Chapitre 3


J'étais restée trois jours à l'hôpital, trois jours interminables, plusieurs sentiments se mêlaient en moi. J'étais heureuse d'être enceinte, d'avoir en moi une partie de mon amour perdu, d'avoir une personne sur laquelle je peux m'accrocher. Mais j'étais à la fois stupéfaite, jamais je n'avais pensé à avoir des enfants même dans un futur lointain, ce n'était pas quelque chose qui m'attirait, pourtant j'aimais cet enfant déjà plus que ma propre vie en me promettant de faire tout mon possible pour lui.

Ce changement brutal dans mes émotions m'étonnait, je n'étais plus nostalgique, j'étais reconnaissante qu'il m'est offert un enfant, notre enfant.

Évidemment, au fur et à mesure, je me suis rendu compte que le chemin vers le bonheur allait être semer d'embuche. Je n'avais toujours pas prévenu mes parents, j'avais peur de ce qui pourrait se passer, j'avais peur d'être rejeter par la seule famille qui me restait.

Alors que j'étais en train de préparer mes affaires, j'entendis la porte de ma chambre s'ouvrir, ma mère avait décidé de rester quelques temps à Forks, au moins jusqu'à que je sorte de l'hôpital.

- Oh ma chérie, tu as l'air d'aller mieux. Tu es heureuse de rentrer? Me demanda ma mère.

- Oui ça va bien. Lui répondis-je.

Je préférais éviter de répondre à la question, oui j'étais heureuse de quitter cet endroit mais l'annonce que je devais faire à mes parents ne me réjouissaient pas, je me doutais qu'ils prendraient mal cet histoire. Je vis alors ma mère me regardait soucieuse.

- Ou est Charlie?

Il travail, il est désolé il ne pouvait pas se libérer, une urgence de dernière minute, mais il devrait rentrer assez vite.

«Tant mieux je dois vous parler »

- Ah bon de quoi dois-tu nous parler Bella? Me demande Rénée inquiète

Mince, j'avais pensé à haute voix, que suis-je censée répondre?

- On y va? Lui demandais-je.

Je voyais à ces yeux qu'elle avait bien compris mon stratagème « détourner la conversation », mais j'étais reconnaissante qu'elle ne cherche pas à en savoir plus.

- Oui, Oui ! En plus il y a une surprise qui t'attend sur le Parking ! Me dit ma mère toute excitée.

Super ! Qu'avait encore trouvé ma mère folle et écervelée? Avec elle on peut dire que j'étais passée par tout, les cours de piano, de yoga, de boxe, de danse... Je préférais ne pas approfondir mes souvenirs sur le studio de danse de Phoenix. Je pris une grande inspiration pour me ressaisir afin que Renée ne voit pas mon malaise.

Wahou ! C'était quoi ça? J'y croyais pas, c'était pour moi? Je me retournais alors vers ma mère qui abordait un grand sourire, j'arrivais pas à croire qu'ils m'avaient achetés une voiture, en plus elle avait l'air neuve. Malgré mon manque de connaissance pour les voitures je savais que c'était une Ford Fiesta rose, mais un jolie rose qui était proche du magenta. Bien que je sois triste que ma Chevrolet soit bonne pour la casse, j'avais un gros coup de coeur pour la voiture qui se trouvait en face de moi.

- C'est...c'est pour moi? Demandais-je ému.

- Oui ton père et moi avons pensé que ça te ferait plaisir, puis c'est plus confortable que ta vieille chevrolet, elle te plait Bella?

- Oui, énormément, merci beaucoup !

Elle était venu me chercher avec ma nouvelle voiture, mais Renée préférait que j'attende avant de la conduire, selon elle j'étais encore trop faible. C'était pas tellement ça le soucis, c'était juste que j'étais terriblement nerveuse, d'ailleurs, je n'osais pas parler à Renée de peur de me trahir. Qu'est-ce que je ferais s'il me force à l'abandonner? Jamais, je ne pourrais faire ça, mais je savais qu'il ne fallait pas que je me voile la face, ils réagiraient mal, si ça ne finit pas dans un carnage immédiatement, ma vie deviendra un enfer, mon père finirait par me mépriser, pas seulement moi dans sa petite fille ou fils.

Il n'y aura pas d'issue, ils ne comprendront pas la place importante qu'à déjà cet enfant dans ma vie.

Je venais de mettre un terme à mes funestes réflexions alors que nous arrivions devant chez Charlie, chez moi, mais pour combien de temps, la voiture de patrouille de mon père était déjà garé, je ne pouvais plus repousser l'échéance. C'était l'heure de vérité.

- Papa, Maman, il faut que je vous parle. Lui dis-je alors qu'ils me regardaient avec peur?

Rénée avait déjà remarqué durant le trajet que quelque chose n'allait pas, et je voyais qu'elle était angoissée à un point que je ne comprenais pas vraiment. De quoi avait-elle peur après tout?

- Eh ben, parle Bella, qu'as tu à nous dire de si important? Me demanda Charlie avait une voix qui laisser entendre une patience assez limitée.

C'était le moment, je savais qu'à l'instant où j'allais prononcer cette phrase, leurs prunelles ne reflèteraient qu'un mélange de colère et de déception. La colère je pouvais la gérer, mais j'avais peur de ne ps faire face à la déception.

Charlie me regarda l'air de dire « bon t'accouche ! » j'esquissais un sourire, c'était presque ça.

- Voilà... Euh... Je sais pas... Je suis...jesuisencientedetroismois.

Jusqu'à lors j'avais baissé la tête, je relevais un œil et je les surpris à me regarder comme une demeurer?

- Tu peux parler moins vite ma chérie, parce qu'on a rien compris. Me dit Renée.

J'inspirais fortement:

- Je suis enceinte...

Mon père passa par toute les couleurs, rouge, violet, vert, bleu, pendant un temps j'ai voulu même lui demander de respirer, mais face à son regard coléreux, j'ai préféré m'abstenir.

- C'est une blague? Me cracha Charlie remplis de haine.

- Non ce n'est pas une blague... Dis-je en baissant la tête.

Renée semblait dans l'incapacité à réagir, sa main était collée contre sa bouche et ses yeux n'exprimaient que douleur et compassion, des sentiments qui m'étonnaient je m'attendais à voir de la déception.

- J'espère que tu comptes de débarrasser de cette chose? Me dit-il fou de rage.

A cet instant, la peur faisait place à la colère.

- Je ne compte pas m'en débarrasser et de toute façon le terme pour l'avortement est dépassé, et ce n'est pas une chose, c'est mon bébé, tu comprends mon bébé... Lui crachais-je

- Alors tu le feras adopter, je ne veux pas de cet chose sous mon toit, il est de qui hein? C'est cet enfoiré de Cullen?

- Qu'est-tu crois que je m'envoie en l'air avec tout la population masculine de Forks? Tu n'as pas à prendre des décisions à ma place, je ne le ferais pas adopter je m'en occuperais... Moi et seulement MOI ! Lui dis-je terriblement en colère.

J'avais imaginé pas mal de réaction mais je n'avais pas pensé à cet excès de haine que je ne comprenais, Charlie n'était pas comme ça. Ça me faisait mal l'image qu'il semblait avoir de moi, je n'arrivais pas à comprendre ce qui le poussait à agir de cette façon, qu'il soit en colère, je le conçois, mais pourquoi tant de haine?

J'entendais les sanglots étouffés de ma mère, elle ne savais pas quoi dire, elle semblait paralyser face à la réaction de Charlie.

Tout à coup, Charlie se mit à rire de façon tellement sadique que j'en eus des frissons dans le dos.

- Comment vas-tu faire pour élever ce gosse? Dois-je te rappeler qui paye les factures? Il est hors de question que j'accepte ça sur mon toit Isabella, comment as-tu pu faire une chose pareil? Que vont dire les gens?

- Que vont dire les gens, c'est ça qui t'intéresse? Je ferais tout pour subvenir à ses besoins. Lui dis-je dans une colère noire.

Je croyais qu'on avait fait de toi quelqu'un de bien, mais c'est à croire que quand le sang est différent on ne peut rien y faire, tu me déçois tellement.

J'entendis un hoquet d'horreur sortir de la bouche de Renée, tandis que l'expression de Charlie semblait confuse mais j'étais tellement en colère que je ne voulais pas chercher à comprendre ce qui avait provoqué ce changement.

- C'est vrai que de tuer un enfant, c'est morale? Et quoi le sang...

Je m'arrêtais en plein milieu en me rendant compte de la bombe qui venait d'exploser sur la tête, je compris le hoquet d'horreur de Rénée ainsi que l'expression confuse de Charlie. Il était allé trop loin et ne pouvait plus faire machine arrière...


Alors qu'en pensez-vous?

Ca pour une nouvelle, c'est une NOUVELLE !

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