Hello les gens !

Voici le tout nouveau tout chaud chapitre de Nyshts ! Désolé pour ceux et celles qui le voulaient mais point de lemon dans ce chapitre. Oui vous avez le droit de dire que je suis une biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip mais je suis désolée un peu de retenue ne fait pas de mal. Je tiens à rappeler que Magnetic attraction on a dû attendre au moins une bonne quinzaine de chapitres avant du lemon ( X )/

Pairing, Disclaimer et autres t-Rex faisant du vélo en tutu rose dans une maternité d'éléphants alcooliques, merci de vous référer aux chapitres précédents =)

(NdB : XD)

En son fort intérieur, le brun ne savait pas ce qu'il souhaitait : que cela s'arrête ou que cet être continu de le garder serré contre lui.

Vif Argent rapprocha encore son visage du brun qui rougit, le prince sourit. Les yeux gris luisaient de douceur, les lèvres se frôlaient doucement comme jouant à qui s'happerait le premier, il n'y avait plus qu'un seul souffle commun entre les deux hommes.

« Tu es mignon quand le sang te monte aux joues »

« C'est la chaleur ! »

« Ah ? Pourtant nous sommes dans une grotte et je suis à sang froid »

Harry savait qu'il était coincé et il se mit à prier pour que tout s'arrête ; soudain, le Nysht releva la tête avec un air énervé. Il s'éloigna et commença à siffler comme lorsque le brun l'avait défié, sa partie humaine commença à se couvrir de tâches brunes plus ou moins foncées et ses ongles s'allongèrent. L'humain, bien qu'ayant initialement décidé de rester en retrait, s'approcha doucement de la créature et posa une main sur son épaule droite, le prince se retourna brusquement tout en saisissant la dite main. Le sorcier resta pétrifié : les yeux gris avaient viré au bleu marine et le blanc de la pupille au noir, les crocs s'étaient allongés et les tâches marron mouchetaient les joues ainsi que le front.

Voyant la peur qu'il suscitait, Draco se calma et desserra sa poigne ; il approcha la main de son amour vers sa joue et se frotta contre celle-ci comme tous les mâles réclamant de l'affection.

Surpris mais rassuré, Harry le laissa faire et dit :

« Pourquoi t'es-tu mis en colère ? »

« Laisse donc. Bien, je crois que c'est tout pour cette fois-ci »

Soudain Harry se réveilla en sursaut dans sa tente, il tourna plusieurs fois sa tête de tous les côtés comme pour vérifier s'il était bien dans la « réalité » et se laissa tomber sur son matelas de fortune. Il pesta une bonne dizaine de minutes contre les choses qui lui arrivaient, les merveilles de son passé qu'il découvrait au fil des ans (il en faisait même des paris) puis il se calma. Néanmoins il restait troublé par toutes ces nouvelles informations et décida donc de prendre les choses en main : dés le lendemain il enverrait un hibou à Dumbledore au sujet de son ancêtre et il étudierait l'objet inconnu.

De nouveau allongé, il ne put s'empêcher de murmurer avant de se rendormir :

« Je sens que je vais encore avoir des problèmes »

Tente d'Agnès et Heinrich, Afrique, Tanzanie :

Le blond ne dormait que d'un seul œil : l'état de sa comparse l'inquiétait trop et la visite du professeur Potter n'avait rien arrangé. Plus tôt dans la journée, alors qu'il revenait du puits pour prendre un peu d'eau car Luna leur avait dit de ne pas trop utiliser la magie en présence de la population, il avait de nouveau croisé son professeur mais celui-ci avait la mine étrangement déconfite et fonçait à toute allure vers sa propre couche.

Ne s'en formalisant outre mesure, le blond était entré dans la tente de son amie pour se trouver nez à nez avec deux yeux jaunes qui le fixaient.

« A..A…Agnès ? »

« Tu n'es pas l'élu »

« Pardon ? Mais Agnès, c'est Heinrich rappelle-toi »

« Où est-il parti ? »

« Qui ? »

« Ah, elle essaie encore de prendre le contrôle »

Et la drôle de discussion s'était finie sur ces mots. L'étudiant ne savait plus trop que penser de tout cela mais il continua machinalement à veiller sur son amie comme il le faisait depuis deux jours. Et maintenant il n'arrivait pas à trouver le sommeil.

Le blond se releva légèrement pour regarder son « amie » ; celle-ci respirait toujours tranquillement, l'air innocent d'une poupée de porcelaine imprimé sur ses traits.

Heinrich se mit à caresser la joue de sa tendre du bout de l'index pendant qu'il réfléchissait à ce qui se tramait. Mais plus il y songeait plus l'envie d'aller réveiller son professeur lui tenaillait les entrailles.

Finalement le souhait fût plus fort que la politesse élémentaire et l'étudiant traversa la brève distance séparant les deux tentes.

Le blond entra à pas feutré et s'approcha de son maître de conférences.

« Professeur ? Professeur réveillez-vous s'il-vous-plaît »

« De quoi ? Bismark ? Mais que faites-vous ici, il est encore nuit noire »

« J'aimerais vous parlez s'il-vous-plaît »

Grognon, le brun se releva tant bien que mal pour s'asseoir sur son lit pendant que son élève s'installait sur une chaise. Harry savait que son étudiant voulait des réponses pour les évènements étranges qui se produisaient depuis leur arrivée en même temps c'était logique. Heinrich tendit un verre de bourbon à son professeur en souriant puis il s'alluma un cigarillo.

« Vous fumez Bismark ? »

« Vous buvez professeur ? »

« Très amusant, votre humour Bismark. La dernière fois que vous étiez aussi tordant c'était lors de votre exposé sur les comportements des sorciers sous la dynastie Ming »

« Je suis désolé professeur mais la poterie n'est en aucun cas un élément primordial en matière d'ethnologie. D'ailleurs pourquoi votre département est dans le cadre de l'archéologie ? »

« Ah, un mois après mon arrivée j'ai fait exploser l'amphithéâtre »

Le blond manqua de s'étouffer avec son cigare aux paroles du jeune ethnologue. Il se mit à le fixer comme un extraterrestre alors que celui-ci sirotait tranquillement son verre de bourbon.

« Oui, je contrôlais encore mal ma puissance après mon accident et j'ai eu le malheur d'éternuer à cause d'un bouquet de bienvenue, ironique n'est-ce pas ? »

« Nous pouvons dire cela comme ça mais il aurait du être réparé depuis le temps »

« J'aime rester dans le pavillon de la Canebière et puis l'ethnologie des civilisations anciennes sans l'archéologie c'est comme de la sociologie sans psychologie »

« Hum certes mais j'aimerais vous poser quelques questions sur les éléments récents »

« Allez-y, laissez-moi vous divulguer mon savoir »

« Très amusant…Qui prend possession d'Agnès ? »

« Si seulement je le savais mon cher Heinrich. Cela a l'air d'être un genre de sorcier vaudou de la région ou un truc comme cela »

« Mais ça m'a parlé »

« De quoi ? »

« Le truc qui contrôle Agnès, ça m'a parlé aujourd'hui. Cette voix demandait l'élu, je n'ai pas trop compris »

« Tsss, bon écoutez Bismark cette « voix » en a après moi. Pourquoi avoir choisi votre amie je ne sais pas, pourquoi en avoir après moi je ne sais pas non plus mais le fait est que ce « truc » veut que je trouve une fleur dans des montagnes pour une raison X »

« Et les créatures de l'autre nuit ? »

« Des Nyshts »

« Vous vous foutez de moi ?! »

« Non désolé de vous décevoir Bismark, ils existent bel et bien. Ils habitaient cet endroit mais sont partis pour de nouveau une raison X »

« En gros on a plus d'éléments inconnus que d'éléments connus dans toute cette histoire »

« Oui. Néanmoins de part les recherches de Mlle Lovegood et mes diverses observations, je peux définir des aspects de cette société : très méticuleux et organisés, un certain goût pour les arts simples, les mâles semblent avoir une tendance à la domination de part des gravures que j'ai regardé et des comportements observés chez certains reptiles, les femelles semblent pourtant avoir une place égale à celle du mâle mais le pourquoi m'échappe. »

« Pour ainsi dire vous êtes surtout ici parce que vous savez parler Fourchelangue »

« Effectivement 80% de ma présence ici représente cet aspect mais l'œil d'un ethnologue peut être très pratique car il offre une vision nouvelle à l'archéologue. »

« Je ne vois pas vraiment comment puisque nous sommes sur des ruines et vos sujets sont morts »

« Mr Bismark, vous venez me déranger en pleine nuit pour me poser des questions auxquelles je réponds et en plus vous aller vous plaindre de la réponse ? »

« Pardonnez-moi »

Harry soupira brièvement et observa son élève : le blond avait depuis un petit moment baissé la tête, non pas qu'il se sentait coupable d'avoir réveillé son professeur mais c'était la perspective de l'inconnu contrôlant la jeune fille qui lui tenaillait les tripes. Il y avait trop de zones d'ombres dans cette histoire.

Heinrich releva le crâne et dit sur un ton féroce :

« Donc ce qui arrive à Renard c'est votre faute »

« Ola, je suis autant peiné que vous pour ce qui arrive à Agnès mais le fait que cette voix en a après moi n'est en aucun cas une raison pour rejeter la faute sur ma personne. Aux dernières nouvelles Bismark je suis toujours votre professeur et que vous le vouliez ou non vous me devez le respect ! »

« Toujours est-il que vous ne faites pas grand-chose pour changer la situation… »

« Bismark, depuis quand sommes-nous ici ? »

« Euh… trois, quatre jours je dirais »

« Nous sommes ici depuis deux jours en comptant celui-ci… Sachez qu'en deux jours j'ai dû faire face à la possession de mon élève, l'apparition de deux Nyshts, une rébellion des ouvriers, l'harcèlement d'une voix venue d'on ne sait où, la découverte que mon ancêtre avait rencontré en chair, os et dents cariées un de ces êtres et votre mauvaise humeur alors pardonnez-moi si je ne peux pas être sur tous les fronts à la fois ! Maintenant sortez avant que je ne m'énerve réellement ! »

Sur ces mots, il congédia brutalement son élève hors de la tente. Le blond atterri abruptement sur les fesses et resta pantelant quelques secondes avant de repartir vers sa couche en pleurant doucement. Il le savait qu'il était égoïste, que sa vision n'était orientée que sur ce qu'il voulait bien voir ; si seulement Agnès était là, se disait-il, elle me sonnerait les cloches pour me mettre à la place des autres mais là rien.

Arrivé devant sa demeure de tissu, il rebroussa chemin et entra avec force dans le logis de son professeur. Harry ne s'était pas rendormi et avait sorti le disque d'or trouvé dans les ruines.

« Oui je suis un con, oui je ne me rends pas compte des choses et oui je crève d'inquiétude pour ce qui arrive à cette putain de roturière mais osez me dire que ce n'est pas légitime quand on aime quelqu'un ! Alors, avec tout le respect que je vous dois, allez-vous réellement m'expliquer en long, large et travers ce qui se passe ici ! »

Essoufflé, Heinrich se laissa tomber sur la chaise qu'il avait abandonnée quelques minutes plus tôt. Harry, quant à lui, le rendait avec un grand sourire et des yeux rieurs derrière ses lunettes.

« Et bien, vous vous décidez enfin à réagir Bismark. Êtes-vous masochistes au point d'avoir besoin d'une engueulade pour avancer ? »

« Pardon ? »

« Rien laissez tomber, apparemment vous avez réellement besoin de Renard pour avancer. Bien pour répondre à ce qui se trame : Luna et moi émettons l'hypothèse que les Nyshts habitaient cet endroit mais qu'ils ont dû disparaître à cause d'un évènement. La voix qui a pris possession de notre camarade est potentiellement liée aux descendants de ceux qui habitaient ce lieu et j'aurais probablement un rôle à jouer dans une nouvelle destinée ou un truc comme cela vu que je suis « l'élu ». Pour étayer cette théorie, il y a le fait que mon ancêtre connaissait une de ses créatures comme en témoigne cet objet et les images qu'il contient. »

À peine son discours fini, le professeur tapota sur quelques symboles en les prononçant en vieil anglais et les mêmes projections apparurent.

L'étudiant restait bouche bée devant la somme d'informations qu'il avait dû ingérer en quelques secondes, Harry l'observait tranquillement attendant une réaction de sa part.

« Je crois que je vais aller dormir »

« Très bien »

Mais avant de sortir, Heinrich se tourna vers son professeur :

« Je suis peut-être un égoïste ou un égocentrique ou les deux mais dés demain je viens vous aider sur les fouilles. Je veux comprendre »

L'ethnologue souri doucement face à la réaction de son étudiant. Celui-ci disparu, il ne pu s'empêcher de murmurer à l'image de son ancêtre souriant :

« Que me caches-tu encore Godric ? »

Palais Royal, Afrique, Tanzanie :

« Majesté ! »

Le Roi sorti paresseusement la tête du nid pour la tourner vers l'importun qui venait le déranger après son accouplement. Nez Cassé était le chef de la garde royale, plutôt baraqué et couverts de blessures son surnom venait du fait qu'il avait détruit le visage d'un démon lors de la Grande Fuite alors qu'il n'était qu'un vermisseau. C'était également l'un des plus proches de la famille royale mais son attitude parfois violente lui valait souvent des remontrances de la part du Roi.

Croc de Nuit glissa doucement hors de la couche afin d'éviter de réveiller son épouse et se dirigea vers le garde ; celui-ci s'inclina, attendant les premières paroles de son souverain

« Que me veux-tu Nez Cassé ? »

« Mon Roi malgré tout le respect que j'ai pour vous, je ne peux accepter l'honneur que vous me faites en m'octroyant la surveillance du Prince lors de… »

« Je t'arrêtes immédiatement mon ami. Ce n'est en aucun cas un honneur, traite mon fils comme la place qui va occuper lors de sa punition. »

« Mais il reste le Prince »

« Non jusqu'à nouvel ordre, il est serviteur et si jamais j'apprends que lui a laissé passé la moindre erreur c'est toi qui en paieras le prix. Est-ce bien clair ? »

« Oui, Majesté »

« Bien, était-ce tout ? »

« Oui, Majesté »

« Dans ce cas »

Nez Cassé s'inclina de nouveau et sorti de la chambre royale pendant que Croc de Nuit rejoignait son épouse dans leur nid.

Cachés derrière la porte, Vif Argent et yeux de Braise attendaient le retour de leur mentor d'arme. À peine, eût-il le temps de sortir que les deux jeunes lui bondirent dessus comme des lionceaux sur des sauterelles.

« Alors ? »

« Je suis désolé mon Prince, le Roi a parfaitement été clair »

« Rrrssssh, merci quand même Nez Cassé »

Le garde baissa légèrement la tête et se laissa glisser vers le quartier des officiers laissant les deux jeunes seuls dans le couloir rocheux.

« Bon et bien autant faire ce ton père a dit »

« Hors de question »

« Vif arrête de t'entêter à énerver davantage ton père, si vous en venez à vous battre tu sais très bien qu'il gagnera facilement et que tu n'en sortiras pas indemne. Tu te souviens bien de la blessure de Plume Noire »

« Je m'en fiche ! Je ne veux pas travailler comme simple domestique tout cela parce que j'ai voulu voir en vrai celui qui m'est destiné ! »

« Bon Draco, là c'est ton meilleur ami qui te parle : Arrête ! Ne pense pas qu'à ta gueule bordel ! Par Masara moi aussi je serais encore plus puni ainsi que Nez Cassé si tu fais des conneries ! »

À ces mots, yeux de Braise serpenta jusqu'à la sortie du château, disparaissant dans l'obscurité. Le Prince savait que son ami avait raison mais son orgueil lui disait le contraire : il n'avait rien fait de mal, c'était l'amour qui l'avait guidé.

Parcourant les dédales du palais jusqu'à sa chambre, il se rappela une leçon de sa mère quand il était plus jeune : il ne devait pas avoir plus de 30 ans et sa génitrice lui enseignait l'histoire de leur peuple en lui montrant les fresques ornant les murs de la salle des astres.

« Maa, pourquoi il n'y a rien avant Kaa ? »

« Que veux-tu dire mon bébé ? »

« Je suis pas un bébé ! Je vais avoir tout ça », dit-il en montrant ses petits doigts à sa mère souriante, « Sur la peinture y'a rien marqué avant la Grande Fuite, pourquoi ? »

Lame étincelante prit son enfant dans ses bras et lui chuchota à l'oreille :

« Ce sont des histoires dont on ne veut se souvenir mais rappelles-toi bien d'une chose Draco : L'amour offre autant qu'il prend si tu laisses le noir t'envahir »

« Uh ? »

« Laisse bébé, tu comprendras plus tard »

« Je t'ai dit que je suis plus un bébé ! »

Enroulé dans son lit, le Prince se remémora les mots de la Reine.

Se laisser envahir par le noir…L'origine de notre mal serait-il là ? Il n'empêche que demain je vais me retrouver à faire le domestique tout ça pour une malheureuse escapade nocturne. Le paternel est vraiment réactionnaire…

Sur ces pensées réjouissantes, Vif Argent s'endormi tandis qu'à la surface un jeune homme brun se posait des myriades de questions dans son sommeil tout en pestant qu'on un être blond à queue de serpent.

Bon ce n'est pas du chapitre super génial de la mort-qui-tue avec roulage de palots et autre pénétrations fusionnelles néanmoins je pense qu'il fallait faire une micro pose dans le récit afin de mettre les choses au point. Bah oui attendez en deux jours, il s'en sont passées des choses alors je vais calmer le jeu ^^

N'hésitez pas à reviewer ! Gros bisoux

NdB : Vi vivivi calmons un peu les choses… Ou accélérons les !! =D

Tsss de suite __