Salut, voilà le nouveau chapitre est enfin posté, et en plus il est un peu moins long que le précédent. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !
Bonne lecture! :)
Chapitre 3 : Le départ
Une odeur de chocolat effleurait mes narines. Je m'étirai et ouvris péniblement les yeux.
Les doux rayons de l'aube passaient à travers les volets en bois.
Je me levai non sans difficulté, m'habillai légèrement, me brossai les cheveux et descendis en bas, prendre mon petit déjeuner à l'auberge. Les planches boisées craquaient sous mes pas, je reconnu, assis à une table, Gandalf.
J'allai m'asseoir en face de lui. « Bonjour Aweï, votre nuit vous a-t-elle été agréable ? » me demanda l'istari.
« Oui elle l'a été, merci. » répondis-je en souriant. Je m'assis et vit que le magicien était en train de petit déjeuner.
« Souhaitez-vous manger quelque chose avant de partir ? » me demanda Gandalf tout en appelant la serveuse. « Ils font de délicieuses pâtisseries, je vous les recommande. »
« Bien, alors je vais suivre vos conseils. » la serveuse me montra la carte des petits déjeuner, je choisis un croissant et un jus de clémentines.
« Aweï, j'espère que votre mal d'hier est passé, sinon vous aurez du mal à suivre la cadence. » s'inquiéta le mage. Il mordit dans sa tartine de pain à la confiture de myrtille et reprit « Thorïn vous fera peut être des réflexions à ce sujet mais vous n'en tiendrez pas rigueur n'est-ce pas ? »
« Euh comment ça des réflexions ? » Je bus une gorgée de mon jus de fruit qui ma foi était délicieux et repris : « Ce n'est pas ma faute si d'un coup mon ventre a décidé de me faire mal... »
« Non, nous le savons. Mais disons que Thorïn se pose des questions au sujet de hum .. votre utilité. Mais je sais que vous allez pourtant nous être d'une grande aide durant cette aventure. » Il paya l'addition de 3 pièces, but ce qu'il restait dans son verre et continua « J'ai aussi des vêtements à vous donnez, car vous ne pouvez pas continuer avec ceux-là. »
« Gandalf, je ne serais pas d'une grande aide.. Je ne sais pas me battre, je ne sais pas utiliser la magie, je ne sais rien. Mais je vous remercie d'avoir confiance en moi. » Gandalf se leva et me regarda.
« Je sais tout cela, mais je vous expliquerais tout au moment venu, maintenant allez donc vous changée. Nous partons dans un quart d'heure, rejoignez moi devant la maison de Bilbo. » Sur ces mots il partit, me faisant un dernier sourire.
Je finis mon petit déjeuner rapidement et montai me changer dans ma chambre où le magicien avait au préalable déposer mes nouvelles fringues. Il y avait un ensemble vert et blanc. Un peu comme la tenue de Link dans Zelda. La veste était verte foncée, le pantalon était blanc-crème, j'avais une paire de chaussures marrons foncées avec une sorte de fourrure à l'intérieur. Un t-shirt marron clair se trouvait sous la veste et une jolie couronne dorée se trouvait à côté. Elle était « tressée » et une sorte de joyaux bleu scintillait au centre. Pourquoi Gandalf m'offre-t-il une couronne ?
Je me changeais, et emporta quand même mes autres affaires (jupe, pull en laine, bottine).
Je couru jusqu'à la maison du hobbit pour ne pas être en retard, je m'était attachés les cheveux en une longue queue de cheval laissant apparaître ma nuque et mes oreilles. Les chaussures que m'avait offert le mage était un peu trop grande pour moi, je glissais dedans, pareil pour le pantalon, heureusement qu'une ceinture était là pour le maintenir en place, sinon j'aurais finit en culotte depuis un petit moment.
Les nains attendaient devant la porte. Thorïn discutait avec Gandalf. C'est essoufflée que j'arrivais devant eux. « Ah la voilà. Je vous avais dit qu'elle viendrait. » déclara l'istari au roi nain.
Thorïn me regardait, et s'avança vers moi me demandant gentiment « Vous allez mieux qu'hier soir ? » Oh il se soucis de moi maintenant.
« Oui je me sens beaucoup mieux, merci. » Je lui souris, lui, repartit en me lançant « Tant mieux sinon je ne vous aurais pas accepter. » Ah d'accord.
Bofur vint à moi, mimant une petite révérence : « Bien le bonjour Aweï ! Suis moi je vais te montrer ton poney. » Je suivis alors le nain au chapeau biscornu jusqu'aux poneys.
« Tiens je te présente Daisy. » C'était une petite ponette blanche qui était très mignonne. Elle broutait tranquillement à côté de ses semblables. « Je te laisse accrocher ton sac à la selle et faire connaissance avec elle. On se voit tout à l'heure. »
Je m'approchai de Daisy et lui caressai l'encolure. Pile-Poil va me manquer mais bon Daisy a l'air adorable. Fili me rejoignit : « Bonjour Aweï. » me dit-il avec un grand sourire, tout le contraire de son oncle. Il se mit juste à côté de moi et je ne sais pas par quel réflexe je lui fis la bise. Il eut l'air assez surpris, et devint rouge comme un pivoine.
« Ah désolé, c'est une habitude chez les humains de s'embrasser pour se dire bonjour.. » Je me sentais rougir à mon tour, que suis-je bête..
« C'est rien, mais c'est vrai que ça sort de l'ordinaire. » Il rigola un instant et reprit « Tu as passée une bonne nuit malgré ton mal de ventre d'hier soir ? »
« Oh oui oui, j'ai très bien dormi. » Il s'éloigna de quelques pas et me regarda de haut en bas.
« Tu as changer de vêtements, ils te vont bien. » me dit-il en souriant. « Bah merci Fili, c'est gentil. » lui répondis-je.
« Bon on y va, tant pis pour le hobbit nous n'attendrons pas plus longtemps ! » Thorïn avait donné l'ordre de partir, ainsi tout les nains montèrent sur leurs poneys, menés par Gandalf.
Je montai sur Daisy, et je ressentais une sensation de plaisir fou mais aussi beaucoup d'appréhension, après tout l'aventure commence vraiment.
Je restais seule pendant quelques minutes mais Kili ne tarda pas à venir à côté de moi.
« Alors Aweï prête pour l'aventure ? » me demanda-t-il.
« Eh bien on va dire que oui. » assurais-je.
« Et puis de toute façon Aweï, si tu as le moindre problème, je serais là pour t'aider à les résoudre. » m'affirma le jeune nain d'un ton enjôleur.
Je ne répondis pas, ne voulant pas risquer de dire quelque chose qui pourrait être mal interprété.
« J'ai vu que vous étiez devenu proche Fili et toi. Pourtant ça ne fais qu'une journée que vous vous connaissez. » continua Kili.
« Qu'entends-tu par devenu proche ? » m'enquis-je.
« J'entends, que je vous ai vu vous embrasser tout à l'heure avant de monter sur les poneys. » me dit-il tout en regardant le sol, puis son frère qui était quelques rangs devant.
« On ne s'est pas embrasser Kili, on s'est fait la bise, c'est juste une façon que nous, les humains, on a de dire bonjour. » Il tourna progressivement la tête vers moi et balbutia : « Hum désoler je ne savais pas.. ».
« Ce n'est pas grave ! » affirmais-je.
C'est alors que nous entendîmes crier derrière nous : « Attendez ! Attendez ! »
C'était Bilbo qui courrait derrière nous. La troupe se stoppa et le hobbit alla voir Balin.
« Je l'ai signé » lui dit-il en lui tendant le contrat, que Balin examina avec précision avant d'ajouter : « Eh bien tout me semble en ordre. Bienvenu monsieur Baggins, dans la compagnie de Thorïn Ecu-de-chênes. »
Thorïn souffla et pesta : « Donnez lui un poney ! » Vous auriez du voir la tête du hobbit, sa mine joyeuse se décomposa d'une seule traite.
« Non non non, ce ne sera pas nécessaire merci, je suis sûr que je peux suivre euh à pied. J'ai déjà fait tout un tas de randonnées vous voyez. Je suis même déjà allez jusqu'à la Grenouillère. » Sur ces mots deux nains le prirent par les épaules et le mirent sur un poney.
Nous marchions toute la journée, heureusement que nous avons des poneys sinon je n'aurais jamais tenu.. Contrairement à ce que m'as dit Gandalf ce matin je n'ai pas eu de réflexions de la part de Thorïn et tant mieux j'ai envie de dire !
Ma famille me manque, je me demande ce que je deviens dans l'autre monde. Si je suis bien dans un autre monde, car un rêve ne peut pas être aussi réaliste et aussi long c'est impossible. Je suis peut être morte ? Non je m'en souviendrais quand même. Et si j'avais disparue, mon père devait sûrement chercher partout. J'espère qu'un jour je comprendrais ce qui ce passe vraiment.
Après tout moi, qui avait si souvent de vivre des aventures comme celle-ci, je devrais peut être en profiter. Et puis les nains sont vraiment gentils, pour la plupart.
Le soleil se couchait, c'est alors que Thorïn décida de stopper la compagnie et de faire une halte pour se reposer. Nous étions dans un endroit quelque peu rocheux, les nains y avait allumés un feu, et Bombur faisait la cuisine. Je décidai d'aller voir Bilbo, après tout on est dans le même bateau.
« Salut je peux m'asseoir ? » demandais-je calmement au semi-homme.
Il parut déconcerté, mais acquiesça d'un signe de tête.
« Alors paré pour l'aventure monsieur Baggins ? » Il me regarda, puis fixa le sol « Je ne suis pas vraiment un aventurier vous savez. » Il esquissait un léger sourire en coin.
« Je suis loin d'être une aventurière aussi. » Il releva brusquement la tête vers Dori qui était venu nous apporter nos bols de tambouille. On le remercia et poursuivit notre discussion :
« Comment ça vous ne l'êtes pas ? Vous êtes une magicienne, vous savez manier l'arc, vous savez vous battre, pas moi. » Cette phrase me fit réfléchir. Gandalf ne m'avait pas donner d'armes. Cela pouvait me poser problèmes..
« Entre nous, je ne suis pas pire que vous, ni meilleure. J'ai peur tout comme vous. » Je ne sais pas pourquoi je me confiais à lui, mais cela me fis du bien.
Je mangeais ma tambouille, même si le goût ne me plaisait guère, je n'avais pas le choix.
Tout le monde alla se coucher, mais je n'arrivais pas à m'endormir, j'avais trop froid.
J'allai alors m'asseoir près du feu où Fili et Kili étaient eux aussi installer confortablement. Je me plaçai entre les deux frères, ne demandant pas leurs avis, j'avais vraiment froid, tout les moyens étaient bon pour me réchauffer.
«Ça va tranquille ? » me demanda gaiement Kili. « Oui désoler, mais je meurs de froid. » répondis-je sagement d'une voix emplie de fatigue.
« Ça ne fais rien, on va te réchauffer. » m'assura le brun d'une voix enjôleuse. Quant à Fili cela le faisait rire.
Un cris strident se fit entendre, perçant la nuit de son silence. Bilbo se précipita vers nous, demandant ce que c'était.
« Des Orcs. » répondit calmement Kili. « Des Orcs ?! » s'écria le hobbit.
« Des égorgeurs il y en a des douzaines dans le coin. Les terres solitaires en sont infestées. » ajouta Fili entre deux bouffées de pipe. « Ils attaquent au petit jour quand tout le monde est endormi. Vite, sans un bruit, sans un cri et des mares de sang. » renchérit Kili.
Bilbo et moi nous nous regardions d'un air apeuré, les deux frères avaient réussi à nous faire flipper, ce qui les fit rigoler.
« Vous trouvez ça drôle ? Vous pensez qu'une attaque d'Orcs est une plaisanterie ? » Répliqua Thorïn, tout en s'avançant vers nous. « On ne pensait pas à mal. » assura Kili.
« Non vous ne pensiez pas. Vous ignorez tout du monde. » continua le roi nain en s'en allant.
« Ne t'en fais pas mon gars. Thorïn a plus de raisons qu'un autres de détester les Orcs. » dit Balin s'approchant à son tour du feu. « Après que le dragon eut pris la montagne solitaire, le roi Thror tenta de reconquérir l'ancien royaume des nain : la Moria. Mais notre ennemi était déjà dans la place, la Moria avait été prise par des légions d'Orcs, conduite par le plus ignoble de toute leur race : Azog le profanateur. Le grand Orc de Gundabad s'était juré d'éliminer la lignée de Durin. Il commença par décapiter le roi. Thraïn le père de Thorïn devint fou de chagrin. Il disparut était-il prisonnier ou mort ? Nous n'en savions rien. Nous étions sans chef, vaincu et la mort nous guettait. Et c'est là que je l'ai vu, un jeune prince nain affrontait l'Orc pâle, il se battait seul contre cet ennemi redoutable, sans arme et sans bouclier, il n'avait plus qu'une branche de chêne pour se protéger. Azog le profanateur comprit ce jour là qu'il ne serait pas si aisé d'éliminer la lignée de Durin. Nos forces se rassemblèrent et repoussèrent les Orcs. Notre ennemi avait été vaincu. Mais il n'y eut aucun festins, ni chants cette nuit là. Nous étions accablés de chagrin devant la mort de tant des nôtres. Nous étions peu à avoir survécu. Et je me suis dit alors, il y en a un que je pourrais suivre, il y en a un, que je pourrais appeler roi. »
Tout les nains s'étaient levés suite au récit de Balin, et regardaient Thorïn. Celui-ci se retourna et d'un regard rempli de détermination et de force marcha dans notre direction.
« L'Orc pâle, qu'est-il advenu de lui ? » demanda timidement le hobbit.
« Il a regagné furtivement le trou d'où il était sorti. Cet être infâme est mort de ses blessures depuis longtemps. » Répondit fermement Thorïn.
Balin et Gandalf s'échangèrent un long regard, tandis que nous partions tous nous recoucher.
Je sens que la nuit va être longue entre les ronflements des nains, la fraîcheur de la nuit, et les cris strident des Orcs. Je jetai un dernier regard à Bilbo qui se couchait à côté de moi et fermai les yeux pour plonger dans les bras de Morphée.
