Chapitre 2


Je ne savais où je me trouvais, tout était noir autour de moi, mais je pensais à ce rêve que je faisais depuis une semaine. Pourquoi? Je ne serais dire, peut être qu'à cet instant je me sens aussi apaiser que quand je rêve. Je me trouvais pathétique, mon subconscient ne savait vraiment plus quoi inventé pour me sortir un temps soit peu de ma solitude, de l'univers exclu que je me suis créer au fils des mois.

Qui aurait pu penser qu'en quelques minutes tout s'effondre? Je n'arrivais même pas à être en colère, je suis faible, il est fort, je suis terriblement banale, il est la plus belle chose qui m'est été donné de regarder. Le déséquilibre entre nous était bien trop important.

J'étais toujours dans le noir, mais au fond de moi je savais que je n'aurais plus jamais le choix qui se présente devant moi à cet instant. Vivre ou Mourir? Avais-je envie de mourir? Si la mort pouvait apaiser ma douleur, pourquoi pas? Avais-je envie de vivre? Pour quelle raison? Au moment où je me posais cette question, une image s'est imposée à moi je voyais les deux filles de mon rêve avec une enfant. Cette enfant était tellement belle. Pourquoi je voyais cette image? Un futur possible?

Et s'il décidait de revenir et que j'avais décidé de mourir, je passerais forcement à côté de quelque-chose. Il fallait avouer que je n'étais pas encore prête à mourir, et cette constatation me fit un choc, peut être qu'au fond de moi il restait un sentiment qu'on appelle l'espoir. L'espoir qu'un jour tout s'arrange, l'espoir d'un avenir meilleur, l'espoir d'un nous.

J'avais l'impression que ma vie ne m'avait pas livré tout ses secrets, et cette image je ne serais dire...

J'avais pris la décision de vivre, peu à peu, je commençais à m'évader de ce gouffre, j'entendais des bruits autour de moi. Ou étais-je déjà? Il y avait un bruit qui ne cessait de se répéter, c'était agaçant, puis je compris que j'étais à l'hôpital que j'avais du avoir un accident en évitant cette biche. C'est tout à fait moi, prête à me tuer pour une biche... Je suis vraiment stupide.

Peu à peu , je distinguais des voix, Charlie et Renée, Renée? Mais que faisait-elle à Forks? Et une troisième voix que je ne reconnaissais pas. J'ouvris alors les yeux, mais tout était trop lumineux, ça m'aveugler.

- Oh Bella, tu m'entends, comment vas-tu? Tu m'as fait une de ses peurs ma chérie.

Ma mère était là à côté de moi, je pensais sincèrement que je serais heureuse de la voir mais pas tant que ça, deviendrais-je aussi insensible? J'avais le corps endolori, je me demandais à quel point mes blessures étaient importantes. Alors que j'allais répondre à ma mère, le docteur prit la parole.

- Bonjour Isabella, comment vous sentez-vous?

- Comme quelqu'un qui vient d'avoir un accident. Triple idiot pensais-je

C'est vrai comment veut-il que je me sente, d'ailleurs ça me fait penser que je ne sais toujours pas ce que j'ai.

- Qu'est-ce que j'ai eu? Lui demandais-je

- Vous avez eut un léger traumatisme crânien mais rien d'important, un entorse au poignet gauche, c'est pourquoi on vous a posé une attelle et une entaille qui était assez profonde sur la cuisse.

- Oh d'accord, donc ça va je m'en sors pas trop mal. Lui dis-je.

- En effet, puis il se retourna vers Charlie et Renée avec un regard gêné, pourquoi était-il gêné? J'aimerais parler à votre fille en privé s'il vous plait.

- Quelque chose de grave? Demanda ma mère avec anxiété.

- Non, non vous inquiétez pas, j'ai juste besoin de m'entretenir avec elle.

Mes parents commençaient donc à sortir, pendant que moi je cogitais, en me demandant pour quelle raison il ne voulait pas me parler en privé.

- De quoi voulez-vous me parler Docteur? Lui demandais-je anxieuse.

- Vous savez, on dut vous faire un transfusion et donc vous faire un examen pour voir si tout était en ordre. Nous avons vu que votre taux bêta hcg était élevé...

- Euh... Qu'est-ce que ça veut dire Docteur?

- Vous êtes enceinte Isabella ! Lui dit le Docteur d'une voix calme

- Quoi? Mais... Non... C'est pas... po...possible...

- Vous êtes enceinte de trois mois. Vous avez passé la date limité autorisé pour l'avortement aux Etats-Unis qui est de 9 semaines, mais vous avez toujours la possibilité de faire adopté l'enfant à sa naissance.

J'étais complétement sous le choc, comment cette histoire était-elle possible? Je n'avais jamais eut de signe avant coureur, aucune nausée, rien. Puis j'étais tellement axée sur mes propres problèmes que j'ai même pas remarqué que je n'avais plus mes règles, mais en y repensant c'est vrai que depuis qu'il était parti, je ne les avais plus.

Mon Dieu ! Je suis enceinte, mais les vampires ne peuvent pas avoir d'enfant? Je n'écoutais même plus ce qui le docteur disait, c'était tellement un choc, j'entendis juste le mot adoption à la fin de son discours. Mais il était hors de questions que je fasse adopter mon bébé, le fruit de notre amour. Une fois le choc passait je pouvais dire que j'étais heureuse, comblée, euphorique, oui j'avais pleins de questions à me poser mais j'étais heureuse, je regrettais encore moins le choix que j'ai fais quelques minutes plus tôt : Celui de vivre.

- Je sais que vous n'avez que 18 Ans et que ce doit être une terrible nouvelle pour vous, mais voulez-vous que l'on fasse une échographie?

- Évidemment que je veux voir mon bébé. Dis-je au Docteur

- Oh ! D'accord.

Je crois que le Docteur a mal interpréter mon silence, il commença alors à appliquer le gel, quand tout à coup j'entendis un boum, boum, la plus jolie mélodie que je n'ai jamais entendu, c'était un trop plein d'émotion et je me mis à pleurer de joie évidemment, c'était tellement inespérée. En tournant la tête vers l'écran, je vis mon bébé, je portais la vie, c'était extraordinaire.

- Elle est tellement belle, dis-je avec émotion

- Elle?

- Un pressentiment

Le Docteur me fit un sourire.

Après l'échographie, le docteur m'a dit que le bébé était en pleine forme et qu'il n'avait aucun problèmes à signaler et m'a expliqué comment cela allait se passer, et il m'a dit de l'annoncer rapidement à mes parents.

Je me suis endormis le sourire aux lèvres, chose qu'il n'était pas arrivé depuis longtemps. Cette nuit là je fis le même rêve, sauf que la vieille femme nous dit :

- Ouvrez les yeux la vérité est en face de vous.

Puis elle se tourna vers moi et me dit :

- Félicitation

Les deux autres filles me regardaient avec curiosité, alors que j'affichais un grand sourire, elles finirent par sourire également comme si elles étaient contente de me voir heureuse.