Tada !

Glossaire des noms Nyshts :

Famille Royale :

Croc de Nuit : Lucius Malfoy

Lame étincelante : Narcissa Malfoy

Vif Argent : Draco Malfoy

Griffe de Lion : Abraxas Malfoy

Ombre de Lune : mère de Lucius (et non là non J.K n'est pas d'une grande aide)

Entourage de la royauté :

Plume Noire : Severus Snape

Yeux de Braise : Blaise Zabini

Nez Cassé : le père Parkinson

Harry refusait de faire totalement disparaître sa boule d'énergie quand bien même il était subjugué par la découverte de l'existence des Nyshts, il savait que ceux-ci n'étaient pas des tendres.
Celui qui avait été présenté comme leur roi en semblait la représentation parfaite. Le souverain dépassait largement ses subordonnés, sa queue plus épaisse et musclée que ceux-ci mais c'était surtout son regard qui en disait le plus long. Ses yeux irradiaient comme de l'argent en fusion et se mêlait presque amoureusement à la lueur des fleurs épanouies cela ne les empêchaient néanmoins pas de laisser transparaître une pointe de sérieux et d'autorité.

Plongé dans sa réflexion, le Survivant n'avait pas remarqué que le roi avait glissé jusqu'à lui c'est le souffle de peur plus prononcé de son élève qui le tira de sa rêverie. Méfiant, il murmura :

« Bismark, vous restez tranquille et pitié ne vous évanouissez pas. »

« Moi je veux bien mais faudrait aussi qu'il soit moins proche l'autre là ! »

Un doux sifflement répondit à la remarque acerbe du plus jeune, qui se terra d'autant plus derrière son professeur. Croc de nuit reporta alors son attention sur Harry, il le détailla avec une infinie précision, le senti… Cet humain était l'exact opposé de son fils, un équilibre parfait. Le roi tourna la tête vers sa garde personnelle et leur fit signe d'abaisser leurs armes puis revint sur le visage de Harry. Doucement, afin de ne pas brusquer l'humain, il lui dit :

« Je vous conseille de faire disparaître ceci et de vous incliner sinon ma garde sera le cadet de vos soucis. »

Harry frissonna légèrement en entendant la voix profonde et charismatique du souverain, même celle-ci irradiait la royauté. Il révoqua son semblant de boule et s'inclina. Ne voulant pas rester comme un idiot, Heinrich suivi la danse. Après quelques secondes, le professeur se releva et croisa de nouveau le regard du Nysht. Le brun ne pouvait mentir, il était littéralement fasciné tant par l'idée de créature que par la beauté masculine dans la force de l'âge du blond. Pourtant quelque chose le tracassait, comme une impression de déjà-vu qui lui taraudait l'esprit puis il se rappela : les manuscrits, les noms, la statue… Il voulu commencer à poser des questions quand Croc de nuit déposa son doigt griffu sur ses lèvres.

« Chaque chose en son temps, d'abord suivez-nous », et voyant le plus jeune toujours courbé, « et dites à votre petit qu'il peut se relever à moins qu'il ne souhaite avoir mal durant un certain temps ».

« Euh…Je... Oui, oui bien sûr »

Et le Survivant se tourna vers Bismark qui, effectivement, n'avait pas bougé d'un iota. Il souffla et releva prestement l'étudiant qui le fixait d'un air totalement perdu.

« Ils vont nous tuer ? »

« Quoi ? Non, enfin pas pour le moment. Leur Roi veut que nous les suivions. »

« Ah c'est de ça dont vous parliez ? Non parce que depuis que nous sommes arrivés, je ne comprends rien à part des sifflements. »

« Fourchelangue Bismark. »

« Ah… donc on suit le gros là ? » demanda Heinrich en pointant le Roi qui les attendait à la sortie de la caverne.

« Le « gros » comme vous dites avec autant de délicatesse est leur souverain ! Maintenant si vous souhaitez mourir par étouffement ou transpercé par des lances, je vous conseille vivement de continuer à dire des telles âneries ! »

Et comme aux enfants peu sages, il fit sortir son élève en lui tirant l'oreille chose qui sembla amuser tant le souverain que sa garde. Ils mirent ensuite en route, deux gardes ouvrant la marche suivis du Roi et d'Harry côte à côte pour finir sur Heinrich et les trois derniers gardes.

Le brun ne put s'empêcher de penser que son étudiant et lui avait l'air désespérément indélicat et mal polis du fait du bruit qu'ils produisaient en marchant dans le sable de la caverne les Nyshts, eux, glissaient doucement et sans bruit comme s'ils respectaient le sol. Profitant du silence du voyage, il commença à analyser plus en détail les êtres qui l'entouraient. Chacun avait une queue différente : plus ou moins colorée ou travaillée, plus ou moins épaisse ce qui fit doucement sourire Harry qui se demanda s'ils jouaient à qui avait la plus grosse… Leur peau était assez claire, légèrement basanée pour certains voire quasi blanche pour le Roi. L'armure de la garde se composait d'un casque reprenant une tête de serpent stylisée qui couvrait la tête ainsi qu'une partie du coup, les oreilles étaient dégagées du fait de leur forme similaire à celle des elfes, d'une sorte de plastron à écailles argentées, de poignets de force et d'une ceinture où reposaient des poignards et quelques fioles. Passée l'inspection des gardes, Harry se décida enfin à espionner du coin de l'œil le souverain.

Il était impressionnant. Ses longs cheveux blonds à la limite du blanc étaient en partie tressés puis ramenés en une tresse plus grande sur l'arrière de la chevelure, une couronne en forme d'anneau en argent avec un saphir au centre surplombait l'ensemble. Il avait le torse imberbe et musclé finement mais ne portait aucune protection, seuls de bracelets de force entouraient ses poignets et la moitié de ses avant bras. Contrairement à ceux des soldats, ceux-ci étaient délicats, parés de gravures végétales. Le sorcier se demanda si le roi avait tant confiance en ses gardes ou s'il se savait suffisamment fort et habile pour se permettre de porter peu de protection. Et perdu dans ses pensées, il trébucha légèrement sur une roche.

Croc de Nuit étouffa un petit rire et dit :

« Je ne sais quelles sont vos règles de politesse mais il est vu comme impoli de dévisager vos hôtes ici. »

Même si la voix était neutre, Harry savait qu'elle cachait un brin de reproche. Il bredouilla :

« Chez nous également, je vous prie de m'en excuser. Mais, pour ma défense, vous êtes tous très impressionnants. »

« Il est vrai. »

Après un silence, le brun continua :

« Vous m'avez dit « hôtes », vous ne comptez pas nous tuer ? »

« Dans l'absolu je le devrais, vous avez pénétrer dans un endroit sacré pour nous. N'importe lequel d'entre nous serait exécuté sans la moindre compassion. Mais… »

« Mais ? »

Le blond tourna la tête et fixa son regard à celui de l'humain.

« Vous êtes spécial. »

« Bah on ne me l'avait encore jamais faite celle-ci. » marmonna Harry.

« Vous dites ? »

« Non, non rien. Mais en quoi suis-je spécial à vos yeux ? »

« Vous le saurez bien assez tôt. »

La troupe s'immobilisa et les gardes se séparèrent pour laisser passer le souverain et les bipèdes.

« Qu'en pensez-vous ? »

Heinrich étouffa un gémissement d'admiration tandis qu'Harry restait bouche bée : sous leurs yeux s'étendaient une immense cité aux murs blancs et à la végétation luxuriante. Ils pouvaient également observer plusieurs canaux d'eau ayant pour source une cascade ainsi que certains bâtiments surplombant la ville. L'un d'eux se trouvait sur une sorte de colline plusieurs jardins semblaient entourer le palais construit à la manière d'un Louis II mais avec plus de simplicité et de grandes fenêtres. La lumière, quant elle, était créée grâce à une coupole au plafond de la grotte alimentée par de la magie.

« Votre cité a-t-elle un nom ? »

Le roi fit mine de réfléchir un instant puis énonça :

« Je pense que dans une de vos langues, elle se traduirait par Serpo. Mais trêve de discussion, vous aurez tout le loisir de contempler de nouveau notre ville. Pour l'heure vous allez nous suivre jusqu'au palais. »

Les deux sorciers hochèrent la tête et la marche reprit.

Et le moins que nous puissions dire c'est qu'ils ne passaient pas inaperçus à peine eurent-ils passé les lourdes portes de métal, qu'un attroupement se formait autour de leur convoi. Homme, femme, enfant venaient de toute part pour observer les arrivants. La plupart affichait un air de surprise et de curiosité tandis que d'autres avaient un regard craintif voire hostile. Heinrich tremblait comme une feuille pendant qu'Harry tentait de le rassurer en lui jetant des regards confiants et protecteurs. Il est vrai que la situation était délicate : ils étaient deux, leurs baguettes confisquées et cernés par des créatures dont ils ne savaient pratiquement rien si ce n'est d'obscures légendes. Même contre Voldemort, le brun avait eu plus d'éléments.

Mais il ne voulait rien laisser transparaître et laissait glisser un regard neutre sur les habitants. La plupart portaient des drapés et des bijoux plus ou moins stylisés. Les enfants, eux, n'avaient rien du tout.

Plus ils avancèrent vers le palais, plus la foule augmentait et se condensait. Toute cette agitation semblait même commencer à irriter le souverain dont la queue se couvrait de fines veinures rouges.

Mais ils arrivèrent tant bien que mal à l'entrée du château. Celle-ci se composait d'une autre porte en métal mais où était taillé au burin un dessin représentant un mâle surplombé d'un soleil et d'une femme surplombée d'une lune qui se tenaient la main. Un grincement accompagna son ouverture et le groupe pénétra à l'intérieur. Les gardes des laissèrent dans la cours tandis qu'une femelle suivie de courtisans s'approchait d'eux.

Le brun compris immédiatement qu'elle était la souveraine. Son allure, sa prestance et sa couronne ainsi que le calme qu'affichait maintenant le roi ne pouvaient mentir. La femme était plus petite et fine que son compagnon dont elle caressa doucement la joue avec sa main. Elle était vêtue de voiles en dégradé de bleu et d'un ceinturon en cuir rebrodé de perles blanches. Ses cheveux étaient remontés en chignon et parsemés de fleurs. Les deux souverains s'observèrent longuement puis la reine fit un signe de tête vers les deux sorciers auquel le roi répondit par un hochement de tête. Elle abaissa la sienne et glissa jusqu'à Harry.

« N'ayez crainte, auquel mal ne vous sera fait, ni à vous ni à vos compagnons. »

Sa voix était douce et rassurante comme une mère avec son enfant ayant peur du noir.

« Mes amis sont restés là-haut, ils vont s'inquiéter. »

« Ils sont ici, tous. Tenez, mettez ceci autour du cou de votre petit afin qu'il n'ait plus cet air perdu sur le visage. C'est un traducteur. »

Harry prit le collier et le donna à Bismark. L'objet était composé d'une lanière de cuir blanc et d'une pierre minérale verte. D'abord méfiant, Heinrich accepta de l'enfiler sous le regard réprobateur de son professeur. Il fallait le comprendre, après tout qu'il avait vécu depuis sont réveil sans parler des sifflements qu'il entendait continuellement depuis que ces choses étaient apparues.

« Pourquoi n'en ai-je pas un ? »

« Vous venez de donner la réponse. Maintenant, suivez-moi, il y a des personnes que vous devez rencontrer. »

Et ils pénétrèrent tous ensembles à l'intérieur du château. La bâtisse était splendide de simplicité et de lumière. De larges vitraux illuminaient les couloirs décorés de tentures à motif végétaux ou de scènes de chasses. Après dix minutes de marche dans ce dédale, ils arrivèrent à la salle du trône où le Roi et la Reine prirent place ainsi que leurs suivants.

Une porte adjacente s'ouvrit laissant apparaître Pupu, Mawala et Agnès, plus réveillée que jamais. Le professeur accouru jusqu'à eux rassuré de les voir tous sains et saufs. Heinrich lui restait plus en retrait et se figea en voyant la brune s'avancer vers lui.

« Bah alors Bismark ? Déçu que je ne sois pas morte ? »

« Oui, j'aurais été tranquille. »

« Tiens ? Parce que je me souviens qu'endormi j'entendais un blondinet chouiner pour que je me réveille, étrange non ? »

« Tu as déliré sans doute. »

Attristée, Agnès murmura :

« Oui, sans doute. »

Plusieurs murmures s'élevèrent peu à peu parmi les suivants et afin de les calmer Croc de nuit énonça d'une voix forte et claire :

« Ces humains sont nos invités, ils bénéficient de notre protection. Quiconque osera essayer de les blesser ou de les tuer sera puni en conséquence. »

Plusieurs s'indignèrent dont une plus violement :

« Mais votre majesté, ils ont pénétré dans la grotte sacrée et connaissent notre existence. Vous nous mettez tous en danger ! »

« Elle a raison ! »

« C'est une honte en plus ils puent l'humain ! »

« Nous réclamons la mise à mort ! »

Et cela ne cessait de s'amplifier mais alors que le roi allait prononcer une phrase, un lourd claquement de porte créa le silence dans l'assemblée. Tous se tournèrent vers la source du bruit et Harry écarquilla les yeux : là devant lui se tenait de nouveau l'objet de ses visions vêtu richement comme un …

« Veuillez accueillir le prince héritier Vif Argent ! »

Et merde se dit le Survivant.

Haha, cela fait du bien d'écrire un peu !

J'ai une parution très lente du fait de mes études en mode. J'essaie d'y remédier au mieux.

Affectueusement, Latex.