Message de sécurité :

ATTENTION !

Ne pas manger de salade, de taboulé ou de biscuit trop sec en lisant cette fic

Car risque d'étouffement (pour ceux qui apprécient mon humour.)

mais si vous êtes encore là, c'est que c'est bon signe

A vos risques et périls, donc.

Oh, et oui, ça va être comme ça jusqu'à la fin…

Si vous survivez

(T_T)

En récompense, vous aurez le droit à une définition du romantisme selon Zoro, mais on n'en est pas encore là ! (11 chapitres en tout)

Y a du chemin à faire… pour les deux.

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Chapitre 4

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Zoro ne fit plus la moindre remarque, ni la moindre allusion sur ce qu'il s'était passé dans l'intimité de la cale du Vogue Merry.

Certaines images étaient revenues à lui, à l'heure du bain et de ses propres plaisirs solitaires. ...Juste des images, rien d'alarmant. Sanji qui souffre (en tout cas, qui en a l'air), faut dire que c'est assez bandant.

Ce passage sous silence n'enleva rien à la gêne et à la honte qu'éprouvait le cook depuis, ...alors mieux valait ne prendre aucun risque. Aucun regard, aucune confrontation inutile, et surtout, deux semaines d'abstinence parfaite. Parfaite, parce que même dans sa tête, il se mettait des barrages.

...Mais deux semaines, c'est long quand on est dans la fleur de l'âge, et que les hormones vous travaillent. Surtout après avoir eu la peur de sa vie en flirtant avec l'impuissance.

Attendre la prochaine ile ?

...Qui sait seulement quand elle surgira ?

Ce matin, le blond s'était réveillé fâché, avec une érection qu'il n'avait pas pu, ni voulut satisfaire. Il était fort, il était puissant, c'était un homme digne et plus jamais il ne s'abaisserait à...

Ca, c'était ce matin.

Le soir était venu, et ses nakama occupés à leurs taches respectives.

Les bouteilles vides s'entassaient derrière le comptoir parce que le cuistot n'avait pas souhaité se retrouver seul avec elles, mais quand le marimo passa la porte pour dire à une Nami penchée sur sa carte qu'il montait dans la vigie pour prendre sa garde, ...le blond céda.

_ Nami chérieeee ! Tu as besoin de quelque chose ? Demanda-t-il, la bouche en cœur.

_ Tu sais dessiner un vecteur directionnel à partir de la tridimensionnalité des fonds marins ?

_ ...Heu...Je peux apprendre. Pour toi, rien n'est impossible !

Vu la tête de la rouquine, l'humour n'était autorisé qu'à sens unique.

_ Bien, je serais en bas pour trier les vivres. Crie mon nom si tu...

_ ...Ouais ouais.

Laissons Nami chérie prendre son pied avec les maths. Après, elle s'attaquera aux comptes de l'équipage et à son propre portefeuille... . Orgasme garantit.

Ni une ni deux, Sanji attrapa la caisse et se dirigea vers son antre de luxure, honteux mais pressé d'évacuer toute cette tension qui le tiraillait. ...Et Zoro n'en saurait rien.

Mais depuis son perchoir à 10 mètres de haut, le chasseur de pirate ne loupa rien du passage de la jambe noire. Passage un peu précipité, nota-t-il, si précipité que Sanji ne prit pas le temps d'allumer sa traditionnelle cigarette.

_ Oi ! Usopp !

_ Hein ? ...Oui ? Quoi Zoro ?

_ Monte me remplacer.

_ Mais je suis censé aller me coucher, je prends ta relève dans quelques heures et...

_ On échange.

_ ...Ah... Bon bah ok... de toute manière, je n'avais pas sommeil et le capitaine Usopp est toujours prêt à...

Le bretteur laissa son ami au long nez finir sa phrase tout seul, puisqu'il descendait déjà les quelques marches menant au ventre du navire.

Une fois devant la porte qu'il savait verrouillée, il tendit l'oreille. Pas de doute, le blond était bien là, et surement dans la même position que l'autre fois.

La Wadoo se glissa entre deux planches de bois, puis remonta suffisamment pour décrocher le petit loquet qui maintenait la porte fermée.

Zoro n'avait pas de plan précis en tête. Si on lui avait demandé pourquoi il était descendu à la cale, il n'aurait pas su répondre. Il avança d'un pas inaudible vers le recoin sombre d'où émanaient quelques plaintes étouffées, et là, derrière quelques caisses, dans l'ombre, le scénario se répétait.

Penché en avant, Sanji offrait une vue parfaite sur son fessier et surtout, du petit orifice malmené par un goulot de verre.

Une bouteille de vin. Aucun doute possible pour le connaisseur qu'il était.

Les yeux clos et la bouche ouverte, Sanji s'en remit à son bon plaisir malgré la position inconfortable pour ses genoux, puisqu'incapable de soulager son propre poids avec ses mains occupées.

Il enfonça progressivement la bouteille, ne la ressortit pas tout à fait pour mieux replonger dedans, et...

Zoro s'humecta les lèvres...

A des années-lumière de se douter que son nakama se trouvait juste derrière lui, le cuisinier accéléra la cadence, jusqu'à ce que ses mouvements se retrouvent entravés.

_ ...Que... ?

La force inconnue qui avait osé freiner son geste repartit à la charge. Le cook laissa échapper une plainte plus audible que les autres en s'échouant sur le plancher. Le verre poli entra plus profondément en lui, plus fort aussi... et une fois en place, tourna dans de petits mouvements de rotation bien appuyés.

_ Ahhhh !

Il tenta de regarder derrière lui pour découvrir l'identité de l'invité mystère... mais il avait tourné la tête du mauvais côté, alors, entres deux poussées longues et profondes, il se redressa, les jours rouges, le souffle court, et les mains moites.

_ ...Que ? ... Ma...Marimo... qu'est ce... ?

Le Marimo en question ne pris même pas la peine de répondre. ...Tout du moins, pas avec des mots. Il n'obéissait qu'à son instinct, et son instinct lui disait de continuer.

_ Ahhh...

_ Arrête de gigoter, je vais bien finir par l'avoir !

_ ...Hein ?

Zoro retira la bouteille de son logis dans un 'plop' caractéristique. Tandis que Sanji tâchait de reprendre son souffle et ses idées, à moitié allongé face contre le sol, l'autre matât sans vergogne ses fesses pâles, dont le centre était parfaitement détendu.

Il reporta ensuite son attention vers sa propre proéminence toujours emprisonnée, et qui par à-coups, essayait de crier sa peine.

Le message était passé.

_ T'inquiet, j'vais l'assommer un bon coup avec c'que j'ai là...

Sans demander son accord à qui que ce soit, il défit le haut de son pantalon à la va-vite, présenta son sexe bandé à l'entrée qui semblait l'appeler, et laissa à peine le temps au blondinet de réaliser ce qu'il se passait, qu'il s'enfonça au plus profond de ses entrailles.

L'autre se mordit la lèvre pour ne pas hurler.

_ AAAahhhh... P'tain d'Marimo ! ... . De quoi tu parles... ? Articula-t-il, tant bien que mal. ...A...arrête ça !

Aucun des deux n'avait pourtant encore osé bouger ses hanches.

_ De la bestiole qui te bouffe le cul... . Avoua Zoro, en sondant le terrain en profondeur. ...La vache, j'pensais pas que c'était si chaud ...dedans... . Tu m'étonnes qu'elle y reste...

_ F...ferme-là... ! ...Tu m'fais maa-al...

Inconscient des souffrances de son vis-à-vis, le bretteur esquissa un mouvement de bassin, les mains sur les hanches de l'homme soumis face à lui, pour le faire bouger.

_ ...Fais pas ta tapette. ...J'la one-shot en deux/deux et on en parle plus, baka.

Zoro accéléra de tout son être, donnant coups de butoir sur coups de butoir, ne laissant même pas à Sanji la chance de répliquer, que déjà, il échappa sa semence sur la cloison face à lui,

Il ne fallut que ça pour que l'invité surprise se lâche à son tour, inondant l'antre étroite, laissant couler le liquide chaud au fond d'un petit cul encore frémissant.

La bête serait noyée, histoire de l'achever.

Sanji s'étala de tout son long, essoufflé et perturbé. Jamais il n'avait ressenti quoi-que-ce-soit de semblable.

...C'était donc ça, ...la prostate ? Cette chose que les goulots et ses doigts trop courts ne peuvent atteindre, et dont on parle avec tant d'intérêt dans le bouquin de Chopper ?

Le bruit d'un hublot attira son attention. Il leva juste un peu la tête pour voir son camarade déjà sur pieds et outillage rangé, jeter la bouteille par-dessus bord.

Sans un regard, le bretteur passa son chemin, mais celui-ci s'arrêta avant de tourner la poignée.

_ T'en as parlé à Chopper ?

Sanji n'avait rien compris à cette histoire de bestiole, mais oui, il avait parlé à Chopper plus d'une fois ces derniers temps, alors il acquiesça.

_ ...Ca te démange tant que ça ?

Heu... là encore, il ne put rien faire d'autre que de secouer la tête de haut en bas.

_ Plutôt que de balancer des bouteilles à la flotte, ...viens me chercher. A force de le matraquer, le vers finira par sortir.

_ ...Le... le vers ? Répéta bêtement Sanji.

Zoro disparu enfin, laissant le blond gémir ses contractures et son incompréhension dans une sorte de frisson résiduel teinté de douleur.

...Avait-il bien entendu ?

Le fruit de ses récents fantasmes venait de le prendre sans ménagement et en prime, il s'en sortait avec une remise sur le prochain passage en caisse ?

...Quelle aubaine.

_ ...Un vers ?

Non décidément, l'algue n'était pas faite pour être comprise.

Le cuistot se releva péniblement, pesta contre son agresseur qui avait pris sa virginité en croyant l'exorciser d'on-ne-sait quel démon parasite... ? Puis pesta contre lui-même, pour avoir oublié de remonter son pantalon dans la foulée... .

Obligé de se baisser à nouveau, ses yeux tombèrent sur l'intérieur de ses cuisses souillées.

Malgré la douleur, malgré l'humiliation, et malgré la chemise détruite dans le feu de l'action, Sanji se sentit tout chose.

_ ...Connard !

...Enfin presque...

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