La date : 29.03.14
Disclaimer :
Joanne K. Rowling est, à l'évidence, la propriétaire de tout ce que je désire comme mien, de tout ce que je n'ai point.
Oh, et bonne lecture… *souris*
-II-
D * les personnages connus de Harry Potter
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« Soit ce garçon ment et il se teint, soit il ne ment pas et il s'éteint. »
Docteur House, House
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B comme Blaise Zabini
Du haut de ses sept ans, Blaise courut en direction de sa mère. Cela faisait une semaine qu'il ne l'avait pas vue. Durant les vacances de février, une proche amie de Mrs Zabini avait invité Blaise à dormir chez elle, en compagnie de son fils.
Il traversa du mieux qu'il put le grand jardin entretenu, grimpa les marches du perron en pierre puis ouvrit hâtivement la porte avec ses petites mains. Il savait pertinemment qu'il ne devait pas montrer autant d'émotions en étant aussi pressé, pourtant Blaise ne pouvait s'en empêcher.
Toutefois, lorsqu'il mit un pied dans le hall d'entrée, sa bonne humeur chuta brusquement.
Cela faisait une semaine et huit heures plus exactement qu'il était séparé de sa mère. Une des premières fois. Blaise n'avait qu'une envie, lui sauter dans les bras.
Seulement il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas car sa maman se blottissait déjà contre quelqu'un d'autre. Un nouveau garçon. Un nouveau père ? Blaise doutait.
— Va dans ta chambre, mon chéri, lui dit Mrs Zabini en embrassant la commissure des lèvres de son nouvel amant. Je t'aime, chuchota-t-elle.
Blaise allait répondre que lui encore plus, mais :
— Moi aussi, répondit une voix d'homme.
La lèvre supérieure de Blaise trembla une fraction de seconde. Puis il se souvint. Il se souvint qu'il n'avait pas le droit de montrer ses sentiments. Alors il essuya ses yeux mouillés, redressa son menton, fit disparaître d'un coup d'éclair les expressions qui se pavanaient sur son visage, et partit.
Depuis, une ferme indifférence bataillait les traits du visage du Serpentard.
Il avait su grandir sans l'amour propre de sa mère. Faisant sans.
Ce qu'il ignorait, nonobstant, c'était que le « je t'aime » de lorsqu'il avait sept n'était pas attribué à cet énième mari. Mais bien à son fils, Blaise Zabini.
Et ça, sa mère l'avait toujours regretté de ne pas l'avoir contredit ce jour-là. Parce qu'à cette époque, seul l'argent lui importait vraiment…
B comme Blaise Zabini
— Fourchelang.
Une porte dissimulée dans le mur apparut aussitôt que le mot de passe fut donné. Blaise, l'air neutre et calme, s'immisça dans la pièce souterraine, dardant de ses yeux en amandes le deuxième année qui venait de le bousculer sans faire exprès.
— Oh, excuse-moi, piailla-t-il.
Blaise releva la tête et poursuivit son chemin en direction des fauteuils en cuir noir, savourant pleinement la chaleur qui s'exhibait depuis la cheminée au feu éclatant. Il prit place à gauche de Théodore Nott qui lisait silencieusement un livre lavallière. Un long silence s'interposa. Blaise fit valser son regard un peu partout, scrutant la tortue marine à travers les fenêtres à carreaux. Il fit léviter une bougie noire d'encre vers lui, allumant du bout de sa baguette la petite chandelle. Une odeur de sapin embauma la salle commune de Serpentard.
D'autres élèves jouaient à la bataille explosive, tapi dans un coin du canapé le plus éloigné.
Une demi-heure passa après que Blaise se soit installé. Aucune parole ne fut partagée. Théodore parcourait les lignes de son grimoire et le mulâtre examinait le moindre objet en sa portée.
Le feu dans l'âtre n'était plus quand soudain, Théodore se leva avec grâce, emportant avec lui son bouquin dans les profondeurs des dortoirs.
Blaise pinça les lèvres, les mains sur les genoux.
Ça se passait toujours ainsi. Il venait, ils restaient, il partait.
Tout ça plongé dans un silence presque gênant, curieusement.
B comme Blaise Zabini
— Tu fais quoi ? Tu vas où ? interrogea-t-elle en tripotant la lanière de son sac.
— Pas le temps à l'interrogatoire, Pansy, je dois m'en aller, déclara Blaise en traversant la salle commune par de grandes enjambées.
« Abandonner » ne faisant pas partie de son vocabulaire, Pansy rattrapa aisément son ami, les bras croisés sur sa poitrine.
— Mais où ça, par la barbe de Merlin ? recommanda-t-elle en fronçant les sourcils.
Blaise lissa correctement les plis de sa robe noire et franchit la porte d'entrée qui venait d'apparaître. Il longea les murs froids du cachot, toujours suivi par Pansy. Sachant qu'elle n'allait pas lâcher l'affaire de sitôt, il se retourna brusquement, le regard pénétrant.
— À la soirée de Slug, miss, d'accord ?
— Avec l'autre Sang-de-Bourbe et les traîtres à leur sang ? résuma la jeune Serpentard, écœurée.
— Les mêmes, acquiesça froidement Blaise.
Il pivota sur ses talons puis gravit les escaliers. Une longue soirée l'attendait, plus haut.
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« Un mot n'est pas le même dans un écrivain et dans un autre. L'un se l'arrache du ventre. L'autre le tire de la poche de son pardessus. »
Charles Péguy
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Le saviez-vous ?
Dean provient d'un milieu qu'il a toujours cru purement moldu. Il a été élevé par sa mère et son beau-père, son père étant parti lorsque Dean était très jeune. Il mène une vie de famille heureuse et possède plusieurs demi-frères et demi-sœurs.
