ATTENTION DANGER

Ce chapitre fait appel à deux OC… c'est pas mon genre, mais il y a une raison à cela. Si vous n'aimez pas, survolez les lignes qui ne vous plaisent pas, ce sera rapide, mais ne loupez pas après, ça aura sa petite importance pour la suite immédiate et plus tardive, et surtout sur l'évolution (bancale, certes) de leur relation. …Je me rattraperai dans les deux derniers chapitres, promis juré !

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Chapitre 9

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_ OIIIIII ! ZOROOO, SANJIIII !

_ Oi, Luffy. Répondit vaguement le Marimo.

_ Qu'est-ce que vous faites tous les deux ?

_ A ton avis ? Demanda le blond en mordant dans sa cigarette. Cet imbécile c'est perdu, pour changer.

_ J'aurais dû m'en douter. Sourit le capitaine de toutes ses dents, la main sur son chapeau. ...Bon ben c'est pas tout ça, mais je dois retrouver Chopper avant qu'il ne soigne la grosse bestiole (emblème et symbole du village), j'parie que c'est tendre sous la dent l'éléphant sacré !

_ Oh. ...Je crois l'avoir vu trainer près du port. Mentit le cuistot, afin de se débarrasser gentiment de son nakama.

Deux secondes plus tard, les voilà de nouveau seuls sur le pavé.

_ ...T'es sûr que c'est par là ?

_ Ca ressemble à ce genre de ruelle.

_ Toutes les villes ne se ressemble pas.

_ En quelque sorte, si.

Une notion que ne compris pas le marimo.

Quelques instants après avoir passé le quartier des prostituées, fatalement, ils devraient tomber sur...

_ ...Sans dec', Chopper t'as amené dans ce genre de boutique ?

Sanji ne sembla pas franchement ravi de s'en souvenir. Il était beaucoup moins à l'aise que Zoro dans ce type de situation. Il emboita donc le pas du bretteur, mais avant qu'ils n'aient atteints la porte du magasin, une voix les interpella.

_ Hey, salut ! ...Vous êtes nouveau dans le coin ?

Ils étaient deux. Le plus grand (plus vieux aussi), était assez bien habillé. Voir même un peu trop pour la saison chaude. Quant au curieux, plus jeune, il portait une chemise de couleur vive, mais au-delà de son apparence, c'est son sourire sincère qui les marqua, et pour des raisons professionnelles, les deux pirates étaient sensibles à ce genre de charme.

_ Nous sommes de passage. Répondit l'épéiste, quand même sur ses gardes.

Il n'y a pas si longtemps, l'équipage était passé par l'ile de Wiskey peak. Zoro avait donc de quoi se montrer méfiant envers les autochtones. Faire confiance à des étrangers pouvait mettre la vie de Vivi en péril, ainsi que celle de tous ses nakama.

Histoire de le contredire, Sanji s'était lancé dans une graaaaande conversation animée et joyeuse avec cette personne accueillante, Yota chan.

« ...Sans dec', c'est quoi cette appellation ridicule ? », « Et puis, c'est un mec ou une nana ? ...Merde, j'croyais pas que c'était possible de trouver un gars avec moins de muscle que ce crétin de cuis... »

_ Tu viens Marimo ?

_ ...Ou ça ?

_ Ils connaissent un bar sympa, ça devrait te plaire.

Sanji se retourna vivement vers son nouvel ami aux cheveux rose pâle.

_ Ils ont de l'alcool fort ?

_ Bien sûr !

_ En quantité suffisante ? Insista-t-il, pour éviter tout incident diplomatique.

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L'accès au bar se fit par un petit escalier de pierre, dans une rue discrète mais animée. Quelques hommes, pas de femme, et une odeur de tabac qui déplut fortement à l'un des deux mugiwara ici présent.

_ Tu vas voir Sanji san, Ikao fait d'excellent hors d'œuvre.

Le cuistot suivi sans crainte, mais sitôt passé la porte d'entrée, Zoro le retint par le bras, le fit pivoter et se rapprocha de son visage.

_ Hey, j'ai pas confiance en cet endroit. Ni en ces types.

_ J'te rappelle qu'on est venu chercher de l'aide. ...Ok, je sais, c'est ma faute ! Je n'aurais pas dû jeter le manuel par-dessus bord, mais je commence à en avoir ma claque de finir mes soirées sur les genoux.

Le bretter pouvait comprendre. N'en pèche qu'il n'aimait pas la musique trop forte, ni tous ces gars qui reluquaient son camarade depuis qu'ils étaient entrés. Il adressa un regard circulaire à la salle, comme pour prévenir d'éventuels prédateurs.

Le terrain était gardé.

Séparé temporairement de ses katana (ce qui ne fut pas chose aisée), Zoro se sentait nu. ...Et pourtant, il n'y pensa plus en remontant les allées du club. Des hommes, uniquement des hommes, et pas tous très vêtus. Ils passèrent devant quelques alcôves où certains s'embrassaient, d'autre se caressaient à travers leurs vêtements, et au bar, le serveur ne portait qu'un nœud papillon autour du cou.

Ce genre d'endroit n'était pas fait pour lui.

Sanji n'avait pas forcément son assurance. Pour preuve, il n'osa pas regarder ce qui se passait vraiment autour, il suivit ses nouvelles connaissances dans un coin plus isolé, autour d'une table aux très larges banquettes. Il ignora tellement bien son environnement, qu'il ne remarqua pas les taches douteuses sur le velours bordeaux.

_ Veuillez excusez l'empressement de Yota chan, il ne pensait pas vous mettre mal à l'aise. Sourit le plus âgé et sérieux des deux, en réclamant la carte à un des serveurs finalement aussi pourvu de minis shorts noirs en cuir.

_ Ce... ça se voit tant que ça ? Demanda Sanji.

_ Il est toujours très enthousiaste quand il rencontre des personnes qui lui plaisent. Conclut-il en passant la main dans les cheveux de son amant.

Les deux inconnus se sourirent. Ils n'avaient pas l'air méchant. Ils posèrent même quelques questions aux pirates sur leur mode de vie, sans jamais en demander trop sur leur identité. On ne faisait apparemment pas ça dans ce genre d'endroit, mais plus la conversation s'animait, plus l'alcool coulait, plus les langues se déliaient et immanquablement, fut abordé de thème de la vie privée.

Oui ce n'était pas facile d'avoir à se cacher, mais Zoro et Sanji n'avaient pas manqué de préciser qu'ils n'étaient pas ensemble (dans le sens romantique du terme). Ils n'avaient juste pas le choix de faire l'un avec l'autre.

Détail qui sembla plaire.

_ Les contraintes de la vie en mer. Conclut le blond.

_ ...Et vous avez déjà cherché à rencontrer d'autres personnes ? Demanda Riou, le compagnon de Yota, en posant une main sur la cuisse du cuisinier.

L'offre était très claire. Il ne fallait pas être une lumière pour comprendre que...

_ Si vous cherchez son portefeuille, il est dans l'autre poche. Prévint Zoro, qui décidément, ne captait toujours rien à rien.

Le couple rit d'une telle supposition, et Sanji chercha un endroit où se planquer, mais le mec aux cheveux noirs, à la mâchoire bien dessinée, et qui devait avoir la trentaine bien passée, reprit rapidement son sérieux.

_ Avec Yota, on aime bien changer nos habitudes. On vient ici de temps en temps, et parfois, on fait de belles rencontres, comme ce soir.

_ Ce...c'est à dire que... Bégaya le blond.

« Sort-moi de là idiot ! »

Mais le serveur était arrivé pour prendre commande.

_ Un tonnelet de rhum. Répondit Zoro.

_ ...Tu ne préfères pas un verre, mon beau ?

_ Si tu veux économiser tes pas, et pas risquer de te vautrer sur des talons de bonne femme, dans ton intérêt, amène-moi ce que j'ai commandé.

De ce côté-là, aucune aide ne viendrait.

_ Ce n'est pas que nous ne sommes pas intéressés. Reprit Sanji. ...Mais comme vous l'avez deviné, cette troche de gazon et moi-même sommes novices dans le domaine. Nous ne sommes peut-être pas très au point... Enfin, lui surtout, et nous ne sommes pas familiers de ce genre d'endroits non plus.

_ C'est ici que j'ai rencontré Riou. C'était il y a six ans maintenant.

_ SIX ANS ? S'exclamèrent ensemble les deux pirates.

_ ...Pardonne-moi, mais quel âge as-tu Yota kun ?

_ 27 ans.

« 27 ANNNS ? C'est pas possible, ce type en parais à peine 15 et en réalité, il est plus vieux que nous ? » Pensèrent-ils, parfaitement synchronisés.

L'usage du « kun » était donc déplacé.

Il avait l'habitude. Son visage fin et sa petite constitution étaient trompeurs, quant à la gentillesse pure qui émanait de lui... s'en fut d'autant plus troublant quand il se rapprocha de Sanj.

_ Nous serions honorés de partager notre expérience avec vous deux, si vous avez envie d'élargir un peu vos horizons.

Sacrée proposition. Pas vraiment refusable dès que Zoro en eu saisi l'enjeu. « Régler définitivement le problème entre eux ».

Pas qu'ils s'y prenaient comme des manches, ça n'allait pas si mal, ...disons juste que parfois, il lui arrivait de louper l'entrée sans s'en apercevoir...

Tutututuuuuttttt...

Oublions ça.

_ J'vous préviens, Commença Zoro. ...J'me laisse pas rentrer dedans.

Encore un grand moment de solitude pour Sanji, et de nouveau, Yota préféra rire de tout ça.

_ Rassures-toi, personne ne t'oblige à rien. ...Tu peux même te contenter de regarder.

D'une manière plus suggestive, le bishonen de première génération s'avança jusqu'au cuisinier du Vogue Mery, l'hypnotisa en un fragment de seconde, et attira son visage au sien pour l'embrasser sous les yeux des deux hommes au sang plus froid que la moyenne nationale.

Ce baiser, là, Sanji le laissa venir. Il avait quelque chose de déplacé, puisqu'en public. Quelque chose de nouveau aussi, puisqu'il n'avait jamais connu que les lèvres de Zoro. Et surtout, sucré, là où il n'y avait d'ordinaire que du salé.

Entrainé par l'alcool et les bruits alentours qui encouragèrent ce genre d'abandon, il sentit à peine l'arrière de sa tête toucher la banquette, tandis que l'épéiste déglutit comme un automate.

Yota était quasiment à genoux sur le sofa, il était doux, il était habile et délicat... . Son compagnon passa volontiers ses yeux de ses fesses à leur échange sans la moindre trace de jalousie, preuve d'une confiance absolue, alors que de son côté, Zoro n'appréciait que très moyennement la tournure de la situation.

La cravate de Sanji fut tirée de gauche et de droite vers le bas, et le premier bouton de sa chemise sauta, mais avant que les choses n'aillent trop loin, il fallut réagir.

De sa main droite, Riou pressa la cuisse de son amant.

_ Je suis certain que le manieur de sabre sera plus à ton goût, Yota chan.

_ Dis plutôt que tu veux celui-là pour toi tout seul.

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Sanji s'accrocha au canapé comme à sa propre vie. Pas de doute, ce type là s'y connaissait en fellation ! Et ce n'est surement pas en feuilletant un bouquin qu'il avait appris comment faire.

Pendant ce temps, assis en haut des cuisses du bretteur, Yota profita de l'occasion pour jouer de manière espiègle avec les tétons et le sexe de Zoro. Celui-ci n'avait pas pour habitude de se laisser dominer, ni au premier, ni au second degré, alors il découvrit ce que cela faisait de voir un corps onduler pour lui, et qui, une main dans le dos, se préparait seul à accueillir la bête qui se réveillait.

Un petit glapissement força Sanji à ouvrir un œil. Il ne loupa donc rien du moment où Yota se laissa glisser sur le membre tendu de son marimo, s'empalant jusqu'à la garde en une seule et unique prise.

« Ce mec est surhumain ! » pensa-t-il, d'instinct.

Mais l'observation fut de courte durée, puisque le voilà allongé, le dos sur l'assise du canapé, les jambes en l'air, soutenues par deux mains dans le creux juste derrière ses genoux.

_ ...Qu'est-ce que ... ? ...Ahhhh...

La langue de Riou était sournoise. Elle passa autour de l'anus de Sanjj, qui sursauta à ce contact inhabituel, et si la langue de Riou savait se faire dure comme la pierre pour passer la barrière, elle savait aussi fondre sur elle-même pour plus de douceur.

_ F... Face de sourcil... ce... ce serait bien que... tu prennes des notes.

_ ...Va ... va te faire foutre...

_ Désolé mon mignon. Coupa Riou. Mais ce soir, c'est toi qui vas te faire...

_ AHHhhhhh !

Les jambes relevées vers le ciel, en appuis sur les épaules carrées de son partenaire, le blondinet se laissa manipuler comme une marionnette. L'étranger était un peu moins gâté que Zoro par la nature, donc ce fut plus vite confortable. Comprenant cela, le brun d'expérience se permis plus d'amplitude et plus de rigueur.

Les cris de leurs ébats emplirent l'espace, mais pas le reste de la salle, chacun étant occupé à ses activités, et peu de monde pouvait voir ce qu'il se passait dans l'alcôve.

Le spectacle était plus loin, sur une scène où trois types se donnaient la réplique dans une ambiance SM.

_ ...Zo...

D'un seul mouvement, les yeux clos, à deux doigts de jouir, l'épéiste trouva la main de Sanji. Leurs doigts s'entremêlèrent, et rassuré de cette présence connue, se permirent enfin de profiter de l'instant.

Instant durant lequel, chacun trouva son compte à sa manière.

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Remis de leurs émotions, les deux nakama avaient erré sans carte de navigation, au gré des allées et dédales de couloirs du club. C'était le moment ou jamais de s'enrichir de quelques idées, et... la soirée n'était pas terminée.

Sanji s'était laissé tenter par le spectacle très intéressant de deux contorsionnistes, mais le bretteur avait beau être souple, jamais il ne serait capable de telles prouesses, alors ils avaient salué leurs nouvelles connaissances qui sirotaient un verre en tête à tête, puis s'étaient éclipsés dans la nuit noire, non sans faire quelques ricochés contre les murs.

_ Hmmmm... T'en as pas eu assez ? Demanda le blond, au bord de l'asphyxie, écrasé par une masse de muscle en rut.

_ ...J'préfère quand on est qu'tous les deux.

La pause fut soulignée par le passage d'une carriole un peu plus loin, puis, plus doucement et dans l'ombre d'une niche de pierre, leurs lèvres se rencontrèrent.

_ ...Moi aussi.

Les choses étaient dites, même à demi-mot.

Une main passa sous une chemise blanche, d'ordinaire, beaucoup moins froissée.

_ Trouves-nous une chambre.

_ Pour ça, va falloir que tu lâches ma bouche... et mes fesses aussi.

Zoro se recula, mais ne céda pas tout à fait.

_ Ta bouche d'accord, mais ton cul, j'le garde dans ma main.

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Un mois plus tard...

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_ ...Hey Doc' ?

_ Hein ? Qu'est-ce qu'y a Zoro ?

_ ...Un p'tit problème.

_ Oh, et bien entre. Dit le petit renne, soucieux.

Le bretteur referma la porte derrière lui.

_ Qu'est ce qui t'amène ?

_ C'est-à-dire que... y a un truc pas normal avec...

_ ...Avec ?

_ ...Ca brule quand je pisse, ça gratte le reste du temps, ...et y a quelque chose qui coule ...de . Dit-il en pointant son entre-jambe.

_ Hm hmmm... je vois... déshabille-toi que je regarde.

Mais le marimo était récalcitrant.

_ Si tu ne le fais pas. Commença le médecin, avec sa voix enfantine. Tôt ou tard, ton pénis tombera.

Un petit mensonge, certes, mais un moyen radical pour obtenir gain de cause.

Après 3 looongues minutes d'auscultation, le verdict tomba.

_ Je vais faire un prélèvement, mais tout indique que tu as une gonorrhée. ...Et à un stade bien avancé.

_ Ca se soigne ?

_ Je peux préparer un antibiotique.

_ Cool. Alors dépêche-toi.

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_ Docteur ? ...J'ai un problème.

_ ...Sanji ?

_ Je... j'ai la gorge enflée, et y a quelque chose qui coule de mon...

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