Merci pour vos reviews en constante augmentation, ça fait vraiment chaud au coeur, j'espère que ma fiction continura à vous plaire.

Merci aux anonymes :

Adeline / Mi es mi / Ayana / Laura / Twilight5fanfic / Trekker21 : Il y a huit saisons pour Charmed mais dans ma fiction je prends pas la huitième saison en compte ou pas entièrement.


Chapitre 7


Je n'arrivais pas à croire qu'elle était là en face de moi, tout ses rêves n'étaient que le reflet de la réalité, d'ailleurs ce phénomène était réellement étrange.

Elle était la même, les mêmes traits, le même sourire, c'est comme si ce rêve nous avait projeté toutes les trois dans une autre dimension. J'avais toujours su qu'elles étaient de ma famille, dire que je pensais que je m'inventais un monde pour me sortir de ma solitude. J'avais tords et j'étais heureuse !

A l'instant où je l'ai vu où mon regard a rencontré le sien, j'ai su, j'ai senti dans mon cœur un manque qui venait d'être combler. Je ne la connais pas, et pourtant la seule chose que j'ai envie de faire c'est de lui sauter dans les bras et de pleurer de joie. Elle aussi me fixait, m'étudiait, j'espérais juste qu'elle m'aimerait.

J'étais toujours assise sur le canapé, je ressentais le besoin de me lever, de la toucher pour voir qu'elle n'était pas une illusion, qu'elle existait réellement.

Au même moment, nous avancions l'une vers l'autre. Après quelques secondes, j'étais en face d'elle, et elle me prit la main et exerçait une pression comme pour me dire « je suis là maintenant ».

C'est vrai que dans nos rêves, on ne s'était jamais adressé la parole, on ne pouvait pas, alors on avait appris à se connaître à travers les expressions.

- Isabella

Je souris.

- Eleana

Elle sourit.

Comment on n'avait réussi à pas se tromper? Sans vouloir faire cliché, je pense que ce lien existe vraiment. Je savais tout comme elle reconnaître ma sœur de l'autre.

J'avais tellement de choses à lui raconter, tellement d'années à rattraper et pourtant il y avait encore cet part de moi qui me disait « Bella tu ne l'as connait pas ». C'était vraiment étrange comme phénomène.

- A peine sœur que je suis bientôt tatie. Dit Eleana avec un grand sourire.

- Que veux-tu je ne fais pas les choses pour tout le monde. Lui dis-je en répondant à son sourire

Elle me prit dans ses bras et je répondis à son étreinte, elle me souffla un tu m'as manqué, je lui répondis qu'il en était de même pour moi. Comme moi, le vide dans son cœur s'était fait moins important.

Pendant tout ce temps j'avais occulté tout ce qui se passait au alentour, j'avais oublié Darryl et Sheila, je n'avais vu qu'elle. Ils étaient émus, et je laissais échapper un rire en même temps qu'Eleana. Et quand je croisais son regard, mes rires redoublèrent en comprenant qu'on s'esclaffait pour la même chose.

Darryl prit alors la parole.

- Je suis tellement heureux de vous voir ensemble, c'est quand même étrange que vous veniez me voir à seulement quelques jours d'intervalle. Dit-il d'un air perplexe.

- Il nous manque plus qu'Alyssa, tu as des nouvelles d'elle depuis qu'on en a parlé?

- J'allais en parler à Bella avant que tu nous interrompes. Lui dit Darryl d'un air faussement sévère.

- Mais c'était une bonne interruption. Répondit Eleana avec un air espiègle.

C'était vraiment étrange pour moi, c'était tellement naturel, pas besoin de chichi pour se présenter. Je savais qu'elle attendait que l'on se retrouve toute les deux pour parler. Et maintenant ce que je voulais c'est retrouver mon autre sœur et que l'on soit enfin réunit.

- Bon bref, nous dit Darryl, comme je t'ai dis Eleana, celle que j'avais le plus de mal à localisé, c'est toi Bella, mais bon puisque tu es là, le sujet est clos. En ce qui concerne Alyssa, elle a quitté l'orphelinat de New York il y a moins d'une semaine, depuis aucune nouvelles, mais avec vous ça m'étonnerait pas qu'elle arrive d'ici quelques jours.

- Mais si elle n'a pas eut connaissance de la lettre? Demandais-je.

Eleana passa un bras autour de mes épaules et me dit sûre d'elle :

- Je suis certaine qu'elle reviendra vers nous.

Face à autant de confiance, j'avais envie d'y croire...

- De toute façon si j'ai la moindre piste, je vous contacte. Ne vous inquiétez pas. Nous dit Darryl d'un ton paternaliste.

Il avait clos notre conversation, il avait sans doute compris que l'on voulait se retrouver toutes les deux pour apprendre à se connaître.

Après avoir dit au revoir à tout le monde, je me rendis jusqu'à ma voiture.

- Tu me suis jusqu'au manoir? Me demanda Eleana, mais je pouvais déceler de la crainte dans ses yeux, elle avait peur que je parte.

- Oui ne t'inquiète pas je te suis, c'est loin?

- Non dix minutes seulement !

.

.

Dix minutes plus tard, nous étions devant un magnifique manoir, il était vraiment splendide, il possédait un charme que je n'arrivais pas à définir.

- Wow ! Dis-je

Elena rigola.

- J'ai eu la même réaction il y a quelques jours. Me dit-elle.

Elle m'invita à entrer, après tout j'étais chez moi maintenant, elle me fit visiter, il y avait une grande salle où il y avait un salon avec une partie salle à manger, et un espace qui se rapprochait le plus d'une véranda. Tout était magnifique, c'était un décors vieux mais sans être vieillot. Enfin j'aimais beaucoup et je me sentais déjà chez moi. Puis elle m'emmena à l'étage alors que nous arrivions en haut, elle s'arrêta l'air grave, mit ses points sur ses hanches, son air me faisait tellement penser à Alice mais il ne fallait pas que j'y pense, c'était beaucoup trop douloureux.

Je me concentrais à nouveau sur ma sœur, malgré tout son air était quand même comique.

- Pour la chambre, première arrivé, première servit... Me dit-elle fière d'elle.

Mais je n'avais pas dis pour dernier mot pour autant.

- Je vais avoir un bébé donc il me faut la plus grande chambre et toi c'est quoi ta raison pour avoir la plus grande?

Elle grimaça, et moi je jubilais...

- Euh... des habits. Me répondit-elle d'une voix incertaine.

Je fis le geste de la balance comme si je pesais sa raison contre la mienne.

- Un bébé, des vêtements? Je crois que ma raison est plus valable ! Lui répondis-je d'un sourire voulant dire « je t'ai bien eut ! »

- Oui ! C'est bon tu gagnes, de toute façon je sais même pas si j'ai la plus grande chambre. Me dit-elle en rigolant.

Tout à coup, mon air devint plus sérieux, je me demandais pour quoi ce changement d'attitude d'un coup. Puis elle vira son regard vers moi.

- Tu trouves pas tout ça bizarre? Me demanda t-elle.

- Tout ça quoi? Lui répondis-je calmement.

- Je sais pas... nous, notre complicité malgré qu'on ne se connait pas. Ces rêves étranges qui ont finis par me mener ici. J'adore la situation et je t'aime déjà plus que tout mais je ne peux pas m'empêcher de trouver ça étrange. Me dit-elle.

J'esquissais un sourire, je suis contente qu'on partage le même point de vue.

- Oui je comprends et je ressens la même chose mais je suis heureuse de t'avoir retrouver, d'avoir une vraie famille je me sens déjà plus entière. Et moi aussi je t'aime déjà.

Elle me prit ensuite dans ses bras alors que nous pleurions comme deux adolescentes, c'était les vraies retrouvailles sans retenue ni artifice, celle que je voulais depuis que j'avais croisé son regard. J'avais peur de ne plus être capable d'amour envers une autre personne qui ne soit pas liée à lui, son prénom était trop difficile à prononcer. Mais j'étais heureuse de constater que je le pouvais toujours du moins envers ma famille, ma véritable famille.

- Tu veux bien me raconter ta vie? Lui demandais-je timidement en sachant parfaitement que je devrais bientôt en faire de même.

- Oui bien sûr, j'ai vécu toute ma vie en New York, j'ai eut une vie assez ordinaire, des parents mariés mais souvent absent. Ils étaient à la tête d'une grande compagnie. Parfois je me suis demandée pour quels raisons ils avaient eut envie d'un enfant, ils étaient ensemble dans leurs mondes et moi j'essayais de percer cette bulle. Je n'ai jamais manqué de rien mais je n'ai jamais vraiment reçu d'amour de leurs parts ou une quelconque marque d'affection. J'ai toujours voulu une autre vie.

Elle s'arrêta quelques instant, un air lassé sur son visage.

- Et puis à l'adolescence tout à dérapé... Me dit-elle d'une voix à peine audible.

Je la connaissais seulement depuis quelques heures, mais l'expression qu'elle affichait à cet instant, je la connaissais mieux que quiconque, j'avais la même. Elle avait honte de son passe, peut-être d'elle même tout court.

- On a tous nos démons ! Je ne te jugerai pas. Lui dis-je rassurante.

- Je sais. Vers quinze ans, j'ai pété un plombs vraiment, j'en ai eut marre de l'ignorance de mes parents, marre d'imaginer un bonheur que je ne pouvais pas atteindre et j'ai enchainé les bêtises. Au fond j'espérais les faire réagir. J'ai commencé à sortir souvent, à ne plus les prévenir jusque là ça allait. Puis au environ de seize ans j'ai commencé à boire, à voler, ils sont venus plus d'une fois de chercher au poste de police. Tu sais même une lueur de déception aurait pu me faire tout arrêter mais non c'était seulement de l'indifférence encore et encore. Il payait ma caution, et c'était fini. Et puis j'ai fini par me droguer, des joints au départ puis de la coke et enfin de l'héroïne. J'avais une assez bonne moyenne au lycée mais j'étais tout le temps défoncée alors j'ai laissé tomber. Mes parents ont mit du temps à s'en rendre compte mais c'est pas pour autant qu'ils m'ont aidé, ou chercher à comprendre pour quoi je faisais ça. Ils ont juste bloqué mon compte en banque, plus d'argent, plus de drogues selon leur logique j'imagine. Alors, j'ai tellement honte si tu savais, j'ai commencé à proposer mon corps contre des doses, ce manège a duré plus de six mois.

J'étais abasourdis, elle avait tellement souffert et pourtant elle semblait tellement forte, elle m'impressionnait vraiment. J'avais pas à me plaindre j'étais tombée sur la bonne famille enfin de compte.

- Puis un soir, un mec qui s'appelle Dan, j'avais toujours trouvé son comportement bizarre, il a essayé de me violer, j'avais beau offrir mon corps, dans mon esprit d'avant, c'était seulement un moyen de paiement, mais c'était toujours fait dans un certain respect mais là il m'a attaqué, puis a commencé à me tripoter, il m'a forcé à lui faire du bien je pleurais tellement mais lui, il s'en foutait. Je voulais pas que cet homme souille mon corps déjà plus qu'il ne l'était.

Elle était en pleure et moi aussi alors que j'essayais de la consoler en passant un bras sur ses épaules, elle releva la tête vers moi et sourit. Y'aurait-il un happy end à cette affreuse histoire?

- Et puis au moment où j'abandonnais tout espoir de m'en sortir, un homme est arrivé, il a frappé Dan, pendant que je sanglotais puis il s'est approché de moi et m'a passé sa veste pour couvrir certaines parties de mon corps qui étaient dénudées. Il m'a dit « je suis là, t'inquiète pas ». Et depuis ce jour il a toujours été là, ça va faire bientôt un an que l'on est ensemble, il est patient, doux et affectueux, légèrement protecteur mais je m'en plains pas, nous n'avons pas encore couché ensemble enfin il n'est pas comme ça. Il m'a sortit de cette merde de drogue, à vrai dire il est devenu mon héroïne.

Ces mots avaient poignardé mon cœur mort d'amour, j'étais sa dose d'héroïne et pourtant il avait pas hésité à s'en sevrer. Il n'était pas si accroc que cela enfin de compte. Je pleurais encore plus. Eleana se tourna vers moi inquiète.

- Ca ne va pas Bella?

- Non, non, c'est ton histoire, je suis navrée que tu es dut vivre tout cela. Lui dis-je, j'étais vraiment désolée pour ça mais ce n'était pas la raison de mon profond mal être.

- Tu sais tout ça c'est derrière moi maintenant et j'en suis bien heureuse. Me répondit-elle

- Comment as-tu appris que tu as été adopté?

- Je m'étais éveillé en pleine nuit pour me rendre à la cuisine car j'avais soif, mais la lumière était déjà allumée alors j'ai écouté. J'ai entendu celle que je croyais être ma mère demandait à mon père s'ils avaient pas fait une erreur en décidant de me garder, et qu'avec tout les problèmes que je leurs causé, ils aurait peut-être mieux fait de me confier à un orphelinat. J'ai entendu parler de l'existence d'une lettre de ma famille biologique. Alors pendant deux jours j'ai fais comme si je ne savais rien et j'ai fouillé, fouillé encore et encore jusqu'à que je la trouve. Et là j'ai été soulagé, ce n'était pas de ma faute si mes soit disant parents n'avaient jamais prit la peine de s'occuper de moi, ils étaient juste incapable d'amour. J'étais heureuse car la vie que j'avais imaginé petite était enfin à porter de main.

- Alors je suis partie il y a plus d'une semaine en laissant un mot disant « Merci pour m'avoir offert une vie aisée, mais je m'envole vers une vie d'amour ».

Et voilà comment j'ai finis ici en espérant tout les jours te rencontrer toi et Alyssa.

- Et toi, quel est ton histoire? Me demanda t-elle enfin.

Et voilà nous y étions le moment que je devais raconter mon histoire. Certaines choses étaient encore trop fraiche pour être raconter mais je devais le faire pour elle, ma sœur. Elle m'avait ouvert son cœur, confier ses plus grandes hontes et ses pêchés, je ne pouvais pas faire comme si de rien n'était. Alors je me lançais mais au moment où j'ouvris la bouche, son portable se mit à sonner, elle s'excusa d'un geste de la main et répondit.

- Oui c'est moi

- …

- C'est vrai? C'est génial !

- …

- Oui tu avais raison, j'avoue

- …

- Évidemment je viens demain

- …

- Oui je pense.

- …

- OK ! Tient moi au courant, bonne nuit.

Qui devait-elle aller voir?


Alors qu'en pensez-vous de cette rencontre avec Eleane, et de son histoire?

Qui est au téléphone?