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Chapitre 10

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Fort heureusement, Chopper ne fit jamais le lien entre la pathologie de Zoro, et celle de Sanji, en tout cas, pas au sens direct de la contamination. Mais pour le plus grand malheur de l'équipage, les mugiwara voguant sur le bateau ici présent, eurent droit à un cours d'éducation sexuelle en bon et due forme.

Parce que c'était bien joli d'être des pirates, faire la fête dans les bars et de profiter des saveurs locales (dixit le médecin de bord), mais encore fallait-il penser à se protéger des germes autochtones.

_ Sanji ?

C'était certainement lui le plus mal à l'aise de la soirée.

_ Amène-moi une banane, je vais vous montrer comment on met un préservatif !

Vivi cacha ses yeux chastes. Le canard en rajouta une couche en protégeant le joli visage de sa princesse avec ses ailes. Luffy était content tant qu'il s'agissait de bouffe, Usopp se voyait déjà réinventer la bombe à gaz hilarant, et Zoro se demanda si ladite banane pouvait entrer dans...

Mais merde, le docteur avait dit : « abstinence jusqu'à guérison complète ! ». Franchement, il l'avait mauvaise.

Le souvenir de cette soirée marquera longtemps Vivi, qui y repensa en souriant tout en remontant les allées de son palais retrouvé. Du moins, la partie qu'il en restait.

La jeune femme était douée de réflexion, et pas si blanche que ça la colombe, puisqu'en ce jour de fête, elle associa cet épisode à un autre, beaucoup plus récent... Un auquel elle n'aurait pas dû assister, et dont elle n'avait qu'un souvenir flou, puisqu'un tantinet alcoolisé.

« _ ...Teme...Tu crois que c'est le moment ?

_ Je t'ais juste demandé de pas t'approcher de ce mec. Résonna la voix de Zoro dans la nuit noire, alors que tous les autres se trouvaient dans la cuisine à faire une fête digne de leur visiteur.

_ C'est le frère de Luffy, je ne vais pas me mettre à l'ignorer froidement !

_ ... (« Ben si, pourquoi pas ? »)

_ ... (« C'est quoi ce plan ? »)

Se dirent-ils muettement.

_ ...Et va savoir quel genre de maladie trimbale un type comme lui !? »

Sur le coup, elle n'avait pas pensé plus loin. Le verre de saké offert par le capitaine Usopp, y avait surement été pour quelque chose, mais de retour devant une peinture plus vielle que son père, représentant deux chevaliers élégamment parés, et aux regards complices (d'un genre complice-douteux), la princesse laissa échapper...

_ Bretteur san, et Cook san ?

Si elle voyait juste, alors c'était terrible ! ...Les deux hommes devaient être contraints de se cacher, ...de ne jamais dévoiler leur amour, ...de se disputer sans cesse pour de faux prétextes. Même si pour ça, ils ne s'étaient jamais forcés. Zoro et Sanji trouvaient toujours une bonne raison de se foutre sur la gueule.

Des larmes naquirent dans ses grands yeux romantiques.

_ Hey Vivi, qu'est-ce que tu fais ici toute seule ?

_ Nami.

_ Tu m'as l'air bien songeuse. Quelque chose te préoccupe ? C'est encore cette histoire de pays à gouverner ?

La princesse sourit en se retournant vers son amie, balayant les royales perles d'eau de son visage.

_ J'ai juste ressenti le besoin de faire une pause dans les festivités. Allons rejoindre les autres.

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Zoro et Sanji ne surent jamais par quel étrange hasard ils se retrouvèrent ensemble pour une séance de massage aux huiles essentielles, dans les thermes du palais.

L'espace était chaud, légèrement embué et la seule serviette blanche sur leurs hanches ne cacha pas grand-chose aux yeux des deux femmes qui les reçurent.

_ Qu'est-ce que tu fiches ici, le brocoli ?

Avant que Zoro n'ai le temps de rétorquer, une des masseuses glissa sur le sol humide et entra en collision avec sa complice, entrechoquant leurs jolies petites têtes que Sanji s'empressa de vérifier de près.

_ Mes bautéeeeeees ! Vous êtes blessées ? Laissez-moi vous aider et vous conduire à l'infirmerie, je vais prendre soins de vous et...

_ Ca ira, merci mais...

_ Dites-moi ce que je peux faire pour vous rendre votre beau sourire, ma douce tourterelle !

Zoro sembla agacé, mais ce détail ne pouvait être perçu que par un œil entrainé.

_ Je vous en prie, profitez du cadre et de la détente, nous voulons que vous vous reposiez avant de reprendre la mer. La princesse y tient plus que tout. ...Et rien ne nous ferait plus plaisir que de satisfaire notre Vivi tant aimée. Fini la ravissante brune, en souriant de tous ses cils.

_ ...Alors, POUR VIVI, j'accepte votre requête mesdemoiselles.

Sitôt dit et salué d'une courbette, sitôt installé sur son banc de massage pour une petite sieste, finalement seul avec Zoro.

_ Hmm, c'est quand même sympa la vie de château.

_ T'as des gouts de luxe. Répondit l'homme presque endormi sur la table voisine.

Suffisait de fermer les yeux pour que le sommeil vienne, alors allongé sur le ventre dans une pièce chauffée à 35°, à entendre l'eau couler en cascade, sans parler des effluves de parfums doux et sucrés, ...l'affaire était aisée.

_ Ne me dis pas que tu es encore fâché à propos d'Ace ?

_ ...

Lui, fâché ? Jamais !

_ T'es mignon quand tu boudes. ...Quand tu es jaloux aussi.

_ Heyyy, je suis pas jaloux ! ...Et je suis pas « mignon » non plus.

Répéter ce simple mot manqua de faire saigner sa bouche.

_ J'croyais juste que c'était clair depuis la dernière fois. Qu'on irait plus faire ça avec d'autres pour pas avoir à mettre ces fichus sacs plastiques trop petits pour moi.

_ « Préservatifs », sale vantard ! ...Et si je te dis qu'il ne s'est rien passé, c'est qu'il ne s'est rien passé ! Coupa le blond, agacé par tant d'entêtement.

L'idée d'aller voir si l'herbe était plus verte ailleurs ne l'avait plus effleuré. Après tout, rien n'était plus verdoyant que les poils pubiens du Marimo.

Histoire de ne pas l'écouter, Zoro saisit négligemment une des fioles dans la panière à sa portée.

_ « Usage externe, et interne » Lut-il à voix haute.

_ ...P-Peut-être une coutume locale ? Les masseuses d'Arabasta sont très réputées.

_ Et elles comptaient me masser jusqu'où au juste, tes fichues masseuses ? Demanda celui qui pour rien au monde ne laisserait approcher qui que ce soit de son postérieur ferme et musclé.

_ T'es chiant ! Scanda le cuistot en attrapant un autre flacon. Ce n'est rien d'autre que de l'huile « ...lubrifiante... » ? Je dois avoir mal lut, ...héhé... « Hydratante », oui voilà ! « Hydratante » !

_ ...Tu sais où je vais t'hydrater moi, face de margarine ?

Une course poursuite plus dangereuse que prévu s'engagea dans la vaste pièce. Le sol était glissant, et les serviettes qui protégeaient leurs intimités ne tenaient qu'à un fil.

_ J'te préviens l'asticot, si j't'attrape, j'te baise à en crever. Dit calmement le bretteur, accompagné d'un regard de tueur.

Ils n'étaient séparés que par la fontaine de marbre représentant un homme nu tenant une jarre sur l'épaule au centre d'un bassin.

Par la droite ? Par la gauche ? ...Sanji était coincé, ils le savaient tous deux.

_ Ok, je te propose un marché.

_ Un marché ? Alors que je suis à deux doigts de...

_ Juste une requête ! Précisa le blond, pour ne pas entendre la fin de sa phrase. Je te laisse me faire ce que tu veux sans me plaindre, si avant ça, tu me fais ce massage que j'attends depuis des heures.

Zoro prit le temps de réfléchir, puis regarda ses mains en se demandant si ces dernières seraient capables d'une telle chose.

_ Tout ce que je veux ?

Hochement de tête du bas vers le haut, et inversement.

_ Tout ce que tu veux. Confirma Sanji, pour d'alourdir l'ambiance et me faire faire des répétitions redondantes.

_ Marché conclu.

Le Marimo eu l'air satisfait, à tel point que son amant se demanda quel genre d'idée bizarre naquit dans sa caboche primitive.

Sanji avait pensé que le massage serait une bonne chose pour commencer en douceur puisque depuis la fin du traitement, les deux hommes n'avaient pas eu le temps de se retrouver seuls.

_ Dépêche-toi de te mettre à plat ventre, j'ai les couilles qui débordent.

L'expression dégouta un tantinet le plus délicat des deux, mais celui qui va toujours à l'essentiel attendait déjà devant la table de massage en tapotant dessus, avec un « tu vas le payer au centuple » collé sur son visage.

_ Va savoir pourquoi, tu ne m'inspire pas confiance.

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Le corps de Sanji était fin mais musclé, à sa manière. Il glissait sous la pulpe des doigts charnus de Zoro, qui prit soins de verser suffisamment d'huile sur ses mains, et ce, de plus en plus généreusement. Des « Hmmm » et des « ...Ahh... » emplirent alors l'espace, et résonnèrent contre la faïence saturée d'énergie sexuelle réprimée depuis des semaines.

_ Tu crois que je vais tenir longtemps à ce rythme ? Demanda l'épéiste, tout près de l'oreille du blond, sans cesser de masser ses épaules. ...Si tu continu de gémir comme ça, j'te viole sans sommation.

_ ...Concentre-toi, au lieu de dire des conneries.

Zoro s'appliqua donc.

Il traça le contour des muscles et des os apparents de son amant avec douceur et envie, sans le quitter des yeux.

_ Mes reins...

_ Hein ?

_ Mes reins, ne les oublie pas. Soupira Sanji, supposant que ceux-ci finiraient par passer un sale quart d'heure.

Les mains de Zoro voguèrent vers le bas de sa colonne vertébrale si souvent maltraitée par leurs ébats.

_ ...T'es plutôt doué en fait. Des vraies mains de fée. ...Tu me masseras plus souvent.

_ Dans tes rêves.

_ Cela-dis, vu la douceur avec laquelle tu traites tes chères et tendres lames, ça ne m'étonne pas plus que ça.

Le bretteur ne dit rien, concentré sur ses mouvements symétriques malgré la position de côté, et arriva progressivement à l'orée des fesses tant convoitées de Sanji. …Sanji qui de son côté, se laissa aller à quelques pensées…

_ ...Un jour... un jour, tu voudras bien me traiter avec autant de considération ?

Le reproche était perceptible, même pour quelqu'un comme Zoro. Il cessa alors tout mouvement, sans décoller pour autant ses mains du corps chaud et luisant de son nakama.

_ Je ...Je veux juste dire, que parfois, un peu de douceur ça ne fait pas de mal.

Un sourcil vert dit « merde » à l'autre.

_ De la douceur ?

_ Ne m'oblige pas à me répéter, décérébré !

Zoro empoigna Sanji par un bras et une jambe, le souleva de la table de massage, le retourna dans les airs, et le laissa lourdement retomber sur la paillasse.

_ ...D...d...douceur... . Parvint à répéter le cuistot, afin de rappeler le sujet de la conversation en cours.

_ Il est temps de s'occuper de cette face-là.

Inutile de chercher à cacher son érection naissante sous le tissu éponge, elle devenait clairement visible. Zoro monta alors sur la table, tel un prédateur, passa ses genoux d'un bord à l'autre du corps du cuisinier qu'il aimait tant détester, s'assit juste là où il fallait, et se pencha sur lui, prenant soin de remonter leurs bras ensemble au-dessus de leurs têtes, les laissant pendre dans le vide.

_ Tu veux de la douceur ?

Hochement de tête, plus timide cette fois.

Sanji était sous le charme.

L'épéiste lui fit comprendre par le geste, qu'il voulait que ses bras restent à leur place, et surtout, qu'il ne bouge pas. Le blond céda, relâcha la pression, et son pervers de partenaire en profita pour fondre dans le creux de son cou, afin d'y laisser trainer ses lèvres gonflées par la chaleur.

_ Tu veux que je sois doux avec toi ? ...Comme au tout début ?

Les grandes mains luisantes de l'épéiste glissèrent sur le torse du cuistot légèrement empourpré, le visage caché par la mèche de cheveux que son amant aurait tant aimé pouvoir repousser.

_ N-non... Pas comme ça. ...Mieux.

Les doigts de Zoro trouvèrent le bourgeon qu'il savait sensible, tandis que sa bouche gourmande mordilla la peau claire de son cou sans penser une seule seconde aux conséquences.

Inconsciemment, il voulait laisser une marque.

_ Alors comment ?

_ ...Aaahhhh !

Oh que oui, elle était sensible cette petite aréole qu'il titilla ensuite de la langue.

_ Zo...

_ ...Du calme, je t'ai à peine touché.

Ses mains chaudes sur ses flancs, son ventre, ses hanches... Sanji perdit la bataille, et s'en ficha.

_ Ok, baise-moi comme tu sais si bien le faire.

D'humeur joueuse, Zoro sentit l'érection de son partenaire contre son ventre. Cette dernière ne tiendrait pas longtemps, il le savait, mais il ne lâcha rien.

_ Y'a pas moyen, l'asticot. J'ai finalement envie de prendre mon temps.

Et le temps fut long, interminable, incommensurable... avant que le Marimo daigne enfin le caresser, l'embrasser, tout en lui susurrant toutes sortes de saletés à l'oreille.

_ Je sais que tu aimes ça... . Dit justement ce dernier, leurs sexes glissant l'un contre l'autre, les serviettes n'ayant pas survécu longtemps.

_ Ferme-là, baka !

Et ces fichues mains qui continuèrent d'errer sur son corps, remontant sur ses flancs, pour le rendre fou d'impatience... Quand trouvaient-elles le temps de s'enduire encore et encore d'huile à l'odeur envoutante ?

_ Dis que tu aimes ça.

_ ...Hmmm…

Les caresses s'intensifièrent.

_ Tu veux déjà jouir ?

_ Prends-moi ! Putain, prends-moi maintenant ou...

Zoro captura les lèvres face aux siennes, glissa ses bras sous la taille de Sanji, écarta davantage ses cuisses, et joua de ses hanches plus intensément, sans jamais céder à sa requête ...jusqu'à ce qu'incapable de se contrôler, son adversaire capitule honteusement entre leurs deux corps.

Il sourit contre sa bouche, puis mordilla la lèvre inférieure du cuisinier essoufflé, qu'il libéra avec fierté.

_ ...Connard.

_ Tu sais ce qu'il te dit le connard ?

Mais le cuistot préféra éviter le regard de son comparse, qui tenta une nouvelle percée pour un baiser.

_ J'ai plus env...

Zoro fini par obtenir ce qu'il voulait. Ce baiser-là fut long, profond, un tantinet cochon avec tous plein de bruits non retenus, et quelques fluides qui se mélangèrent sur leurs peaux en sueurs.

Une fois remit, Sanji fut surpris de voir le bretteur se lever, sa propre démonstration d'affection inachevée, et sans chercher à aller plus loin, il tendit la main vers le blond qui aurait bien profité du spectacle pour s'en griller une petite.

_ Viens, je vais te laver.

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Chacun était assis sur son petit banc, les jambes repliées, le dos vouté, plongé depuis quelques instants dans un quasi-silence. Seul le bruit de l'eau chaude qui tombait sur les épaules de Sanji en fonction de la force que mettait le Marimo à presser l'éponge, venait perturber le calme ambiant.

L'instant était intemporel, presque irréel.

_ …Pourquoi cette trêve ?

_ Envie de profiter du calme.

Pour une fois, ils ne craignaient pas la proximité avec leurs compagnons. Ils ne risquaient pas non plus de voir surgir un monstre marin, ni la tempête du siècle, ils n'étaient que tous les deux, face à eux-mêmes.

_ ...Ca fait longtemps que tu as envie de me frotter le dos comme ça ? Demanda finalement le blond, un brin moqueur.

_ Tu voulais que je te traite comme mes sabres. ...Je les nettoie après m'en être servit.

« La logique selon Zoro ».

_ ...J-je ne suis pas un de tes sabres.

_ Je sais.

_ Et je n'ai pas couché avec Ace.

Silence pesant. ...Puis une éponge qu'on remplit d'eau claire.

_ ...Je te crois.

L'éponge que l'on vide encore, pressée contre une épaule frémissante.

_ J'aime bien ce gars-là, ça m'aurait embêté d'avoir à le découper. Sans parler des explications qu'il aurait fallu que je trouve pour Luffy.

Les choses allaient finalement se calmer. Sanji fut soulagé de pouvoir enfin passer à autre chose.

_ Maintenant penche-toi, je vais te laver comme il faut.

Comme un idiot débordant de confiance, bercé par de (pas si) belles paroles, la jambe noire obéit sagement au chasseur de pirates, et le regretta très rapidement.

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_ N-ne fais pas ça ! D'autres se baignent ici !

Trop tard, rien ni personne ne pouvait plus l'arrêter.

_ K'so Marimo... l'eau est précieuse à Arabasta !

Sanji avait osé lui réclamer un peu de douceur, mais l'algue marine avait somme toute compris « lenteur ». Voilà quatre heures qu'ils étaient enfermés ici, à se caresser, se laver, jouer, et bavarder, et c'est seulement maintenant que Zoro s'apprêtait à assouvir sa faim. …Alors venir lui parler écologie, là, maintenant ? Très peu pour le gourdin entre ses jambes, et son regard affamé.

_ Tiens-toi bien.

_ Arrête de me donner des ordres !

L'épéiste plaqua son corps contre celui de son cadet.

_ Fais ce que je te dis. ...Maintenant !

Ok, il ne plaisantait plus. Toute patience a ses limites, et après les efforts fourmis pour son seul et unique plaisir, Sanji obtempéra sans plus opposer de résistance. Il posa ses coudes sur le marbre derrière lui, obligeant une partie de son corps à sortir plus de l'eau. Ses mains se cramponnèrent au rebord, son partenaire entre ses jambes ouvertes, plus-que-prêt à le recevoir.

C'est face à face et les yeux dans les yeux, que le blond apprécia à sa juste valeur, la sensation d'être empli, et à ce point désiré. ...Il sentit le sexe dur et chaud de Zoro progresser pas à pas entre ses fesses, jusque dans son ventre, et cette sensation lui avait manqué plus que de raison.

_ Ahhhh...Ahhh oui… . Laissa-t-il échapper, rompant le contact visuel tant l'instant fut plaisant.

Fidel à l'esprit de la soirée, le bretteur le pénétra à une vitesse toute relative, mais jusqu'à la garde. Puis, tâchant de reprendre son souffle, commença à bouger.

C'était bon de sentir Sanji réagir rien qu'avec ses baisers, et sa respiration saccadée. C'était bon de le sentir gigoter entre ses bras, mais il en voulait plus. Il ressentit le besoin étrange d'être touché, juste pour la douceur du geste, mais ne sachant comment présenter une telle demande, Zoro redressa le blondinet contre lui, abaissa leurs corps dans l'eau, et le plaqua contre la mosaïque émergée, pour mieux accélérer la cadence.

Sanji céda et s'accrocha aux l'épaules robustes face à lui, puis encra ses doigts dans la chair ferme des muscles qui le maintenaient. Il sentit son nakama si déterminé à l'intérieur de lui, tout autour de lui, qu'il manqua encore de chavirer, mais son souffle, son rythme cardiaque et ses pulsions se calquèrent sur celles de son partenaire, et c'est ensemble, entre clapotis et échos de leurs ébats, qu'ils trouvèrent une connexion toute nouvelle, mais Oh-combien jouissive.

Le choc et la violence de cet orgasme fut perturbant. Les secousses passèrent de l'un à l'autre, leurs regards ancrés l'un dans l'autre, se demandant ce qui leur arrivait, les jointures de leurs mains blanchies par la force de leur étreinte.

Zoro parvint à donner un ultime coup de butoir, et jouit de nouveau. Sanji fondit dans ses bras, tenu d'une main dans le creux de ses reins, son homologue allant de sa nuque à son crâne.

Leurs langues se trouvèrent, et dans un dernier excès de sentimentalisme, le blond apprécia de sentir son acolyte se retirer mollement, apaisé, repus. ...Satisfait.

Front contre font, ils n'osèrent plus se regarder. Les émotions avaient été trop fortes et elles seraient dures à surmonter, mais l'eau trop chaude et leurs ébats, leurs fit tourner la tête, alors l'un d'eux se permit de briser le silence.

_ ...Rhmm, ça va ? Demanda timidement le cook, après quelques secondes sans réactions.

_ …Ouais.

Malgré la force de leur échange, Sanji sentit au fond de lui, que ce n'était pas vrai.

_ Une bonne chose de faite. Ajouta Zoro en se dégageant, pressé de se hisser hors du bain et surtout, loin de cette situation qui le dépassa complètement.

Sanji le vit s'éloigner et saisir une serviette de bain, alors il le suivit, et se retrouva debout derrière son Marimo, mais n'osa pas poser la main sur son dos. Il se résigna à ne rien obtenir de plus. Il avait déjà beaucoup reçu ce soir, alors il prit une serviette à son tour et quitta la douce chaleur des thermes, empêchant le flou qui l'habitait de s'exprimer.

Il s'était fait des idées, voilà tout.

Et hors de question qu'il se mette à pleurer pour un imbécile pareil !

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Les mugiwara (version nouveau casting) voguèrent vers l'aventure tels de valeureux guerriers qui n'en mènent pas si large que ça, quand il s'agit de frapper à la porte d'un cabinet médical.

_ Hey, doc ?

_ ...Zoro ?

_ J'ai un souci.

_ ...Qu'est-ce que tu as attrapé cette fois ? Des chlamydias ? De l'herpès ? Ca ressemble à la photo avec les boutons rouges, ou les blancs ?

Chopper en avait traumatisé plus d'un ce jour-là, dans la cuisine du Vogue Merry.

_ Rien de tout ça.

Le bretteur s'installa sur la banquette et énuméra toutes sortes de symptômes.

Avec la grâce et l'agilité qu'on lui connait, le renne appliqua donc son stéthoscope sur presque 60% de surface corporelle de son patient.

_ ...Et quand c'est pas le ventre qui serre, c'est la poitrine qui tape fort.

_ Hn hn, je vois. Marmonna le médecin après 10 minutes d'auscultation, tout en rédigeant une ordonnance.

_ Tu vois quoi ?

_ Je vois que tu es amoureux, BAKA !

_ ...Quoi ? ...Moi ?

_ Personne n'est à l'abri de cette maladie-là, même avec toutes les précautions d'usage.

Précautions que les deux amants ne prenaient plus depuis qu'ils s'étaient promis fidélité. …Enfin, « menacé fidélité » serait plus juste à dire.

Pas ravi du verdict, Zoro quitta la pièce en arrachant le papier des mains de Chopper, et une fois sur le pont, il regarda si à tout hasard, le toubib n'avait pas une petite recommandation pour traiter ce genre de cas, mais il ne trouva qu'un cœur grossier barbouillé en rouge.

_ Hihihihihi ! Zoro, tu m'as pas vu surtout !

_ ...Luffy ? Bégaya-t-il, avant de voir le chapeau de paille s'enfuir, tout sourire, le feu aux fesses.

Deux secondes plus tard, un cuistot en colère apparu.

_ Oiii, Marimo ! Où est notre capitaine de malheur ? Je sais qu'il est passé par ici !

Ventre qui serre, cœur qui bondit dans la poitrine, sang qui affut dans les narines, sexe qui sursaute, bouche pâteuse, mains poisseuses, frisson...

_ Je vais en faire le plat principal de ce soir ! Hurla bien fort Sanji, pour être certain d'être entendu et craint par sa proie.

« Je serais… »

_ RENDS-MOI MES BOULETTEEES ! Hurla le blond, le visage déformé par a colère.

« …De… »

_ …Alors ?

Zoro sortit brusquement de sa transe.

_ J'lai pas vu.

Sanji partit alors à la poursuite du voleur de bouffe professionnel, laissant le bretteur à ses propres problèmes.

Le papier fut réduit en boule dans une main serrée, et une fois seul, le marimo tomba à genoux pour jurer vers le ciel.

_ ...Fait CHIERRRRRR !

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