'ai bêtement trébuché et j'avais perdu mes lunettes en tombant »

« Ah d'accord. Tu viens, les hommes ont déterrés des ouvrages ou des peintures, on ne sait pas trop encore exactement »

« Pas de problème j'arrive ! »

« Fais attention aux cailloux hein ? »

« Oui, bon ça on a compris ! »

Ils continuèrent à discuter tout en marchant vers le lieu des trouvailles. Ils parcoururent plusieurs rues pendant que Luna expliquait ses théories à l'ethnologue très attentif.

Selon celle-ci s'il y avait aussi peu de décoration matérielle c'est que ces créatures laissaient une grande place à la nature et donc les jardins, fontaines pullulaient. Pour prouver ses dires, elle montra au brun de grands espaces où subsistaient des débris de puits ou des canaux d'irrigation en touts points semblables aux systèmes mésopotamiens.

« Tu penses qu'ils datent de cette époque ? »

« Je t'avouerais que cela ne m'étonnerait pas qu'ils aient enseigné les techniques d'irrigation aux humains »

« C'est un peu tiré par les cheveux quand même Luna »

« Tu me connais depuis le temps »

« Oui effectivement » conclu Harry dans un rire.

Ils arrivèrent enfin à l'endroit voulu ; ils descendirent dans la fosse où plusieurs hommes couverts de poussière semblaient attendre les ordres.

L'archéologue demanda au chef de la troupe s'il y avait un problème. C'était un homme assez grand et fin donc les cheveux étaient tressés avec des perles colorées ; ils discutèrent un moment. Le brun, ne sachant que faire, regarda un peu partout.

Néanmoins il sentit un regard insistant sur lui. En se tournant vers son observateur, il croisa le regard d'une vieille femme vêtu d'une robe bleue à triangles blancs. Les deux orbes noires semblaient sonder son âme et quand elle eu fini elle hurla quelque chose aux hommes du chantier qui se remirent immédiatement à travailler.

La blonde s'approcha de l'ethnologue et lui dit :

« Apparemment, la présence des créatures hier soir les ont encore plus choqués que ce que l'on a pu imaginer. Ici ce sont de véritables Dieux mais il semblerait que cette femme soit une matriarche et qu'elle ait suffisamment confiance en toi pour leur ordonner de continuer »

« Mais je ne lui ai jamais parlé… »

« Pas mal de moldus d'ici ont développés des dons de magie primaire. Ce n'est pas de notre niveau mais ils peuvent avoir beaucoup de sensibilité pour certaines choses. »

« Tu penses que l'ancienne présence des Nysht y est pour quelque chose ? »

« Peut-être mais je ne peux rien affirmer. Je demanderais à Neville, tu te souviens qu'il fait des études sur l'origine de la magie dans les familles moldues »

« Oui, on verra bien »

« Mam' Luna ! Mam' Luna ! »

Le chef de chantier leur fit signe d'approcher car les hommes avaient trouvé quelque chose de vraiment très intéressant.

Quand les deux anglais approchèrent ce qu'ils virent les stupéfièrent sur place. Les ouvriers avaient déterré ce qui semblait être le sommet d'un buste ou d'une statue ; Luna dit à l'homme aux cheveux perlés qu'ils devaient continuer de creuser au maximum pour arriver à dégager la sculpture avant la fin de la journée et que s'il y avait le moindre problème elle serait près des documents trouvés précédemment. L'homme acquiesça et donna les directives aux tâcherons qui creusèrent plus rapidement mais toujours avec prudence.

La blonde amena Harry vers une tente où certains de ses collègues tentaient d'enlever le gros des poussières afin d'avoir un premier aperçu des documents trouvés.

Luna présenta son équipe à l'ethnologue : tous étaient spécialisés en traitements moldus et magiques en matière de restauration d'œuvres d'art, de documents écrits et autres objets. Il y avait deux filles et trois garçons.

Elle s'approcha de la plus petite des demoiselles et la présenta à son ami.

« Voici Marlène, elle est chargée de superviser cette partie des fouilles et c'est une spécialiste des reconstructions. »

« Enchanté »

« De même. Dites-moi Marlène, comme la fille du professeur Smith ? »

« Oui c'est exact, ravie que vous le connaissiez »

« Nous avons eu l'occasion de travailler ensembles sur les tribus d'Amazonie en matière de réduction de tête et de cannibalisme »

L'archéologue commençant à tourner de l'œil au son des mots cannibalisme et réduction laissant les deux spécialistes ensembles tout en précisant que si on la cherchait, elle serait dans la fosse. Elle s'en alla toute excitée à l'idée de déterrer une statue de grand personnage.

La scientifique fit signe au brun de l'accompagner ; elle était vraiment petite mais une grande masse de cheveux lui poussait sur le crâne lui faisant ainsi prendre quelques centimètres, sa peau était plutôt mate et elle possédait d'étonnants yeux gris.

Ils arrivèrent près d'une table où étaient disposées toutes les trouvailles que son équipe avait réussi à remettre à peu près en état.

« Sur votre gauche vous trouvez ce que Mlle Lovegood trouve le plus intéressant en matière de textes tandis qu'ici ce sont plutôt des dessins ou diverses objets de la vie de tous les jours. Veuillez m'excuser mais je dois retourner au travail, s'il y a le moindre problème n'hésitez pas à me demander »

« Merci, mes élèves pourront-ils pénétrer cette zone ou non ? »

« Du moment qu'ils ne touchent qu'aux documents réhabilités oui »

« Merci »

Harry s'assit à la table et commença à examiner sa montagne de paperasse vieillotte.

Faisant honneur à son amie il commença par la gauche ; après plusieurs croquis de fleurs ou textes de poésie, chants et traités de médecine assez intéressants, il découvrît un ensemble d'études réunies en un carnet en cuir tanné où était inscrit « Royal ».

Il ouvrit délicatement l'objet et étudia les dessins : un couple était souvent représenté, majestueux, fiers, habillés d'étoffes riches et ouvragées délicatement. Malgré les ravages du temps, les couleurs ainsi que les traits étaient encore bien visibles, les deux personnages étaient blonds à la peau claire et d'apparence relativement jeune environ 25 ans.

Le mâle possédait un nez pointu et un regard pénétrant qui reflétait une volonté d'acier, des cheveux assez longs arrivant mi-dos, une musculature saillante (peut-être les faisait-il volontairement ressortir ?) et une queue très foncée peut-être bleu foncé voire noir. Il portait une peau de lion en guise de cape et une couronne dorée surmontait son crâne pour se finir en arabesques fines.

La femelle avait, quant à elle, un corps plutôt fin ainsi qu'une très longue chevelure recouverte d'un voile et de bijoux en argent à en juger par la couleur grise à moins que cela ne soit qu'une décoloration mais Harry ne s'en formalisa point. La queue était violine à veinures rosées.

Sur certains dessins, ils se tenaient côte à côte mais sur d'autres ils étaient seuls. L'ethnologue ne vint à la conclusion que ce carnet avait du appartenir à un peintre royal au vue des personnages dessinés.

Néanmoins un croquis attira son attention, c'était un portrait de la possible Reine : Elle regardait le dessinateur d'un air doux, ses mains croisées sur un ventre légèrement rebondi. Les Nyshts étaient donc de possibles mammifères malgré leurs appendices reptiliens ?

Le Brun se dit que c'était une possibilité mais qu'il aurait besoin d'éléments pour réellement approuver cette conclusion.

Mais quelque chose gênait le sorcier :

Mais j'ai déjà vu ce type de visage. Nez pointu, peau claire, yeux gris…PAR LES COUILLES DE MERLIN !

La créature qu'il avait vue hier soir ! Se pourrait-il que ce couple soit apparenté à lui voire que l'enfant que porte la femelle soit ce jeune homme ?

Harry décontenancé se tournant vers l'un des scientifique pour demander si la datation au carbone 14 avait été effectuée, celui-ci lui répondit que oui et affichait environ 140 ans.

Le sorcier le remercia et reparti dans ses pensées.

Alors ce que j'ai rencontré hier soir aurait plus d'un siècle ! Pourtant, il ne doit avoir plus que moi voire moins en apparence. Auraient-ils le même système de ralentissement comme les elfes ?

Excédé de ces réflexions, il confia ses notes à Mlle Smith avec la consigne de les lui remettre en main propre puis se dirigea vers les tentes. Ses pas le menèrent vers la tente de son étudiante qui était toujours alitée, il croisa Heinrich qui allait chercher de l'eau pour sa bien aimée chieuse comme il se plaisait à dire depuis qu'elle avait sombré dans son « coma ».

Le professeur entra et s'assit près de la jeune fille qui dormait tranquillement.

« J'espère que tu vas aller mieux »

En disant cela il lui avait pris la main qui aussitôt serra ses doigts, surpris il releva son visage vers celui d'Agnès. Ses yeux luisaient de nouveau d'une couleur jaune et elle respirait fortement. Malgré le stress qui lui tenaillait les entrailles, Harry osa parler et une voix étrange lui répondit :

« Qui êtes-vous ? »

« Quelqu'un qui ne fait aucun mal à cette humaine »

« Cela ne répond pas à ma question »

« Vous n'avez rien besoin de savoir sur moi, vous feriez mieux de commencer à chercher la fleur au lieu de déterrer le passé »

« Vous êtes un Nysht alors n'est-ce pas ? Comme la créature de hier soir ? »

« Ce que vous appelez créature est un être comme vous et est mon futur souverain »

« Pardon ?! »

« Trouvez la fleur, partez au nord vers les grottes »

« Attendez ! »

Mais son étudiante venait de nouveau de s'évanouir laissant son professeur dans l'incompréhension. En sortant il croisa de nouveau le blond qui lui demanda si cela allait et il lui répondit que oui, ne voulant l'inquiéter plus.

La fin de la journée arriva rapidement et malgré les efforts considérables des ouvriers la sculpture n'avait pu être sortie de terre, pendant tout le dîner Luna ne cesse de raconter au brun à quel point c'était une découverte incroyable, que son travail allait être reconnu mais ce qui aurait dû mettre en joie l'ethnologue le laissait complètement indifférent.

Il ne pouvait cesser de penser à tout ce qu'il avait découvert dans la journée : son ancêtre lié aux Nyshts, le couple royal, le fait que son intrus de la soirée était un prince âgé de plus d'un siècle et toujours cette personne qui utilisait Agnès comme un portail pour lui ordonner de trouver une maudite fleur !

Après les mots d'usage de la nuit, il rejoignit sa tente où il sorti le socle découvert plus tôt dans la soirée. Poussant un soupir, il se laissa tomber sur son lit d'appoint tout en maintenant l'objet au dessus de sa tête.

« Qu'est-ce que tout cela veut dire ? Encore quelque chose lié à mon passé que je ne saurais ? »

Un bruissement attira son attention et cacha précipitamment sa découverte sous l'oreiller. C'était la vieille matriarche qui venait d'entrer dans son gourbi, poli Harry lui proposa de savoir mais celle-ci refusa prétextant des articulations douloureuses.

« Vous savez parler anglais ? »

« Peu. Moi pas beaucoup école mais beaucoup écouter Mam' Luna depuis qu'être là »

« Oh je vois. Vous souhaitiez me dire quelque chose ? »

« Vous être spécial. Vous avoir lien avec Dieux »

« Pardon ? »

Elle lui prit les mains et, tout en le regardant intensément, elle lui dit sommairement avec un fort accent africain :

« Vous avoir souffert, trop pour humain mais vous pouvoir laver colère des Dieux. Moi aider vous »

« Mais de quoi parlez-vous ? Quelle colère ? C'est sujet d'hier soir c'est ça ? Mais non vos Dieux ne sont pas en colère »

« Pas nuit. Moi parler colère très vieille plus vieille qu'arbres de prairie. Si besoin moi pouvoir aider vous »

Sur ces mots elle s'éloigna lentement laissant ainsi le survivant complètement esseulé et perdu.

Il poussa un cri en se frottant vigoureusement les tempes et se laissa de nouveau choir sur son matelas. Doucement les limbes l'aspirèrent vers les ténèbres.

La grotte, l'eau, le sable…

Pas encore cet endroit, je veux me reposer ! Je parie que je suis maudit pour avoir osé parler des attributs sexuels de Merlin

Néanmoins le brun s'approcha de l'eau claire et se posa sur un rocher dévoré de mousse bleutée. Un bruissement se fit entendre mais il ne bougea point sachant pertinemment qui cela était. Deux mains de posèrent sur ses épaules et une voix familière se fit entendre :

« Tu ne m'attaques pas cette fois-ci ? »

« Tu préfèrerais ? »

« J'aimerais mieux te revoir danser sur l'eau »

« Je suis trop fatigué…Minute tu étais là ?! »

À peine eût-il prononcé ces mots qu'il se tourna vers son fauteur de trouble qui lui souriait de toutes ses dents : c'était lui, le Nysht de la nuit précédente, le Prince de la voix.

Le brun se rendit compte que son tourmenteur était vraiment la synthèse des deux êtres dont il avait vu les dessins dans la journée néanmoins il avait le visage plus fin que son père et les cheveux plus dorés que sa mère.

Vif Argent détaillait lui aussi à loisir l'élu choisit par la lune mère. Il le trouvait divin avec ses contrastes de couleurs si différents de tout ce qu'il connaissait, il ressemblait à un souffle chaud venu des plaines pour faire fondre la glace de l'hiver.

« Oui, c'était beau, tu pourras le refaire ? »

« Et pourquoi cela ? »

Séducteur le prince se hissa jusqu'à l'oreille de son compagnon attitré et lui glissant sur un ton doucereux :

« Pour me faire plaisir ? »

Mais Harry n'était pas du genre à s'aplatir au moindre roucoulement d'un bellâtre. Fier comme un paon, il descendit du rocher et pesta contre le blond.

Celui-ci prit très mal la réaction du survivant et commença à siffler dangereuse tout en se surélevant sur sa queue. Face à cela, le brun ne sût trop comment réagir : il n'avait été face à de tels mouvements de domination même quand il étudiait les loups garous ; néanmoins il copia une réponse de docile en montrant sa gorge au Nysht.

Celui-ci serpenta jusqu'à lui, le forçant à reculer. Le brun se trouva bientôt coincé entre une paroi et la créature.

Vif Argent se pressa contre son aimé ; ils étaient torse contre torse, leurs souffles se mélangeaient, les yeux se défiaient. Harry osa se l'avouer : il n'avait aucune idée de ce qui l'attendait.

Par respect pour vous, j'ai fais au moins 10 pages sur Word car je sais que l'attente a été longue et fastidieuse mais j'ai eu quelques soucis et je continu d'en avoir.

Par-dessus tout, je hais écrire peu (genre 4 pages Word) pour ne rien dire dans un chapitre et je suis très perfectionniste (ma bêta pourra témoigner).

Pourtant, j'espère dutrin fond de mon petit cœur que vous continuerez de me suivre =) mais rassurez-vous aucun OC ne finira avec un personnage principal (quoique héhéhéhé).

NdB : Sache ma freaky que si tu ose faire ce sacrilège, je ne te béta-corrige plus !! Non mais ho !! Qu'est-ce que c'est que cette idée malvenue que de mettre un OC avec un perso principal !!!!??????? Sinon, dans une note plus positive : j'adooooooore ton chapitre !!! Alors,… LA SUITE !!! et vite stp… pour la semaine prochaine ? =D

Oui oui bon ça va. Quoi comment ça la semaine prochaine ? Bon écoute on en parle avec l'inspiration, je suis entrain de négocier ses RTT ok ?

Bye tout le monde et n'hésitez pas à m'envoyer des reviews ! ^^