La date : 03.04.14
Disclaimer :
Joanne K. Rowling est, à l'évidence, la propriétaire de tout ce que je désire comme mien, de tout ce que je n'ai point.
Oh, et bonne lecture… *souris*
-VII-
D * les personnages connus de Harry Potter
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« On dit que le battement d'ailes d'un papillon peut engendrer un typhon à l'autre bout du monde. »
L'effet papillon, Evan Treborn
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G comme Ginny Weasley
— …à mains nues… termina-t-elle, le sourire aux lèvres.
Elle le relut rapidement, ravie d'avoir concocté un poème aussi réussi à ses yeux. Elle espérait franchement que ça lui plaise. Le sourire de Ginny se fana. Et si ça ne lui plaisait pas ? Pire. Et s'il en aurait honte ? Elle devait avoir un avis. L'avis d'un proche en qui elle avait confiance.
La cadette raya de suite les prénoms de ses frères, sachant pertinemment qu'ils se moqueront d'elle. Malheureusement, Hermione non plus ne pouvait pas savoir, au risque d'être sincère avec le concerné.
La rousse se rassit confortablement sur son lit à baldaquin, s'installant en tailleur, la feuille de brouillon au creux de sa main. Elle prit le coussin moelleux qui lui servait d'oreiller et le posa sur ses genoux. Ses yeux furent attirés par le journal intime qu'elle cachait à cet endroit précis.
Ginny se hâta de vérifier si les rideaux rouges étaient correctement tirés. Ouf ! Elle s'empara ensuite du journal puis l'ouvrit, écrivant à la seule personne qui ne la critiquait jamais.
« Cher Tom, la Saint-Valentin approche. Je me suis permise d'écrire un poème à tu-sais-qui. Seulement, j'ignore si ça va lui plaire et j'aimerais l'avis de quelqu'un en qui j'ai confiance. De plus, tu es un garçon, tes conseils ne seront que plus réalistes et véridiques. »
Les mots qu'elle venait d'écrire brillèrent puis disparurent lentement. Une fraction de seconde plus tard, d'autres lettres se formèrent sur la page, d'une écriture fluide et penchée.
Bonjour, Ginny. Oh, oui cette fête que les adolescents attendent avec impatience… Un poème, dis-tu ? Sache, Ginny, qu'il ne faut jamais faire confiance à quelqu'un aussi facilement.
Ginny leva les yeux au ciel.
« Je le sais très bien. Ce n'est pas toi qui as des jumeaux farceurs comme frères, apparemment. »
Sa phrase s'effaça. La réponse de Tom ne tarda pas à se manifester, comme si elle suintait du papier.
Non, je te l'accorde. Mais cela ne change rien quant à ma remarque. Soit. Aurais-tu le temps de me faire part de ton madrigal, Ginny ?
Cette dernière hésita, étrangement. Et si Tom se moquait aussi d'elle ? Elle n'eut le temps d'y réfléchir plus que la pointe de sa plume griffonnait déjà la page du journal.
« Ses yeux verts sont comme un crapaud frais du matin
Ses cheveux noirs comme un corbeau, il est divin
C'est mon héros et c'est mon roi
Je voudrais tant qu'il soit à moi
Celui qui a combattu et vaincu
Le Seigneur des Ténèbres à mains nues. »
Elle se mordit la lèvre inférieure, baissant la tête. Quelle honte ! C'est mon héros. Absurde. Le stress bataillait bien plus ses veines en voyant que Tom ne répondait toujours pas. Elle s'apprêtait à lui demander s'il était encore là, lorsque des mots surgirent par magie.
Le début est très bien, les rimes sont bien placées, tu as su trouver les termes exacts. Pourquoi ce ne lui plairait pas ? Nonobstant, les deux derniers vers risquent de lui déplaire. Je te conseillerais de les abroger.
Un bruit strident fit sursauter la jeune Gryffondor, qui dissimula en vitesse le journal sans même prendre le temps de lire ce qu'avait écrire Tom.
— Ginny ? héla l'une de ses amies. Tu viens ? Nous avons plein de devoirs à faire !
— Euh, oui, j'arrive ! bafouilla-t-elle.
Elle rouvrit son journal, toutefois, comme elle s'en doutait, la réponse de son confident s'était effacée.
G comme Ginny Weasley
Ginny creusa avec ses doigts la terre au pied de l'arbre noueux. Elle y trouva plusieurs sortes de vers de terre et un insecte jaune canari qu'elle ne sut identifier. Ses habits récemment tricotés par sa mère, se recouvraient de boue empêtrée de brindilles vertes. Quand le trou fut suffisamment grand, Ginny empoigna la grenouille gisante puis la fit tomber à l'intérieur. Tandis qu'elle rebouchait la petite fosse, Percy se rua sur elle.
— Ginny ! réprimanda-t-il. Que fais-tu ? Tu ne savais pas que les enfants âgés moins de cinq ans restaient tranquillement dans leur chambre ?
— Bah, Fred m'a dit de faire ça ! Il m'a dit aussi de ne pas dire que c'était lui qui m'avait dit.
Elle fronça ses sourcils clairs puis ouvrit grand la bouche, comprenant son erreur.
— Oh !
— Oui, eh bien je vais en parler avec Fred, maman ne va pas être contente. Du tout !
— Désolée, Pecy. J'ai cru que Mr Grenouille aurait préféré être enterré… raconta-t-elle en se hissant.
Elle épousseta son pantalon rapiécé et courut vers le Terrier, ses cheveux courts au vent. Percy croisa les bras sur sa poitrine, remontant machinalement ses lunettes en écaille sur son nez.
— Et pour ta gouverne on dit Percy ! cria-t-il.
— Percy, corrigea Ginny en élevant la voix pour se faire entendre.
G comme Ginny Weasley
— Il est tellement craquant ! couina Darla Swing en prenant le Boursouflet contre sa poitrine. Regarde, tout violet, tout pimpant. Tu l'as acheté où ?
Ginny sourit, donnant une friandise à la boule ronde et duveteuse, maintenant posée sur l'épaule de son amie.
— Sur le Chemin de Traverse. Tu connais le magasin de farces et attrapes pour sorcier facétieux ?
— Celui de tes frères ? Bien sûr, quelle question ! Ils en vendent des verts ? Une pomme toute pelucheuse !
Les deux Gryffondor éclatèrent de rire. Arnold roula sur lui-même jusqu'à la main gauche de Darla, glissant le long du bras. Il émit des cris aigus, se sentant mis de côté.
— On est là, andouille, pouffa Ginny en lui caressant le bout du nez.
— Okay, j'en veux un tout de suite. J'adore cette créature.
— J'en parlerai à Fred et George. Ils ont énormément de commandes à propos des Boursouflets et ils disparaissent comme une traînée de poudre.
Darla acquiesça, plantant un gros bécot sur la tête d'Arnold.
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« L'écrivain original n'est pas celui qui n'imite personne, mais celui que personne ne peut imiter. »
François René De Chateaubriand
Merci d'avoir lu.
Le saviez-vous ?
Joanne et Dianne (sa sœur) ont exactement un an et onze mois de différence.
