Chapitre 3:

Le livre des souhaits.

La première nuit d'Eléa à bord du passeur d'aurore fut bien longue. La veille au soir, Caspian avait jugé bon de la laissé se reposer et reporter au lendemain leur conversation. Le roi avait donc donné l'ordre de lui aménager une cabine pour l'y installer confortablement ce qui fut chose fait étant donner le luxe de celle-ci, la magnificence de certains objets ou meubles en était presque éblouissant. Le soleil pointait déjà à l'horizon qu'elle désespérait à pouvoir s'endormir un jour. Ressassant les évènements passé, elle cherchait à trouver des points positifs. Tout d'abord elle était toujours en vie, primordial après tout, Ce roi Caspian, bien qu'il fut jeune, lui avait juré de ne lui faire aucun mal donc en conclusion, personne ne l'avait sauvagement assassiné et cela devrait continuer. Pour conclure, elle occupait une chambre pour le moins somptueuse ce qui n'était pas pour lui déplaire pourtant, elle ne put s'empêcher d'enfouir sa tête sous les draps tout en secouant frénétiquement ses jambes pour étouffer un cri de désespoir. Ce monde lui était totalement inconnu, elle se sentait désorienté et telment vulnérable face à tout ça qu'elle en suffoquait. Allongée sur le dos elle regardait le plafond quand trois coups furent portés à sa porte. Respirant profondément, voir avec exagération, elle se mit debout sur ses pieds et ouvrit la porte. Elle perdit bien vite son courage quand elle vit apparaître devant elle le minotaure de la vielle. Tavros tenait dans sa main droite une pomme et dans l'autre un cruche, semble t-il, remplit d'eau fraiche.

-« Je viens vous apporter le petit déjeuné miss Swan. »

Eléa n'avait pas bougé d'un centième, à présent pétrifiée devant l'imposante créature qui lui offrait pourtant un tableau plutôt cocasse positionné comme il l'était, droit comme un I, une pomme dans une main et un cruche dans l'autre. Tavros commençait à s'inquiéter de l'immobilité de la jeune femme, lui tendant, un peu plus chaque second, ce qu'il avait entre les mains. Celle-ci sorti alors de sa rigidité pour les prendre en vitesse. Tavros sourit de la maladresse de cette dernier et prit congé, rassurer de repartir sans dague ou couteau planté quelque part quand à Eléa, elle avait la bouche ouverte et les yeux rond face à la porte maintenant close, subjugué d'avoir vu ce monstre enfin, cette créature sourire même si pour Tavros, sourire se traduisait par montrer ses crocs. C'est donc troublé qu'elle rejoint, une fois encore son lit pour s'y assoir et réfléchir à ce qu'elle allait devenir. On frappa de nouveau à la porte peu de temps après pour lui apporter des vêtements de rechange et l'informer que le seigneur Caspian l'attendait sur le pont. Une chemise blanche, une ceinture en cuir brun, un foulard beige, un pantalon noir et des bottes hautes, simple, le strict nécessaire quoi. Une fois prête, ne restait plus qu'à grimper sur le pont, chose plus simple à dire qu'à faire.

« de l'entrain, ma fille, de l'entrain! » Ne cessait de se répéter Eléa tout en priant, les mains fermement jointes, que l'on ne lui annonce pas la pire des nouvelle possible. Déterminé, elle franchit la porte et, d'un pas décidé courut presque jusqu'au lieu de rendez vous. Caspian l'attendait, accompagné de Drinian, sur le gaillard arrière:

-« Je constate que ces habits vous vont, j'en suis ravi! Comment c'est passé votre nuit, avez vous bien dormi? » c'était-il réjouit en l'apercevant. Eléa, beaucoup moins enjoué, hocha seulement la tête en signe de négation et se retint de lui assené un sarcasme bien trouvé en réponse à cette question qu'elle jugeait terriblement stupide dans de telles occasions, après tout, c'est vrai que dormir ne pose aucun problème dans sa situation, tout le monde trouve le sommeil après s'être retrouvé dans un autre monde dans lequel on ne connait aucunement le sort qui nous ait destiné, nul souci vraiment. Caspian réalisa alors que dans sa tête cela sonnait mieux lorsqu'il vit l'expression de profonde exaspération qu'elle affichait.

-« Oui en effet, pardonnez moi, cela semble évident que vous ne puissiez dormir cette nuit. Que diriez vous, si nous passions directement au sujet qui nous intéresse?

-bien sur oui.

-Très bien, dans un premier temps j'aimerais savoir d'où venez vous?

-D'Angleterre, enfin de Londres pour être plus précise.

-Tout comme les roi et reine de l'enceint temps donc.

-Je l'ignore je ne... Attendez quoi?! Certaine personnes de Londres sont déjà venu ici?

-C'est exacte, si cela n'avait pas été le cas nous serions bien plus étonnés de votre arrivé que nous le somme actuellement.

-en effet, c'est stupide de ma part d'avoir posé cette question.

-Les rois et reines de l'enceint temps ont régné il y a de cela plus de 1300 ans sur Narnia. Seulement le temps s 'écoule de façon différente entre nos deux monde. Mais ce que j'aimerais savoir c'est par quel moyens êtes vous arrivé jusqu'ici?

-C'est un livre qui m'a amené jusqu'ici, mais je ne sais pas comment. Puis je poser une question aussi?

-évidemment!

-Qu'allez vous faire de moi maintenant?

-Que croyez vous que nous vous réservions? » Le ton malicieux qu'il avait employé poussa Eléa à mettre à plat ce qu'elle gardait depuis hier pour elle.

-« -Et bien me jeter par déçu bord, me donner à pater pour les requins, me garder prisonnière jusqu'à ce que je meurt de faim et de soif. Je ne sais pas je ne connait rien de ce monde, n'y des gens ou choses qui y habitent, je n'avait d'ailleurs jamais rencontré de roi aussi jeune que vous! Que pensez vous que je puisse ressentir, j'ai peur, je suis effrayée à l'idée de devoir vivre dans un monde inconnu, j'ai rencontré des hommes mis homme mis bouc ou taureaux et une sourit qui parle alors oui je m'attend à tout! »

Caspian, à bout, ne put retenir son hilarité grandissante devant une jeune femme en décomposition face au fou rire de son hôte.

-« Mais il n'y a rien de drôle enfin!

-veuillez m'excuser mais je ne m'attendais pas à ce que vous m'énuméreriez tout ça. Il ne faut pas avoir peur, nous ne vous voulons aucun mal, nous voulons seulement vous aider, pour ce qui est Tavros, il peu paraître effrayant mais il est très doux, les narniens sont le plus souvent des êtres sortants de l'ordinaire il va falloir vous y faire. Êtes vous rassuré maintenant?

-Ça avance on va dire.

Caspian ne pouvait s'empêcher de rire de la franchise de notre jeune héroïne qui n'avait pas sa langue dans sa poche semble t-il. Seul un idiot aurait put nier que Caspian n'était pas belle homme voir très belle homme. Eléa l'avait remarqué des leur première rencontre pourtant elle n'y prêtait attention qu'à l'instant même. Ses yeux chocolats, ses cheveux longs et lisses, son corps svelte et musclé ...Wouah! Ne put s'empêcher de se dire Eléa face à cette apollon. La peur qu'elle ressentait s'évanouit lorsqu'il lui sourit, un sourire franc et sincère qui ne cherchait qu'à la réconforter quoi qu'il l'ai utilisé aussi pour se fendre la poire sur elle. Remise d'aplomb, elle reprit la parole:

« le livre avait brillé avant de m'envoyer ici, et sur l'une des pages, il c'est inscrit viens un autre monde t'attend. »

Sur ces mots, tous ce turent ce qui l'a mit fort mal alaise.

« j'ai dit quelque chose d'étrange? »

Partout on se mit à chuchoter des « tu croix qu'elle vient pour nous? »; « Elle est peu être la pour nous sauver de cette chaleur insupportable? »; « elle va nous ramener le vent, c'est sure elle est la pour ça ». A présent, bien moins sure d'elle, elle se mit à tordre discrètement ses mains dans son dos espèrent de tout cœur de ne pas avoir signé son arrêt de mort. Sur le point de prendre ses jambes à son cou, elle sentit un bras entourer délicatement ses épaules. Tournant la tête, elle croisa le regard de Caspian, remplit d'un sentiment qu'elle connaissait que trop bien, la culpabilité. Elle l'avait contemplé tant de fois face à un miroir. Son reflet transpirait la honte et l'abjection de soit. La mort de ses parents l'avait défiguré, son célèbre sourire indestructible à l'époque c'était effondré comme un château de carte. Cette bonne humeur à toute épreuve ne c'était, hélasse, jamais rallumé. C'est touché en plein cœur qu'elle porta une main fébrile au visage du roi comme pour en effacer de sa figure toute traces de ce sentiment abominable. Caspian, lui, n'avait pas bougé, marqué par la douleur qu'il lisait dans le regard de la jeune femme qui caressait, comme une plume, sa joue gauche. Tous c'était tus face à cet étrange tableau que leur offrait ces jeune gens figées comme si l'instant leur appartenait. Caspian, sortit de sa torpeur pour prendre gentiment le poignée d'Eléa qui c'était mise à pleurer silencieusement devant lui et ses hommes encore coi. Celle-ci réalisa l'angoisse injustifié qui l'a submergeait et recula d'un pas.

-« Est ce que tout va bien? » S'empressa de s'informer Ripitchip, jusque là resté en retrait.

-« Oui tout va bien veillez m'excuser c'est juste que quelque m'en a rappelé une autre ce n'est rien, de mauvais souvenirs. » Se forcent à sourire elle ajouta:

-« ne devrions-nous pas revenir au sujet du livre, je vais allée le chercher, je reviens. »

Et sans demander son reste, elle s'éclipsa.

-« Auriez vous dit quelque chose majesté? » Cette fois, c'était un jeune faune qui, inquiet, c'était avancé.

-« Non je n'ai rien dit. »

Dans sa cabine, Eléa tentait temps bien que mal de retenir le flot de larmes qu'elle c'était efforcée de retenir sur le pont. A bout, elle s'écroula au sol la tête entre les mains étouffant une armée de sanglots. Elle était épuisé mais surtout vidé. C'est en cherchant l'air que ses yeux tombèrent sur le livre. Du revers de la main elle sécha ses larmes pour y voir plus clair et le prit en main tout en l'ouvrant. Que pouvait bien pouvoir renfermer se livre, quels secrets cachait-il? Avec conviction elle renifla bruyamment en s'amusant à tourner les pages, souffler entre elles, le secouer, le refermer et l'ouvrir sans cesses mais rien, pas une seul étincelle en jaillit. Elle était, à présent, assise en tailleur à même le sol face au livre clos.

« Mais comment marche ce truc enfin! »

Ce livre devait bien servir à quelque chose mais quoi et comment faire pour s'en servir? Et avec cette couverture complètement illisible on n'allait pas aller bien loin. Mais c'était sans compter sur la persévérance légendaire d'Eléa. Quand on veut quelque chose, on peut l'obtenir, il suffit d'essayer.

« on dit toujours, si l'on veut obtenir quelque chose, il faut en donner une autre en échange n'est ce pas, très bien, qu'ai-je à te donner? Une mèche de cheveux peu être? Non trop banale. »

Sans le vouloir, à trop jouer avec la dague qui aurait dut lui servir pour se couper les cheveux, elle s'entailla le pouce d'où une goutte de sang partit s'échouer sur la couverture de cuir de l'étrange bouquin. Celle-ci disparut alors instantanément comme but par le livre. La couverture gagna alors comme une seconde vie, finit la reliure fragile et les coins cornés. Les lettres d'argents se reformèrent devant une Eléa scotché face au phénomène. Le livre s'éleva dans les airs quelque secondes tout en étincelant de milles feu pour atterrir directement sur les genoux de cette dernière. Le livre était comme neuf dont on pouvait lire le tire aux caractères gothiques en fils d'argent: « Livre des Souhaits ».