Alors voici le chapitre 2 j'espère qu'il vous plaira. :)
Je n'ai pas de bêta-reader donc je m'excuse d'avance si il y a des fautes d'orthographe j'essaie de faire au mieux. Ce chapitre est plus long car j'avais de l'inspiration sur ce
Bonne lecture ! :)
Chapitre 2 : L'aventure commence.
Après notre copieux repas, Gandalf m'invita à le suivre dans les hauteurs de Hobbitebourg.
Je savais pertinemment où nous nous rendions : à Cul-de-sac, la maison de Bilbo. Durant notre petite route, les hobbits ne faisaient que de me regarder, était-ce à cause de ma tenue ?
« Aweï faites moi pensez, à vous donnez d'autres vêtements. » me dit le magicien avec un léger sourire moqueur. J'esquissai une moue boudeuse, et continuai à marcher.
J'allai rencontrer Bilbo, mon cœur se serrait à cette idée. Je stressais en fait. Et si la réalité n'étais pas du tout telle que la fiction ? Ou bien si jamais ma présence faisait changer le cours des choses ?
Je crois que je me pose trop de questions.
« Si vous pouviez éviter de parler mademoiselle Aweï. » me demanda sagement le mage. J'acquiesçai sans mot dire. Il me sourit et me tapota la tête comme le ferait un homme sur un enfant.
Nous arrivions en haut de la petite colline et je vis, plusieurs mètres devant moi, un hobbit assis sur un banc, fumant tranquillement sa pipe : Bilbo.
J'avais chaud, chaque pas que nous faisions, me rapprochaient du semi-homme.
« Peut être préférez-vous rester ici et m'attendre ? » proposa l'istari. Je vais finir par croire qu'il lit vraiment dans les pensées. « Peut être est-ce une meilleure chose. » répondis-je. Pourquoi j'ai dit ça ? Non moi qui voulais plus que tout rencontrer Bilbo voilà que je venais de me défiler !
Gandalf m'indiqua une direction et me demanda d'aller rejoindre son cheval et de m'en occuper quelque peu. Je ne discutai pas et y allai d'un pas vif et décider.
Pile-poil était vraiment tout sale, je décidai de le panser un peu. Je demandai une brosse et un cure pied aux hobbits des alentours, une femme vînt m'en apporter. Je rendit alors sa couleur au bel alezan et lui apportai de l'eau quand Gandalf arriva. J'étais stressée et si Bilbo m'avait vu tout à l'heure ? Quelle importance me direz vous.
Je me précipitai vers lui le sourire aux lèvres et lui demandai : « Alors cette mission ? » Il sourit lui aussi et me répondit « Le hobbit viendra avec nous j'en suis certain ».
Bon tout ce passe comme prévu, une seconde. Je suis censée ne pas connaître cette mission, je renchéris donc « Au fait où allons nous ? Pour faire quoi ? Et avec qui ? » Le mage me fit les gros yeux « Trop de questions en même temps, vous le saurez au moment venu. » Je le reconnaissais bien là.
« Et ce sera quand le moment venu ? » Je vais commencer à l'énerver avec mes questions. « Ce soir, je viendrais vous chercher, en attendant j'ai beaucoup à faire, allez donc vous balader et découvrir les environs. »
Je partis en direction de l'auberge où nous avions mangés quelques heures plus tôt. Gandalf m'y avait réservé une chambre pour cette nuit. Quand j'eus l'idée d'aller me promener avec Pile-poil.
Il commençait à faire un peu plus sombre, je sellai l'alezan et montai. Je me mis à suivre un petit sentier, qui descendait le long des collines. L'air était frais, mais il ne faisait pas vraiment froid. Je croisai quelques hobbits au cours de ma balade, certains me disaient bonsoir, d'autres me tapaient la discute, en me demandant pourquoi je me baladais seule le soir.
Je sortis du village, le soleil se couchait, c'était magnifique. Il y avait des étangs, et le ciel d'un rose orangée s'y reflétait, on aurait dit des fenêtres donnant sur un autre monde. Je décidai de faire une pause pour admirer le couché de soleil sur une clairière voisine, je m'assis donc près d'un étang, où Pile-poil but quelque peu avant de se mettre à brouter l'herbe fraîche du soir.
Je me mis à rêvasser, pensant à ma vie, celle que j'avais avant d'être ici. Je n'avais jamais vraiment été heureuse, le suicide de ma mère m'ayant beaucoup affecté. J'ai toujours été au fond de mon être, une rêveuse, une contemplatrice. J'ai toujours cherché à m'évader de la réalité. Je n'avais pas une vie difficile, elle était banale, trop banale pour moi. Chaque matin se réveiller, aller en cours, voir ses amis, travailler, se coucher. Puis se réveiller à nouveau, pour faire strictement la même chose. Je réussissais à m'évader en regardant des films, en lisant, mais en fait, je me faisait du mal toute seule, en rêvant de toutes ces choses que je ne pourrais jamais vivre ou faire.
La nuit était là, je n'avais même pas fait attention trop plongée dans mes pensées. Je remontai à cheval, puis piquai un petit galop pour aller m'allonger dans l'herbe de la clairière. Pile-poil semblait vouloir se rouler tandis que je m'étalai sur le sol et regardai le ciel.
Il était étoilé, mais je n'avais jamais vu ça auparavant. Il y avait tellement d'étoiles, tellement plus que ce que j'avais l'habitude de voir. Je distinguait même des Galaxies, il y en avait une bleue parsemée de vert et une rose tachetée de mauve. C'était un spectacle grandiose. Cela me rappelait une histoire que l'on me racontait quand j'étais plus petite, notamment à la mort de ma mère. On m'avait conté, que l'âme d'une personne montait au ciel pour devenir une étoile, et que de là-haut, chaque nuit, elle nous protégeait et veillait sur nous. Une larme coula sur ma joue. « Maman.. » soupirais-je en sanglotant. Pile-poil vînt me coller son museau dans les cheveux, comme si il avait ressentit mon mal être. J'enlaçai sa tête, et me collai contre lui, caressant son encolure. Sa chaleur me réchauffait les mains, l'air était froid maintenant. Après ces quelques caresses, je remontai, et galopai pour revenir à Hobbitebourg. Je ne reconnaissait plus tellement la route, il faisait trop noir et la douce lumière de la lune n'était pas suffisante pour que je puisse me repérer.
Nous étions perdus Pile-poil et moi, dans un endroit que je ne connaissais pas, et tout ça par ma faute. Si je n'avais pas passer mon temps à rêvasser ce ne serait pas arrivé. Comment allons nous faire.. Je mit pied à terre, et tachai de me rappeler d'où je venais. Mais impossible, l'obscurité dominait l'ensemble de la campagne. Je distinguais à peine les pâleurs de la lune miroitées dans un point d'eau.
Les buissons se mirent à bouger frénétiquement, mon cœur se serra, je me collai contre l'étalon, priant que ce ne soit rien de dangereux. La bête se rapprochait de plus en plus vite j'entendais sa courte respiration. Quand je la vis sortir du bosquet, une petite biche toute haletante, elle s'effondra non loin de moi. Je la regardai horrifiée, je n'avais jamais vu un animal mourir comme ça sous mes yeux. Il était temps de partir, quelque chose de dangereux pouvait errer dans les parages. J'enfourchai Pile-poil et partis au trot. La mort de l'animal me rappela que la vie n'était qu'une course inéluctable des êtres et des choses vers leur disparition.
Je trottai, pendant quelques minutes, ne retrouvant toujours pas mon chemin. J'étais désespérée, et s'il fallait passer la nuit dehors ? Je frémis à cette idée. Je laissai mon cheval brouter, tandis que je réfléchissais à un moyen de m'en sortir. Mais rien ne me vînt à l'esprit. J'étais là, en selle, au milieu de rien, sauf des ténèbres.
Soudain j'entendis une voix ! Je me retournai dans tout les sens mais je ne vis personne. Je me mit au pas et décidai de faire un petit tour d'inspection, mais je n'arrivai à distinguer de forme humaine dans la noirceur de la nuit. La voix murmurait quelque chose mais je n'arrivais pas à identifier quoi. Le vent souffla plus fort et c'est alors que la voix me susurra à l'oreille : « Suis le cours du vent et il te guidera... » Je me retournai vivement mais il n'y avait toujours personne. Serait-ce mon pouvoir ?
Je suivis alors le cours du vent, du moins de l'air. Au bout d'une quinzaine de minutes, je vis briller au loin, les lumières des maisons de Hobbitebourg ! Je galopai vers elles, ces lumières, qui d'un coup me semblaient bien chaleureuses.
Heureusement que j'avais visité le village cet après-midi. Je m'y repérais facilement contrairement à tout l'heure. J'allai à l'auberge, et attachai Pile-poil à une barre d'attache. Et montai dans ma chambre où le magicien m'y attendait.
« Ah vous voilà ! » Il me lançait un regard qui ne me rassurait guère. « Je vous attends depuis longtemps où étiez vous passée ?! » Il semblait énervé. « Eh bien, je me baladais, et je n'avais pas vu qu'il faisait nuit, puis je me suis perdue..à nouveau.. » Il posa sa main sur mon épaule et continua : « J'étais inquiet pour vous, comment avez vous retrouver votre chemin ? » et bien c'est une bonne question ça. « J'ai entendu une voix, me disant de suivre le cours du vent. ». « Vous êtes une mage de l'air, le vent sera toujours de votre côté sachez-le. » Alors c'était bien mon pouvoir.
« Suivez moi maintenant, j'ai des gens à vous présentez. » Sûrement parle-t-il des nains et de Bilbo. « Je vous donnerai des vêtements, plus appropriés demain. » J'acquiesçai sans mot dire.
Il me conduisit au trou de Hobbit que je connaissais bien, la porte verte m'indiqua que c'était bel et bien la maison de Bilbo. Il me fit entrer.
Les nains chantaient, hurlaient, dansaient, jactaient ensembles. Je ne m'entendais même plus penser. Quand tout d'un coup, Bofur nous vit, Gandalf et moi, il s'écria : « Tout le monde le magicien est de retour ! » Et soudain, plus un bruit ne se fit entendre. Mon cœur quant à lui battait la chamade.
Je sentais leurs regards se poser sur moi, ce qui me mettait monstrueusement mal à l'aise.
« Je vous présente mademoiselle Aweï, elle fera partie de la compagnie » déclara le mage.
Bofur s'avança vers moi, il s'agenouilla, me pris la main et l'embrassa. Il se releva en me disant « Bofur pour vous servir ma demoiselle. » Je lui souris en guise de réponse.
Deux jeunes nains s'approchèrent de moi et mimèrent une petite révérence avant de se présenter en cœur : « Fili, Kili à votre service. » Je ne savais pas vraiment comment réagir à tout cela. Ils avaient l'air de m'accepter facilement, c'est un bon point.
Balïn me fit un léger sourire avant de chuchoter à Gandalf d'une façon assez audible pour que je l'entende : « Monsieur Gandalf, pourquoi avez vous amener cette jeune fille ? » Je fis comme si je n'avais rien entendu. « Eh bien, je crois en les capacités de mademoiselle Aweï, c'est une mage de l'air et je suis sûr qu'elle nous sera d'une grande utilité. » Quelle capacités ? Et comment puis-je être utile ne serait-ce qu'un tant soit peu, puisque je ne sais aucunement me battre...
Balïn me regardait en souriant, mais dit au mage : « Je ne suis pas sûr que cette idée convienne à Thorïn. » Il n'avait pas tord, déjà qu'il n'est pas vraiment chaud pour accueillir Bilbo, alors moi..
Les autres nains se présentèrent à moi, à leurs tours, d'autres joyeusement comme Ori ou Bombur, d'autres plus comment dire modestement comme Dwalïn ou encore Gloïn.
D'ailleurs, Balïn, Gloïn et Dwalïn, partirent dehors suivit de Gandalf, sûrement pour parler de moi, malheureusement.
Je me sentais vraiment mal, le stress accompagné de la faim, et de la gêne. Je m'assis près d'une table à peu près propre et regardai mes mains. Oui quand je regarde mes mains, j'ai l'impression d'être invisible, pas très futé je sais.
Fili s'assit à côté de moi. Je le regardai et lui esquissai un léger sourire, lui souriait à pleine dents. « Alors vous êtes Aweï c'est ça ? » me demanda-t-il. « Hum oui c'est ça..et vous êtes Fili ? » Il hocha la tête me disant que oui.
« Vous êtes petite pour une humaine. » Et voilà, maintenant même un nain me trouve petite. « Oui on me le dit souvent..Tu peux me tutoyer si tu préfères. ». « D'accord, et désoler je ne voulais pas te vexée en disant ça, mais j'ai remarqué que tu n'étais pas beaucoup plus grande que moi. »
J'allai répondre quand Kili se mit au milieu de nous deux « Alors ça discute bien à ce que je vois. Dame Aweï, je suis ravi que vous fassiez partie de la compagnie. » me dit-il en dessinant un sourire en coin
. « Ah merci. Kili c'est ça ? » Fili laissa échapper un petit rire moqueur en voyant la tête de son frère, il semblait perturbé par le fait que je ne me souvienne plus de son prénom (même si je les connaissais tous très bien). « Oui c'est ça. Vous pourriez nous parler de vous ? Vous êtes une mage de l'air à ce que j'ai cru comprendre. ».
« Oui c'est exact. Je peux entre autre maîtriser le vent. » Je ne savais pas quoi répondre d'autre.
Bilbo sortit d'une pièce, et se précipita devant moi « Vous êtes qui? Et que faîtes vous chez moi, autant j'étais en parti au courant pour les nains mais pas pour vous. » Il me faisait déjà rire, dans ses attitudes, dans ses paroles.
« Je me prénomme Gab' euh Aweï, et Gandalf m'as amenée pour que je puisse faire partie de la troupe. ». « Ah je me présente Bilbo Baggins. » Il avait l'air si désespéré, il me faisait de la peine, lui qui était si petit (dizaine de centimètres de moins que moi), il était si mignon. Le genre de personne à qui on a envie de faire un câlin.
Bofur m'appelait de la cuisine, et me fit signe de le rejoindre.
Je me levai, saluai les deux nains et le hobbit, et me dirigeai en direction du nain au chapeau biscornu.
« Qu'y a-t-il Bofur ? » m'enquis-je. « Je voulais savoir si vous aviez faim, il nous reste un peu de fromage, en voulez-vous ? » J'étais touchée de son attention. « Ma foi pourquoi pas. Merci beaucoup de cette gentille attention et tutoyez moi. » répondis-je tout sourire. Je l'aime bien ce Bofur, je pense qu'on va bien s'entendre.
Je m'écartai tout en mangeant mon bout de fromage qui était délicieux au passage. Dori m'attrapa le bras : « Mademoiselle, Gandalf m'as demandé à ce que vous alliez le rejoindre dehors. ».
Je stressais plus que jamais. Je ne savais vraiment pas ce que me voulait le mage. Je sortis dehors et le rejoignis, ainsi que Gloïn, Balïn et Dwalïn. Ils se turent à mon arrivée et me regardaient.
« Aweï nous avons bien discuté de votre cas, et nous avons décidé de vous faire confiance à vous et à Gandalf. Mais on ne sais pas si Thorïn vous acceptera au sein de la compagnie. » M'assura Balïn. « Vos pouvoirs pourront nous êtres utiles. » renchérit Gloïn. « Et puis une présence féminine ne peut que nous réjouir. » déclara Dwalïn. « Pour le reste nous verrons cela quand Thorïn sera là. » stipula l'istari.
Sur ces mots j'acquiesçai d'un hochement de tête et rentrai dans la maison.
L'ambiance y était bon enfant, les nains rigolaient entre eux, quant à moi je retournai m'asseoir à la table de tout à l'heure. Je ne restai pas seule longtemps, Kili me rejoignit très rapidement (encore une fois). « Puis-je te poser une question ? » dit-il en s'asseyant sur ma gauche. « Bien sûr Kili. ».
« Avec les autres on se demandait d'où tu venais ? » Ah quelle question.. « Je viens de Bree. Ce n'est pas très loin d'ici. » Je remettais mes longs cheveux blonds en place, j'étais gênée et je sentais mon visage rougir. « Et à propos de ta tenue ? C'est rare de voir une femme porter cela. » c'était Fili qui nous avait rejoint comme par hasard.
« Vous parlez de ma jupe.. Chez les humains c'est un habit traditionnel. » J'espère qu'il vont me croire.
Fili regardait mes jambes et me demanda le plus sérieusement du monde « Quel âge as-tu ? ». « J'ai 19 ans et demi. »
Il me toucha le genou « Tu es jeune, et pourtant tes jambes ont des rides. »
Hein une minute. De quoi il me parle là. Ah mon collant. Il croit que mes jambes sont noires.
« Fili, ça s'appelle un collant. Mes jambes ne sont pas noires en vrai, c'est un vêtement. » répondis-je en me moquant de lui. Il tira légèrement dessus avant de s'exclamer : « Je me disais bien que c'était étrange ! » Je rigolais de plus belle. Décidément je peux m'attendre à tout venant de leur part.
Soudain on frappa ardemment à la porte. Gandalf alla ouvrir la porte, faisant apparaître un nain que je reconnus immédiatement : Thorïn Ecu-de-Chêne.
« Gandalf, vous aviez dit que l'endroit serait facile à trouver.. » dit-il en entrant dans la maison. Je me mis de côté, essayant de me cacher. « Je me suis perdu deux fois. Je ne l'aurais jamais trouvé si il n'y avait pas eu le signe sur la porte. » déclara-t-il en enlevant sa cape.
« Un signe ?! » s'intrigua Bilbo. « Non, il n'y a pas de signe la porte a été repeinte la semaine dernière. » continua-t-il en allant vérifié la porte.
« Il y a bien un signe, je l'ai tracé moi-même. » affirma Gandalf en barrant la route à Bilbo.
« Bilbo Baggins, permettez que je vous présente le chef de cette compagnie : Thorïn Ecu-de-Chêne. » dit le mage, en lançant un regard au roi nain.
Bilbo s'avança jusqu'à celui-ci.
« Alors, c'est le hobbit. » déclara Thorïn en se mettant à tourner autour du semi-homme, comme le ferait un requin autour de sa proie.
« Dites-moi monsieur Baggins, vous êtes vous souvent battu ? » s'enquit-il. « Je vous demande pardon ? » s'étonna le hobbit. « La hache ou l'épée ? Quelle arme préférez-vous ? » continua Thorïn.
« Eh bien je ne suis pas maladroit aux fléchettes. Pour ne rien vous cacher. » répliqua Bilbo. Cette boutade me laissa échapper un petit rire discret. « Mais hum je ne vois pas pourquoi est-ci si important ? » demanda le semi-homme.
« C'est ce que je pensais. » assura Thorïn se tenant droit devant Bilbo, les bras croisés. « Il fait plus épicier que cambrioleur » continua-t-il en ridiculisant le hobbit, ce qui fit rire les autres nains. Pauvre Bilbo, j'avais de la peine pour lui, vraiment.
Thorïn partit s'installer dans le salon, découvrant ainsi ma cachette. Il me regardait étonné avant de me dire « Et vous qui êtes vous ? » Je me sentis pâlir d'un coup.
« Je vous présente mademoiselle Aweï. » Déclara Gandalf en se plaçant entre le nain et moi.
« Et que fait-elle ici ? » demanda le nain d'un ton glacial. « Écoutez nous avons besoins d'elle pour la quête. Je me suis permis de l'engagée. » répondit l'istari.
« Comment ça vous vous êtes permis ? » lança Thorïn. « J'essaie de vous aider au mieux Thorïn. Et je pense que cette jeune fille à les moyens de vous aider aussi. » assura sagement Gandalf.
« Quel âge avez vous ? » me demanda-t-il en s'approchant de moi, comme il l'avait fait auparavant pour Bilbo. « J'ai 19 ans. » Bon en réalité 17 mais on va pas chipoter. « Et en plus de ça, vous m'envoyer une gamine ! Je n'ai jamais rien vu d'aussi ridicule ! » se moqua-t-il en me regardant, entraînant le rire des autres. Je n'avais qu'une envie, me cacher au fond d'un trou. « Je suis majeur vous savez. » dis-je. Il se retourna vers moi étonné que j'eusse osée lui répondre.
« Majeur qu'entendez-vous par là ? » Ah oui c'est vrai ils ne connaissent pas ce terme ici.
« J'entends que je suis une adulte responsable. ». Il haussa les sourcils « Hum et comment pouvez-vous m'être d'une quelconque utilité ? » Je regardais en direction de Gandalf, il me fixait. « Je suis une mage de l'air. Mon don pourrait vous êtres très précieux à travers votre quête. » En fait je ne savais pas vraiment, étant donné que je ne maîtrise pas encore mes pouvoirs.
« Savez-vous vous battre ? » Euh non, je ne sais même pas tenir une arme... J'étais déstabilisée mais il fallait que je réponde. « Oui je sais utilisé l'arc. » Pourquoi l'arc ? Peut-être car j'adore Katniss de Hunger games. « Bien je vais réfléchir à tout cela. » marmonna-t-il.
Il alla ensuite s'installer à table, accompagné des autres nains et de Bilbo. Je me retournai vers Gandalf, et lui demandai si j'avais bien fait de répondre au nain. « Oui tu as bien fait, je pense qu'il t'acceptera, non sans mal. » me répondit-il.
J'avais mal au ventre, comme des crampes d'estomac, la douleur était forte. « Gandalf, j'ai mal au ventre.. » je me tenais l'estomac et me pliais pour calmer le mal. « Souhaitez-vous rentrer ? » s'inquiéta le mage. « Oui j'aimerais bien. » murmurais-je. « J'ai beaucoup à faire ici, je vais envoyer un nain vous raccompagner. »
Je le vis s'éloigner vers la table des nains. Thorïn se retourna vivement vers moi. J'avais honte. Et s'il ne voulait plus de moi à présent ? Bofur me rejoignit, me prit par l'épaule et m'emmena dehors.
« Ça va aller ? » s'enquit-il. « Oui j'ai juste besoin de m'allonger et d'être au calme. »
La route fut plutôt silencieuse, j'avais trop mal pour bavarder. Pourtant je ne suis pas du genre à me plaindre mais là je n'avais pas vraiment le choix, je n'avais jamais eu aussi mal.
Arrivés à l'auberge Bofur me déposa sur mon lit et me demanda : « Veux-tu que je reste à tes côtés ? » Encore une douce attention de sa part. « Je suis touchée mais je ne voudrais pas te déranger. » Il me sourit et s'apprêta à partir quand je lui dis : « Bofur, dit à Thorïn que je signe son contrat et que je part avec vous dès demain. » Il se retourna « Je lui dirais, promis. » Il ferma la porte me laissant seule désormais.
Mon mal de ventre s'était atténuer, comme j'étais allongée. J'avais peur, mais j'avais aussi hâte de partir à l'aventure. Je m'endormis pour les quelques heures qu'il restait de la nuit, en pensant à demain.
