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Chapitre 8
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Sanji trouva refuge dans la salle de bain du bateau, une fois ses camarades couchés. Seul Usopp était toujours éveillé, et puisque de garde en haut du mat, ce dernier avait pris soins d'emmener quelques outils de bricolage pour lui tenir compagnie.
Il resta donc seul face au miroir, avec un démon perché sur chacune de ses épaules, et un sac de papier brun à ses pieds pleins d'impatiences... Tapotant le sol comme s'il était en manque de nicotine.
...Et pourtant...
Impatient ? Il ne l'était guère, et le paquet entier de cigarettes fumé ces deux dernières heures, tendait plus vers le surdosage en poison qu'autre chose.
Le sac était resté caché quelques jours durant. Faut dire qu'une fois le cadeau ajouté par le vendeur découvert, la réalité s'était rappelée à son bon souvenir, mais sûr de sa décision, il se pencha et sortit les différents achats. Le fameux 2.5, qui lui parut soudain beaucoup plus volumineux que dans ses souvenirs, le pot géant de lubrifiant, et...
...Une poire à lavement. « Quelque chose que tout bon petit uke se doit de posséder » avait-il dit ?
Mais pour qui le prenait-il ? S'il l'avait vraiment voulu...
...Non. Définitivement non. Trop dégueu.
BREF ! Là n'était pas la question. Ce matin encore, Zoro s'était glissé aux aurores dans son hamac, l'avait pris dans ses bras, et s'était caressé dans le pli qui séparait ses fesses, par-dessus les sous-vêtements du blond qui s'était laissé toucher des tétons à sa verges tendue en essayant de ne pas gémir trop fort.
Pas pour rester discret, ni même pour refuser cet abandon à Zoro... . S'il se mordait parfois le bras jusqu'au sang, s'était pour empêcher un « prend-moi » d'échapper à ses lèvres (ou quelques variantes beaucoup moins bienséantes...)
La situation était critique. Il ne résisterait pas éternellement à des sensations qui le hantaient depuis ses premiers essais dans la cale du bateau, et après tout, il n'en était pas à son premier lavement.
Au moins cette fois, il était seul et bien portant.
Il trembla un peu sur ses jambes. Le manque et l'appréhension se mélangèrent à l'excitation, à la peur de se faire prendre, et aux milles et uns autres sentiments qui se bagarrèrent en lui. Il tenta de les chasser en mettant l'eau à couler. Celle-ci s'accumula dans la vasque du lavabo. Ni trop chaude, ni trop froide. Le savon fut ajouté, mais là encore, Sanji était incertain.
Devait-il déjà faire usage de lubrifiant ?
« Pourquoi pas ? »
Il se saisit de la bouteille et en déversa sur ses doigts. La matière était un peu froide et plus visqueuse que prévu. Un filet fin et translucide s'échappa pour couler jusque sur l'émail du lavabo, alors il n'attendit pas d'autres pertes du précieux liquide et glissa sa main entre ses fesses, repoussant comme il put, le caleçon qu'il avait omis d'ôter.
Ce dernier tomba à ses chevilles quand les jambes du cuistot s'étaient raidies. Voilà bien longtemps qu'il n'avait pas touché ici, et la pulpe de ses doigts glissa si facilement sur sa chair, que ce fut de suite agréable. Ca le sera peut-être un peu moins pour la poire en caoutchouc dont le bec était tout de même rigide.
_ ...Quand faut y aller...
Il se pencha en avant. D'une main, il écarta ses fesses blanches et de l'autre, incéra l'objet.
« ...Effectivement, le lubrifiant était une bonne idée. »
Une fois là, pas moyen de reculer. Sanji appuya sur la poire comme lorsqu'il arrosait un rôti, et se redressa subitement, l'œil écarquillé en liaison directe avec son reflet dans le miroir.
« ...Drôle de sensation ^^ »
Il répéta son action à trois reprises, jusqu'à sentir que son ventre ne serait pas capable d'en supporter plus, puis il se laissa enfin aller, et recommença la même opération... six fois d'affilée...
Une heure plus tard, Sanji possédait le cul le plus propre de tout grand line. Peut-être même de l'histoire humaine.
Quand la salle de bain fut rangée, il se faufila sous la douche, histoire de ne rien laisser passer. La soirée ne faisait que commencer et...
_ PIPIIIIIIIIIIIIIIII ! Pleura la porte, avec le doux son de la voix d'un Luffy pas tout à fait réveillé. ...Pas tout à fait endormi non plus.
Le blond vérifia dernière lui que tout était en ordre avant d'ouvrir.
_ PFFFFFf ! Fit le capitaine en gonflant ses joues pour mieux boucher son nez de ses deux mains. Non mais c'est quoi cette odeur ?!
_ ...Chopper est passé juste avant moi.
« - »
L'air frais lui fit le plus grand bien. La nuit était installée et les coups de marteaux réguliers venant du mat, entrecoupés de quelques « Wouacht ! Fait chier bordel ! » le rassurèrent un instant.
Rien ne changeait jamais vraiment sur le Vogue Merry.
Un coup de mèche à droite, un coup de mèche à gauche... personne sur le pont, alors à pas de loup, il se glissa dans l'infirmerie (le petit renne avait déjà sous-entendu qu'il n'aurait rien contre si Sanji voulait s'isoler de temps à autre).
Combien de fois avait-t-il faillit céder avec Zoro ? Combien de soirées plus ou moins alcoolisées avaient-ils fini ensemble à refreiner des pulsions de plus en plus ingérables ? Apprenant pas à pas à se laisser aller, à faire confiance, ...à se désirer.
Leurs souffles et leurs baisers saccadés exprimaient un besoin viscéral, et plus les semaines passaient, plus il devenait difficile de ne pas demander l'aumône en pleurnichant.
Une fois débarrassé de ses vêtements, le blond se glissa dans les draps blancs fraichement lavés. Ils sentaient l'iode, puisque comme l'épéiste, ils avaient séché au soleil, ballotés par les vagues et le vent. C'était donc facile d'imaginer qu'un autre le caressait. Suffisait de ne pas s'arrêter sur les détails comme la taille d'une main, et sa dextérité à manier le manche d'un katana... C'était bon, ...c'était agréable... c'était le moment parfait pour plonger sa main libre dans le sac de papier brun.
_ ...J'peux savoir ce que tu fiches ?
_ M... Marimo ? Que... ? ...Qu'est ce que toi tu fiches ici ?
_ J'te cherchais. Dit calmement l'homme aux bras croisés, l'air sévère. Et ne braille pas si fort, tu vas alerter les autres.
_ Retourne d'où tu viens ! Je suis occupé !
_ J'vois ça.
_ Un peu d'intimité, c'est trop demander ?
Zoro entra dans la pièce, prenant soin de fermer la porte derrière lui. Porte qui au passage, n'avait jamais possédé de verrou.
_ Tu prépares le terrain ? Demanda l'épéiste en passant son tee shirt par-dessus la tête.
_ ...Tu ne crois pas si bien dire. Marmonna Sanji, pour lui-même.
Le cuistot tenta de cacher discrètement le sachet sous le lit, mais il aurait mieux fait de le laisser en plein milieu, puisque le regard de son complice fut attiré par le mouvement.
_ Qu'est-ce que c'est ?
« - »
Après une ellipse temporelle durant laquelle : explications, propositions, disputes, puis acceptation suivirent successivement... Le cuisinier de l'équipage, rouge d'anticipation, préféra observer le mur à ses côtés plutôt que de regarder Zoro faire couler le lubrifiant transparent sur ses doigts.
A son tour, il en apprécia la texture et la température, pour maitriser l'outil, puis porta son regard sur le visage de l'homme soumis, étendu devant lui.
_ Ecartes tes cuisses.
_ ...Ferme ta gueule. Rougit davantage Sanji, en s'exécutant timidement certes, mais déterminé à ne pas flancher trop facilement.
Il sentit la main du bretteur le caresser doucement. Surpris un tantinet, puisque les caresses étaient dirigées sur sa verge.
Le cuistot se sentit presque coupable d'avoir fait de son nakama, un obsédé pervers digne de lui, doté d'une poigne ferme et rapide ...bien que terriblement glissante.
Le sexe de l'un échappa plus d'une fois à la main de l'autre, alors les gestes fluides et humides s'en prirent au scrotum frémissant d'excitation.
_ Hmmm... Ne... Ne t'arrête pas... . Soupira le blond, en tournant son visage vers le côté opposé, tandis que l'homme qui le dominait fut occupé à remonter et presser ses bourses dans le creux de sa main chaude.
_ J'ai un autre objectif en tête. Répondit le bretteur
_ ...T'arriverais pas à trouver ton chemin, même s'il était tatoué sur ma peau... .
Un petit sourire pointa son nez sur le visage de Zoro, qui glissa aisément jusqu'à sa cible. Faut dire que le terrain était repéré depuis longtemps. ...Mais Sanji ne remarqua pas le rictus, occupé à apprécier la première tentative d'une phalange dissipée.
_ C'est déjà bien humide, mais j'vais quand même mettre du gel sur ce truc.
L'épéiste encra ses genoux dans le petit matelas, le dos bien droit, dressé devant un cuisinier aux jambes ouvertes face à lui. Sa mèche de cheveux fins ne suffit pas à cacher l'appréhension sur son visage, mais son compagnon avait promis d'être doux, puisque si tout se passait comme prévu, il aurait une belle récompense à la clé.
La pointe frôla l'intérieur de sa cuisse frissonnante, glissa sur son périnée et se positionna enfin.
_ T'es certain de pas préférer une bonne vielle bouteille ?
_ En...enfonce-le au lieu de dire des conneries !
Le bout fin et arrondit appuya un peu plus sur l'anneau de chair qui céda sous la pression, pour s'enfoncer progressivement, mais dès la première crispation, Zoro s'arrêta sans savoir s'il devait retirer l'objet.
Sanji ne dit rien, alors il maintint la pression sans entrer davantage, puis le corps de son nakama se détendit enfin, et d'un simple hochement de tête, l'incita à poursuivre.
L'objet lui échappa des mains. Sans doute avaient-ils un peu trop usé de lubrifiant (le tiers du flacon, c'est un peu exagéré, même pour des débutants), mais mieux valait être prudent. Aussi, Zoro s'appliqua a l'enfoncer chaque fois que ce dernier tentait de sortir, et les plaintes de Sanji se transformèrent en quelque chose de beaucoup plus sensuel quand l'épéiste trouva une intéressante manière de progresser... . Il fit tourner doucement l'objet sur lui-même, comme pour dessiner des cercles, en appuyant de manière constante, et peu à peu, le caoutchouc disparu à l'intérieur du cuisinier, jusqu'à passer le plus gros de sa largeur dans l'orifice élargi.
Zoro ne parvint pas à retenir l'avancée du substitut. Seul le frein prévu à cet effet resta visible, et devant lui, le bassin de Sanji qui se souleva, son dos qui s'arqua, ...ses doigts, accrochés aux draps, qui se crispèrent... .
Son corps trembla, et l'ensemble de son être eu envie de crier.
Son partenaire se pencha en avant, jusqu'à le surplomber, et demanda d'une voix inquiète...
_ Hey ? Ca va ?
_ ...Uhmmmm...
L'objet touchait juste là où c'était agréable. Un petit cri aigu osa même franchir ses lèvres, mais, du bout des doigts, Zoro tenta de se rattraper.
Le corps du cuistot ondula à mesure des secousses et autres tentatives pour le libérer, mais une fois bien en main, coincé entre ses cinq doigts en griffe, le bretteur tira consciencieusement sur l'ustensile.
La partie large passa plus difficilement, la pente étant plus raide dans ce sens, mais avant que Zoro ne l'éloigne trop, les hanches de Sanji poussèrent malgré elles à sa rencontre.
_ ...C'est malin. Râla le marimo.
Un mal pour un bien, dont il n'eut pas conscience.
_ ...Encore... . Chuchota le blond.
Un des sourcils du bretteur s'arqua, et, du bout du doigt, il appuya sur le caoutchouc rose pour le faire bouger en dedans. ...pour voir.
Ca avait l'air agréable.
La verge tendue du blondinet était tentante elle aussi, alors il l'empoigna et attacha une certaine importance à satisfaire son nakama.
Le blond à l'agonie se tourna sur le côté, en chien de fusil, comme pour fuir et ne pas se faire trop vite submerger par le plaisir. Pas suffisamment pour empêcher l'autre de mener à bien sa mission depuis une nouvelle perspective, et quand enfin le joli petit cul blanc de Sanji fut libéré de l'engin (au grand dam de celui-ci), l'algue n'eut plus qu'une idée fixe en tête... . Il obligea alors son compagnon, à se mettre à plat ventre.
Sanji sentit une érection contre ses fesses rougies, Il se concentra sur la peau tannée, chaude et sucrée, qui glissa sur la sienne comme si elles étaient enduites d'huile, mélange de sueur et de lubrifiant.
_ J'vais t'la mettre. Résonna la voix rauque de Zoro contre son oreille, et son souffle contre sa nuque.
_ Qu'est-ce que t'attends ? Réussit à articuler le cuistot, à court de patience.
Le bretteur ne parvint pas à maintenir les fesses de Sanji écartées, puisque glissantes, et se rendit vite compte qu'il n'arriverait à rien sans diriger ses mouvements de la main.
Le blond aurait pu renoncer à tout moment. Son amant aurait compris, mais abandonner juste avant que son gland ne s'enfonce dans sa chair... impensable !
_ ...Ahhhh ! ...D-Doucement !
_ Shuuuut...
Zoro s'affaissa contre le dos de son partenaire. Comme si en l'empêchant de bouger, il pouvait l'empêcher d'avoir mal, mais malgré le gel, l'entrée restait difficile dans une position où Sanji pouvait garder un certain contrôle, rien qu'en contractant son fessier.
_ Tss... t'es encore plus serré que la dernière fois.
_ Peut-être parce que ... je ...je sais à quoi m'attendre.
Le blond souffla contre l'oreiller quand le peu de Zoro glissa hors de lui. Court instant de répits, puisque l'épéiste s'appliqua à tenter une nouvelle percée, mais la crainte constante de voir l'incident de la dernière fois se répéter, le poussa à prendre sur lui.
Aussi, il fit preuve de patience en laissant son partenaire s'accommoder peu à peu. Ce fut une véritable torture de ne pas s'enfoncer de tout son long en une seule poussée, mais les muscles crispés de son nakama laissèrent entendre que celui-ci souffrait. ...Et étrangement, Zoro sembla souffrir avec lui.
Enfin... ce truc qu'on appelle 'compatir'.
_ S...Sanji ?
Surpris par l'usage de son prénom, et surtout par la familiarité qui se dégagea du bretteur, le blond cessa de grimacer pour apprécier une caresse qui passa par son flanc droit, jusqu'à se perdre dans ses cheveux.
_ Pourquoi tu fais ça ? ...Si ça fait si mal, ...pourquoi tu... ?
Ses muscles fins se détendirent un peu quand il sentit une paire de lèvres frôler sa clavicule saillante.
_ ...J'en sais rien. Répondit-il, le plus honnêtement possible.
Zoro profita de son relâchement pour s'enfoncer un peu plus. Sanji tenta bien de tout garder à l'intérieur, mais dans un soupir de contentement, murmura...
_ ...Je...J'en ai besoin.
Le voilà presque au bout du chemin, alors dans une dernière tentative, Zoro se recula pour mieux s'enfoncer.
Le blond mordit l'oreiller pour ne pas crier quand l'épéiste, saisit par la force de ses émotions, s'échoua contre son dos, obligeant son amant à s'enfoncer davantage dans le matelas, là où son érection délaissée put se frotter agréablement aux draps. ...Et dans un geste flou, sentit une main se poser sur la sienne.
Le souffle court et les pupilles dilatées, Zoro eu du mal à se remettre de cette première intrusion. Son front glissa sur la peau face à lui, il tenta de se redresser, de respirer aussi, puis se cambra suffisamment pour atteindre l'angle parfait.
Après ce qui sembla être une attente interminable, le bretteur fut autorisé à se mouvoir. Alors doucement, il prit confiance en lui et en la fragile anatomie de son comparse, et quand il sentit que le moment fut venu, il marqua davantage ses poussées.
Le mâle alpha se concentra, tant pour trouver un rythme régulier que pour ne pas craquer. Le liquide transparent fut pour lui (pour eux) une véritable bénédiction. Même les bruits humides ajoutèrent à leur excitation croissante.
_ ...Hmmm...tu peux… plus...plus fort...
Zoro fronça les sourcils et se redressa, tirant sur les hanches de son nakama, l'obligeant à remonter ses fesses, quitte à prendre une position de grenouille en chaleur au bord d'un étang.
La chaleur était d'ailleurs montée drôlement vite dans l'infirmerie, et tandis que le cuistot s'accrochait fermement à son oreiller, le bretteur allait et venait entre ses reins avec entrain. Tout ne fut plus que transpiration, soupirs et sécrétions. Les approches plus longues, plus profondes, et doucement, presque imperceptiblement, elles tendirent à s'accélérer.
_ ..Hun, ..hun, ..hun,...
Zoro plaqua sa main sur la bouche de son amant pour le faire taire. Nami dormait juste à côté, Usopp était dans la vigie, et Luffy rodait certainement autour de la cuisine... prudence était de mise. Mais à défaut de l'entendre gémir, le bruit mouillé de leurs corps en mouvement emplit la pièce.
_ Hmm... Grogna le bâillonné, quand quelque chose en dedans se produisit.
Quelque chose qui lui fit voir des étoiles danser devant ses yeux...
Le bretteur tapa donc au même endroit.
_ Hmmmm... !
Le corps cambré de Sanji annonçait une fin imminente, et un désir toujours plus fort. Il passa une main sous son ventre pour se caresser, mais à ce stade, tiré par les hanches pour se faire prendre à répétition et en plein cœur, il ne fut capable que de saisir sa verge pour la tenir entre ses doigts crispés.
_ ...T'ss...fait chier...
Paroles de Zoro, pas tout à fait appropriées, juste au moment de perdre le contrôle et laisser venir à lui l'orgasme mérité.
Une plainte sortit tout droit de la gorge de Sanji quand le bretteur encré au fond de son ventre, se rependit par saccades successives. Un sentiment si grand et si difficile à gérer, qu'il ne se rendit pas compte de la force avec laquelle il serra l'autre dans ses bras.
Mais cette situation n'était pas pour déplaire au cuisinier qui accueillit le tout, dont le poids de l'épéiste sur lui, jusqu'à jouir à son tour, de ses doigts qui pressaient son gland, accompagné de petits mouvements de hanches.
Plein.
S'il avait pu voir le visage de Zoro au moment où ce dernier réalisa l'ampleur du phénomène qui s'était produit en lui, il l'aurait gardé en mémoire pour la vie. A défaut, il se contenta des quelques caresses résiduelles d'un plaisir fraichement assouvit, et d'une paire de lèvre sur sa peau, qui annonça une expérience réussie, puis l'épéiste s'avachi sur le côté, le dos contre le bois, puisque le lit n'était prévu que pour une personne.
Encore abasourdit, le blond tourna la tête vers son complice, si proche. ...Il sentit une main remonter son dos, de ses reins à sa nuque, puis ensemble, relâchèrent muscles et soupirs.
Leurs respirations s'apaisèrent dans la pièce devenue silencieuse, et le cuistot tâcha de bouger un peu les bras pour se tourner lui aussi sur le côté, comme pour se lever mais surtout, ne plus faire face à son partenaire sous peine d'avoir encore envie de l'embrasser. ...Ce genre de chose, ils ne se l'autorisaient que dans le feu de l'action.
Le problème ? ...Son dos, mais surtout ses fesses qui se rappelèrent à lui.
_ ...Ca va aller ?
Incapable de répondre puisqu'il se mordait la lèvre jusqu'au sang, le cuistot sentit Zoro remuer à ses côtés. Ce dernier souleva le drap qui ne recouvrait que le bas de leurs corps, et regarda de près la zone incriminée. Sanji voulut saisir le tissu pour se couvrir de nouveau, mais la douleur était sournoise. ...Elle prenait de l'intérieur.
_ Teme... Qu'est ce que tu fiches ?
_ Je t'essuis. Répondit simplement le bretteur, en mêlant le geste à la parole.
Le blond n'était pas en condition pour se battre, alors il laissa faire, d'autant que les gestes du marimo étaient étrangement bienveillants, et qu'il était inconscient de la portée érotique de son geste.
Il le sentit retirer le gel sur ses cuisses avec le drap déjà souillé, puis chercher plus profondément avec ses doigts, pour nettoyer près de l'orifice encore sensible.
_ T'as pas l'air blessé. Annonça-t-il, soulagé.
_ Ouais, ...ben arrête un peu de me tripoter, parce que cette zone est sinistrée pour un sacré moment !
Zoro sourit.
_ Tu vas réussir à te lever ?
Le blond profita de sa mèche de cheveux pour dissimuler son visage rouge de honte.
_ J'suis pas sûr... . Marmonna-t-il, boudeur.
Contraint d'accepter l'aide de son meilleur ennemi, Sanji grimaça une fois debout sur ses pieds.
_ Quoi ?
_ ...Rien... ce... c'est que... ça coule.
_ Oh. ...'Toute façon, t'avais le cul trop propre pour que ça fasse vrai. Taquina celui à qui les détails n'avaient finalement pas échappé, et qui s'apprêta à quitter la pièce.
_ Oi, Marimo !
_ Hein ?
_ Lave les draps et mets-les à sécher. Je ferai le lit à l'aube, avant de préparer le petit dej.
Le pas lent, fier, mais quelque peu claudiquant, Sanji passa devant son amant, puis s'en alluma une bien méritée, sitôt la porte franchie.
_ Et retire ce rictus ridicule de ta putain de face de brocoli !
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