Bonne lecture !
Chapitre 16 : Face cachée
Et j'écrivais encore comme si ma vie en dépendait, sans voir le bout du tunnel, un genre de transe me forçait presque malgré moi à continuer. J'avais presque le sentiment d'être contrôler par la partie habituellement la moins développé. L'écriture était devenue en quelques jours ma thérapie.
J'arrivais même à délaisser Lizzie sans en éprouver de honte, je ne me contrôlais pas, je ne pensais qu'à ça, comme une toxico devant sa dose d'héro. Cette feuille et ce stylo m'attirait, je n'avais pas l'impression d'être vraiment consciente.
Mais je finissais toujours par ouvrir les yeux, découvrir avec une horreur non dissimulé dans l'état que je me trouvais. La culpabilité de mettre de côté ma fille. Le pire c'est que je ne savais absolument pas de quoi parler cette histoire, je n'en gardais aucun souvenir. Elle me faisait peur car je n'étais plus vraiment moi quand je l'écrivais, j'avais peur de la lire dans mes moments de lucidités.
Alors je cachais ses feuilles et continuait ma routine sans comprendre le signe qu'on m'envoyait…
Alyssa arrivait de mieux en mieux à contrôler son pouvoir, mais elle avait toujours du mal à être en total possession de ses mouvements dans son corps astral.
Eleana était heureuse, nous avions enfin trouvé une potion qui évitait à Stefan de brillait au soleil, après des heures de travail acharnées, elle avait fini par trouver. Stefan était également heureux de cette découverte, ça le peser bien plus qu'il l'avouait de rester enfermer la plupart du temps au manoir. San Francisco était beaucoup trop ensoleillé pour lui, mais le problème était désormais résolu.
Depuis la journée où l'on a découvert le pouvoir d'Aly, je me posais des questions sur Stefan, j'avais l'impression de m'ouvrir quelque peu au monde, de sortir lentement de ma bulle. J'avais été égoïste depuis un an.
Aujourd'hui nous étions le 3 avril, dans un mois ma fille aurait un an, j'avais décidé d'affronter ma peur de sortir. Elle faisait beaucoup de « areu » en ce moment sans dire de mots précis, je crois que la petite coquine savait qu'avec son pouvoir on la comprenait et ne faisait pas tellement d'efforts pour parler.
Nous partions vers le parc à quelques pas du manoir, c'était une des premières fois que je sortais avec elle.
Je sortis Lizzie de sa poussette et la mit sur mes genoux entourant mes bras autour de son petit corps, elle se blottit contre moi, je me sentais apaiser. On resta un moment comme ça berçait pas les bruits des oiseaux, puis Lizzie me transmit un message, ce n'était pas vraiment des paroles, mais ça voulait je me sens bien avec toi et sûrement qu'elle m'aimait.
- Maman. Entendis-je.
Je me détachais d'elle, avais-je halluciné en transformant des areu en ce que je voulais entendre, ou l'avais-je vraiment entendu ?
Elle me regarda avec ses magnifiques yeux, curieusement devant mon air sans doute, puis je l'entendis de nouveau.
- Maman.
Je ne pus m'empêcher de sourire totalement ému en la serrant dans mes bras tellement fort que j'aurais pu l'étouffer si elle était totalement humaine. C'était vraiment troublant, elle ressentait toujours ce que je voulais, parfois je m'en voulais de ne pas savoir alors qu'elle savait toujours ce qu'il fallait faire. Mes cauchemars, là j'avais besoin d'entendre ça, elle avait répondu à mon souhait. Il y avait quelque chose entre nous, un phénomène inexplicable que je chérissais par-dessus tout.
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Deux heures plus tard, nous étions rentrées, Lizzie commençait à fatiguer, elle dormait, alors que j'étais allongée sur mon lit, je me sentis mal tout à coup, comme si quelque chose essayait de se détacher de mon corps, ça ne faisait pas mal mais c'était étrange. J'avais peur, j'aurais voulu crier, mais c'était impossible je ne distinguais plus le plafond de ma chambre, c'était flou et noir, je fermais les yeux priant qu'en les rouvrant tout soit comme avant, malheureusement ce n'est pas ce que ce passa.
Je voyais des étoiles, j'entendais les grillons chantaient, le sol semblait humide, je me redressais et je me rendis compte que j'étais dans un champ, au loin des habitations éclairés.
Mais où étais-je ? Je m'approchais de plus en plus, passer devant plusieurs personnes mais aucunes ne semblaient me remarquer. Les gens étaient différent, ils semblaient être d'une autre époque, une maison était en feu, c'est pour ça qu'il y avait autant d'agitation dans ce petit village.
Plus j'avançais, plus j'étais convaincu de ne pas être dans mon époque, mais que m'arrivait-il encore ?
- Stefan, cours plus vite. Dit un homme.
Stefan ? Mon beau-frère ? Intriguée, je m'approchais d'eux. Il faisait tellement nuit je ne voyais pas leurs visages, ils se déplaçaient tellement vite mais j'arrivais à les suivre en me concentrant sur eux.
Après quelques minutes ils finirent par s'arrêter dans une vielle bâtisse, elle semblait délabrer, elle n'inspirait rien d'autre que le mal, c'est sombre, devant cette maison j'avais la chair de poule. La curiosité me poussait à continuer de les observer, et mon instinct me criait de partir loin d'ici, mais je me rassurais en me disant que personne ne pouvait me voir.
Je finis tout de même par rentrer, tout était poussiéreux, des tâches de sang semblait orné les murs. Les deux hommes étaient dans le salon, seul le reflet de la lune venait éclairer leurs visages, plus je m'avançais plus mon souffle devint erratique, mon dieu, impossible, c'est bien mon Stefan.
Enfin il y avait quelques ressemblance, celui en face de moi semblait cruel et vil, ces yeux ne reflétaient pas la bonté et la gentillesse que j'avais l'habitude de voir.
Stefan se mit à rire cruellement et se leva promptement du sofa, il tourna en dansant autour de l'autre homme, il semblait heureux.
- Je crois que je ne me lasserais jamais de pareils spectacles. Lança-t-il.
- Stefan ça fait un an qu'on fait ça deux fois par semaine, on prend trop de risques, les Volturi vont finir par venir pour nous. Souffla-t-il las.
- Oh Damon, tu es beaucoup trop pacifiste ! Dit moi que tu ne salives pas rien que de penser à la prochaine fois où tu pourras planter tes dents dans des cous juteux.
- Ça ne m'amuse plus, ce n'est pas parce que nous sommes des vampires, des créatures du mal que l'on doit être si barbare.
- Mais j'aime ça moi ! Répondit Stefan.
La scène disparut et laissa place à une autre qui me choqua encore plus, mais qui était cet homme que je croyais pourtant connaître ?
Cinq femmes étaient dévêtus, leurs vêtements étaient déchirés, elles semblaient totalement paniquer, deux d'entre elle était déjà morte.
Stefan s'approcha de l'une d'elle :
- Tu n'as pas été respectueuse catin ! Mais tu sens vraiment bon, oh non ne me supplie pas, ça va allez ! Dit-il d'une voix dangereusement douce.
Il se mit au niveau de son épaule, son regard était dangereux, il n'y avait rien d'humain dans ses yeux, je ne voulais pas assister à la mort de cette femme. Il planta ses dents dans son cou mais au lieu de l'aspirer simplement, il lui arracha le morceau de chair pour profiter du flux plus abondant.
La bile me montait à la gorge, jamais je n'aurais pu croire voir ça un jour, Edward avait-il été comme ça pendant sa période de rébellion ? J'avais du mal à croire que Stefan ait été un monstre par le passé.
Damon semblait avoir soif mais résister, il semblait perdu comme un petit garçon en pleine errance, ce spectacle le répugnait autant que moi à en croire sa tête.
- Allez mon frère fait toi plaisir, choisi la beauté que tu veux. Dit Stefan en se retournant vers Damon.
Damon, son frère ? Jamais il ne nous avait parlé de son frère.
- Stefan pourquoi fais-tu ça ? On pourrait se nourrir sans provoquer cette tuerie !
- Mais ou serait le plaisir, nous sommes des prédateurs, c'est juste de la viande, tu ne dois penser à rien d'autre.
- Il n'y a si longtemps que ça Stefan, nous étions aussi de la viande, je n'arrive pas à croire que tu es oublié ça. Dit Damon en haussant le ton.
- Maintenant nous sommes une espèce puissante, le passé appartient au passé. Maintenant boit cette catin. Ordonna Stefan.
- Je ne toucherais pas à l'une de ses filles. Déclara fermement Damon. Tu as tellement de haine à cause de Katerina…
- Je t'interdis de parler d'elle ! Dit-il d'une voix tellement puissante que les murs en tremblèrent. Maintenant boit !
- NON ! Hurla désespérément son frère. Je ne veux pas devenir ce monstre sans cœur.
- Tu n'as plus de cœur, veux-tu que je te rappelle la tragique fin de Mère Damon ?
Damon semblait sur le point de s'effondrer, cette homme était sans cœur il n'était pas Stefan, il était le mal incarné.
- Tu sais bien que je n'aurais jamais pu me contrôler, ne vois-tu pas le mal et la souffrance que l'on provoque autour de nous ?
- BOIT !
- Tu ne peux pas m'y obliger !
Stefan éclata d'un rire machiavélique.
- Tu te figures que tu peux m'affronter…
Stefan se rapprocha de lui avec une démarche féline extrêmement terrifiante, le fixa de son regard intense, Damon ne semblait pas pouvoir échapper de ses prunelles.
- Maintenant boit. Dit-il calmement.
Damon dans un état second exécuta tel un robot l'ordre de son frère. J'en fus stupéfaire, qu'est-ce Stefan lui avait fait ?
J'arrivais alors dans un endroit plus lumineux, plus calme, la nuit avait été remplacé par le jour, Damon était en train d'écrire une lettre, Stefan ne semblait pas être ici.
Je m'approchais lentement pour essayer de lire ce qu'il écrivait mais toujours avec la crainte que soudain on puisse me voir.
Alors que j'arrivais à mon but, une voix s'éleva :
- Je sais que tu es là. Fit Damon.
Je m'éloignais, Stefan devait être rentré, pourtant quand il se retourna, il me fixa, sûrement une coïncidence ou pas.
- Vous me voyez ? Tentais-je alors.
- Je t'entends surtout. Répondit-il simplement.
Je me reculais morte de peur pour une fois, je pouvais rien faire pour sortir de là, j'essayais de le figer mais rien. Je sentis bientôt le mur dans mon dos, j'étais prise au piège.
- Ne t'inquiètes pas je te ferais rien. Me dit-il doucement.
Cependant j'étais septique.
- Je te le promets. Je me détendis légèrement. Comment t'appelles-tu ?
- Isabella, mais je préfère Bella.
- Damon.
- Je sais.
- Qui es-tu ?
- Personne en particulier, comment peux-tu me voir ?
- J'ai une sorte de don, je vois l'aura des âmes, je ne te distingue pas, je vois ton âme et je t'entends, elle est pure, une des plus belles âmes que j'ai vu, tu es complétement dévouée aux autres.
- C'est pour ça que c'est compliqué pour toi de tuer des gens, parce que tu vois leurs âmes ? Demandais-je sans vraiment réfléchir.
- Entre autre. Qui es-tu Isabella ?
- Je viens du futur apparemment !
- Hum… Quelle année ?
- 2011. Mais ça ne paraît pas te choquer.
- Si les vampires existent, pourquoi des personnes ne pourraient-elle pas voyager dans le temps ? Nous sommes en 1855. Nous connais-tu dans le futur ?
- Oui je connais Stefan.
- Pardonne-le s'il t'a fait du mal, il est aveuglé, il préfère la colère que se laisser aller à la tristesse.
- Il ne m'a jamais fait du mal, je ne sais pas si je dois te dire ça, mais dans mon époque Stefan est bon.
Il releva la tête vers moi avec un regard d'espoir.
- Raconte-moi s'il te plait.
- Il est amoureux de ma sœur Eleana, c'est une humaine, il l'aime plus que tout, ça fait plus de deux ans qu'ils sont ensembles, il ne lui a jamais fait du mal, je crois qu'il préfèrerait mourir plutôt que de le faire. Il ne boit plus de sang humain depuis bientôt un siècle. Il vit avec mes deux sœurs, ma fille et moi, il est juste bonté et amour.
- J'ai du mal à y croire, que lui est-il arrivé pour qu'il change à ce point ? Se demanda-t-il plus pour lui-même. Merci de m'avoir donné l'espoir d'un futur Bella. Protéger le, malgré ce qu'il fait je sais qu'il y a du bien au fond de lui, un bien que tu connaitras ! Ne tiens pas compte de ce que tu vois, il n'a plus l'air d'être cette personne.
- D'accord Damon, je suis heureuse d'avoir parlé avec toi.
- Au revoir, jeune Isabella.
Quelques minutes plus tard, Stefan pénétra dans la maison et la vision changea encore.
Pourquoi toute la vie de Stefan semblait défiler sous mes yeux ?
J'étais dans une ruelle en pleine nuit, Damon et Stefan semblaient être en train de chasser, je voyais Stefan reniflait l'air à la recherche d'une proie agréable.
Soudain Stefan se redressa, s'adressa à son frère sans que j'entende ce qui lui disait, il partit à toute vitesse alors que Damon cria :
- Reviens, ce n'est pas une bonne idée je le sens.
J'étais persuadée qu'il sentait ma présence mais il ne chercha pas à prendre la parole et j'en fis de même, je l'observais attentivement, il trouva alors un homme non loin d'un bar, une bouteille d'alcool à la main. Cet homme semblait désespérer, je ne sais pas ce qui décida Damon à s'approcher de lui, mais l'homme se sentit apaiser, ses épaule s'affaissèrent et il hocha finalement de la tête.
Cet homme était le prochain repas de Damon, et sans le vouloir, je regardais cette scène avec une certaine fascination, une fascination définitivement morbide.
Damon semblait totalement prit dans son repas, je n'eus pas le temps de réagir que quelqu'un de jetait sur lui violemment, un vampire, aucune humain ne pourrait avoir cette force.
Je ne vis pas le visage de ce vampire, mais je restais pétrifier face à Damon qui se battait d'arrache-pied, priant sûrement pour le retour de son frère. Pour le peu que je savais, ce vampire semblait être un nouveau née qui avait senti le sens et venait prendre son repas.
Damon semblait avoir conscience de ça et le laissa, je soufflais de soulagement, j'avais eu peur pour lui, l'autre vampire affamé se jeta sur l'homme à moitié mort.
Alors que le pire semblait passer et que Damon fit demi-tour pour s'enfoncer un peu plus dans la ruelle, il se figea et courut en sens inverse. Je ne sais toujours pas avec quelle capacité j'arrivais à le suivre, mais ce que je vis me glaça d'horreur, une petite fille d'à peine six ans regardait la scène du vampire en train de boire le sang de l'homme.
- Papa. Dit-elle avec un mélange de peur et de soulagement.
Le vampire qui avait fini de boire fixa la petite fille avec un sourire carnassier mais avant qu'il ait pu faire quoi que ce soit, Damon se mit devant la petite pour la protégée et grogna à l'attention du vampire.
- Il est mort ? Fit-elle en pleurant regardant le cadavre de son père.
Je me sentis mal, ça pourrait être ma Lizzie, elle était en danger de mort, et j'étais en colère de ne rien pouvoir faire.
- Laisse-là tranquille, et passe ton chemin. Fit Demon calmement.
- Sors-toi ou tu meurs. Dit-il hargneusement.
Cette voix, je la connaissais que trop bien…
Damon refusa de sortir, un combat s'engagea entre eux, j'aurais voulu prendre cette petite fille pleurante dans mes bras mais c'était impossible.
J'appréhendais de trop le déroulement final de ce combat… Mais Damon s'en sortait bien, j'avais confiance, il assomma plus ou moins le vampire, et s'approcha de la petite fille.
- Ne t'en fait pas, tu n'as plus rien à craindre, dit-il d'une voix douce.
- Merci, lui dit-elle en sanglotant.
- Pour quelles raisons jeune fille ? Fit Damon perplexe.
- Mon papa était méchant, il venait dans ma chambre le soir, il m'enlevait mes vêtements et après il me disait qu'on allait jouer à un jeu, mais moi j'avais peur je ne voulais pas jouer à son jeu, je n'avais pas le droit de pleurer…
J'étouffais une exclamation d'horreur, cet homme méritait bien ce qu'il lui était arrivé. J'étais tellement obnubilée par ses informations que je ne vis pas le vampire mettre ses bras autour de Damon, il lui arracha les deux bras alors qu'il hurla de douleur, je pleurais, priais, criais même.
- Je vous en prie ! Non !
Damon me fixa et malgré sa douleur me fit un sourire compatissant.
- BAT TOI ! Criais-je.
- Je ne peux rien faire, je sais maintenant pourquoi mon frère va changer. Haleta-t-il sous l'effet de la douleur.
- NON DAMON, JE T'EN PRIS STEFAN AIDE-LE. Mais personne ne m'entendait.
Le vampire lui arracha les deux jambes, je savais que dans quelques secondes, sa tête serait arrachée et Damon n'existerait plus.
- Ne t'inquiète pas Bella, ait confiance. Souffla-t-il tellement bas que j'eus de la chance de l'entendre.
Et je continuais de pleurer sans cesse alors que le feu crépitait à côté de moi et que le corps de la petite fille était maintenant sans vie, pourquoi me faisait-on vivre ça ? Et le pire eut été de voir Stefan hurlait à la mort, sanglotait le meurtre de son frère, il tenta de suivre la trace de son meurtrier mais sans succès.
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Au même moment dans le manoir Halliwell.
Les sœurs et Stefan étaient autour de Bella, ils avaient éloigné Lizzie, ils étaient morts d'inquiétude, il ne savait pas ce qui lui arrivait.
Mais tout le monde était conscient que c'était quelque chose liée à la magie.
Bella s'agita, pleurait, criait, Eleana et Alyssa étaient si effondrés qu'elles n'étaient plus d'aucune utilité.
Stefan alla chercher un gant trempé pour le mettre sur le front de sa belle-sœur, il était également inquiet mais essayait de faire bonne figure pour les filles. Il posa le gant quand tout à coup Isabella se redressa et hurla :
- NON DAMON, JE T'EN PRIS STEFAN AIDE-LE.
Il se figea instantanément, son cœur se serra douloureusement alors qu'il dût faire face aux visages inquisiteurs d'Eleana et Alyssa.
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La vie de Stefan défilait sous mes yeux, les jours n'étaient que des secondes, Stefan était resté des années prostrées dans une forêt après la mort de son frère, il continuait à se nourrir par nécessité, mais sa folie avait cessé, son regard n'était que culpabilité. Puis les années passèrent et le temps ralenti.
J'étais dans une ville mais aucune trace de Stefan, l'époque était plus récente c'était certain, à en voir les bâtiments et les voitures, nous devions être au début du XXème siècle. Je flânais dans les rues et apprit quelques heures plus tard que je me trouvais à Chicago, un drôle sentiment m'envahit sans que je puisse en expliquer son origine.
La scène changea encore et pour pas changer je vis Stefan les genoux repliés comme un arbre, instinctivement, je m'accroupis devant lui, même s'il ne pouvait pas me voir j'avais en quelque sorte l'impression de le soutenir.
- Vous allez bien ? Fit une voix plus que familière derrière mon dos.
Je me retournais stupéfaite de voir Carlisle dans des vêtements d'époque, un visage tout de même différent, il semblait bien sans rayonnait de bonheur, peut-être n'avait-il pas encore rencontré Esmé.
Stefan le regarda avec espoir avant de dire une phrase qui me choqua complètement.
- Aidez-moi svp, tuez-moi ! Le supplia-t-il.
Carlisle semblait surpris et triste pour Stefan.
- Je ne peux pas faire ça, comment t'appelles-tu ?
- Stefan Salvatore Monsieur et vous ?
- Carlisle Cullen.
Pourquoi vos yeux sont de cette couleur ?
S'en suivit une conversation sur le végétarisme, je fus étonné de voir à quel point Carlisle avait permis à Stefan de devenir une autre personne. Stefan reprit un peu d'espoir en se promettant de tout faire pour ne plus jamais être ce monstre sans cœur.
Les deux jeunes hommes regagnèrent la ville, je les suivais tout en restant à l'écart, je regardais la neige tombé. Quand tout à coup une personne me fit stopper toutes pensées.
- Bien le bonjour Docteur Cullen. Fit le jeune homme aux yeux verts en serrant la main du Docteur.
- Bien le bonjour également Edward ! Répondit Carlisle.
Mon cœur ne savait plus à quelle vitesse vivre, combien de fois m'étais-je demandé comment était le Edward humain ? Evidemment, j'eus le même effet, j'étais totalement désarçonnée, pourquoi mon destin semblait liée ? D'abord Damon me voyait, Stefan est le copain de sœur, mais c'est Carlisle qui l'a aidé, et j'ai la certitude qu'il a rencontré Edward humain. Et pire je connais celui qui a tué Damon.
Mon Edward… Non ! Edward l'humain n'avait fait que saluer Carlisle et avait tracé sa route, dans une ville comme Chicago, combien de chance pour que cela arrive ? Combien de chance pour que je l'aperçoive dans le passé de Stefan ? Toutes les personnes qui ont été ou qui sont proches de moi étaient liés, je ne savais pas si je devais être heureuse ou inquiète. Le destin avait-il un plan ?
Je fermais les yeux complétement perdue par toutes ses découvertes, mais quand je les ré ouvris, ce sont les visages d'Eleana et d'Alyssa qui étaient penchés sur moi.
- Bella, dit Alyssa incertaine, que t'est-il arrivé ?
Je voyais Stefan appuyé contre le mur exprimant un regard lointain et triste, il sentit sûrement que je le regardais et il leva la tête vers moi. Un mélange de honte et de curiosité au fond de ses prunelles comme s'il lui était au courant de ce qui s'était passé.
Je finis tout de même par détourner le regard de mon beau-frère pour me concentrer sur l'inquiétude de mes sœurs.
- Je crois que j'ai voyagé dans le temps. Murmurais-je encore sur le choc de cette expérience.
Cependant elles ne dirent rien, elles étaient gênées je ne savais pas vraiment pourquoi.
- Ou est Lizzie ? Ça fait longtemps que je suis dans cet état ? Demandais-je en repensant rapidement à cette petite fille qui avait subi les sévices de son père et qui a été tué.
- Non, deux heures pas plus, Lizzie est dans la chambre à côté, il y a eu un moment où tu as crié et on a préféré la mettre à l'écart.
Hum… Fis-je perplexe en croyant que ça faisait des jours que j'étais parti. Vous avez bien fait.
- Euh… Fis Léna hésitante, tu… enfin… euh… qui est Damon ?
Mon visage se ferma, je ne l'avais pourtant pas connu mais je l'avais beaucoup apprécié, j'avais été sensible à son désespoir et son espoir. J'avais l'impression d'avoir perdu un proche. En jetant un coup d'œil à Stefan, je pus remarquer son visage froid, mais il ne me quittait pas des yeux, je n'éprouvais pas le besoin de répondre à mes sœurs. Seul la souffrance que j'avais l'impression d'avoir vu des années, me fit répondre ce que seul lui pourrait comprendre.
- Il a été vengé ! Dis-je en le regardant droit dans les yeux.
MERCI POUR VOS REVIEW, MEME SI ELLES ONT ETE MOINS NOMBREUSES, C'EST PAS LOGIQUE PARCE QUE J'AI DE PLUS EN PLUS DE MISES EN ALERTE !
SVP SI VOUS LISEZ CETTE FICTION, LAISSEZ MOI UNE REVIEW POUR ME DONNER VOTRE ENVIE C'EST IMPORTANT ET ENCOURAGEANT A LA FOIS.
Merci aux anonymes !
Pour répondre à aurlie : On aura bien des nouvelles de Chris et Wyatt, ton mail ne s'est pas affiché dans la review. Et désoler je ne préviens pas par mail, inscrit toi sur fanfiction ou sur mon profil il y a le lien de mon skyblog eternal-bella-edward je préviens par commentaire (donc si tu as un skyblog) sinon le plus simple c'est de t'inscrire sur fanfiction.
Et puis j'attends vos impressions pour ce chapitre.
A bientôt !
