Semaine 1, Vendredi

- Dépêche-toi, Malefoy ! je m'agace sur le seuil de la porte.

- Oui, oui, j'arrive, dit-il pour la énième fois, un brin irrité.

Ce matin, on a rendez-vous à l'agence pour l'emploi. Il ne faudrait tout de même pas qu'on soit en retard. Mais cela ne semble pas préoccuper Sexy Fouine Teigneuse qui est plus soucieux de sa coupe de cheveux que de son futur boulot. Quand Malefoy se décide enfin à quitter la salle de bain, on doit courir pour ne pas rater le bus. Heureusement pour lui qu'on arrive pile poil en même temps que le car, sinon je l'aurais tué.

- Tu vois, renifle dédaigneusement le blond, ce n'était pas la peine de me presser. On avait largement le temps.

Je reste un instant coi devant tant de mauvaise foi, puis lui lance un tel regard qu'il préfère s'engager dans le bus sans aggraver son cas. Je t'en foutrais moi des « On avait largement le temps. » !

Enervés, on ne décroche pas un mot durant un bon moment. La bonne entente d'hier semble bien loin. Cette relation à dent de scie commence sérieusement à me saouler. Avec Malefoy, j'ai l'impression que lorsque qu'on fait un pas en avant, on en refait dix en arrière.

- Potter ?

- Hum ?

- …

N'obtenant pas de réponse, je me tourne vers lui, perplexe. Il est un peu crispé sur son siège et regarde son dossier de demandeur d'emploi avec une inquiétude qui fait fondre ma colère. J'ai déjà dis que je ne pouvais pas résister à ses petites moues boudeuses, soucieuses ou autres, alors ne nous étendons pas sur ma pathétique faiblesse, je vous prie.

- Qu'est-ce qu'il y a ? je demande en jetant un coup d'œil à son dossier.

J'avise alors qu'il est peine rempli. Mais qu'est-ce que… ?

- Pourquoi tu n'as pas rempli cette partie ?

Malefoy me lance un regard de biais, se mordant la lèvre. Il me répond après un silence inconfortable :

- Je… il précise qu'il faut se référer au journal de bord. Or… j-je ne sais pas utiliser ce machin… et je ne me souviens plus vraiment de tes explications…

Quelque peu sidéré de le voir bafouiller ainsi, lui qui est si sûr de lui en temps normal, je ne dis rien pendant un petit moment. Puis, je me penche sur lui et sous me directive, il allume son journal de bord. Je dois faire un effort pour me concentrer car il sent divinement bon, comme d'habitude. Il a changé de parfum, tiens… Ça lui va bien, mieux que l'ancien, d'ailleurs.

- Finalement, ce n'était pas la peine que je m'inquiète, grimace Malefoy une fois qu'on a fini de remplir le formulaire. Il n'y a pas grand chose à mettre.

En effet, sur les deux pages non-remplies, on a coché que deux cases.

Je vois Malefoy jeter un regard curieux à la pochette sur mes genoux qui contient mon propre dossier. Après un instant d'hésitation, je prends mon formulaire et le lui tend. Il hausse un sourcil, mais fini par prendre le document en balbutiant un merci du bout des lèvres. Au fur et à mesure de sa lecture, ses yeux s'écarquillent d'étonnement. Il finit par me lancer un regard un brin agacé et blasé, avant de me tendre mon dossier. Cependant, il ne dit rien. En faite, j'ai l'impression qu'il boude.

- Tu as travaillé comme professeur ? me demande-t-il après un court silence, l'air de rien.

- Je suppose qu'ils ont pris les cours que je donnais en 5ème année et durant l'été en compte, je réponds avec un haussement d'épaule.

- Je vois, marmonne-t-il.

Il jette un autre coup d'œil vers moi, cette fois, il semble un peu écoeuré.

- St Potter, toujours plus doué que les autres, perfide-t-il dans un chuchotement imperceptible pour toutes personnes dont les sens n'ont pas été aiguisés par leurs animagus.

Je lui lance un regard peiné alors que ma mâchoire se crispe sous le reproche. Mais il ne le voit, regardant droit devant lui d'un air hautain. Cela me donne envie de le secouer comme le saule cogneur.

Pourquoi faut-il toujours qu'il gâche tout avec sa stupide jalousie ? Ce n'est tout de même pas ma faute si je suis sujet au favoritisme. Je n'ai rien demandé moi !

Soupirant d'exaspération, je me tourne vers la vitre et fais semblant de contempler le paysage.

Quand on arrive à l'agence pour l'emploi, on n'a toujours pas desserré les dents. Le local est bombé ce qui nous fait grimacé de concert. Mais, avec un soulagement certain, on n'attend pas longtemps vu qu'on a rendez-vous. Malefoy et moi sont appelés en même temps, mais séparément. Sans un mot, chacun de nous pénètre dans les bureaux appelant notre numéro.

Un homme d'une quarantaine d'année à la luxuriante chevelure poivre m'accueille avec un large sourire.

- Bonjour Mr Potter, Jakidy Job, pour vous servir, me salue-t-il.

- Enchanté, Mr Job, je répond en réprimant un sourire à son nom.

Encore une lubie des jumeaux qui voulaient faire des jeux de mot sur les noms des PNJ. On s'est éclaté et certains valent vraiment de détour.

- Asseyez-vous, me prit-il. Votre dossier et votre journal de bord, s'il vous plait.

Je lui tends le tout et attend en silence qu'il ait fini de rentrer les donnés dans son ordinateur.

- Je vais maintenant vous expliquer le fonctionnement de notre système, dit-il quand il a terminé.

Il part alors dans un long discours que j'écoute avec attention, même si certaines informations sont inutiles car je les connais déjà. Mais j'apprends certaines choses assez intéressantes, comme le fait qu'il faudra systématiquement revenir à l'agence si je cherche de nouveau un emploi. Je ne peux pas aller de moi même en cherche un auprès des entreprises. Cela montre que même si le jeu a été grandement amélioré, il pêche encore sur certains côtés. Il va falloir trouver une solution à ce problème. Cela donnerait bien plus d'autonomie aux joueurs.

Mais pour l'heure revenons à mon entretien.

- Avez-vous des questions ? s'enquit-il quand il a fini ses explications.

- Non, vous avez été parfaitement clair.

- Bien, sourit-il. Dans ce cas, passons à l'entretien… D'après votre journal de bord, je constate des compétences élevées et une bonne expérience dans le domaine du travail. Voilà qui va vous ouvrir bien des portes ! Si vous me disiez maintenant dans quelle branche vous voulez travailler.

- Je veux travailler dans l'éducation, je réponds, assuré.

- L'éducation ? répète-t-il en pianotant sur le clavier de l'ordi. Oui, je vois que vous avez déjà travaillez dans ce secteur en tant qu'enseignant remplaçant d'éducation physique durant six mois au collège privée de Chimeracity et, que vous avez donné des cours particuliers durant les étés 95 et 96. Voilà un bon point pour vous. De plus, vous avez largement les compétences requises dans ce secteur. Par contre, la patience ne semble pas être votre fort. Mais vous êtes très dynamique et avez un sens relationnel très développé. De l'autorité aussi si nécessaire.

Il se détourne de l'ordi pour me fixer.

- Je crois que ce plan de carrière vous conviendrait à merveille.

Je soupire de soulagement aussi discrètement que possible, avant de lui adresser un sourire qu'il me rend. Je n'ai pas encore le poste, mais c'est en bonne voie.

- Vos compétences permettent d'accéder directement au niveau 5 de cette carrière en tant que professeur de lycée. Pour quelle matière souhaiteriez-vous postuler ? L'éducation physique comme à Chimeracity ou une autre.

- L'éducation physique me conviendrait parfaitement, je réponds, ravi.

- Parfait ! Le poste est donc à vous, m'annonce-t-il joyeusement.

- Hein ? je fais bêtement, un peu éberlue.

- Y a-t-il un problème, Mr Potter ? s'enquit le conseiller.

- Non, non, j'assure précipitamment de peur qu'il se ravise.

Il ne semble pas très convaincu mais ne dit rien et reprend.

- Vous travaillerez au collègue public Léo Sot à Winz City. Vous débuterez à 9h et finirez à 15h, et vous avez le samedi et le dimanche de repos. Le salaire est de 754 wi la journée pour 6h de travail par jour. Votre paie sera directement versée sur votre compte, donc vous devrez vous munir d'un RIB lundi matin, où vous avez rendez-vous avec le directeur de l'établissement à 8h. Munissez-vous aussi de votre journal de bord et de la lettre de recommandation que je vais vous donner. Sachez qu'il vous fera passer un entretien, mais ne paniquez pas, ce ne sera qu'une formalité. Il est très rare qu'il désapprouve nos candidats, mais la décision finale lui revient de droit, donc n'y aller pas en terrain conquis, non plus. S'il vous donne le poste, préparez-vous à prendre vos fonctions le matin même. Voilà, je pense avoir tout dit. Avez-vous des questions ?

- Je suppose que je discuterais du contrat et de ses clauses avec le directeur, j'affirme plus que je n'interroge.

- Exactement, confirme le conseiller avant de repartir dans des longues explications inutiles.

Quand je sors enfin de là, j'ai la migraine. Je trouve Malefoy assis dans la salle d'attente, son beau visage assombri. Il semble encore de plus mauvaise humeur que tout à l'heure.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? je demande, légèrement inquiet.

- Rien, dit-il sèchement en se levant. Allons-y.

Uhuh ! Il s'est pris un cognard ou quoi ? Qu'est-ce qui lui prend encore ? Son entretien s'est mal passé ?

- C'a été, avec le conseiller ?

- Mêle-toi de tes affaires, Potty ! aboie-t-il, avant de sortir d'une démarche rageuse.

Visiblement, c'est bien ça. L'entretien s'est mal déroulé. Mais, c'est pas une raison pour m'agresser. J'y suis pour rien, moi ! Pour le coup, ma migraine empire ce qui assombrit mon humeur.

- Oh, je ne suis pas un cognard, la fouine, alors calme ta batte ! je réplique sur le même ton.

Une bonne dispute s'annonce quand le bus arrive ce qui sauve le traité de paix. On y monte sans échanger un mot et on s'assoie loin l'un de l'autre. Quelques instants plus tard, j'en descends et me rue vers l'immeuble. Alors que je vais entrer, une chevelure pâle attire mon regard. Je constate alors, consterné, que Malefoy n'est pas descendu du bus et qu'il semble me chercher. Apparemment, il ne s'est pas rendu compte qu'on était arrivé au bon arrêt.

- Non mais quel boulet ! je soupire en me tapant la main sur le front.

- Qui ça ?

Je sursaut et me retourne.

- Nott ! je souffle. Ne surgis pas derrière les gens comme ça.

- T'as l'air énervé, Harry, constate Dean qui est avec le Serpentard – il y a Goyle avec eux aussi.

Je lui raconte tout. La conclusion de mon histoire les fait mourir de rire.

- On va pouvoir le chambrer avec ça durant des années, sourit machiavéliquement Nott.

- On devrait peut-être aller le chercher, suggère Dean.

- Surtout pas, intervient Goyle. Si on débarque comme des Aurors à sa rescousse, il sera encore plus en colère.

- Quoique, si on le laisse se perdre dans la ville, il sera tout aussi furieux, souligne Nott.

- Donc quoi qu'on fasse, il sera d'une humeur de détraqueur, conclut Goyle.

- Autant ne pas se fatiguer, dans ce cas, décrète Nott en entrant dans l'immeuble.

- J'adhère, approuve son ami en lui emboîtant le pas. Surtout que nous n'avons pas le temps d'aller faire un tour en bus, nous.

Dean et moi en se regardent, blasés.

- Logique de Serpentard ! commente Dean en levant les yeux au ciel.

- Comme tu dis, j'approuve avec un hochement de tête.

Le hall subit une agitation inhabituelle. Il est bruyant et bombé.

- Dépêchez-vous ! Il faut que tout soit terminé avant midi ! s'époumone Seamus, chef d'orchestre de ce remue-ménage. Harry ! Tu tombes bien ! Viens par ici, on a besoin d'aide, m'harponne Seamus avant que je puisse fuir et m'entraîne dans la salle des fêtes. J'ai besoin d'une dizaine de quiche et de tartes pour ce soir, et de quelques…

- Uuuh ! je le stoppe net. T'as vu marqué elfe de maison sur mon front ou quoi ? Je t'en fais deux de chaque, pas plus.

- Mais Harry, ce sera jamais suffisant ! déplore l'irlandais.

- Pas si tout le monde mets la main à la patte, je rétorque fermement.

- T'es pas bien ?! La plupart ne savent même pas faire cuire un œuf !

- Ben, ils vont apprendre. Hors de question que je me tape tout le boulot, non mais !

Sur ce, j'empoigne trois bras passifs près de moi.

- C'est bon, j'ai des volontaires.

Un moment de flottement.

- Quoi ?! s'écrient les volontaires improvisés.

- Y a une cuisine, ici ? je demande à Seamus, sans me préoccuper d'eux.

- T'es impayable, Ry ! pouffe mon ami alors que les trois personnes que j'ai harponne proteste. Suis-moi, c'est par ici.

A midi, tout le monde rejoint son appartement. On a bien travaillé. Il ne reste que le buffet à dresser, mais les potes et moi, on le fera plus tard pour que la nourriture ne s'abîme pas.

Arrivé à l'appart, je constate que Malefoy n'est toujours pas revenu. Du coup, il va manquer le déjeuner, ce con. Pff ! Qu'il vienne pas me dire qu'il faut manger à heure fixe, après !

On aurait peut-être du aller le chercher.

Bof, tant pis !

Je déballe le casse-croûte rapporté de la salle des fêtes. J'en mets de côte pour Malefoy et attaque mon repas. Puis, je reprends l'aménagement de la maison. Je vais faire quelque chose de simple pour ne pas trop me fatiguer. C'est la fête, ce soir, il ne faut pas l'oublier ! Je n'ai pas envie d'être à deux de tension. Je vais faire un portemanteau mural, tiens !

Quand Malefoy rentre, je suis en train de viser le portemanteau au mur à l'entrée. Seul hic, c'est que je suis juste derrière la porte. Alors devinez qui c'est qui fait un joli plongeon arrière vers le sol, en plus de se faire éclater l'épaule ?

Maintenant, expliquez-moi pourquoi je me suis donné la peine de scotcher un mot sur la porte avisant justement ce crétin de sonner et d'attendre mon signal avant d'entrer ?

xxxxxxxxxx

- Non… dix minutes environ… il ne saigne pas… on ne l'a pas déplacé… attendez, il reprend connaissance… Harry ?

- Nev ?

- Est-ce que tu as mal à la tête, Harry ?

- Hum ?... non…

- La tête qui tourne ?

- N-non…

- Envie de vomir ?

- Non…

- As-tu mal quelque part ?

- Non… je me sens bien… j'ai l'impression de flotter… je crois que je suis au paradis…

- Il a perdu son chapeau !

- On se passera de tes commentaires, Zabini !

- Hahaha… C'est comme ça que tu parles à ton prince charmant ?... Il ne va pas te faire des mamours si tu es aussi cassant…

- … !!

- … ?!

- … ?!

- Nev, t'es parti ?

- N-non…

- Hum… finalement, je ne crois pas que je sois au paradis.

- Pourquoi ?

- Il ne m'a pas encore embrassé.

- Ah…

- Comment ça « Ah » ? C'est grave tout de même…

- Sans aucun doute. Mais comme tu l'as dis, tu n'es pas au paradis. Pour y être, il faudrait que tu sois mort et je peux t'assurer que tu es bien vivant.

- Alors c'est un rêve un peu bizarre.

- Pourquoi ?

- Parce que j'ai la tête sur ses cuisses… elles sont fermes… toutes chaudes…

- … !!!

- Euh, Harry, ne bouge pas la tête, tu veux. Pourquoi bizarre ?

- Si chaudes… hein ? De quoi ?

- Pourquoi c'est un rêve bizarre ?

- Parce qu'il ne m'a toujours pas embrasser… qu'il me regarde avec des yeux de triton… remarque, ils sont magnifiques, ses yeux… C'est fou, cette nouvelle couleur me fascine… un mélange de gris et de bleu… à ton avis, il signifie quoi ?

- J'en sais rien. Il faut lui demander.

- Tu crois ? Je pense pas qu'il va me répondre… en plus, on dirait qu'il va être malade…

- Il y aurait de quoi…

- Qu'est-ce que tu marmonnes ?

- Non rien. Bon, Harry, je vais devoir te laisser un instant. Je reviens vite.

- Prends ton temps… peut-être qu'il sera moins intimidé si t'es pas là et qu'il se décidera enfin à l'embrasser…

- Mouais, c'est ça. Parlez-lui, il ne faut pas qu'il s'endorme.

- …

- …

- …

- Alors comme ça tu as envie que Draco t'embrasse, Potter ?

- Blaise !

- Zabruti ? Qu'est-ce que tu fous dans mon rêve, toi ? Fiche le camp !

- Draco, tu crois qu'il faudrait avertir Londubat qu'il a définitivement perdu l'esprit, ce pauvre gryffy ? Non parce qu'il vient de parler de moi il y a deux minutes et qu'il a déjà oublié. C'est grave, non ?

- Ah oui ! C'est vrai que Nev t'as ordonné de te là fermer, j'avais oublié… mais bon, c'est que les personnes qui m'indiffèrent ne me laissent pas un souvenir impérissable…

- Haha, il va très bien, Blaise, je te rassure !

- Grrr ! C'est bon de se sentir aimer.

- Je t'aime pas, ducon !

- Pourquoi tu me détestes ?

- Comme si tu l'savais pas, Zabruti !

- Si je le savais, je ne te poserais pas la question, Potty. Et arrête de m'appeler comme ça !

- Nan… J'arrêterais que si ma petite fouine teigneuse m'embrasse…

- C'est une fixation, dis-moi !

- Oui… je suis obsédé par ses yeux… sa bouche… son nez… sa peau blanche…son caractère de bouse de dragon… son humour caustique… et… et… ….

- Hey, Potter ! Ne ferme pas les yeux ! Reste avec nous sinon Neville va nous tuer !

- Depuis quand tu l'appelles par son prénom ?

- … ?!

- Tu as perdu ta langue, Zabruti ?

- Arrête de m'appeler comme ça, Potty ?

- Hahaha ! C'est pas ma faute… C'est Nev qui t'appelle comme ça quand il est en pétard contre toi…

- Ah bon ?

- C'est bizarre, ça a l'air de te peiner… j'aurais plutôt pensé que ça te mettrait en rogne…

- Je suis en colère !

- Non… t'es blessé… c'est pas… … … pa… … reil… … …

- Potter, t'endors pas !

- Pourquoi je resterais éveillé ? Il ne se passe rien ici… il ne l'embrasse même pas…

- Si tu restes éveillé jusqu'à ce que Londubat revienne, Draco t'embrassera, promis.

- Mouais, pour ce qu'elle vaut, ta parole… tiens, c'est Londubat, maintenant…

- Potter, enlève ce sale petit sourire de tes lèvres, tout de suite !

- Hahaha… T'es plutôt marrant, Zabruti... et si naïf… sinon, quelles sont tes intentions vis-à-vis de Nev ?

- Qu'est-ce que ça vient faire dans la conversation ?

- Alors tu as vraiment des intentions à son sujet ? Wow… C'est Nev qui va être content…

- Je n'ai rien dis de tel !

- Mais tu n'as pas nié…

- …

- Tu es amoureux de lui, n'est-ce pas ?

- Q-quoi ?! Mais absolument pas !

- Quand est-ce que tu vas lui déclarer ta flamme ? Il n'attend que ça, tu sais…

- Mais tu écoutes un peu quand on te parle ?! Puisque que te dis que… Neville attend que je lui déclare ma flamme ?

- Tiens, revoilà Neville… !

- Hein ? Où ça ?

- Hahaha… T'es trop con, Zabruti…

- Et toi, tu as décidé d'écourter ta vie !

- Blaise, arrête !

- C'est ça, lâche-moi, Zabruti… avant que ma petite fouine d'amour ne te saute à la gorge… d'ailleurs si elle pouvait m'embrasser après t'avoir tuer, ce serait merveilleux…

- Oui, la petite fouine d'amour embrasse donc ton petit balafré, hihihi !

- C'est pas drôle, abruti !

- C'est Zabruti… mais on s'en fout… embrasse-moi…

- Que… ?!!!

- …

- …

- C'est bizarre, je me sens de trop, tout d'un coup. Bon, je vais vous laisser entre vous, les amoureux ! Mais ne faites pas trop de folie, surtout toi, Potty.

- …

- …

- Qu'est-ce que tu fais ? Embrasse-moi encore… oui, comme ça… plus fort… oui…

- …

- Et bien, je vois qu'on ne s'ennuie pas, ici !

- Putain, Nev, vire !

- C'aurait été avec grand plaisir, mais je ne peux pas. Ils sont là.

- Q-que ? Mais… naaaaa… ma petite fouine !!

- Monsieur, calmez-vous, s'il vous plait !

- Nnnaaaaaannn !!! Rends-le moi !!! Rends-moi ma petite fouine !!!

- Mais… je… calmez-vous !

- Dégage si tu veux pas mourir, toi !

BANG !!!

BING !!!

- MAIS ARRETEZ !!!

PLASH !!!

- TENEZ-LE, BORDEL ! MAIS TENEZ-LE !

CRACK !!!

- LE CALMANT, VITE !!!

BOOOUUUMMM !!!

- Fuuuuuu… enfin, il s'est endormi…

- C'est un putain de psychopathe, le Potty !

- Et encore, là c'est rien ! Il peut être beaucoup plus dévastateur, encore !

- Tu plaisantes, Londubat ?

- Tiens, c'est Londubat, maintenant ? Hihi…

- Ta gueule, Malefoy, ou je placarde une certaine photo sur les tableaux d'affichage de l'école !

- Pff ! Petit joueur !

- Quelle genre de photo ?

- Mêle-toi de ton chaudron, Neneuh.

- Yeurk ! Qui vous a parlé de ce stupide surnom ?... Non laissez, je sais déjà qui c'est. Je vais le tuer !

- Nous allons pourvoir l'emmener. Quelqu'un vient avec nous ?

- Oui, moi !

- Je viens avec toi, Londubat.

- Tiens donc ! Et pourquoi ça ?

- Ne soit pas si suspicieux, c'est vexant. J'ai le droit de me sentir responsable de ce qui lui est arrivé, tout même.

- Encore heureux ! C'est de ta faute s'il est tombé !

- Je n'ai pas fait exprès ! J'étais si énervé que je n'ai pas fait gaffe à son mot, c'est tout.

- Mais bien sûr !

- Puisque je te dit que…

- Sans vouloir interrompre ce passionnant débat, je vous signale qu'ils sont partis.

- QOUI ??!!

- TU AURAIS PU NOUS PREVENIR AVANT, STUPIDE ZABRUTI !!

Tap tap tap tap tap tap tap tap tap….. CHBANG !!!

- C'est ça, ne me remercier surtout pas, bande d'ingrat ! Et puis on ne claque pas les portes comme ça ! D'un Gryffy encore, je comprends, mais Draco file vraiment du mauvais coton… MAIS IL M'APPELLE VRAIMENT COMME CA, CE PETIT CON ! GRRRRRRR ! Heureusement pour lui, je l'aime, sinon je l'aurais tué… mais une petite vengeance s'impose tout de même. On n'insulte pas Blaise Zabini impunément. Tient le toi pour dit, Neville Londubat !

xxxxxxxxxx

- Dra… co…

- Harry !

- Où suis-je ? Aïe !

- Ne bouges la tête, idiot ! Et n'y touche pas, non plus !

- Aïe ! Arrête de crier, ça fait mal, snif…

- Alors cesse de faire des choses qui m'inquiètent, stupide gryffondor !

- Hé ! Parles moi sur une autre ton et arrête de hurler comme un troll en rute… Tu t'inquiètes pour moi ?!

- Quoi ?... euh… et bien… ferme la bouche et cesse de me fixer avec ces yeux de tritons ! Ca te donne un air encore plus débile que d'habitude.

- …

- C'est bien, Harry, bras garçon… Maintenant si tu pouvais oublier ce que je viens de dire et te rendormir, ça m'arrangerait. Tu veux bien ?

- T-tu t'inquiète vraiment pour moi ?

- Tu ne veux vraiment pas dormir ?

- …

- …

- …

- …

- Merci.

- De rien… pourquoi tu me remercies, au fait ?

- Merci de te faire du soucie pour moi.

- Mais je n'ai jamais dit ça ! Et cesse de sourire comme ça !... … … … … D'accord, d'accord ! De rien.

- Waow ! Je comprends maintenant pourquoi tu évites le rouge. Rien que celui de tes joues jure affreusement avec ta couleur de cheveux !

- Oh la ferme !

- Mais tu es si mignon !

- Certainement pas !

- C'est un compliment, Draco. Pas la peine de te mettre dans cet état.

- Ca, un compliment ? Un conseil : vas revoir la définition de ce mot ou alors prends des cours intensifs dans cette matière parce que tu es vraiment nul.

- Hihihi… tu es vraiment trop mignon quand tu fais la moue…

- Potter, tu veux finir ta vie dans le coma ? Je ne suis pas mignon !

- Si

- NON !

- ET SI !

- ET NON !

- Puisque je te dis que si !

- Et moi, j'ai dis : NON !

- …

- Ca y est ? Tu as compris ?

- Je t'aime…

- … !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

- Ferme la bouche et cesse de me fixer avec ces yeux de tritons !... haha ! Je croix que je l'ai choqué pour de bon, là ! J'aurais peut-être pas du le lui dire… Draco, ça va ?... bon ben, si tu veux plus parler, je crois que je vais dormir, moi. Mine de rien, me disputer avec toi m'a crevé !

- …

- Je peux avoir un petit bisou pour chasser les cauchemars ?... You-ouh ! Draco ? Fiouh, reviens en mode respiration, s'il te plait, ou tu vas mourir !

- …

- Pfff ! Puisque tu ne veux pas, je vais dormir, na ! Mais si je fais des mauvais rêves, ce sera entièrement de ta faute, pigé ?! Aïeuuuh !!

- Puisque je te dis de te tenir tranquille, idiot !

- Oh toi, la ferme, hein ! Quand on n'est même pas capable de faire un tout petit bisou de rien du tout pour… mm ?!

- …

- …

- …

- Est-ce suffisant pour que tes rêves soient beaux ?

- Maieuuuh ! T'arrête pas pour poser des questions aussi inutiles ! Embrasse-moi encore !

- Puisque tu le demandes si complaisamment…

- …

- …

- … Mhum ?! … … Harry ?... Harry ?

- Zzz…

- Je ne le crois pas ! Il s'est endormi en plein baiser, ce con !

- Zzz…

- On ne me l'avait jamais faites, celle-là !

- Zzz…

- Salazar, quelle humiliation ! Grrrrr ! Tuer ou pas tuer : tel est la question !

- Zzz…

- Il est si beau quand il dort…

- Zzz…

- … … … Je t'aime aussi, stupide gryffy…

- Ca ne sert à rien de le lui dire maintenant qu'il est à Morphée.

- Kyaaah !!! … Londubat, abruti ! Pourquoi cette tentative de meurtre ?

- Arrête de crier comme ça, tu vas le réveiller. Et puis, ce n'était pas une tentative de meurtre, mais la conséquence du voyeurisme.

- Pardon ?

- Ferme la bouche et cesse de me fixer avec ces yeux de tritons, héhé !

- Efface ce stupide petit sourire de tes lèvres tout de suite ! Et depuis quand tu nous espionnes exactement ?

- Disons, assez longtemps pour faire un résumé très détaillé à Harry si jamais il a oublié quelques souvenirs en route.

- Londubat, tu sais que j'ai toujours rêvé de te démembrer ?

- Non, je ne le savais pas. Vraiment désolé que ce fantasme te soit à jamais inaccessible. Sincèrement.

- Ooh, et pourquoi ça ?

- Parce que : « Je t'aime aussi, stupide gryffy. ».

- Beurk ! Je n'ai certainement pas dis ça d'un air aussi gnangnan !

- Sans vouloir te vexer, Malefoy, on est tous gnangnan lorsqu'on fait une déclaration d'amour. Et avant que tu ne protestes, je te rassure tout de suite : tu n'es pas l'exception qui confirme la règle.

- Grrrr ! Toi, tu veux vraiment te faire tuer !

- Non, non. Tu imagines la tête de Harry s'il découvre que son meilleur ami est mort des mains de l'homme qu'il aime ? Je ne lui ferait jamais ça, voyons !... et je suis sûr que toi non plus, je me trompe ?

- … … … … Grrr ! Que le mauvais œil soit avec toi, maudit gryffondor !

- Charmant ! Allez donne à tonton Neville ce méchant scalpel… Et évite de m'avadakedavrer du regard aussi, ça fait tâche dans le tableau… Hé ! C'est dangereux de donner un scalpel comme ça ! Images qu'il se soit planté dans mon front ! Heureusement que j'ai de bons réflexes !

- Pfff ! C'est bien malheureux, en effet.

- Quoi ? Tu as dis quelque chose ?

- Absolument rien. Tu te prends pour Jeanne D'arc ou quoi ?

- Mouais, on va dire que je te crois.

- Comme si j'en avais quelque chose à faire, de ce que tu crois.

- Grr ! J'aimerais vraiment savoir comment Harry a pu tomber amoureux d'un mec aussi chiant que toi !

- Tu devrais pourtant puisque toi, tu es amoureux de Blaise.

- QUOI ?!... kof, kof, kof… kooooofff…

- Ca y est ? Tu as fini de cracher tes poumons ?

- Rassure-moi : Zabini n'étais pas là quand il a cafté ces conneries, hein ?

- Héhé, à ton avis ?

- … … … … … … … VENGEANCE !!!

- Hey ! Mais t'es un gros malade, toi ! Arrête de l'étrangler !

- Bonsoir, messieurs, avez-vous besoin… ? …MAIS QU'EST-CE QUE VOUS FAITES ??!!! VOUS ÊTES COMPLETEMENT TOMBES SUR LA TÊTE ?! VOUS, DESCENDEZ DE CE LIT IMMEDIATEMENT ! ET VOUS, ARRÊTEZ D'ETTOUFER LE PATIENT AVEC CE COUSSIN !!!!!! CLARK !!!!!!!!!!!!!

- Quelqu'un a hurlé ?

- FOUS-MOI CES DEUX ZIGOTOS DEHORS, TOUT DE SUITE !!!

- Allez, messieurs, partez gentiment avant qu'elle ne passe en mode « Fée Carabosse ».

- …

- …

- GRRRRRRRR !!!! QUI EST LA FEE CARABOSSE ??!

- Oups ! FUYOOOOONNNNSSS !

- AU SECOUUUUUUUUUUURS !!!!!

- JE VAIS VOUS MONTREZ QUI EST LA FEE CARABOSSE, BANDES DE PETITS CHENAPAN !!!

- Zzz…

(Et c'est ainsi que je termine ce chapitre, sur une étonnante course poursuite dans les couloirs de l'hôpital, nos trois joyeux lurons aux prises d'une fée redoutable.

Mais le plus surprenant, c'est que leur boucan a réveillé tout le monde sauf Harry, plongé dans ses rêves cochons où il déguste langoureusement de la fouine sauce teigneuse.

Sur ce je vous dis à bientôt chers lecteurs et chères lectrices. Bisou.

- Hé, tu ne peux pas finir comme ça, c'est débile ! Et puis, c'est moi qui raconte l'histoire, espèce d'auteur de seconde zone !

- Débile ou pas je le peux et je le fais ! Et puis franchement, si monsieur faisait son travail de narrateur au lieu de pioncer, je n'aurais pas à m'en mêler ! Alors retour suc ton décoloré et fiche moi la paix !

- Oh ! Comme qu'elle me parle, elle ! Tu sais à qui tu as à faire, toi ?

- A celui qui va finir avec Grawp s'il ne retourne pas se coucher de suite ?

- Guyeuk ! Bon ben, bon nuit, hein !

- Wow ! C'est fou comme il court vraiment très vite, lui !)