Chapitre5:
Les ennuis commencent.
Alors ça c'était le bouquet! Pour qui se prenait-il?! Oui elle avait été inconsciente de donner en échange un tel objet mais c'était son choix pas le sien enfin! Et pour tout remerciement il avait piqué une gueulante féroce contre elle! Compatir et lui exposer son point de vue aurait été une chose mais lui reprocher son geste purement et simplement c'était le bouquet! Le bouquet! Rouge de colère elle claqua si fort la porte de sa cabine que certains bibelots exposés dans une vitrine à proximité en tremblèrent. La seule chose qu'elle désirait à cet instant était de renter chez elle, à Londres. Elle avait beau plus y survivre qu'y vivre, à présent, son piteux appartement lui manquait atrocement. Sans aucune délicatesse elle partie s'écraser sur son lit et enfouie son visage sous la couette pour y étouffer un juron bien pensé. Mais L'insulter de tous les noms d'oiseaux possible n'arrangerait rien. Dans le cas présent le mieux était de trouver un moyens d'aller rechercher ce bouquin de malheur et s'en servir pour retourner en Angleterre. Il ne lui fallut pas plus de 10 secondes pour se rendre compte de son erreur. Il ne lui restait rien d'utile ou du moins d'assez important ou conséquent comme monnaie d'échange pour un souhait d'une telle ampleur. Elle tentait vainement de réfléchir à une autre solution mais l'oxygène dont elle pouvait bénéficier depuis lors commençais à lui manquer sous cette épaisse couverture et lui fit rapidement tourner la tête. Sans aucune autre forme de procès, elle en sortie pour venir chercher l'air. Le désespoir prenait chaque seconde, un peu plus possession de son être. Stupide, oui elle avait été stupide de sacrifier sa bague pour une telle personne d'une ingratitude certaine et le vent qui frappait violemment les carreaux de son compartiment se faisait un malin plaisir de le lui rappeler.
Elle se mit à faire les cents pas de long en large et en travers de la pièce. Son ventre criait famine et tout semblait présager que ça allait continuer. Plus têtue que Eléa ça n'existe pas, disait toujours sa tante et il était hors de question qu'elle aile faire des excuses, sincères ou non, à ce foutu seigneur qui n'était pas plus vieux qu'elle. Enfin si un peu, mais juste un peu. Essoufflé par ses incessant passage à travers sa « chambre », elle s'allongea dos au sol, et partie encore plus loin dans ses pensées, elle se surpris à fixer le vide du plafond depuis quelques minutes déjà. Cet étrange monde avait le dont de la vider des ses forces et sans s'en rendre compte, Morphée l'emporta dans un sommeil qui n'était visiblement pas du luxe.
…
Ripitchip regardait, soucieux, son roi qui semblait avoir retrouvé son calme mais seulement en apparence. En lui même une guerre battait son plein. Son esprit était partagé entre une colère noir à l'encontre d'Eléa et une culpabilité grandissante. Tout le bousculait de l'intérieur. Autant dire qu'à lui même il faisait preuve d'une maitrise de soit miraculeuse face à se surplus d'émotions contradictoires. Jamais, au grand jamais, Ripitchip n'avait vu son maitre dans une telle réflexion. Les mains plaquées sur le bureau en chaine de la cabine principale, Caspian était penché au dessus du livre des souhait comme si la réponse à ses questions intérieurs allait s'y trouver. L'air était lourd dans la pièce et ça la petite souris soldat en était consciente. Le roi ne cessait de se repasser en boucle la scène de conflit qui avait eu lieu quelque minutes au par avant entre la jeune femme et lui. Sa conscience lui hurlait qu'il avait eu raison de réagir de cette façon face à l'idiotie de celle ci mais son cœur la contredisait avec ferveur. La marche à suivre était terriblement compliqué. Le mieux aurait été d'aller la voir dans sa cabine, mais, une fois là bas, qu'allait-il lui dire? Devait-il s'excuser, tout faire pour regagner sa confiant ou bien lui instaurer règles et devoirs pour ainsi retrouver une emprise, un pouvoir sur ses actions inconsidérées. La profonde réflexion du roi transparaissait dans ses divers expressions et avertis Ripitchip que l'heure de l'aider était à envisager sérieusement.
« Vous devriez commencer par la remercier.
Tu as dit quelque chose? Pardonne moi je n'écoutais pas .
La jeune femme, vous devriez commencer pas la remercier.
Mais comment tu...
On lit en vous comme dans un livre ouvert mon seigneur.
C'est à ce point là? »
Pour toute réponse, Ripitchip, se voulant rassurant, lui sourit. Caspian se permit enfin de respirer et partis s'affaler sur un immense fauteuil en velours émeraude tout à fait splendide.
« Je ne sais pas quoi faire, je ne sais même pas si ma réaction était adapté.
Si vous regrettez vos paroles pourquoi ne pas vous excuser?
Je ne suis pas en tord!
Alors pourquoi avez vous l'air si coupable? Vous n'êtes pas en paix avec vous même n'est ce pas?
Tu te trompe je ne regrette pas ce que j'ai dit et ce n'est pas a moi de m'excuser.
Vous faite preuve de mauvaise foi si je peux me permettre sir et vous le savez qu'il est de votre devoir d'aller vous excuser et de la remercier pour son geste. »
Caspian ne savait quoi répondre et à bien y réfléchir, il n'y avait rien a dire.
Il était en tord et lui même le savait. Reconnaître ses tords était plus facile à dire qu'à faire. Au commencement de son règne, la peur de se faire écraser par les forces ennemis l'avait changé. Ne plus se faire marcher sur les pieds, se faire aimer de son peuple avait forger en lui un caractère que lui même exécrait. Connut pour son sang froid sans égal, rare avait eu le pouvoir de détruire cette carapace insondable, alors pourquoi elle? Cette jeune étrangère totalement sans défense et perdu dans un monde qui lui est inconnu, avait bravé ce mur et touché un point sensible et l'avait rendu pareillement. Pour couronner le tout, il l'avait effrayé et mise en colère et ça, s'en vraiment se demander pourquoi, il ne le supportait pas. La colère qu'il nourrissait contre elle n'était finalement pas dut à son geste mais plutôt au sentiments nouveaux qu'elle faisait naitre en lui et dont il se passerait bien. Un roi aux points faibles visible de tous était un roi perdu, un roi condamné à se faire manipuler. Voilà la leçon qu'il avait apprise et retenu et voilà la leçon qu'il transgressait involontairement. Se battre contre une centaine d'ennemis lui paraissait bien plus simple que d'aller présenter ses plus plates excuses à Eléa. Si le monde de Narnia avait sut que son seigneur tout puissant perdait contenance face à une femme et qui plus est un peu plus jeune que lui... Le mieux pour le moment serait de penser à autre chose. Rien que d'imaginer ce scénario le rendait terriblement nerveux. Mais se forger un masque, ça il savait y faire. Il inspira profondément tout en cherchant à retrouver son sérieux légendaire pour ainsi reprendre le dessus sur tout... sur TOUT ça.
...
Un peu plus loin sur le bateau, un estomac grondait et ne cessait d'appeler la nourriture. Le soleil était à son zénith et Eléa n'avait toujours rien avalé de consistant. C'est en ouvrant les yeux de nouveau sur le plafond habillé de quelque poutres de sa cabine qu'elle repris conscience de la dur réalité. Le jolie univers dans lequel elle baignait juste avant, un monde de licornes et de sucettes en chocolat, l'avait malheureusement quitté pour la renvoyer au seul endroit où elle aurait préféré ne pas être. Toujours étalée tel une étoile de mer sur le sol froid de la pièce, elle se creusait les méninges à savoir quand et surtout comment allait elle manger.
Quitte à voler quelque provisions pour son plaisir personnel. Restait à savoir où se trouvaient les provisions de l'équipage et à bien réfléchir, il lui suffisait de se rendre au seul endroit susceptible de garder un semblant de frais, soit la cale. C'est à l'abri du soleil et dans autre désagréments temporels ou autre qu'elle dénicherait ce qu'elle cherche. En sortant sur le pont à la recherche d'une trappe susceptible de la mener sous le pont, afin de s'y revigorer convenablement qu'une chose la frappa. Sans pouvoir l'expliquer, le besoin urgent de se retourner et de jeter un œil à l'arrière du bateau la pris. Vous pouvez appeler ça comme bon vous semblera, l'instinct, le destin, ce qu'elle y vit la fit pâlir. En approche imminente, un immense navire d'un noir inquiétant les rattrapait à vu d'œil. Elle n'eut aucun mal à comprendre la suite de évènements. Des bandits s'apprêtaient à lancer une attaque inévitable. Son esprit lui ordonnait d'aller se cacher dans un coin sombre en priant pour être épargnée pourtant ses jambes refusaient de bouger. Si son corps ne prenait pas la fuite ce n'était pas dut à la peur, mais simplement parce que au fond d'elle une rage prenait place. Eléa en avait assez de courir se planquer. L'adrénaline, l'envie de se battre et surtout de retrouver ce putain de bouquin à la noix était plus forte que tout. « Adieu nourritures tant désirées, bonjour combat à venir j'arrive ».c'est lorsque un membre de l'équipage aperçu l'imposante embarcation et sonna l'alarme qu'elle partie au galop vers les appartements du roi. Caspian, lui, c'était comme téléporté sur le pont, longue vue en main. Lorsqu'il reconnue le drapeau représentatif d'une rose rouge sur un fond d'un noir pure et sans tache qu'il hurla:
« Ce sont les Ballards du sud, préparez vous au combat! »
Tous les hommes s'équipaient à la hâte et tout ceux déjà près s'occupaient des canons. Le vent était peu être revenu mais son lot de soucis n'avait pas manqué de le suivre pour le grand bonheur des uns et les grand malheur des autre. Caspian, épée en main, donnait des ordres spécifiques à chacun d'entre eux puis partie vers la cabine d'Eléa qu'il ouvrit en trombe l'instant suivant cependant, contre toute attente, il faisait face à une chambre étrangement vide à son goût. Pas besoin de chercher, il savait ou elle était. Elle avait profité de tout ce remue ménage pour reprendre son bien. C'est une seconde fois, rouge de colère qu'il se dirigea vers Sa propre cabine dont la porte était resté entrouverte. Eléa avait pénétré la chambre du roi sans aucune délicatesse. Autant dire qu'elle avait déboulé dedans. Être discrète dans un moment pareil aurait été pure folie. L'objet tant convoité par celle ci reposait soigneusement sur le bureau au centre de la pièce. Elle s'en empara mais le souvenir d'un Caspian rageur et véritablement déçu lui fit le reposer. Folle, elle devenait folle pour penser à lui dans une telle situation et elle détestait ça! Sa faiblesse émotionnel la rendait vraiment vulnérable parfois... Elle devait avouer que revoir ce genre d'expressions plaquées sur le visage du jeune homme la mettait fort mal alaise. Tout en mettant ça sur le dos de la fatigue, elle se contenta de déchirer une des pages blanches du livre et l'enfouit entre sa ceinture de cuir et sa chemise. « On ne sait jamais ça pourrait mettre utile! ». Elle eut juste le temps de le refermer qu'elle se senti emporté et plaquée contre le mur derrière elle. La surprise et la pression du choc la firent crier malgré elle. Lorsqu'elle rouvrit les yeux qu'elle avait fermé sous le coup de la peur, elle tomba sur le visage du roi, un visage déformé par la frustration.
« Alors comme ça on profite de la pagaille pour arriver à ses fins? »
Son ton avait beau être calme, il n'en restait pas moins menaçant. Caspian tentait tant bien que mal de retenir le flux d'animosité qui débordait tout bonnement. Eléa, elle, n'avait pas osé répondre. Là elle avait peur. L'excitation du moment qui l'avait submergé l'instant d'avant avait littéralement disparut à le seconde même où elle avait croisé son regard noir. Il lui était inutile de chercher midi à quatorze heure, elle n'avait aucune possibilité de fuite. Son corps était prisonnier du sien mais dans un moment pareil, elle n'avait que faire de s'embarrasser pour cette proximité exagéré. Deux bras puissants entouraient les siens. Sa poitrine n'était qu'a un doigt de son torse. Elle avait l'impression de suffoquer. Elle finit par baisser les yeux, qu'allait-elle pouvoir dire. Elle ouvrit la bouche prête à parler mais Caspian n'en avait pas fini avec elle.
« Moi qui comptait venir m'excuser pour mon comportement, que dois-je dire du votre?! Vous avez trahi le confiance que je vous portais!
Je ne comptais pas le prendre!
Vraiment alors qu'êtes vous venu faire ici?
Je... Je venait le chercher c'est vrai seulement je me suis ravisé et...
Arrêtez donc de mentir voulez vous!
Je le jure j'ai abandonné l'idée! Je ne mens pas!
Alors pourquoi?
Comment?
Pourquoi l'avoir reposer? Pourquoi ne l'avez vous pas prit? »
En voilà une très bonne question et pour tout dire, même elle n'en savait rien. Quelle mouche avait bien put le piquer pour qu'elle refuse finalement de prendre ce livre? C'était insensé quand on y pense. Mais en plantent ses yeux dans les siens et qu'elle y perçu, encore une fois, de la déception et de la colère qu'elle compris que oui c'était de sa faute a lui. Rien que de l'avoir imaginé expriment de telles émotions l'avait décontenancé et lui avait fait perdre tout ses moyens a tel point que reposer le livre et ne plus y toucher était la meilleur solution pour se débarrasser de ces images. Elle avait ça réponse maintenant restait la lourde tache de lui expliquer. Il allait, sans nul doute, la prendre pour une demeurée c'est sur mais bon au point ou elle se trouvait, il n'existait pas d'option marche arrière.
« c'est parce que... »
Elle n'eut même pas le temps de prononcer trois mots qu'un homme armé et tatoué jusqu'aux dents pénétra, à son tour, la cabine avec violence et chargea en leur direction. Caspian parât de peu l'attaque et finit par maintes et maintes esquive à blesser l'homme aux jambes. Il finit le travail et envoya valser le corps sans vie en dehors de la pièce dont il referma la porte. Eléa était resté collé au mur, le souffle court, elle tentait de comprendre ce qu'il venait d'arriver. Mais le jurons de Caspian la ramena vite fait sur terre.
« Ils ont fait vite! C'est pourritures! C'est saletés de pirates savent où frapper pour commencer. Attaquer le roi des l'abordage c'était bien vu.
Des pirates? De vrai pirates?
Quoi d'autre? »
Il l'avait empoigné par le bras et l'emmena jusqu'à une commode et en sorti une petite épée très simple mais pour le moins utile.
« Vous, vous restez là et vous ne bougez pas compris? La situation dehors est trop dangereuse! »
Alors qu'il repartait vers la porte, Eléa le rattrapa par la main pour le stopper dans sa démarche. Il était près à répondre à toutes les injures qu'elle devait lui réserver. « Si elle croix qu'avec des arguments bien trouvés, je vais la laisser combattre aussi, c'est qu'elle se trompe lourdement. ». Il tourna les talons pour la regarder de nouveau mais il n'eut pas le temps, ne serais ce que d'ouvrir la bouche qu'elle lui dit:
« Je m'excuse »
Face à l'expression de la jeune femme, qui représentait un profond sentiment de culpabilité, il ne fit rien et partis pour de bon sur le pont en la laissant un peu perplexe face à sa réaction. Dieu qu'il avait été idiot! Perturbé par son regard et ses excuses auxquelles il ne s'attendait pour tout dire vraiment pas, il n'avait sut quoi répondre au final. Ses jambes avaient bougés toute seule pour l'emmener à l'extérieur. A présent au près du reste de l'équipage, il repoussait du mieux qu'il put, la horde de brigands, l'esprit ailleurs.
Ripitchip abattait un par un chaque pirates sur le point de franchir à leur tour la rambarde du navire. L'attaque avait été rapide et efficace. Ils c'était élancé sur le pont à l'aide de cordes et échelles. Leur arrivée ne s'amenuisait toujours pas. Tavros, par sa puissance et sa corpulence monstrueuse, n'avait aucune difficulté à les envoyer prendre un bain. Quand au roi, de part sa maitrise de l'épée, désarmait ses adversaires assez facilement. Encore quelque minutes et ils en aurais finit, ces fauteurs de trouble n'allait pas tarder à finirent sous les eaux. Tout en menant a la baguette chaque ennemis, Ripitchip parti rejoindre le roi.
« Sir Eléa est-elle en sécurité?
Oui je l'ai installé dans la cabine principale.
Vous m'en voyez rassuré, lorsqu'un de ces homme est ressorti de sa cabine les mains vides, j'en ai conclu qu'elle n'y était pas mais je voulait en être bien sur.
Ils ont fouillé sa cabine?
Oui c'est d'ailleurs le première chose qu'ils ont fait seigneur. Je sais reconnaître un plan de diversion et lorsque moins de quatre hommes s'éclipse à la dérober pour rentrer en douce dans une pièce bien précise, je doute que ce soit pour prendre le thé. »
Ils se séparèrent pour esquiver une nouvelle offensive. Caspian était perdu.
Pourquoi fouiller sa cabine? Que pouvaient-ils bien chercher? Personne à part lui même et ses homme ne connaissaient l 'existence de la jeune femme. Et c'est bien lui qu'ils avaient attaqué en premier lieu non? Ils c'était sans doute trompés de cabine pourtant Il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il y avait autre chose. Les pirates étaient peu être violent, ils n'étaient pas stupide pour autant. Soudain tout lui reviens. Lors de la première attaque, il n'était pas seul dans ses appartements, Eléa était avec lui! Ce n'était pas envisageable! Comment avaient ils put avoir des informations sur elle? C'est insensé! Pourtant, à bien y réfléchir, c'était bien pour elle qu'ils étaient là, rien n'avait encore disparut. N'y nourritures, n'y or. « Ils ne sont pas la pour nous voler nos biens, ils sont là pour elle, pour l'enlever! ».
Pris d'une panique inexplicable, Caspian ne cherchait plus à défendre le pont, la seule chose qu'il visait à présent était sa cabine où la raison de leur soudaine visite se cachait. D'un coup de pied, il défonça la porte et comme il le craignait, Eléa ne s'y trouvait déjà plus. Comme seule marque de sa présence ici, l'épée qu'il lui avait confié, gisait au sol, salie de sang. Sans perdre plus de temps, il reparti dehors.
« Eléa! Eléa! »
Sans se soucier de toute forme de politesse, il criait, l'appelait par son prénom en l'attende d'une réponse de sa part, pour se rassurer qu'elle n'avait pas finit par dessus bord ou pire... C'est lorsqu'il vit le navire ennemis s'éloigner du sien malgré la dizaine d'hommes restant qu'il compris. Ils l'avaient trouvé et tentaient de repartir sans interpeler qui que ce soit. Ripitchip et Drinian, alertés par les cris de leur roi le rejoins.
« Que se passe t-il sir? »
Arrêtez les! Empêchez les de partir, ils l'ont enlevé, ils ont emmené Eléa avec eux! C'est pourritures sont venus pour elle!
Par Aslan! Tavros, mon ami, rattrape cette corde! »
Alors que l'ennemi récupérait échelles et cordes nécessaires à l'abordage, Ripitchip s'accrocha à l'une d'entre elle aidé du minotaure et embarqua leur navire en toute discrétion. Caspian se sentait impuissant. Il s'efforçait de repérer la jeune femme mais le soleil l'aveuglait et rendait donc cette tache impossible. Drinian essayait par tous les moyens de virer de bord pour les rattraper seulement, pour une raison qu'il ne savait expliquer, le fossé entre les deux bateaux ne faisait que de se creuser d'avantage. Le beau temps qui semblait régner jusque là fut pris en otage par un orage épouvantable et plutôt anormal. Narnia est un monde remplit de phénomènes inexpliqués mais assister à un déchainement d'une telle ampleur c'était du jamais en un l'abs de temps si court! Des éclaires d'un blanc presque irréelle frappaient l'eau avec tant de puissance qu'une quantité impressionnante s'élevait dans les airs et créait des vagues d'une trentaine de mètres. Alors qu'un espoir de pouvoir les rattraper emplissait le cœur de chacun, une déferlante de vagues percutèrent de chaque cotés, l'embarcation des Ballards. C'est à cet instant qu'il l'a vit enfin. Elle était tenu fermement par les bras et semblait crier quelque chose à son intention. La peur qu'il lisait sur son visage lui fit tendre le bras comme pour la rattraper mais toute possibilité de regagner le surplus de distance disparut lorsqu'elle est le reste de l'équipage sombra sous les eaux, engloutie sous ce trop plein d'eau. Les évènements météorologiques se calmèrent, la mer déchainée jusqu'alors, perdit tout mouvement. Les rayons de soleil commençaient à percer l'épaisse couverture de nuages noirs. Caspian n'avait toujours pas bougé. Son bras éperdument tendu vers l'horizon, il n'arrivait pas à réaliser qu'ils... Qu'ils c'étaient évaporés. Il n'avait pas put la protéger. Il serra si fort les dent qu'il se fit saigner les gencives. Qu'allait-il faire, il n'en savait trop rien mais il mettrait tout en œuvre pour la retrouver car loin d'être simple d'esprit, seul un aveugle n'aurais pas remarqué que tout ce spectacle magistrale, cette tempête factice n'était que de la poudre aux yeux. On avait usé de la magie ça il en était convaincu!
A une centaine de kilomètres de là, accroché à la rambarde abimé de cette « épave », Eléa hurlait toujours le prénom: Caspian pour enfin perdre connaissance sous le puissant coup de masse d'un membre de l'équipage.
