Voilà le premier chapitre, en espérant qu'il vous plaise !


Aujourd'hui cela fait trois mois que ma vie est devenue un néant, un vide qui m'aspire de plus en plus, j'ai l'impression de ne plus exister, un corps sans âme, un zombie, je suis morte de

l'intérieure. Je crois que la troisième guerre mondiale aurait pu éclater que je ne m'en serais pas rendue compte. Depuis qu'il est parti, je vais mal, et encore mal est un euphémisme. S'il

n'y avait pas Charlie et Renée, je pense que ma vie aurait pris fin plus vite que prévu, mais j'ai toujours dans l'espoir qu'ils reviennent, mais pourquoi reviendraient-ils?

Charlie voulait m'envoyer à Jacksonville mais c'était impossible, tout mes souvenirs avec lui étaient à Forks. J'ai perdu cinq kilos, je ne mange plus, je dors très mal, cette scène dans la

forêt, je la revivais toutes les nuits. Je n'en pouvais plus et surtout je ne savais pas quoi faire pour taire cette douleur qui me rongeait de l'intérieur. Après tout j'avais perdu l'amour de ma

vie, comment peut-on vivre avec ce poids? Je n'ai plus la notion du temps, je ne vois plus le monde qui m'entoure, le mien est noir, chaque seconde représente une éternité. Ce mot

éternité me faisait encore penser à tout ce que j'avais perdu, j'avais envisagé qu'il soit mon éternité mais tout s'était effondré en même temps que le «tu ne m'apportes rien de bon

Bella». Il m'avait donné bien plus que ce que j'avais imaginé, il avait prit sur lui, il avait cédé à cette pulsion, un moment de bonheur. Ses yeux reflétaient de l'amour, tellement qu'ils

m'électrisaient de toute part, je n'aurais cru que trois jours après, il m'aurait brisé de la sorte. J'ai connu le plus grand bonheur qui existe au monde, un nuage qui s'est évaporé sans

prévenir mon cœur de la chute qui l'attendait, sans prévenir de ce virage à cent quatre vingt degrés. Avec un effort surhumain je regardais l'heure qu'il était, 18h, il fallait que je descende

de mon cloître, mon isoloir, ma prison aux souvenirs. Je devais faire un effort pour Charlie, sinon je crois qu'il serait capable de me droguer et de m'amener de force à l'aéroport. Je

préparais le repas, j'allais en cours, je faisais mes devoirs, des fois j'ai l'impression d'être un robot, j'exécute les tâches mais je ne vis plus, aucune étincelle de vie ne transperce mes

yeux.

Après le repas, aucun mots échangeaient avec Charlie, bizarrement j'ai plus de mal qu'avant à l'appeler papa, peut-être est-ce le fait que je me détache de tout, même mes propres

parents. Je voyais bien que Charlie ne savait pas comment agir avec moi alors il gardait le silence, et je préférais, ça m'éviter de devoir parler. Entendre ma voix me faisait bizarre, je

parlais peu, j'étais refermée sur moi-même, je me reconnais plus, je ne suis plus moi tout simplement. Je suis fatiguée autant moralement que physiquement, j'ai peur de dormir pour

revivre encore ma descente aux enfers, la claque de ma vie. Toutes les nuits c'est la même chose, je fais ce cauchemar et je me met à hurler, au début Charlie venait me réveiller mais il

commençait à s'habituer à mes crises nocturnes et ne venait plus voir ce qu'il se passait. Et c'est avec la peur au ventre que je m'endormis.

J'étais dans un manoir, ancien mais lumineux. Des portraits étaient accrochés, il représentait une vieille femme au visage doux, à côté il y avait une photo de trois bébés qui venaient sûrement de naître. Et enfin le dernier représentait trois jeunes femmes extrêmement belles, une avait les cheveux noires et de beaux yeux bleus et l'autre, des cheveux châtain foncé avec les yeux marrons foncés mais c'est la dernière qui attira toute mon attention. Elle a les cheveux châtain avec des yeux marron chocolat qui ressemblaient beaucoup aux miens, avant qu'il parte, maintenant ils étaient d'un marron délavé. Rien qu'en regardant le portrait je savais que cette femme était pleine d'amour, elle semblait regarder quelque chose de précieux. Ce manoir était vraiment magnifique je me promenais dans le salon quand tout à coup deux autres filles sont arrivées. Elles avaient l'air autant perdu que moi, pourquoi on se retrouvait là? Aucune de nous ne parlait, on s'observait. Toutes les trois nous avions cet air perplexe sur le visage, étrangement on se ressemblait beaucoup, les mêmes yeux chocolat, les cheveux châtain, nous avions quasiment la même morphologie, bien qu'une des filles soient plus petites que moi alors que l'autre était plus grande. Je me sentais bien, entière, ce qui n'était plus arrivé depuis que ma moitié est partie. Alors que ça faisait déjà quelques minutes que l'on s'observait, la vieille femme des photos apparut et nous regarda toutes les trois avec amour. J'avais l'impression qu'elle était heureuse que l'on soit réunit, mais pour quelles raisons? La femme prit enfin la parole et nous dit:

- La vérité est en face de vous, ouvrez les yeux.

Cela faisait une semaine que je faisais le même rêve, enfin pas exactement. J'avais essayé de parler à ces filles mais impossible, elles n'ont plus n'y arriver pas. La vieille femme nous

répétait la même chose. A chaque fois que je faisais ce rêve je me sentais bien et à ma place, je n'avais pas envie de quitter ces filles. Peut-être car ce rêve m'évitait de revivre le pire jour

de ma vie. Maintenant chaque soir j'avais hâte de m'endormir pour les retrouver. Au bout de trois nuits on avait commencé à se sourire à défaut de pouvoir parler. Plus les nuits passées

plus j'avais l'impression que se n'était pas réellement un rêve mais un message que ces filles existaient, peut être des cousines, il était évident qu'on appartenait à la même famille. Ou

alors je me sentais tellement seule que j'imaginais des filles ayant mon âge, des gens qui pourraient être de ma famille, qui pourrait un peu remplacé les Cullen. Je suis vraiment perdue.

Je ne comprends pas à quoi rime ce rêve.

Aujourd'hui après une énième menace de Charlie pour me renvoyer à Jacksonville, j'avais décidé d'aller rendre visite à Jacob pour le faire taire un peu. Je pris ma vieille Chevrolet rouge

délavée pour me rendre à la Push, puis tout à coup, une biche arriva juste devant ma voiture puis d'un geste automatique je mis un coup de volant, ma voiture fit des tonneaux, ma tête

heurta le plafond. Je sentis un liquide chaud coulé sur mon front, après quelques minutes je commençais à tomber dans l'inconscience, puis le noir.